La passion de l’égalité

Nous ne sommes pas dans une économie de marché, et ça n’est pas l’économie de marché qui est responsable des inégalités.

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égalité (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

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La passion de l’égalité

Publié le 15 mai 2014
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Par Vladimir Vodarevski.

« À plusieurs reprises, depuis que la Révolution a commencé jusqu’à nos jours, on voit la passion de la liberté s’éteindre, puis renaître, puis s’éteindre encore, et puis encore renaître ; ainsi sera-t-elle longtemps, toujours inexpérimentée et mal réglée, facile à décourager, à effrayer et à vaincre, superficielle et passagère. Pendant ce même temps la passion pour l’égalité occupe toujours le fond des cœurs dont elle s’est emparée la première ; elle s’y retient aux sentiments qui nous sont les plus chers ; tandis que l’une change sans cesse d’aspect, diminue, grandit, se fortifie, se débilite suivant les événements, l’autre est toujours la même, toujours attachée au même but avec la même ardeur obstinée et souvent aveugle, prête à tout sacrifier à ceux qui lui permettent de se satisfaire, et à fournir au gouvernement qui veut la favoriser et la flatter les habitudes, les idées, les lois dont le despotisme a besoin pour régner. »
— Alexis de Tocqueville, L’Ancien Régime et la Révolution.

 

img contrepoints304 égalitéLes inégalités sont à nouveau le sujet de l’actualité. La thèse développée est l’éternelle antienne marxiste selon laquelle le capitalisme est l’exploitation de l’homme par l’homme. Bien sûr, les économistes défendant cette thèse vous diront que non, ils ne sont pas marxistes. Pourtant, le postulat est toujours le même : l’économie de marché favorise les riches. Tout irait mieux dans le monde si on prenait l’argent des riches.

Une telle thèse ne relève pas de la science mais de la croyance. Il faut abandonner tout esprit critique et tout bon sens pour la défendre. D’abord, parce que le développement du capitalisme a permis le développement de cette fameuse classe moyenne. On le voit encore aujourd’hui dans les pays qui s’ouvrent au capitalisme, dont notamment la Chine. Ensuite, les pays les plus inégalitaires sont les pays socialistes. Dans l’ex-bloc de l’Est, il y avait officiellement l’égalité des conditions de vie pour tous. Sauf que ceux qui avaient une parcelle de pouvoir profitaient de conditions de vie incomparablement meilleures, et pouvaient, par exemple, s’enrichir grâce au marché noir. Les Castro à Cuba ne sont ainsi pas à plaindre, au contraire du peuple cubain. Ceux qui dénoncent le plus les inégalités veulent les remplacer, pas les supprimer.

Mais la plus grande absurdité d’attribuer les inégalités à l’économie de marché est de considérer que nous sommes en économie de marché, que nous vivons une époque de libéralisme débridé. Si nous comparons notre époque à celle de l’après guerre, le recul de l’économie de marché est ainsi patent.

En France, la dépense publique est passée d’un peu plus d’un tiers du PIB à plus de la moitié. Ce qui signifie que l’État contrôle plus de la moitié des revenus. Le mouvement d’augmentation de la dépense publique est commun dans tout l’Occident, à des degrés divers, même aux États-Unis. Le code du travail est devenu de plus en plus compliqué, et, surtout, la création monétaire est totalement administrée de nos jours, alors qu’elle était rationnée après guerre.

Voyons d’où viennent les inégalités aujourd’hui. Il y a d’abord l’éducation, en France, totalement étatisée. Aujourd’hui, le niveau en la matière dépend du milieu social. Malgré les milliards dépensés, malgré la baisse des effectifs d’élèves, rien n’y fait. Ajoutons une insertion professionnelle problématique car, par idéologie, les formations ne sont pas forcément adaptées au monde du travail. Ainsi, alors que des pays comme l’Allemagne, ou la Suisse, mettent en avant la formation professionnelle, avec succès, la France a réduit le budget de l’alternance. L’échec de l’éducation étatisée a été admis aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Suède, qui développent des Charter Schools, ou le système de voucher. C’est-à-dire que les écoles sont privées, financées par l’État, mais pouvant aussi avoir d’autres subsides.

