Le vice-chancelier allemand : « La transition énergétique est une folie »

Publié Par Contrepoints, le dans Europe

Par Fred F. Mueller.
Un article de Watts Up With That?

Sigmar-Gabriel

Sigmar Gabriel, ministre de l’Économie et de l’Énergie allemand, vice-chancelier.

 

Le 16 Avril 2014 quelques déclarations tout à fait surprenantes ont été faites au cours d’une soirée de débat dans les locaux de SMA Solar Technology AG, l’un des principaux producteurs allemands de panneaux et systèmes photovoltaïques :

La vérité est que la transition énergétique [« Energiewende », le plan allemand visant à faire passer la part de la production « renouvelable » d’électricité à 80% en 2050] est sur le point d’échouer. La vérité est que, sous tous les aspects, nous avons sous-estimé la complexité de cette transition énergétique. La noble aspiration d’un approvisionnement énergétique décentralisé et autonome est bien sûr une pure folie ! Quoi qu’il en soit, la plupart des autres pays d’Europe pensent que nous sommes fous.

Si ce n’était qu’un petit nombre, quoique grandissant, d’Allemands « sceptiques » jetant le doute sur l’escroquerie politico-économique de taille XXL qui a coûté à la population allemande plus de 500 milliards d’euros depuis sa création en 2000, nous n’aurions pas eu plus d’une note de bas de page dans la presse locale, noyée quelque part entre l’ « horoscope » et les « objets trouvés ». En réalité, les médias ont essayé de taire les faits, en leur donnant aussi peu de couverture que possible.

Mais l’orateur était Sigmar Gabriel, vice-chancelier de l’Allemagne, ministre de l’Économie et de l’Énergie, responsable de ladite « Energiewende » et président des sociaux-démocrates allemands (SPD), la deuxième grande force politique du pays. Depuis décembre 2013, il est en charge de la maitrise des coûts qui s’emballent et de la sécurité de plus en plus risquée des approvisionnements, qui ont révélé le cauchemar technique et financier de ce projet mal conçu. Au cours des derniers mois, il semble qu’il y ait eu quelques indicateurs très désagréables pour lui faire admettre les vérités dérangeantes mentionnées ci-dessus alors qu’il était entraîné trop loin par un certain nombre de lobbyistes agressifs du secteur des « énergies renouvelables ». Gabriel, célèbre pour son tempérament irascible qui, une fois déjà, a donné lieu à un échange verbal très chaud avec un célèbre journaliste en direct à la télévision, semble être devenu tout à fait sincère, quand il a laissé aller sa colère au cours du débat.

Il a dû réaliser que son propre destin politique est en danger parce que la tâche qui lui a été assignée l’a mis dans une situation qui se traduira inévitablement par un échec. En ce qui concerne la production d’énergie électrique, l’Allemagne est elle-même dans une impasse. Depuis l’introduction en 2000 de la loi sur les « énergies renouvelables » (EEG) qui vise à remplacer le charbon, le gaz et la production d’énergie nucléaire par les soi-disant sources d’énergies renouvelables, le prix de l’électricité pour les ménages a fait un bond de plus de 200%. Les clients allemands paient maintenant le second prix de l’électricité la plus chère d’Europe. Dans le même temps, l’impératif de stabiliser le réseau électrique malgré l’afflux massif et erratique des centrales solaires et éoliennes qui produisent de l’énergie sans aucun rapport avec les besoins réels, a poussé les opérateurs à leurs limites. Désormais, avec une part combinée de seulement 13% de la production totale d’électricité, la contribution des renouvelables est peu fiable et met massivement en péril la stabilité du réseau électrique.

