Le travail de la police est-il devenu un racket aux États-Unis ?

La limite est de plus en plus ténue entre l’amende justifiée et le véritable racket ne servant qu’à remplir les caisses de l’État.

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Le travail de la police est-il devenu un racket aux États-Unis ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 7 juin 2014
- A +

Par Jeffrey Tucker depuis les États-Unis. Traduction Raphaël C.

Police motardsQuelque part dans mon sac se trouve une enveloppe contenant une amende. Elle m’a été remise par un agent de police local après avoir été arrêté sur une autoroute inter-États au Texas. Je roulais en effet à 130 km/h en moyenne au lieu des 120 autorisés.

Ce vaillant fonctionnaire devait bien entendu m’arrêter avant que je ne mette en danger la vie d’autres personnes, incluant ceux roulant à 140, 145 km/h, me doublant de part et d’autre du véhicule. J’ai donc été pris parce… hé bien probablement parce que les autres roulaient trop vite pour être arrêtés.

Ce policier m’arrête donc et m’informe de ma très mauvaise conduite. Il m’explique que je n’étais pas autorisé à faire ce que je faisais et qu’il devait donc me verbaliser. Il m’assure cependant que ce procès-verbal ne veut pas forcément dire que je suis coupable. Il s’agit en effet d’un État de droit et non d’un État arbitraire dirigé par des gens équipés de gilets pare-balles et lourdement armés, ce qui me donne le droit constitutionnel à un procès équitable. (En anglais : this is a government of laws, not of arbitrary dictates by heavily armed people in bulletproof vests, and so therefore I have a constitutional right to a fair trial.)

C’est en tout cas ce qui nous est constamment répété.

Je commence donc à le presser sur ce point, ce que je n’aurais peut-être pas dû faire au cas où il m’arrête à nouveau. Seulement je n’arrivais pas à me retenir.

« Imaginons un instant que je pense que vous ayez tort. Je veux dire, vous avez probablement raison mais imaginons juste que pour moi vous avez inventé tout ça. Je peux exposer ça devant un juge ? »

« Oui monsieur, vous pouvez. Voyez la date de l’audition. »

« Et où se situe le tribunal ? »

« Juste ici, dans ce comté. »

Je lui explique bien entendu que je me rendais à l’aéroport et que je vis à 1 500 kms d’ici. Je lui demande alors s’il m’est possible d’utiliser Skype ou Google Hangout pour assister à mon audition.

« Je suis désolé monsieur, vous devez y assister en personne. »

Je continue alors sur ma lancée : « Je dois donc conduire jusqu’à Atlanta, prendre un avion pour Dallas, louer une voiture et rouler 150 kms plus au sud à une certaine date pour pouvoir défendre mes droits ? Vous réalisez que faire tout ceci me coûterait probablement 2 jours de travail et 1 000$ ? »

Il m’a répondu : « Hé bien, la façon dont vous vous rendez au tribunal est votre problème. »

Je lui demande alors : « À combien s’élève l’amende ? »

Il m’explique que le montant est imprimé sur le procès-verbal. D’après ce que je lis, tout cela va me coûter 135 $. Je lui demande donc si, se trouvant à ma place, il préférerait payer 135 ou 1 000 $, question à laquelle il ne répondit pas.

J’insiste donc encore un peu : disons que je me rende au tribunal, finisse devant monsieur le Juge et me déclare innocent. Que se passe-t-il ensuite ?

« À ce point, le juge planifiera un procès. »

Attendez une seconde. Donc je reviens ici et dépense 1 000 $ pour ça et là le juge programme un procès, ce qui fait que je doive répéter tout le processus une nouvelle fois, ce qui monte les dépenses totales à 2 000 $ ?

« Encore une fois, la façon dont vous voyagez et vous vous rendez ici vous concerne. »

« Tout ça pour payer l’amende au final parce qu’après tout, vous êtes le policier et moi un simple imbécile contestant votre parole. »

À ce niveau, l’agent, un peu agacé, me souhaite une bonne journée et me quitte. Au final, c’était moi l’idiot tenant l’amende et je ne pus m’empêcher de rire.

Après tout, regardez à quoi mes droits se réduisent. Je peux dépenser 2 000 $ et probablement 4 jours de ma vie plus 135 $ ou juste payer 135 $. Mmmh, le choix est dur ! Me soucier de mes droits peut être sacrément coûteux !

Réfléchissons un peu à ce scenario. Que vient-il de m’arriver ? Est-ce que j’ai des ennuis pour avoir mis en danger les autres, ce qui voudrait dire que mon procès-verbal a permis d’améliorer l’organisation sociale en nous poussant tous à avoir un comportement plus sûr ? D’une manière ou d’une autre, je ne pense pas.

