Entrisme vert à l’école

Un rapport décrit comment les enseignants militants tentent de faire des enfants des petits soldats du mouvement vert.

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Théorie du genre (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

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Entrisme vert à l’école

Publié le 14 avril 2014
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Un billet de Skyfall.fr.

img contrepoints228Un nouveau rapport publié par la Global Warming Policy Foundation lance un appel à Michael Gove, le secrétaire d’État britannique à l’éducation, pour diligenter une enquête officielle sur la façon dont l’écologie et en particulier le changement climatique sont enseignés dans les écoles.

Dans le rapport, les auteurs Andrew Montford et John Shade décrivent comment l’écologie en est venue à imprégner les programmes scolaires à travers le Royaume-Uni, dans une étonnante variété de matières, de la géographie à l’éducation religieuse et les langues modernes1.

Passer des examens désormais implique généralement la capacité de réciter des mantras verts plutôt que de comprendre les questions subtiles de science et d’économie concernées.

Les auteurs examinent en détail les supports pédagogiques sur le changement climatique actuellement utilisés dans les écoles britanniques, avec des résultats inquiétants. Il existe de nombreuses preuves de déclarations non scientifiques, graphiques manipulés, et des supports pédagogiques de militants utilisés en classe et même dans les manuels.

Le rapport décrit également comment les enseignants militants tentent de faire des enfants des petits soldats du mouvement vert, en les encourageant à harceler leurs camarades de classe et leurs parents pour provoquer un « changement de comportement ».

L’utilisation de la peur du changement climatique pour modifier le comportement des enfants est également mise en évidence. Ceci a sans aucun doute des conséquences néfastes sur le développement des enfants et des sondages indiquent que la peur de l’avenir est très répandue.

Le rapport cite un enfant en disant :

Je m’inquiète du réchauffement climatique, parce-que je ne veux pas mourir.

Pour l’auteur Andrew Montford : « Le lavage de cerveau de nos enfants à des fins politiques est honteux. Les responsables de l’éducation au Royaume-Uni doivent prendre des mesures et rapidement ».

Source. Le rapport (eng) est téléchargeable ici.


Sur le web.

  1. Montford cite ailleurs comme exemple les cours de Français…
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  • Cette tendance au formatage écologique des jeunes cervelles n’est pas récente. L’incontournable WattsUpWithThat y avait consacré un article en 2008 (http://bit.ly/1lZXLqE).

    Voir aussi l’article en Français que cela m’avait inspiré il y a quatre ans : « Jeunesses… Climatiques ?… » http://bit.ly/LOZ3XU

    • @PapyJako,
      Merci pour le rappel de ces articles ainsi que pour leurs liens respectifs.

    • En quoi y-a t’il un problème de parler d’écologie? C’est une discipline à connaître. Ecologie= science de l’habitat; il n’y a pas de quoi en faire des réactions allergiques.

      • MDR : « En quoi y-a t’il un problème de parler d’écologie? »
        —————————————
        L’école n’enseigne pas l’écologie aux enfants mais l’écologisme. On leur bourre le mou avec des notions comme « développement durable », « citoyen responsable », « préserver les générations futures », c’est de la religion et du charlatanisme, aucun rapport avec la science.

        • Vous osez qualifier la notion fondamentale de développement durable de charlatanisme? Lier économie, société et environnement pour une évolution soutenable de nos sociétés actuelles est en enjeu incontournable. C’est le dénoncer qui est du charlatanisme obscur. Inutile de débattre la dessus tant on tombe dans la caricature. Vous préférez sans doute la version en négation « citoyen irresponsable » et  » ne pas préserver les générations futures », puisque les affirmations vous déplaisent. Quelle plaisanterie.

          • Je suis docteur en sciences environnementales.
            La « Notion », en fait le Concept, de Développement Durable, est né dans les années 70. Il a fait un petit bout de chemin dans le milieu de la recherche jusqu’au début des années 90. Puis à commencer largement à péricliter, car la recherche montrait que ce concept n’avait pas de fondement (rien n’est durable) et aucune application (le développement se fait par consommation de ressources).
            Au moment ou la recherche abandonne ce concept, celui-ci passe dans la société politique (par le truchement de quelques écologistes militants) et se voit imposer à la société civile.
            L’état met de l’argent sur la table pour la recherche sur le Développement Durable.
            Les chercheurs, qui ne sont pas des idiots, ont compris qu’il fallait réenfourcher un canasson mort pour avoir des financements.
            Et voila comment un concept vide et devenu « Une Notion Fondamentale » de la société… comme vous le dites si bien !!!

            • C’est vous qui proclamez ce concept de vide. Et je me dois de vous rappeler que développement soutenable (voir pérénité, on ne parle pas de croissance infini..) est la vrai expression.

              Autrement dit, ce que vous dites n’a aucun sens. C’est étonnant pour un docteur en science environnementale, les LCA et autre Industrial Ecology devraient vous parler. Je ne vois pas ou vous voulez en venir. Si vous qualifier le DD de concept vide, que proposeriez vous à la place?

  • Nihil novi sub sole.