Les centrales électriques conventionnelles – les unités importantes capables de compenser ces effets négatifs – sont poussées hors du marché et fermées à un rythme croissant. En outre, la production de CO2 de l’Allemagne n’a pas diminué puisque les centrales au charbon ont dû compenser la fermeture des centrales nucléaires. Les coûts vont encore augmenter selon les prévisions budgétaires alors que la sécurité de l’approvisionnement est en chute libre. Dans le même temps, Gabriel est soumis à une intense pression de la part de certains lobbies de l’énergie « renouvelable » qui demandent toujours plus de parts d’un gâteau qui ne pourra plus être financé longtemps. Informé par son personnel technique des vérités dérangeantes sur les limites de faisabilité, la pression semble avoir monté d’un cran et l’a poussé à donner des conférences à ses harceleurs quand leurs cris d’orfraie ont dépassé son seuil de tolérance.

img contrepoints265 Ségolène RoyalCet incident exceptionnel, lorsqu’un leader politique perd le contrôle de ses paroles à un tel degré, montre à quel point le chemin bringuebalant de la mauvaise gestion à l’allemande des politiques énergétiques a atteint un seuil critique – celui où les politiciens se sentent acculés et incapables de produire leurs diversions habituelles. Les lois financières et techniques, longtemps ignorées, refont surface et forcent la classe politique allemande à abandonner sa stratégie énergétique « renouvelable » centrée sur la production d’énergie solaire et éolienne. Puisque la seule alternative à faibles émissions de CO2, l’énergie nucléaire, a été diabolisée par tous les partis politiques et tous les médias, à tel point qu’il est inenvisageable d’y recourir à court terme, l’Allemagne devra revenir au charbon pour ses besoins en électricité. Ce qui, à son tour, implique que le pays devra renoncer à toutes ses aspirations de réduction des émissions de CO2. Les politiciens allemands pourraient bientôt découvrir que la diabolisation du CO2 est le plus court chemin pour ruiner leur carrière. Et compte tenu de l’importance de l’Allemagne en Europe et de son rôle pionnier revendiqué dans la croisade internationale contre le changement climatique par une réduction des émissions de CO2, ce pourrait bien être le début d’une nouvelle ère pour tout débat sur ​​le climat.


Sur le web. Traduction : Jean-Pierre C. pour Contrepoints.

  1. enfin , les politiciens tremblent dans leurs bottines de luxe , les cireurs de pompes ne vont pas tarder a être vert de rage.

  2. Ne vous inquiétez pas, nous avons Royal en France pour faire pareil 🙂

  3. Il est a noter que le journaliste prend des gants pour ne jamais prononcer les mots « écolos » ou « verts ».
    Il les qualifie de :
    « harceleurs » ou encore par :
    « un certain nombre de lobbyistes agressifs du secteur des «énergies renouvelable». »
    ou encore
    « intense pression de la part de certains lobbies de l’énergie «renouvelable» qui demandent toujours plus de parts d’un gâteau qui ne pourra plus être financé longtemps.

    « Il ne faut pas désespérer Billancout » aurait-on dit en d’autres temps (que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître…)

    1. Par les temps qui courent, il ne faut surtout pas dire combien coûte l’écologie et la fameuse transition énergétique, dont on ne sait pas trop si elle a pour but de s’attaquer au nucléaire ou au CO2. Et pour une raison évidente : la droite de Sarko avec son « grenelles de l’environnement » est autant mouillée que la gauche de Hollande avec ses calculs électoraliste pour s’associer aux verts.

  4. Une prise de conscience en Allemagne de l’absurdité de la politique de soutient comptable aux ENR fluentes est une excellente nouvelle. Il a osé le dire publiquement, c’est un grand pas. Les langues vont se délier, les ménages allemands ne pourront pas se faire racketter éternellement.

    1. Je ne comprends pas que les cochons de payants teutons ne se soient pas déjà soulevés.

      1. Les allemands ont une culture hiérarchique, autoritaire, ils sont obéissants. C’est un fait.

        1. Ils n’ont pas intégré que, si le respect des règlements a souvent du bon, l’obéissance aveugle aux ordres pouvait aboutir des choses assez moches?
          😮

          1. Ils ne sont pas latins !

            1. Ce qui ne change rien. Les latins ne sont pas les derniers à obéir aux ordres moches

      2. Si on est terrorisé par les centrales nucléaires et qu’on avale sans sourciller la propagande verte, on peut se faire facilement berner. Pour quelqu’un qui chauffe au gaz, le sur-coût est élevé en pourcentage mais faible en valeur absolue.