Je vais vous expliquer ce qui vient de se passer : j’ai été taxé, une autre façon de dire que je viens d’être volé. Collecter de l’argent pour l’État : cela semble être devenu la fonction principale de la police aujourd’hui. En fait, ça a même été un moyen suggéré par la police elle-même pour compenser les coupes budgétaires.

Comme le magazine Police Chief Magazine le suggérait après la crise financière de 2008, il y a un moyen « d’aider la survie d’une ville et de maintenir ou d’étendre les services de police par l’intermédiaire de nouveaux revenus comme l’approche proactive pour affronter la crise fiscale d’aujourd’hui et l’avenir incertain de demain. »

Pour avoir plus de détails sur ce système, j’ai interviewé Justin Hanners qui a quitté la police pour protester contre ces méthodes.

Bien entendu, ils ne le présentent pas comme ça au public qu’ils comptent dévaliser : on nous raconte que c’est pour notre sécurité. Lysander Spooner disait que le voleur de grand chemin ne prétendait pas me voler pour mon propre bien au moins. La police devrait au moins faire preuve de la même intégrité.

Maintenant poussons l’analyse un peu plus loin : que se passe-t-il si je ne paye pas ? Je vais recevoir une note m’avertissant qu’il vaudrait mieux que je crache au bassinet, et vite, sinon je vais perdre mon permis de conduire.

Imaginons que je perde mon permis et que je continue de conduire malgré tout. Je me ferai attraper à nouveau et devrai repayer une amende.

Et si je refuse une nouvelle fois de payer et continue de conduire ? Au bout d’un moment, je me ferai mettre en prison. Et que se passera-t-il si je m’enfuis au moment de mon arrestation ? Je pourrais me faire taser ou tirer dessus avec de vraies balles. Je pourrais même me faire tuer.

Cela semble un peu extrême non ? La peine de mort pour avoir roulé quelques kilomètres par heure au dessus de la vitesse limite. Mais quand vous y réfléchissez, toutes les lois sont mises en vigueur de cette façon, jusqu’à ce point final. Même la loi la plus inoffensive en apparence est appliquée par une agression non seulement de la propriété privée mais de la vie elle-même. C’est pourquoi lois, législations et régulations sont si dangereuses. Sous le prétexte d’apporter paix et ordre, elles amènent en fait le risque d’une violence maintenue contre nous.

Désolé monsieur l’agent, je ne me sens pas aidé.

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  • Bonjour
    Le cas des amendes pour le parking payant est révélateur. Ils ne se cachent pas, c’est pour nous taxer du fric.

  • C’est ce qu’on appelle des coupables sans victimes.
    Ces états fascistes raffolent de ce concept, « pour notre bien ».

  • Lire ou relire « Voleurs de coffrets » de Tchouang-tseu… 🙂

  • « avant que je ne mette en danger la vie d’autres personnes, incluant ceux roulant à 140, 145 km/h, me doublant de part et d’autre du véhicule »

    Cela me rappelle ma découverte de l’Italie : mon père roulant à 45 environ, la limite était 30, je m’apprêtais à le lui dire quand j’ai réalisé qu’absolument toutes les autres voitures nous doublaient, avec une différence de vitesse significative (ils devaient rouler entre 55 ou 65). Je pense que rouler à la vitesse autorisée aurait été dangereux dans ce contexte.

    J’ai alors compris ce qu’était l’Italie.

    (Je raconte ça de mémoire, mais je ne suis pas absolument sûr de la vitesse autorisée, mais je suis sûr et certain des différences de vitesses.)

    Il n’y avait pas de flics à cet endroit. Je ne sais pas ce qui se serait passé s’il y en avait eu.

    • Il y a des radars en Italie mais beaucoup moins. La loi oblige de le rendre visible et la nuit il y a une lumiere qui clignote pour le rendre visible. Concernant la police. Il sont toujours 2 et un qui porte un pistolet mitrailleur et je suppose un gilet. pour les proteger. Donc personne essaye de fuir… En Italie quand il y a 2 lignes blanches, il faut respecter la vitesse et doubler devient un crime , car la zone est souvent habitée ou prèsente des carefours ou des virages sans visibilité . Quand il y a une ligne blanche , c’est tolèré de doubler en dépensant lègèremnt la vitesse limitée. Il y a 6 fois moins de verbalisations en Italie quand France. Les forces publiques italiennes se concentrent sur de vrais problèmes de sècurité qui sont souvent liés à la prèsence de mafia règionales. La France dètient 1 million de km de routes plus ou moins entretenues et pas toujours sècurisées comme le font certains pays. Et pourtant l’Etat prèvoit qu’elles vont bientot rapporter 1 milliard d’Euros/an avec la violation du code de la route. Et comme les français ne sont pas particulièrement de mauvais conducteurs, cela suppose que l’Etat est devenu un vrai Highwayman,
      Rouler en France devient un problème financier et non de sècurité,,