Les inégalités proviennent également de la politique monétaire. Les banques centrales contrôlent totalement les taux d’intérêt. L’activité des banques est elle très encadrée par les critères de Bâle. Les banques centrales maintiennent les taux d’intérêt bas pour soutenir les marchés financiers et immobiliers. La politique de la bulle est recommandée par les économistes « mainstream ». Ce qui a pour effet de favoriser ceux qui ont un patrimoine financier ou immobilier. Il est totalement logique que ces dernières années ceux-ci voient leurs revenus augmenter. Mais le libre marché n’a rien à voir dans cette augmentation.

Ajoutons que les pourfendeurs de l’économie de marché ne proposent aucun autre système de création de richesse. Le marxisme promet le paradis quand tout le monde pensera de la même manière, à tel point que les États n’existeront plus. Le keynésianisme mené dans les années 1970 a sans contestation échoué à relancer l’économie.

Curieusement, les pourfendeurs des inégalités n’en étudient pas les causes, et ne font pas la promotion des remèdes qui font leurs preuves, comme l’économie de marché en Chine. Ils « oublient » les profondes inégalités qui existaient dans les pays socialistes, et qui existent toujours quand le politique est trop envahissant. La Chine est justement engagée dans un processus anti-corruption, tant le problème est patent.

Pour réduire les inégalités, attaquons nous aux vrais causes : donner sa chance à chacun, sans entraves et sans dérégler l’économie.


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  • Concernant la Chine les bonnes âmes vous diront sans doute (et, malheureusement, sans rire) que là aussi les inégalités explosent, qu’il y a de plus en plus de très très riches et qu’avant ce n’était pas le cas. Bien sûr, ces bonnes âmes oublieront au passage la formidable montée de la classe moyenne, qui fait qu’aujourd’hui un ministre de la République peut se lever aux aurores pour accueillir des touristes venant de ce pays, mais qui fait surtout que, sur 1,3 milliards d’habitants, il y en a peut-être 300 à 500 millions qui sont sortis de la misère pendant ces 40 dernières années. Ce chiffre est phénoménal, hors de portée de nos chers donneurs de leçons.

    • Tout a fait d’accord.

      La gueule des touristes chinois quand ils voient les bus et le métro parisien. J’ai rencontre un officiel une fois qui était venu a Paris comme touriste, on parlais des transport en commun, je cite ses mots « c’est une catastrophe »

      En 1995 je suis allé a Hong Kong la 1ere fois, il y avait 3 lignes de métro, et les gens pouvait tomber ou être pousses sur les voies, comme en France, 15 ans plus tard ce n’est plus possible, personne ne peut tomber sur les voies, toutes les stations ont étés équipées de vitres et portes, le métro s’arrête pile a l’endroit des portes.

      Pendant quand France, on fait la guerre dans plusieurs pays, tiens je viens de lire que ça fait 28 ans que la France est présente au Liban, je m’en souviens car quand j’étais adolescent, tous les jours aux infos télé, on parlais de la guerre au Liban.

      Finalement, j’ai finis par m’expatrier, a Hong Kong et Chine, ou les gouvernement s’occupent des gens qui y habites, et pas d’autres pays avec l’argent des CONtribuables.

    • Je préfère qu’on soit inégaux dans la richesse qu’égaux dans la misère.

  • L’égalité est un refuge, c’est le sanctuaire des âmes perdues. Par ailleurs, votre discours est un peu éculé : marxisme, économie de marché, etc. vieilles lunes que tout cela.
    Le monde est dans sa totalité basé sur l’idée du collectivisme, recette à succès, comme la religion, ce sont d’hypothétiques bouées, mais auxquelles l’écrasante majorité de la planète s’accroche.

  • Ce genre de phrase, comme quoi les pays les plus inégalitaires, les plus ci ou les moins ça au monde sont les pays socialistes, devient vraiment à la mode.

    Je m’y entends sans doute moins en science politique que l’auteur, mais j’aimerais qu’il me cite un seul pays où il existe un réel socialisme, et non un prétendu socialisme servant en fait (comme d’habitude) les intérêts de certains au détriment des autres.

    Non que je défende le socialisme, mais j’aimerais bien qu’on ne se trompe pas de cible.

    Je ne suis pas sûr que ce soit le socialisme ou tel ou tel autre -isme, qui soit à blâmer. Mais plutôt la nature humaine qui, par son habituelle cupidité, transforme tout système en moyen d’assouvir ses pulsions de pouvoir/richesse/contrôle etc…..
    Non ?