        L’arnaque est que:
        – les coûts sont prohibitifs pour les industriels,
        – ça ne mène nulle part car ils sont à saturation pour la stabilité du réseau,
        – ils diminuent (faiblement ) une menace difficile à évaluer en ajoutant d’autres bien réelles : dépendance du gaz russe, pollution par le charbon, risque majeur de black-out, perte de compétitivité pour les entreprises clientes, déstabilisation de tout un secteur économique (opérateurs des centrales classiques) …

        Ils n’ont donc rien résolu pour le nucléaire et encore moins pour le CO2, mais le coût réel qui est bien plus grand que la simple augmentation des tarifs pour le consommateur et n’est pas immédiatement visible.

        Il existe une inquiétante « loi du silence » en Europe quand il s’agit d’évaluer les résultats et les conséquences des politiques écologiques.

        1. La « loi du silence » est imposée par le puissant lobby de l’Eglise de Scientologie Climatique et pour l’instant on ne peut qu’en subir les conséquences qui seront à n’en pas douter très fâcheuses surtout si Royal se prend pour Voynet et ferme Fessenheim.

  5. Personnellement, c’est vrai, je pense qu’ils sont vraiment barrés de s’être engagé dans un truc comme ça, sans filet. Totalement suicidaire.

    1. Sans filet? Bof 20 centrales au charbon en chantier, autant en projet, les vieilles qui bizarrement tarde à fermer, on sait très bien comment ça va finir: tous à la mine.

      1. Et bonjour la pollution. 😀

        1. « Et bonjour la pollution.  »
          ——————————
          Peu de gens savent à quel point les centrales à charbon modernes, avec leurs turbines de dernières générations en cycle supercritique et des nettoyeurs multi-étages de fumées, sont propres et efficientes.
          S’ils s’informent sur les performances des dernières centrales installées, en matière de rendement et d’émissions de pollution, par exemple Isogo, au Japon, ils seront sur le cul !

          Ils en sont encore aux images de la propagande stupide de l’Eglise verte, du charbonnier plein de suies et de fumées noires sortant d’immenses cheminées, totalement déconnectée de la réalité. Comme si sur plusieurs décennies, les millions de gens qui font tourner la PREMIERE source d’électricité mondiale étaient restés les bras croisés et que le progrès technologique n’avait concerné que les moulins à vent.

          Un exemple de plus de l’obscurantisme incommensurable de l’association de malfaiteurs escrolos & médias.

          1. Ouai, bidon tous ça, en réalité on ne fait que réduire la pollution, pas la supprimer, et ça augmente les couts d’exploitation. Et pas sur que ça fonctionne avec de la lignite allemande, du bon hard coal sans doute, mais de la terre tourbeuse….

            Une centrale nucléaire n’émet rien, sauf du tritium. Tout le reste est mis en boite. Le charbon reste la première source de pollution atmosphérique mondiale, et de loin. Defendre le charbon est de l’obscurantisme.

            1. Karg se : « Defendre le charbon est de l’obscurantisme. »
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              Je n’ai pas comparé le charbon au nucléaire, une techno inaccessible pour longtemps à l’immense majorité de pays de la planète pour des raisons politiques, techniques et géostratégiques évidentes.
              Donc ton argument du « pourquoi manger du pâté quand on peut manger du caviar » est irrecevable. Tu viendras le recaser quand les Chinois fabriqueront des réacteurs thorium à la chaîne (ce dont je ne doute pas et que j’espère) pour les vendre bon marché à qui veut acheter.

              La « pollution » de l’électricité par le charbon, il faut la comparer à celle générée par le chauffage au bois, par la cuisine au bois, par l’encens, les déodorants intérieur, le barbecue ou même les bougies, histoire de mettre les choses en perspective.
              Mais évidemment, tu évites soigneusement de faire ce genre de raisonnement et de commenter les performances d’une centrale au charbon comme Isogo. Tu te contentes de répéter la rengaine escrologiste « le charbon, c’est polluant », bref, de brasser du vent comme un bigot vert.

              Et c’est ma défense du charbon qui serait obscurantiste ! Le Camembert qui reproche au Brie de puer quoi…

              D’ailleurs, pourquoi aurais-je à défendre le charbon, c’est la forme d’énergie adoptée de plus en plus par des millions et millions de terriens et qui a progressé le plus en valeur absolue depuis des décennies ? Mais ça, visiblement, ça te fait bien mal au c.l de le reconnaître.

