Ségolène Royal, écotaxe relax, énergique transition énergétique et bisphénol lol

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Ségolène Royal

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Ségolène Royal, écotaxe relax, énergique transition énergétique et bisphénol lol

Publié le 6 mai 2014
- A +

Ça travaille dur au gouvernement. Mais si. Le Président, après avoir prétendu que « le changement, c’est maintenant », explique à présent que « le redressement, c’est pas fini » et que « le retournement, c’est bientôt ». Les différents ministres, pendant ce temps, se sont lancés dans des plans de travail complexes et minutieusement préparés pour donner enfin corps à ce souhait jadis formulé d’un vrai travail d’équipe pour sortir la France de l’ornière. Et s’il y a une ministre qui s’est retroussé les manches, c’est bien Ségolène Royal.

Cela fait un mois qu’elle est aux commandes de son magnifique ministère qui s’occupe de l’énergie, du développement durable, du bio-écoconscient, des petites plantes vertes et des petits oiseaux, et elle n’a pas chômé. C’est un vrai contraste par rapport à ses prédécesseurs : on se souvient en effet de Delphine Batho, éjectée pour dissidence, qui avait fait grand bruit avec ses nombreux dossiers très importants comme … euh … ou… bon bref et ses envolées lyriques sur … hum… moui bon et qui fut remplacée par l’illustre Philippe Martin qui aura imprimé son inoubliable marque de fabrique à ce ministère avec son projet de … ah heu bon. Voilà quoi. Vous avez saisi.

ségo la courgeLa relève est donc assurée d’autant que Ségolène se consacre à fond aux questions environnementales, d’énergie et de transport que son ministère lui impose… tout en conservant tout de même son poste de présidente du conseil régional de Poitou-Charente et celui, plus anecdotique mais tout aussi symbolique, de vice-présidente de l’Internationale Socialiste (sa hontectomie, subie très jeune, aide beaucoup). Le non-cumul des mandats, elle est comme Rebsamen : contre. Et si l’on peut s’étonner du calme relatif dans lequel ce mois s’est écoulé sans qu’aucune bravitude néologique ne vienne troubler le travail studieux du gouvernement, on ne peut s’empêcher de noter les efforts permanents de la ministre pour faire parler d’elle. C’est, on peut le dire, moyennement réussi.

Une écotaxe remise à plat ?

Notons cependant qu’à l’instar d’un Hamon, fraîchement posté à l’Éducation Nationale, qui aura réussi le pari de détricoter presqu’entièrement la « réforme » Peillon sur les rythmes scolaires, Royal s’est employée à patiemment faire passer la couleuvre de l’écotaxe alors que cette nouvelle servitude fiscale avait déclenché l’ire fumante des Bretons sous le précédent gouvernement. Et quel meilleur moyen pour faire avancer une taxe que d’annoncer, ubi & orbi, qu’elle a été annulée, pardon, « remise à plat » ?

Magie du changement maintenant, tout ce qui fut fait pendant deux ans semble maintenant bon pour la poubelle, ce qui est assez comique lorsqu’on y réfléchit deux minutes et qu’on constate que, bien qu’ayant finalement désavoué le travail des précédents ministres, Hollande a choisi de changer de cap tout en continuant à se tromper de direction. Cet acharnement dans l’erreur a indéniablement quelque chose d’héroïque pour les quelques socialistes encore convaincus (et d’inquiétant pour tous les autres qui payent les factures). Et concrètement, cela se traduit donc dans l’abandon de l’idée d’une écologie à fiscalité punitive, tout en conservant tout de même le principe (débile au demeurant) qu’il faut lourdement handicaper les entreprises de transport, ces dernières méritant largement qu’on leur tape dessus – si elles ne comprennent pas trop bien pourquoi, les Français, eux, le savent, et puis Ta Gueule C’est Magique™.

ecomouv

Et bien que l’Union Européenne, par nature, empêchera la discrimination des camions étrangers qui voyagent, les coquins, ailleurs que sur nos autoroutes, Royal s’est malgré tout fendue d’explications vasouillardes sur la nécessité de rabattre ces derniers sur nos belles infrastructures payantes, qu’on surtaxera et qui permettront ainsi à ces camions de financer la maintenance et le développement des nouvelles routes françaises (et des nouveaux portiques écotaxes ?).

Bref, on comprend bien que rien ne change vraiment si ce n’est le packaging. Et pour le détail des opérations, vous attendrez juin, une fois la déculottée européenne actée.

Une énergique transition énergétique ?