    • Ben voyons… Il n’y a jamais eu d’application du socialisme… C’est celaaaaa, oui.

      Saint Karl avait défini 10 points clé qui permettaient d’appliquer concrètement le socialisme. Ces 10 points clés ont été rassemblés dans son « Manifeste du parti communiste ». Je vous invite à aller voir de quoi il s’agit. Il suffit de passer les pays à la grille de ces 10 éléments clefs pour constater que le socialisme a bel et bien été appliqué dans son essence théorique originelle. Et que ça a produit à chaque fois des catastrophes humaines.

      Par ailleurs, il est vrai qu’il y a eu plein de variantes dans l’application de cette même idéologie socialiste : communisme sous toutes ses formes (stalinisme, maoïsme, etc.), national-socialisme, fascisme et aujourd’hui dans des versions plus démocratiques avec la social-démocratie. Ça n’a JAMAIS marché. Nulle part. Quelle que soit la tentative d’amender la théorie initiale.

      Ce déni de réalité m’insupporte au plus au point. Il faut être profondément dégueulasse et dépourvu d’humanité pour en appeler encore aujourd’hui à l’application « réelle » du socialisme.

    • « J’ai vécu dans votre futur et ça n’a pas marché. » Vladimir Boukovski – écrivain, ancien dissident soviétique – en parlant de l’Union européenne

    • Non ? Non !

      Exiger la production d’une application réelle du socialisme, non entachée des dérives que tous le monde observe, est une malhonnêteté intellectuelle. En effet, la propriété collective des moyens de production est illusoire. Les dirigeants d’une société entièrement collectivisée sont les propriétaires privés de la propriété soi-disant collective. Quand bien même ils ne seraient pas cupides (ah ah ah), ils détiennent effectivement l’usus, l’abusus et le fructus attachés à toute propriété. Rien à voir avec la cupidité : c’est ainsi et il faut faire avec. La collectivisation revient toujours à une privatisation au bénéfice des dirigeants socialistes. Non seulement ils volent les légitimes propriétaires des capitaux mais encore ils trompent leurs adeptes, quand ils ne les tuent pas. Vol, mensonge, meurtre ; trois crimes en un : l’ultime combinaison immorale socialiste !

      Enfin, ce n’est pas aux adversaires du socialisme de prouver que cette idéologie périmée est impossible. C’est aux socialistes de prouver qu’ils auraient raison, et nul n’ignore qu’ils en sont incapables.

    • LpV : « Mais plutôt la nature humaine qui, par son habituelle cupidité, transforme tout système en moyen d’assouvir ses pulsions de pouvoir/richesse/contrôle etc….. »

      Et c’est dans les pays libéraux qu’on abuse le moins de l’autre et que le bien-être est maximum pour la population.
      Indice liberté économique – Classement des pays

      Si vous croisez avec les liberté politiques et civile vous obtenez des pays ou le développement humain, le bien être est maximum : Australie,Canada, Suède, Danemark, Nouvelle Zélande, Suisse etc. etc.

      A l’inverse la France qui est très socialiste (70e dans le classement) on gagne souvent deux fois moins, le chômage et la dette sont énorme et le système social et économique intenable.

      Une fois ce constat FAIT, il ne reste plus qu’a lire les économistes libéraux pour comprendre pourquoi.

    • « Je ne suis pas sûr que ce soit le socialisme ou tel ou tel autre -isme, qui soit à blâmer. Mais plutôt la nature humaine qui, par son habituelle cupidité, transforme tout système en moyen d’assouvir ses pulsions de pouvoir/richesse/contrôle etc….. »

      Disons que vous ayez raison et que la cupidité soit équitablement répartie entre les peuples, alors il suffit de comparer les USA et l’URSS qui avec des ressources naturelles comparables, une technologie comparable, une démographie comparable et dont l’un pratiquait le socialisme, si tous les -isme se valent…

  • « M. de Lamartine m’écrivait un jour: « Votre doctrine n’est que la moitié de mon programme; vous en êtes resté à la Liberté, j’en suis à la Fraternité. » Je lui répondis: « La seconde moitié de votre programme détruira la première. » » Frederic Bastiat.