            2. Les millions de pauvres qui crêvent dans leur maison à cause de foyer biomasse rudimentaire aimerait bien profiter du nucléaire. Au lieu de dépenser des Md dans des plans d’aides débiles qui arrosent les potentats locaux ont ferait mieux de planter quelques EPR dans nos ex colonies et distribuer du courant à vil prix. L’effet sur le développement serait radical.

          2. Pour les curieux, plus d’info sur la centrale au charbon de Isogo:

            « Because it runs hotter, Isogo’s ultrasupercritical steam leads to efficiency and carbon reduction »

            http://spectrum.ieee.org/green-tech/clean-coal/japans-isogo-power-plant-burnishes-clean-coals-credentials

        2. J’étais à Dublin en 1995 et c’était la première année où les Dubliners voyaient les montagnes au sud de la ville depuis un siècle, alors qu’ils marchent toujours au charbon (smokeless).

          1. Il ne reste plus qu’à inventer du charbon écologique avec une nouvelle formule chimique incluant des liaisons hydrogène, afin de réduire les émissions de CO2. Je vais proposer l’idée à Ségolène.

            1. LOL. Tu comptes lui proposer CH4 ? issu des « roches mères » (parce que « schistes » c’est pas sexy) ?

            2. Oui, du charbon hydrogéné gazeux, il parrait qu’on en a chez nous.

            3. Du « charbon hydrogéné gazeux » !!!

            4. Ségolène ? Elle va nous installer une Silicose Vallée dans le Poitou pour nous innover tout ça.

  6. Autre source, autre chanson :
    « Le Cabinet fédéral a approuvé le 8 avril 2014 le deuxième rapport de suivi de la transition énergétique allemande, présenté par le Ministre fédéral de l’économie et de l’énergie (BMWi), Sigmar Gabriel. Ce rapport donne un aperçu des progrès et défis à relever dans la mise en oeuvre de la transition énergétique allemande, dans les domaines de l’efficacité énergétique, des énergies renouvelables, des centrales de production, des réseaux électriques, des émissions de gaz à effet de serre et des prix de l’énergie [1]. Le processus de contrôle évalue en permanence la mise en oeuvre de la politique énergétique du gouvernement fédéral. Une commission indépendante de quatre experts de l’énergie de renom accompagne ce processus et a fait part de son avis sur le rapport ce même jour à M. Gabriel.

    M. Gabriel a déclaré à cette occasion que « la transition énergétique a un objectif clair : un approvisionnement en énergie fiable et abordable, sans énergie nucléaire, avec une part croissante d’énergies renouvelables et une augmentation de l’efficacité énergétique. L’amendement de la loi sur les énergies renouvelables (dite loi EEG) est une étape cruciale dans cette direction, et d’autres vont suivre. Ce rapport de suivi montre clairement que la transition énergétique comprend plus que les développements dans le secteur de l’électricité. Elle joue également un rôle dans les secteurs de la chaleur et de l’efficacité énergétique dans l’industrie, les bâtiments et les foyers ».

    Dans sa prise de position, la Commission d’experts considère que l’objectif ambitieux du gouvernement fédéral d’augmenter la part d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie à 18% d’ici 2020 semble réalisable. Elle souligne également l’importance de l’efficacité énergétique pour la transition énergétique, et estime d’autres mesures nécessaires à ce sujet. « 

    1. Bien sur, YAKA FAUCON !

      Mais pourquoi Mr Gabriel ne concentre-t’il pas ses efforts dans la mise au point du moteur à eau ?

    2. keskidi : « Autre source, autre chanson »
      ————————————-
      Bah oui, il faut bien sauver la face et faire des promesses qui n’engagent personne. Il ne va pas reconnaître publiquement que sa patronne Merkel a foiré lamentablement sa « transition énergétique », que ça coûte au contribuable allemand des dizaines de milliards d’€/an, que les centrales au charbon fleurissent et que les émissions de CO2 explosent. Inutile de rappeler les faits dérangeants, surtout quand ils sont vérifiables par tout le monde !

      Ca s’appelle la langue de bois politique, faut tout lui expliquer à celui-là…

      1.  » et que les émissions de CO2 explosent ».

        Combien de fois faudra-t-il vous répéter que c’est un non-problème ?