Parallèlement, et parce qu’on sent que cette écotaxe qui n’en est plus une mais tout de même un peu mais n’y prêtez pas attention zip, zoup, ni vu ni connu je t’embrouille, n’occupait pas tout son temps d’antenne, la ministre a compris que son existence médiatique reposait sur quelques gimmicks simples, dont « Transition Énergétique ». Et ça tombe bien : avec un peu d’enfumage, on peut accoler cette fumisterie à la notion de création d’emplois à gros bouillon. Pour une raison inexpliquée, la ministre s’est arrêtée sur le chiffre de 100.000 nouveaux emplois grâce à son astuce rhétorique. Pourquoi pas 150.000, ou seulement 50.000 ? On ne sait pas trop. 100.000, ça claque, alors ce sera 100.000…

royal : la crisitude

Mais en tout cas une chose est sûre : on va créer de l’emploi. Parce que la transition énergétique, mes petits amis, ce sont des outils efficaces qui seront le pis de la croissance et de l’emploi de demain aux mamelles duquel nos politiciens viendront téter goulûment avec l’appétit qu’on leur connaît.

Ainsi, en imposant des normes drastiques d’isolation et d’économies d’énergie, on va (forcément) créer de l’emploi. Certes, l’argent qui partira dans des maisons éco-conscientes et hermétiques à leur environnement ne partira pas en souliers neufs, en livres, en voiture haut de gamme que la France ne sait pas faire, mais ça, on s’en fiche puisqu’on va créer de l’emploi !

Et puis, en imposant de nouvelles énergies et en demandant à EDF de racheter à prix arbitrairement élevé une électricité produite au moment où on en a le moins besoin, on va (forcément) créer de l’emploi et de la richesse pour le consommateur. Mais si, puisqu’il va installer comme un fou des panneaux photovoltaïques sur sa maison éco-consciente hermétique, des éoliennes dans le champ du voisin et des roues à hamsters pour la production alternative : tout ceci va déclencher la création de nouvelles industries de pointe (notamment les roues à hamsters) et tant pis si l’argent ainsi mobilisé n’ira pas dans des abonnements culturels, de l’électronique grand public ou la création d’une entreprise pour des impressions 3D. On s’en fiche, puisqu’on va créer de l’emploi !

Et puis, en fermant la porte aux énergies alternatives éprouvées, on sait aussi qu’on va créer de l’emploi ailleurs dans le monde, là où, justement, ces énergies seront exploitées, les compétences seront requises et expérimentées, et où les savoir-faire seront monnayés.

Dans tous les cas, l’important sera d’occuper suffisamment les esprits avec ces belles créations d’emploi pour éviter que les Français, qui paieront la facture, ne s’attardent sur les expériences similaires outre-Rhin qui ont pourtant clairement montré la catastrophe qui s’ensuivait : la transition énergétique allemande est une folie, probablement l’arnaque du siècle et se terminera par un échec coûteux. Raison de plus pour l’importer chez nous, non ?

Enterrer l’écotaxe, faire avaler une couleuvre taxatoire supplémentaire, lancer une transition énergétique casse-gueule, tout cela n’était pas suffisant pour l’ex-compagne du Roi Solex : en parallèle, Ségolène s’attaque au Bisphénol !

Un Bisphénol qui fait moins le malin

Parce que créer de l’emploi et taxer les méchants camions, c’est bien, mais ça ne sert à rien si les gens meurent dans d’atroces souffrances par empoisonnement à cause, par exemple, du Bisphénol ou de toutes ces molécules dangereuses au nom complexe comme les phtalates, le methyl-parabène, le BHA et le très célèbre acide 1,2-Cyclohexane dicarboxylique diisononyl ester, qui mérite largement qu’on s’occupe de son cas pour avoir un nom aussi moche.

C’est donc tout naturellement que Ségolène est partie en lutte contre les tickets de caisse (thermiques) qui contiennent du Bisphénol, qui entraîne infertilité, impuissance, chute de cheveux, perte de l’être aimé et panne de motos russes. Grâce à Docteur Ségo, si son projet d’élimination complète du Bisphénol-A passe, vous pourrez enfin grignoter vos tickets de caisse sans danger ! Vous voyez : nous sommes dans de bonnes mains et le retournement, à l’évidence, c’est bientôt.

Mais par prudence, ne retenez pas votre souffle.

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  • J’ai entendu S. Royal dire que l’écotaxe devait peser sur les camions étrangers qui, contrairement aux camions français, ne finançaient pas les routes françaises (sans péages). L’idée de faire payer l’utilisateur est intéressante mais comment les camions français financent-ils les routes françaises ? Il y a l’ensemble des impôts, qui n’a rien à voir avec l’utilisation des routes. Si je ne me trompte, la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques n’est pas affectée & il y a moultes exonérations qui concernent le transport public, le transport routier de voyageurs, le transport routier de marchandises, les taxis etc. c’est-à-dire ceux qui utilisent le plus la route & sont proches des politiciens.