  • Le problème des socialo-communiste c’est qu’ils pensent très courts et ne savent pas lire :
    Les Citoyens sont égaux EN DROITS !!!!
    Cela veut dire que devant un tribunal, que vous soyez riche, pauvre ou le président de la république, vous serez tous soumis à la même loi et tous traiter de la même manière…. Hélas ce n’est pas le cas !!!
    Cela veut dire que devant l’impôt, que vous soyez riche, pauvre ou le président de la république, vous devrez payer le même taux si vous avez les mêmes montants de revenus…. Hélas ce n’est pas le cas !!!

    Les Socialo-communistes ont détruit l’Egalité des Droits pour créer l’égalitarisme… Qui n’est rien d’autre qu’un outil pour accéder au pouvoir.
    Car quoi de mieux que d’attiser la jalousie des gens pour obtenir ce que l’on veut d’eux !!!

  • Reprenons un peu :
    1. « En France, la dépense publique est passée d’un peu plus d’un tiers du PIB à plus de la moitié. » Certes ! En quoi cela montre-t-il plus d’interventionnisme de l’Etat ? Juste un exemple pour montrer que votre conclusion est fallacieuse, un Etat dépense davantage pour des travaux de construction et fait appel à des entreprises privée pour construire, cela prouve-t-il que l’Etat intervient dans l’économie ? Evidemment non. Au lieu de regarder les dépenses, il faut regarder l’action de l’Etat. Y-a-t-il autorisation administrative de licenciement. Si oui, c’est une intervention de l’Etat dans le libre marché. Y-a-t-il contrôle des mouvements de capitaux ? Si oui là encore preuve de l’intervention de l’Etat; Mais dommage tout cela a été supprimé ! Juste une remarque : depuis 2 siècles les dépenses publiques augmentent tendanciellement, prétendriez-vous qu’il y a deux siècles, le système économique était plus libéral ? Attention à la réponse !
    2. L’émergence de la classe moyenne est justement corrélée avec l’émergence de l’Etat-providence !
    3. la création monétaire est totalement administrée de nos jours. Là c’est véritablement loufoque alors que non seulement l’indépendance de la BCE est actée, mais qu’en plus, les pays n’ont plus le contrôle du change, de la politique monétaire (dévaluer ou non).
    4. « L’échec de l’éducation étatisée a été admis aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Suède ». Vous voulez qu’on regarde leurs résultats ? Prenons la Suède performante avant les années 90. Après la libéralisation de 1991, le niveau chute ! Vous parlez d’un succès !
    5. Visiblement vous avez de graves lacunes en économie car vous ne savez même pas ce qu’est le marxisme et en plus en histoire car le keynésianisme était la pensée économique qui domina les 30 Glorieuses !

    • 1. « un Etat dépense davantage pour des travaux de construction et fait appel à des entreprises privée pour construire, cela prouve-t-il que l’Etat intervient dans l’économie ? Evidemment non »

      Bah, bien sûr que si ! Relisez-vous avec le doigt et analysez votre question… Si l »Etat dépense davantage d’argent des contribuables (parce que le fric ne surgit pas ex nihilo) pour quoi que ce soit, c’est donc de l’argent qui n’ira pas ailleurs et cela change l’économie d’un pays.
      Regardez ce qui s’est passer en Espagne avec la bulle immobilière… il y a une énorme différence si des groupes industriels privés ou si des particuliers engouffrent des fortunes et les perdent (c’est leur fric) que si c’est l’Etat qui a pris l’argent à tout le monde. On peut prendre des risques avec son fric, mais pas avec celui des autres alors qu’on est même pas un professionnel de la profession. Or dans l’Etat, les investisseurs ne sont pas des capitaines d’industries. Combien d’entrepreneurs dans le gouvernement.

      2. Je vous laisse la responsabilité de la corrélation.

      3. Les Etats européens partagent la même monnaie mais ne sont pas soumis aux mêmes règles. Les pays qui vont bien comme l’Allemagne peuvent faire tourner la planche à Euros, tandis que ceux qui vont mal comme l’Espagne ou la Grèce se la mettent sur l’oreille. Donc l’Euro n’a pas tout à fait la même valeur partout.

