Dix choses à ne pas dire sur la victoire de l’UKIP

Voici dix choses que la classe politique britannique aurait dû éviter de déclarer si elle voulait éviter que l’UKIP remporte les élections européennes.

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Nigel Farage (Crédits European Parliament, licence Creative Commons)

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Dix choses à ne pas dire sur la victoire de l’UKIP

Publié le 28 mai 2014
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Voici dix choses que la classe politique britannique aurait dû éviter de déclarer si elle voulait éviter que l’UKIP remporte les élections européennes.

Par Daniel Hannan, depuis Oxford, Royaume.

Nigel-Farage
Les railleries de Nigel Farage ont galvanisé ses supporters.

 

1. Le choix de l’UKIP est un vote de protestation.
Et même si c’était vrai, et alors ? J’ai été à de nombreux décomptes, et oserais-je vous le dire ? Quand ils sont tous empilés en tas, les votes de protestation apparaissent comme les plus nombreux, et leur énumération confirme cette impression.

2. Le vote pour l’UKIP est un gâchis.
Les électeurs vous rétorqueront à raison : « C’est mon droit, je vous remercie d’en prendre note, et je décide par conséquent si le fait de voter en connaissance de cause est un gâchis. »

3. Une voix pour l’UKIP en est une pour Ed Miliband.
Euh, non. Un vote pour les Travaillistes est un vote pour Ed Miliband. Ai-je réellement besoin d’expliquer pourquoi ?

4. Ce ne sont que les élections européennes finalement.
Que ? Vous nous avez juste assourdis à propos de l’importance de celles-ci durant les trois derniers mois.

5. Le peuple a des intérêts légitimes…
Ce n’est pas aux politiciens de décider ce qui est légitime ou pas pour le pays. C’est le contraire qui doit s’imposer.

6. Nous avons besoin d’un débat sérieux sur l’immigration.
Nous avons eu ce débat. Maintenant, c’est fini. Les trois-quarts des électeurs ayant voté veulent une réduction de l’immigration, et aucun parti ne soutient une élévation de celle-ci. Ce qui gêne les électeurs n’est pas le manque de débat mais le manque de contrôle de qui nous accueillons et en quelle quantité.

7. Les conservateurs ne pactisent ou ne traitent pas avec d’autres partis.
Oh vraiment ? Et qu’est ce que nous entretenons avec les libéraux démocrates dans ce cas ?

8. Nous ne sortirons pas de la course…
Un politicien parlant par cliché ne s’embête pas à réfléchir sur ce qu’il dit. Oui, vous, Cleggie.

9. Ces résultats montrent Londres comme une ville ouverte, tolérante et diversifiée.
Ainsi s’exprima Tessa Jowell dans un Tweet qui semble s’adresser au reste de la population anglaise sur un ton insultant. Je ne suis pas sûr que pointer le fait que les votes pour les Travaillistes proviennent essentiellement des minorités ethniques soit une bonne initiative pour pacifier les relations ethniques.

10. L’UKIP n’est pas réellement un parti européen.
Oh si, il l’est. L’indice est dans son nom.

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  • ça va dépoter avec Farage… LOL

  • Bien vu, c’est tout le problème que de vouloir réinterpréter une action, cela ne fait pas que relever du mensonge, mais l’entretien, c’est une insulte.

    L’UKIP, le FN, Syriza, etc, sont des partis européens, dans le cas contraire ils ne se présenteraient pas à des élections européennes et iraient placer des bombes dans les divers parlement.
    La réinterprétation des résultats européens est une infantilisation d’une partie des votants, ceux qui n’auraient apparemment pas fait le bon choix, celui allant « dans le sens de l’histoire » selon F. Hollande, ne percevant pas que sa déclaration est un aveu de despotisme.