    • Ça c’est pas grave. Ce ne serait pas la première fois qu’ils invoquent un prétexte bidon pour élever un nouvel impôt.

    • bah ,ce n’est rien d’autre qu’un barrière douanière au km , que demander d’autre a des socialistes que de construire des murs et ils parlent d’Europe sociale etc 😉

  • H16 est un Génie! (avec un G majuscule, sisi)
    Je me délecte à chacun de ses papiers.
    Quel plaisir renouvelé de lire ces articles nourris pourtant au simple bon sens mais au style inimitable.
    Mes meilleurs moments de détente sur le web, assurément.

  • B+ pour celui là.

    Pas A, car vous n’avez pas parlé des nichons qui tourmentent la France et la Ségo.

    Du pognon, elle doit en claquer pour soigner son lifting et son image qui me révulse. Avec son ancien compagnon, feu Hollande, ils étaient vraiment un couple parfait.

    On pourrait dire aussi que ça tombe très bien toutes ces lois sur les normes de construction. Les gens n’ont aucun problème pour se loger, la construction d’un bien se finance très bien, il était plus qu’urgent de rajouter des contraintes légales et économiques pour que, bon, les citoyens qui rêvent de devenir proprio se ferment leur petit gueule enfarinée.

    Non, mais.

    Le socialisme, c’est vous qui en rêvez, c’est nous qui en vivons. Peuple continue à voter pour moi.

    Merci Ségo, on t’aime très fort. Si fort, en fait !

  • Alors consommer moins pour payer autant sinon plus !?

    http://fr-fr.facebook.com/notes/s%C3%A9gol%C3%A8ne-royal/la-hausse-scandaleuse-du-prix-de-l%C3%A9lectricit%C3%A9-de-30-est-injuste-et-antid%C3%A9mocrati/10150164537839564

    « La hausse scandaleuse du prix de l’électricité de 30 % est injuste et antidémocratique.
    20 avril 2011, 03:24
    Les Français sont pris en otage par une décision imposée brutalement d’en haut par le gouvernement. Il faut un vrai débat sur l’avenir énergétique de la France et c’est avec les Français qu’il faut décider des choix et des financements.
    Avec cette nouvelle hausse, les citoyens et les entreprises sont durement frappés, dans leur pouvoir d’achat et dans les coûts de production.
    Il faut développer massivement l’énergie solaire et éolienne pour préparer l’après nucléaire. Or c’est malheureusement le contraire qui est fait aujourd’hui. »

    Maintenant que Mme ROYAL est au gouvernement, nul doute que les hausses de l’électricité c’est du passé, par contre les hausses de la CSPE Contribution au Service Public de l’Electricité c’est pour demain, et déjà en 4 ans le développement des énergies renouvelables se traduit par une hausse de près de 400 % de cette CSPE ( il suffit de regarder au dos de nos factures ) ….

    Ce n’est pas le seul tarif kWh qu’il faut surveiller mais le montant global des factures qui ramené au kWh consommé ne cessera de nous surprendre et pour longtemps encore.

  • Il faut vraiment avoir un grain ou être un économiste de pacotille verte pour ne pas comprendre que la transition énergétique ruine l’économie. Casser l’existant, dans le cas des éoliennes pour repayer du neuf en moins performant n’a jamais été un investissement. Faire des travaux à retour sur investissement douteux comme pour l’isolation faussement financé pas ses propres impots ne peut être rentable. Augmenter considérablement le coût de la construction laisse-t’il la place à d’autres achats ?

    De plus, les modes de financement favorisent les investissements inutiles réalisés non pas pour le retour sur investissement mais pour une défiscalisation opportuniste spéculative sur la valeur du bien immobilier. Les classes moyennes inférieures étranglées par les impots et menacées par le chomage ne vont pas s’endetter pour donner raison aux lubies de Ségolène.

    Les dangereux incompétents qui nous gouvernent tablent toujours sur d’hypothétiques création d’emploi générées par leurs mesurettes en fermant les yeux sur les importantes et certaines destructions concomittentes. L’OCDE vient de revoir les prévisions de croissance mondiale à la baisse, le chomage ne baissera pas avant 2015.

    Il serait peur-être temps que les politiques se posent la question : la transition énergétique n’est-elle pas le principal frein à la reprise économique. Et qu’ils s’expliquent avec les chomeurs …

    • Vous êtes quand même injuste.