      4. Pourquoi ne pas prendre l’exemple que nous connaissons le mieux : la France…

      5. Evitez de donner des leçons, vous me semblez être une bille en économie et en logique.

      • qu’appelez-vous intervenir dans l’économie ? Quand on parle d’intervention, on parle de lois, de règlementation, etc. Lorsque l’Etat délègue des prestations au privé, c’est justement pour moins intervenir et laisser faire le marché ! Par contre si l’Etat décide de remetttre en place l’autorisation administrative de licenciement, cela ne coûte rien (en tout cas très peu parce que c’est vrai il faudra bien payer pour cela) mais c’est une intervention très importante de l’Etat. Méditez un peu là-dessus, petit rigolo.
        2. Regardez simplement l’histoire d’après-guerre dans les pays occidentaux.
        3. Là vous faites une erreur, l’euro a bien la même valeur partout, ce qui n’a pas la même valeur ce sont les titres de dettes.
        4. je parle de la Suède car l’auteur en parle. mais si vous voulez parlons de la France. La libéralisation de la carte scolaire a été désastreuse. Depuis maintenant plusieurs années, l’éducation nationale a importé des modes de gestion du privé, (le management par projet), il suffit d’entendre certains chefs d’établissements expliquer qu’il faut se vendre pour attirer les parents via des projets qui les intéresseront, ou encore le mode de recrutement des inspecteurs qui implique des stages en entreprise (quel rapport ? ). Autrement dit, comme le prouve notamment l’expérience suédoise, la libéralisation ne fait qu’empirer les choses ! Ce n’est d’ailleurs pas que spécifique à l’EN. on pourrait parler de l’hôpital, de la SNCF et de bien d’autres servies publics.
        5. Là j’avoue que c’est la réflexion que j’aurai eu à votre égard. Revoyez le 1. pour comprendre pourquoi.
        Cordialement !

    • « un Etat dépense davantage pour des travaux de construction et fait appel à des entreprises privée pour construire, cela prouve-t-il que l’Etat intervient dans l’économie ? Evidemment non. »

      Avec quel argent ces entreprises vont-elles être payées par l’Etat ? Celui des impôts évidemment. Les taux d’impositions n’ont aucune incidence sur l’économie ? Bah voyons.

      « L’émergence de la classe moyenne est justement corrélée avec l’émergence de l’Etat-providence ! »

      N’importe quoi. C’est sa destruction qui l’est.

      Tu es un vrai quichologue.

      • Quand l’Etat investit c’est qu’il a reçu plus que necessaire pour fonctionner, sinon il ne fonctionne pas!. Soit cet argent vient d’un prèlèvement soit d’un emprunt. Si l’emprunt peut amèliorer l’èconomie et donc au bout plus de prèlèvement, c’est un bon investissement. Au contraire si rien ne change, c’est une parte nette, un investissement nul. Si c’est pire, alors c’est mauvais investissement. Quand c’est par un prèlèvement, lebon investissement augmente le prèlèvement. Quand c’estun investissement nul, l’Etat à fait perdre de l’argent. Quand c’est pire, alors les prèlèvements diminus et le cercle virtueuxde l’èconomie est rompu. Quand c’est un emprunt et c’est pire, on contraient à le peuple à plus de prèlèvements, et c’est l’esclavage. L’Etat vit au dessus de ses capacités, au dessus des capacité de son peuple. En cherchant à maintenir l’Etat de providence, on amème directement le peuple à lui mentir, et surtout à aucun avenir. L’Etat tue son peuple en empruntant toujours plus. Car les banques n’auront qu’à se servir,le jour ou le taux d’emprunt doublera. Bienvenue dans le monde réel…

      • Allons petit rigolo, je vous ai déjà conseillé de prendre quelques cours d’économie avant de l’ouvrir. Vous mélangez tout ! Je vous parle d’un Etat qui passe des commandes, vous me parlez de taux d’imposition. N’essayez pas de dévier la conversation ! Oui ou non estimez-vous que lorsque l’Etat commande des prestations au privé en lançant un marché, il intervient dans l’économie ? Si oui, alors vous ne faites aucune différence avec le fait que l’Etat lui-même décide arbitrairement de l’entreprise ou même produit lui-même les prestations ! je suis curieux de vous lire vous démêler de cela ! la classe moyenne apparaît après-guerre en pleine période d’Etat-providence. Ensuite, notamment au RU sous Thatcher et aux USA sous Reagan, elle s’appauvrit ! Informez-vous .

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