    Lors du carnaval télévisé ponctuant la soirée électorale des européennes, tous les journalistes étaient déconfits en constatant les résultats du FN. Les résultats de l’UKIP qui étaient tout autant connus et disponibles que ceux du FN, n’ont pas été donné en plateau, Pujadas pour le nommer, ayant même entretenu un faux suspens, en faisant croire que « l’UKIP était peut être en mesure d’arriver en tête », alors que la victoire de ce parti était sans appel.
    Le message était clair : demain post élection, les journalistes se donneraient tout le loisir de détricoter cette élection, le FN pour une soirée ça faisait déjà beaucoup, il ne manquait plus que L’UKIP. En fait, ils sont arrogants et stupides car ils ne soupçonnent même pas que le citoyen/spectateur lambda puisse décoder leurs pitoyables comportement.

    Les mêmes journalistes Français, sont très gênés par les résultats du FN, mais, n’ont aucune objection contre les partis d’extrême gauche, notamment Syriza, alors même que chacun sait qu’entre Syriza (FDG, PC) et le FN la différence est difficile à établir en terme de programme.
    Il vaut mieux se focaliser sur les 2 sièges obtenus par Aube dorée, car c’est évident, c’est le germe qui va envahir toute l’europe, et ainsi s’abstenir de prendre en compte la vraie valeur des résultats.

    Il sera également remarqué le que le parti Néo-nazi (clairement assumé) allemand le NPD, va faire son entrée au parlement et que cela n’appelle aucun commentaire des journalistes Français, dont l’émotion n’est décidément que circonstancielle.

    Aucune leçon n’a été tiré de ce vote, l’europe n’a pas renouvelé ses cadres, du moins ceux dirigeants, pire encore, le président européen qui devait normalement être élu par les votants, sera en fait choisi après que les présidences des différents pays l’auront nommé. Même si la ficelle était déjà grosse car tout le monde savait qui serait nommé, voila maintenant que tous ces gens s’évertuent à bafouer le semblant de démocratie qui restait.

    Il n’est plus temps de théoriser sur le FN ou L’UKIP en insultant de surcroit leurs électorats, les votants à ces partis ont pleinement conscience pour qui ils votent et connaissent leurs programmes. Se prétendant en démocratie et à fortiori défendant des valeurs libérales, il faut cesser d’infantiliser les citoyens et surtout de leur mentir.

    Il est tout de même incroyable qu’en s’employant méthodiquement à marginaliser et exclure des débats ceux qui ne correspondent pas aux critères d’un parti, d’une doctrine ou que sais je d’autre, que certains semblent découvrir que tous ces exclus et désignés marginaux se sont organisés, ont prospéré et que maintenant ils en viennent à bousculer les hiérarchies établies où à tout le moins commence à le faire.

  • Le UKIP n’est pas le FN; Il n’a pas cette réputation sulfureuse que traine ce parti et n’est pas socialiste…

    • Concernant le FN, je vous donne raison, même si Marine Lepen a renouvelé les cadres, il reste néanmoins quelques réflexes de langage qui nuisent à son image de marque. La dernière en date étant à l’actif de J.M. Lepen au sujet d’une allusion graveleuse sur le virus Ebola…
      Néanmoins, il faut prendre en compte que J.M Lepen a été tête de liste dans le Sud-Est, et que cela n’a pas empêché le FN de faire un score canon, sachant qu’un grand nombre d’électeurs ont pleinement conscience de qui est le personnage. C’est dire le ras le bol de la politique menée en europe.

      Il faut rester dans le sens de l’article qui dénonce les dérives et abus de langage qui ont précédé et suivi ces élections, il est un fait que des partis hier encore minoritaires sont maintenant en passe de s’imposer, même si cette élection ne change fondamentalement pas grand chose puisque la majorité reste en place.

      En continuant de vouloir marginaliser toute une partie de l’électorat, le vote qui a été trop facilement qualifié de sanction, pourrait devenir le nouveau paradigme de demain, sans qu’il soit pour autant possible de tirer la moindre conclusion. Les perdants de cette affaire auront perdu tout seul, par leur incapacité à se réformer et à prendre en compte l’opinion des gens.

  • Les commentaires sont fermés.

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