      Pour ségo et sa bande de copains (pines) un emploi se résume à brasser de l’air (si possible, sans décolleté), de prendre de jets et hélico privés. Manger comme des gorets dans des restauts chics de la Kapitale.

      Pour les copains, se taper de putes arrosées de champagne, le tout enrobée de cocke.

      Pour les copines, cela sera plus les petites « folies » dépensières dans les vêtements, sac à main et autre lifting couteux. (On ne crache pas non plus sur un petit diams, pourquoi pas, hein ?!)

      Comme quoi, la vie est belle. On se demande pourquoi les gens ne veulent pas bouffer leur brioche, et juste fermer leur gueule. Au moins jusqu’en 2017, merde à la fin.

      Bref, vous êtes trop injuste.

  • J’ai toujours aimé les billets d’h16 et partage beaucoup de ses points de vue. Mais c’est pas un peu réducteur de comparer l’arrêt de l’utilisation du bisphénol A à une lutte contre les produits malsains dans nos tickets de caisse?
    Le bisphénol est encore utilisé dans beaucoup d’emballages plastiques, mais plus les biberons je crois. L’idée a le mérite de ne pas être stupide pour une fois, horsmis le fait que l’on va payer cher en temps et en procédures pour pas grand chose.

    • Deux questions : le bisphénol,
      – quel impact réel ? On parle d’hypothétiques liens avec des hormones, mais les quantités dans l’environnement normal sont si faibles qu’encore une fois, on est plus dans l’hystérie sécuritaire que dans la simple précaution de bon sens.
      – quel remplacement ? Pour le moment, les molécules de remplacements sont plus dangereuses, plus coûteuses ou n’existent pas.

      • Les nuisances des moulins à vent sont à prendre en considération au titre du principe de précaution, et plus encore, lorsque l’on sait que des riverains aujourd’hui peuvent témoigner de leurs maux…

        « http://www.senat.fr/questions/base/2014/qSEQ140511440.html

        Question écrite n° 11440 de Mme Hélène Lipietz ( – ECOLO)
        publiée dans le JO Sénat du 01/05/2014 – page 1005
        Mme Hélène Lipietz attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie au sujet de l’augmentation de la distance entre le lieu d’implantation d’une installation de grands aérogénérateurs éoliens à plus de 500 mètres d’une habitation (ou future habitation), tout en conservant un espacement d’environ 400 mètres entre chaque éolienne, et l’encouragement d’équipement des particuliers avec des installations micro-éoliennes.

        Les raisons qu’elle évoque sont diverses : le manque d’études sérieuses et indépendantes quant à l’impact des grandes éoliennes sur la santé des riverains, comme par exemple la nuisance sonore, les troubles du sommeil, l’effet stroboscopique potentiel déclencheur de crise d’épilepsie.

        Elle lui demande d’étudier l’agrandissement du cercle d’exclusion de ces gratte-ciel à vent autour des lieux d’habitation en attendant que les études soient menées, ainsi que le renforcement des consultations citoyennes et la possibilité d’aider au développement du micro-éolien.

        La question a été retirée pour cause de fin de mandat. »

  • Bonjour

    Votre article est amusant, car vous écrivez plutôt bien. C’est vrai que moi aussi, je ne peux m’empêcher de me moquer de François Hollande, que j’aime mépriser, autant que j’aimais détester son prédécesseur.
    Dommage que vous soyez si mal informé en matière de transition énergétique et d’écologie.
    J’ai 55 ans, je suis ingénieur thermicien et je puis vous assurer que la transition énergétique est une véritable nécessité et pas une lubie de bobos.
    Cela dit, je pense que vous vous en rendrez compte un jour.
    Bonne continuation

    Bertrand

    • Nous sommes d’accord qu’il faille économiser certains types d’énergies mais sérieusement pensez-vous que éoliennes et panneaux photovoltaïques vont résoudre le problème du 3 x 20%.
      A part les 20 % à économiser sur notre consommation, ce que nous serons obligés de faire lorsque vent et soleil s’absenteront, les autres 20 % d’économie de CO2 et 20 % de production en EnR, c’est plutôt mal parti…

      http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/L-eco-et-vous/Sons/Un-vice-dans-le-paradis-vert-allemand-2115219/#

    • « je puis vous assurer que la transition énergétique est une véritable nécessité »

      Entendez-vous par là que votre business volerait en éclats, si l’État cessait de s’occuper de ce secteur ?

      • Business ? Quel vilain mot ! Je ne fais pas de business, je suis ingénieur et je sais faire de la chaleur ou de l’électricité avec ce que je trouve. Ceux qui font du business, ce sont les escrocs qui font croire à la plupart des rédacteurs de commentaires de cet article que la transition énergétique est inutile, ou que par exemple, les pétroles ou gaz de schistes vont solutionner le problème.