  • Du temps au temps.
    Les pouvoirs ont toujours eu des accointances rapprochées avec le temps.
    Avec le temps de l’horloge d’abord, puis aujourd’hui avec celui du thermomètre.
    Avant les instruments de mesures du temps, précis et largement diffusés actuels, le temps était donné par les initiés à partir des ombres portées par des éléments naturels saillants, puis vinrent les cadrans solaires, les clepsydres, les horloges à poids, à ressort, électrique, à la précision toujours plus fine. Les calendriers furent impériaux (Julien), papaux (Grégorien) ce dernier peaufiné par la science avec les années bissextiles et secondes additionnelles que les pouvoirs modernes avalisent.
    Le temps centralisateur comme le pouvoir, fait intervenir les chemins de fer dans l’uniformisation des horaires en France et indice de l’érosion de ce pouvoir, les trains bien plus rapides sont moins exacts. A la fois ce temps est devenu démocratique, individuel, bon marché, à la fois il est devenu universel, centralisé, banal, commun.
    Son pouvoir usé, le temps de l’horloge est remplacée par le temps du thermomètre.
    Signe des temps, signe de pouvoir, les plus gros ordinateurs furent ceux utilisés par la météo.
    Les médias informatifs annoncent l’heure « à la seconde près », et disent aussi le temps qu’il fait au degré près et celui qu’il fera à un degré moindre.

    La météo est la seconde, minute, l’heure; le climat est l’année, la décennie, le siècle.
    Voyons qui s’arc-boutent sur des calendriers ancestraux au nom de traditions, religieuses, locales, archaïques mais vivent aux heures séculières, modernes, efficaces, industrielles et commerciales ? L’inventaire des scansions calendaires juives, chinoises, orthodoxes, musulmanes, n’est pas exhaustif mais et folklorique et significativement archaïque.
    Il fallut des millénaires pour passer de l’ombre naturelle interprétée à celles des cadrans solaires antiques.
    Des siècles encore pour abandonner le cadran solaire et le coq pour donner des heures en sonnant les cloches d’églises.
    D’une heure de durée variable dans le temps et l’espace on est passé à la précision nette.
    Qui dicte le temps dicte les mœurs. Levier universel pour dominer son monde.
    La nouvelle église, sectaire-intolérante-fanatique-dogmatique-prosélyte qui contrôle le temps (du thermomètre) annonce enfer et damnation à ceux qui ne suivraient pas ses préceptes ténébreux.
    Aux siècles de la papauté le pouvoir spirituel sacre le pouvoir temporel. Les politiques aujourd’hui prennent pour bénédiction sacrée les oracles thermométriques, et protègent les marchands du temple, et abritent les grand-messes, et entendent les homélies qu’elles avalisent, confirment et amplifient.
    Au temps (des horloges) le clergé ne sonne plus la cloches de l’église pour donner le temps aux ouailles incultes; Les perfectionnement techniques ont rendu obsolète cette façon d’annoncer le temps, mieux que l’ancien coq païen et moins bien que l’horloge mécanique moderne.
    La nouvelle église annonçait à grand renfort de tocsin le global warning (réchauffement global) trop ressemblant à global warning (alarme générale) pour que cette proximité soit innocente. La technologie poursuivant sont progrès, le réchauffement global s’efface au profit d’un réchauffement climatique plus réaliste et peu contestable quant à ses effets modérés et locaux. Un thermomètre plus tard le réchauffement se transmute magiquement en changement climatique, comme à un concile vaticanesque, puis évolue encore vers un dérèglement climatique comme on tire le remontoir pour mettre la montre à l’heure juste. De proche en proche, le temps passant, l’angle de divergence tend vers zéro. La dernière grand-messe annonce d’éventuelles futures conséquences du dérèglement du temps, plus graves, plus destructrices en raison, non de la puissance des éléments mais en fonction du nombre des victimes.
    Un temps chasse l’autre. Celsius et Fahrenheit priez pour nous pauvres humains thermostables.

  • Au fond dans les écoles britanniques (et peut-être ailleurs ?), on ne fait que suivre les rapports du GIEC, rapport fondé sur à peu près n’importe quoi. Rien que le président du Giec Pachauri le démontre.

  • L’école fabrique des têtes bien pleines (du moins pour ceux qui n’ont pas de fuites …)

    Pour des têtes bien faites, repassez dans quelques siècles ou assurez vous même l’éducation de vos enfants.

  • Tout ça n’est guère nouveau… Mis à part que le fait central est désormais le « Changement anthropique du climat ».
    Il y a de cela 25 ans, dans mes années de lycée il y avait déjà de l’entrisme écolo généralisé (même dans mon lycée catho d’élite… ). Cela était déjà grandement le fait des profs de langues vivantes (que n’ai-je entendu sur les pluies acides et la fin du monde par pollution en anglais, et sur la « réforme agraire » et la lutte contre le capital en espagnol). Les profs d’histoire et géographie en remettaient une couche, ainsi qu’en français où des textes effrayants sur l’avenir des petits lapis et des vertes forêts étaient commentés. Même en physique nous avions parfois droit à des chose orientées socialo-écolo.
    Heureusement pour moi, mon « détecteur à bullshit » a commencé à fonctionner dès un age très tendre et, sans bien comprendre pourquoi au début, j’ai tout de suite pris ces niaiseries pour ce qu’elles étaient, et avec des pincettes.

    Espérons que nos enfants puissent faire de même, mais hélas l’expérience tend à prouver que seule une élite particulièrement pugnace et intelligente (ou bornée et stupide) parviens à sortir plus ou moins indemne de ce bain continu de sornettes collectivisto-éco-gauchiste que constitue de plus en plus « l’enseignement » scolaire.

    • Conclusion pathologique. La seule chose que l’on peut accorder est bien que vous faites parti d’une des deux catégorie que vous évoquez..

  • Les commentaires sont fermés.

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