  • Depuis hier à la radio frâânçaise, on nous rapporte qu’à St-Etienne, ces bons agents de police mettent de contraventions aux piétons qui osent traverser au rouge, même s’il n’y a aucune voiture dans les parages. €4 la prune!!! Des jeunes auraient osé rire jaune, eh bien, ils seront convoqués au tribunal! J’ai tout de suite pensé que St-Etienne avait besoin de pognon de toute urgence. :mrgreen:

    • Les agents doivent verbaliser pour se justifier. Comme les magistrats doivent justifier leur nombre de procés. Mais rien n’indique que le travail est de qualité. La sèparation des pouvoirs ne permet pas à l’Etat de le garantir Et quand les preuves des dèrives sont accablantes, le minstère public se contente de le trahir (le peuple() systèmatiquement. L’Etat français n’est pas un exemple pour les autres pays, sauf pour les amis qui pratiquent les mèmes mèthodes….classée 33em pour ses libertés, la France est très loin de ses prètentions. Et c’est bien la peur de perdre le peu qui lui reste qui fait que le citoyen ne cherche pas à se dèfendre…

  • Démonstration convaincante

  • Excusez moi ce troll mais vous avez aussi le choix de respecter la loi, rouler a 130 et ne jamais vous prendre de prunes.

    • Excuse moi ce troll doublé d’un point godwin mais tu as également le choix de respecter la loi, dénoncer ton voisin juif et ne jamais etre inquiété par la gestapo.

      • Excusez encore ce troll double d’idiotie mais je peux respecter la loi et donc ne pas vous tuer parce que nous ne sommes pas d’accord. Bon sang que ces lois sont amorales, liberticides vivement qu’on s’en debarasse (note: humour, je me moque de votre plaisanterie)

  • Même chose en France, on contrôle ce qui est facile et qui rapporte, et on se fout du reste, même si c’est bien plus utile. Merde alors, je croyais que le service public était meilleur car il n’avait pas besoin du vilain profit.

  • notre système de clientélisme politique, pour se financer nous amène au servage fiscal.
    Sur la  »sécurité » routière il en est de même.
    Cela a été très bien explicité par Bigard dans l’un de ses sketches.
    « Avant, en bas de chez moi, le stationnement était gênant. Puis ils ont tracé des lignes et l’on mis payant. Comme il était désormais payant, il n’était plus gênant ».
    Tout est résumé là.

  • Il est gentil le gars mais bon, restons sérieux deux minutes.

    – Lui-même ne nie pas avoir violé la loi, il se fait attraper et sanctionner, tant pis pour lui. Nous pourrons discuter des heures sur l’utilité des limites de vitesse, pourquoi pas, mais cela ne change rien à la situation.

    A la limite, ce n’est pas le plus drôle.

    – En effet, il a commis son excès de vitesse au Texas, donc qu’un potentiel procès ait lieu au Texas ne me choque pas et tant pis si ce Monsieur réside à Atlanta (ce n’est pas à côté, accordé). J’ajoute que les USA, et il noie un peu le poisson sur ce point en parlant de l’état mais sans apporter de précision sur ce que ça recouvre ici, sont un état fédéral ce qui signifie que la législation (y compris routière) n’est pas la même au Texas et en Géorgie qui n’ont aucun compte à se rendre. En conséquence, un magistrat d’Atlanta ne sera jamais compétent pour juger une affaire qui a eu lieu sur une autoroute texane. C’est similaire à la situation suivante, vous passez vos vacances en Pologne, vous vous faites choper pour excès de vitesse et vous demandez à la justice polonaise de venir traiter votre cas à côté de chez vous en France, c’est absurde n’est-ce pas? C’est aussi absurde aux USA.
    Et puis bon, on ne va pas faire déplacer un juge texan en Géorgie pour les beaux yeux de ce Monsieur, le contribuable n’est pas l’armée du salut (quoique!).

    • Le message de l’auteur est de montrer que la loi débouche toujours sur la violence et que l’état en a finalement le monopôle en tout lieu et en tout temps.

      • Parler de violence pour une histoire de prune suite à un excès de vitesse, ce n’est pas un peu exagéré?

    • Bah il l’a dit dans son texte, vidéo conférence.