        1. certes, mais ça reste significatif qu’une politique soit disant « pour la planète » ait pour effet de produire un gaz qui est vilipendé par les défenseurs autoproclamés de la planète

          1. Et le méthane des vaches qui réchauffe l’atmosphère, alors qu’il suffirait de l’enflammer pour qu’il nous refroidisse.

          2. Il n’est pas dans la tradition allemande de mener une politique « pour la planète ». Merkel en tête, ils (les allemands) s’en contrefoutent royalement.

            1. Dans ce cas, étant donné qu’ils (les Allemands) déstabilisent les réseaux et font du dumping en fournissant de l’électricité subventionné par leurs impôts, il faut cesser tout commerce (vente, revente) d’électricité avec l’Allemagne.

            2. Erreur. Les Allemands ont toujours été en pointe pour l’écologie, le retour à la nature, la lutte contre la pollution et autres idéologies similaires. Et ce depuis les années 30.
              Rappelons que Hitler était religieusement contre l’alcool, le tabac et la viande à manger.
              Ca n’a pas beaucoup changé depuis 80 ans.

            3. keskidi: « Il n’est pas dans la tradition allemande de mener une politique « pour la planète » Merkel en tête, ils (les allemands) s’en contrefoutent royalement. »

              Dès que tu essaies d’argumenter c’est une catastrophe. Le sentiment écologique est au contraire très fort en Allemagne.

        2. Et je te répondrai la même chose que la dernière fois: il n’est ici pas question d’affirmer la nocivité du CO2, seulement de noter le foutage de gueule ouvert d’un gouvernement qui d’un coté dit « plus d’énergie renouvelables pour diminuer le CO2 », objectif pour lequel ils se sont bêtement engagés, et face à la foirade de leur plan ils….. Produisent plus de CO2 avec des centrales au charbon!!!

          Il faut avouer que c’est assez croustillant comme retro-pédalage non assumé.

          J’ai rien contre les allemands, et ils ont leur utilité, j’y étais encore y’a quelques heures, car on peut souvent faire de bonnes affaires chez eux. Mais qu’est ce que leur comportement d’écolo emportés peut m’insupporter…. J’ai parfois l’impression que l’allemand, c’est le scandinave du pauvre.
          A trop vouloir jouer les modernes, progressistes, ils ont merdé.

          Cela dit, c’est inquiétant, parce que l’Allemagne, c’est peu le seul pays d’Europe qui tienne correctement la route aujourd’hui, et « peut être » plus tard l’Angleterre, mais s’ils commencent à se plomber eux mêmes avec le prix de leur énergie, ça ne va pas le faire. Encore une fois ça profitera aux chinois et aux ricains. Et ne peut pas leur en vouloir, on se plombe tout seul en Europe…

          1. Desproges54 « mais s’ils commencent à se plomber eux mêmes avec le prix de leur énergie, ça ne va pas le faire. »

            Ils ont pour eux une réactivité et un pragmatisme hors pairs.

        3. keskidi > Combien de fois faudra-t-il vous répéter que c’est un non-problème ?

          Pourriez-vous en dire plus pour les non-spécialistes?

    3. Qu’est-ce qu’une énergie « renouvelable »?

  7. Non, sauver a planète ou le climat ne peut pas être bon marché , le hic est que ça coûte bonbon et que ça ne sauve rien du tout .

    Les problèmes évoqués par le ministres étaient connus ou prévisibles, le changement est la disparition du couplet sur le climat…

  8. « Et compte tenu de l’importance de l’Allemagne en Europe et de son rôle pionnier revendiqué dans la croisade internationale contre le changement climatique par une réduction des émissions de CO2, ce pourrait bien être le début d’une nouvelle ère pour tout débat sur ​​le climat. »

    Amen

    1. Mais cela, c’est plutôt une bonne nouvelle!

    2. c’est bien pour ça qu’ils mettent le couvercle sur la marmite.
      Si ça commence à fuiter, c’est toute l’idéologie ecologiste mondiale qui risque de s’écrouler (ou du moins à prendre du plomb dans l’aile).