        Lorsque l’on travaille dans la partie, on sait que les annonces de réserves mirifiques de gaz de schistes n’ont servi qu’à faire monter en bourse les actions de quelques compagnies peu scrupuleuses. L’agence américaine de l’énergie vient d’annoncer qu’elle réduisait de 96% les prévisions de réserves de la Californie ! (http://www.theguardian.com/environment/earth-insight/2014/may/22/two-thirds-write-down-us-shale-oil-gas-explodes-fracking-myth?CMP=twt_gu)

        Les réserves d’énergies fossiles s’épuisent à une vitesse alarmante, raison pour laquelle la transition énergétique est vitale (http://transitio.net/index.php?option=com_content&view=article&id=104:pic-de-production-le-vertige-de-la-transition-energetique&catid=39:energies-fossiles&Itemid=60).

        Le gros avantage (ou l’inconvénient) des énergies nouvelles, réside dans le fait qu’elles sont difficilement monopolisables par des grandes compagnies (productions décentralisées, smart grid, etc). L’autre problème c’est que la transition énergétique offrirait la possibilité de créer des milliers d’emplois. Pas seulement des emplois d’ingénieurs planqués derrières des pupitres de centrales nucléaires, mais surtout des emplois moyennement (voir peu) qualifiés d’artisans, techniciens, ouvriers. La plaie pour ceux qui rêvent d’une société de robots.

        Alors continuez de croire que la transition énergétique est un fantasme de bobos et lorsqu’après quelques guerres supplémentaires pour l’énergie (Irak, Mali, Niger, Ukraine, etc.) la jauge marquera zéro, soyez certain que ceux-là seuls qui s’en sortiront, seront ceux qui auront su amorcer le virage de la transition énergétique.

        Bon courage

        • « Business ? Quel vilain mot ! »

          Oops.

        • Je suis assez d’accord. Le soucis est qu’en France notamment, les écologistes ont été noyautés par les gauchistes, quelques soient leurs tendances idéologiques!
          La gauche et le collectivisme sont imbriqués, et on connait désormais en détails les dégâts écologiques que le collectivisme a produit. Mais Simone de Beauvoir n’a-t-elle pas accepté de larges entorses à l’amélioration de la condition féminine lorsqu’il s’est agit pour la révolution communiste russe de s’asseoir à grosses fesses sur le respect du deuxième sexe! Ces grands écarts font douter de leurs solutions.
          Ce qui fait que les révolutionnaires du bord libertarien, jettent le bain et le môme en même temps en mélangeant bobos/cocos/socialos-arrivistes (pléonasme)/écologistes).
          Ce qui compte finalement pour un minimum de stabilité, c’est la diversité de manière générale, pour pouvoir s’appuyer sur plusieurs piliers pour s’adapter. Diversité des entreprises, diversités des champignons dans la terre, diversités des méthodes de gestion de l’entreprise comme de la société. Liberté, égalité devant la loi, responsabilité (donc éducation au principe de cause-conséquence), et seulement avec ces assurances, fraternité.
          L’uniformisation, le regroupement systématique des entreprises ne mène à mon avis qu’à la même chose que le collectivisme. Si les deux ou trois méthodes appliquées se plantent, alors on n’a plus d’alternative de secours. Et chaque intervenant est incapable de s’adapter, à force de répétitions ad libitum du process central. A la sortie, on a produit uniforme traité de la même manière, chaussure ou biscuit (au revoir les dents!), dont la qualité a tendance à baisser. Et plus d’implication humaine psychologiquement j’entends.

          Pour l’électricité par exemple, on a dores et déjà des méthodes assez efficaces de production sur le lieu d’utilisation de l’énergie, et nous n’avons pas de supra conducteurs faciles à utiliser.
          Mais cette diversité de production ne plait pas aux Etats collectivistes parce qu’ un levier crucial leur échappe, et cela ne plait pas aux vendeurs regroupés en entreprises mastodontes parce qu’ils leur échappe des pans entiers de leur chiffre d’affaire. Ni les premiers, ni les seconds ne veulent de la diversité.
          Et c’est pourtant la diversité qui est prônée dans l’esprit libéral de « gestion » d’une société, somme d’individualités diverses.

        • Et la hausse de la CSPE ( 400 % en 4 ans ) pour des financer des EnR produisant en inadéquation avec le marché, alors à quoi bon une surproduction puisque l’objectif recherché est une économie d’énergie !?

          http://medias.edf.com/autres-publications/toutes-les-publications-41489.html&page=282068

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