      • Et c’est le contribuable qui payera tout le matos pour permettre cette vidéo-conférence, comme toutes celles qui pourraient avoir lieu, j’ai bon?

        • Le matos consiste en :
          – une webcam : $25,
          – un écran : $100,
          – et un PC bureautique : $175.

          On arrive à la somme de $300. Et encore c’est en prix public. Je sais pas combien de tribunaux il y a aux USA. En tout cas, il y a environ 3,077 comtés, si on part sur 10 tribunaux en moyenne par comtés, on arrive à environ 30,000 tribunaux sur le territoire. Si on part sur 3 ordinateurs en moyenne par tribunaux, on arrive à un besoin de 100,000 stations. Avec ce volume, on peut largement atteindre des remises de 50%.

          Ce qui donne 100,000*150= $15,000,000 pour le programme. Sachant que le DoJ (donc juste fédéral) a un budget annuel de 46 milliards d’USD. Je crois qu’on peut dire que c’est vraiment peanut !

          • Multiplions par 20 ce montant, pour une fonction regalienne comme la justice ça me semble un peu normal que ce soit équipé pour fonctionner.

            On peut difficilement acheter des votes en investissant dans la justice malheureusement. Même si c’est la fonction la plus importante.

          • Et dans vos calculs savants, vous oubliez la protection en béton armée pour lutter contre le piratage, l’embauche du personnel nécessaire pour l’entretien du matériel informatique, les coûts d’entretien justement, l’amortissement (un ordi ne vaut rapidement plus rien), la formation du personnel (un juge ne sait pas forcément utiliser le matos informatique), etc…

            Bref le budget, qui n’est pas du ressort du DoJ dans le cadre d’un excès de vitesse mais de l’état, risque de s’envoler bien plus vite que vous ne le pensez.

            • Vous dites absolument n’importe quoi. Même sans visio-conférence* (qui aujourd’hui ne coûte rien) je ne vois aucune raison pour laquelle la présence du plaignant est requise : si il le souhaite il devrait pouvoir se contenter soit d’être représenté par un avocat soit simplement de faire valoir ses objections par écrit, par échange de courrier ou de mails. Notez bien que cela est parfaitement possible en droit américain. Budget pour la justice : zéro. Il est même probable qu’une affaire ainsi traitée reviennent moins cher.

              *la visio-conférence peut-être utile pour le contre-interrogatoire des témoins qui ne sont pas présent sur place, mais aux USA rien n’oblige le suspect à témoigner.

            • C’est compliqué de mettre en place un VPN?

    • mais c’est bien sur !!!

      bon alors, on limite à 110, voir 90 à l’exception des fonctionnaires d’autorité pressés ……………et des élus.

      Le problème, c’est qu’ils font ça à tous les niveaux, en particulier fiscal…Ils arrivent même à savoir combien la répression de la « fraude » fiscale rapportera l’année prochaine…Mais comme le petit (fiscalement) peuple n’est pas encore concerné (réprimé) y a pas de problème !!

  • Pour ma part, je me suis fait arrêté à 45mph à la place de 30 mph à dans ma township au Minnesota, mais aucune amende, juste un avertissement. Et tout cela, malgré mon accent étranger!

  • En complément, voyez cette édifiante vidéo : « Démentiel ! La police américaine a déjà racketté sur les routes les touristes canadiens pour 2,5 milliards de dollars en les dépouillant indûment de leur cash ! » :
    http://www.blueman.name/Des_Videos_Remarquables.php?NumVideo=7624

  • Pour bien comprendre pourquoi la sécurité ne peut que devenir privée …http://www.panarchy.org/molinari/securite.html

  • une ville a arrêté de louer les services de la police de la grosse agglomération voisine, et a pris cette société privée à la place, elle a réduit sa facture annuelle de $200,000 et a vu le crime baisser de 61% selon une étude indépendante. http://www.youngcons.com/crime-drops-town-fired-police-hired-private-security/

  • tout ce qui réduit le crime est une bonne chose : les citoyens armés , la technologie (alarmes, CCTV), une meilleure justice , une police publique décentralisée (par opposition à une police nationale), ou des polices privées (article suscité).

  • Les commentaires sont fermés.

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Héros en 2015 suite aux attentats terroristes, zéros depuis 2019 avec les manifestations des Gilets jaunes, depuis 7 ans la police fait le yoyo dans le cœur des Français. Journées décalées, rappels à répétition pendant les jours de congés, désordres dans le commandement, lieux de travail vétustes, moyens matériels inadaptés, absence de soutien de la hiérarchie, le malaise de la police est palpable. Pourtant la sécurité publique, avec l’affaire dite « des piqures » est au cœur de la population.

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