  9. Tien un chiffre m’étonne, seulement 13% de la production? C’est juste le chiffre pour les ENR fluentes (éolien et solaire) ou ça comprend la biomasse? Dans les deux cas ce chiffre est encore plus pessimiste que ce que je pensais, j’ai naïvement cru qu’ils pourraient atteindre 20-25% avant de craquer. Visiblement sans montage et ligne THT dans tous les sens la barre est encore plus basse. Cette politique est vraiment folle.

  10. J’ai des voisins venus d’Allemagne (mobilité d’un groupe aéronautique) et ils ont construit un beau chalet en bois d’arbre très tendance dans les milieux bobos.
    Tout les 3 ans, c’est ponçage intégral et lasurage et traitement (150 litres de traitement fongicide lasure et vernis).
    pas très écolo…mais si un de leur politicien commence à dire certaine vérité, l’espoir est permis.

  11. Bonjour,

    Je cherche l’origine en Allemand

    Je ne trouve pas sur le lien de la video :

    La noble aspiration d’un approvisionnement énergétique décentralisé et autonome est bien sûr une pure folie ! Quoi qu’il en soit, la plupart des autres pays d’Europe pensent que nous sommes fous.

    Cordialement

    David CABAS

  12. Une information intéressante, toutefois, il me semble assez évident qu’une simple transition énergétique dans un système de production qui ne change pas est effectivement vouée à l’échec.
    Mais plutôt que de rejeter la volonté de limiter voire réduire l’empreinte anthropique sur la biosphère, il me semble au contraire urgent de souligner la nécessité de changer en profondeur notre système de production/consommation.
    Le green business est une plaie qui dévoie complètement les objectifs de l’abandon des énergies fossiles et nucléaires pour nous tourner vers des sources renouvelables.
    Ceci pour dire que l’écologie véritable ne sera pas accessible dans le système productiviste capitaliste, et que s’il faut se passer de l’un des deux, je pense que le vivant doit passer avant les intérêts privés.

  13. Oskar La fontaine

    Que Sigmar Gabriel critique les énergies renouvelables est assez secondaire, il est mandaté, c’est assez clair, dans cette mission de désinformation par les lobbies menacés, de l’électricité E.,on RWE, Wattenfall, en Allemagne, sociétés qui sont en train de crever, tuées par les renouvelables.
    L’erreur en Allemagne, comme ailleurs, a été de ne pas comprendre, dès le début, que le photovoltaïque, mais pas l’éolien, devenu plus onéreux que le photovoltaïque, impliquait l’autonomie, et donc qu’il ne fallait pas le raccorder au réseau, ni construire de fermes solaires. En effet ce qui revient cher avec l’électricité, ce n’est pas de la produire mais bien de l’acheminer. C’est plus de 50% du prix total, taxes comprises.
    En dehors de toute aide publique, le photovoltaïque permet déjà, au moins dans tout le bassin méditerranéen, sinon encore en Allemagne, d’où le problème actuel, à un particulier, de disposer de l’électricité la moins onéreuse, s’il est, et reste, en autonomie, la revente au réseau est un leurre. L’électronucléaire neuf est beaucoup trop cher et long à construire, il n’est absolument plus compétitif avec le photovoltaïque actuel et à fortiori avec celui des trois quatre prochaines années. Quand on divise, par exemple, le coût de construction de l’EPR de Flamanville, soit 8,5 milliards d’€, par la puissance en watts qu’il devrait théoriquement (car rien n’est moins sûr) atteindre en 2016, on arrive à 5,1 € du watt, alors que le coût officiel, annoncé par la CRE, en France, organisme public chargé de conseiller le gouvernement sur les prix de l’électricité et du gaz, est de seulement 1,72 € du watt installé en ferme solaire, plus de trois fois moins cher ! Et avec l’EPR, il faudra en plus payer l’uranium, provisionner des frais de démantèlement et de gestion des déchets, sans compter des centaines de personnes, au moins 500 sur le site. Même à production électrique comparable, le photovoltaïque, d’après un organisme officiel français, mais qui n’ose l’écrire clairement, laissant le lecteur faire les calculs, le photovoltaïque donc, est moins onéreux que le nucléaire, donc aussi moins onéreux que le gaz, pour produire de l’électricité. Et plus le temps passe et plus le photovoltaïque est moins onéreux, quant à l’éolien, il est largué question prix.

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