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Coincés

Publié le 8 avril 2014
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Si le président a certes changé de gouvernement (et quel changement !), il n’a malheureusement pas changé de situation économique. Il y a un mois, la fausse décontraction d’un Moscovici compulsivement incolore avait déjà bien du mal à camoufler le surplace navrant de l’économie française. Quelques semaines plus tard, le nouveau ministre de l’économie aura beau frétiller de sa vigoureuse chevelure bouclée, le constat économique reste globalement le même : le piétinement continue.

technical difficulties pandaEt les réformes (dont les annonces, toutes aussi pétaradantes et médiatisées que vides de contenu) se succèdent sans pour autant convaincre ni les Français, ni (et c’est plus grave) le reste des Européens qui commencent à trouver les petits entrechats français assez pénibles à financer. À peine arrivé en poste, Arnaud du Redressement a fait comprendre que les réformes, c’était bien joli mais pas facile et qu’avec la marge de manœuvre dont il dispose, un petit arrangement à l’amiable serait préférable. Tant que c’était lui, du reste, personne ne s’en est offusqué ; tout le monde a déjà jaugé l’asticot, et chacun connait certainement dans sa famille ou celle du voisin l’adolescent un peu revêche, facilement rebelle, qui sévit avec ses caprices et ses petites saillies un peu déplacées. Par analogie, les emportements de Montebourg rappellent ce temps où, encore jeune, on avait certes une grande gueule, mais surtout de petits bras, pas un rond et une mobylette pourrite.

En revanche, lorsque Michel Sapin, l’énarque aux relents de comptable provincial avec patchs en cuir intégrés sous les coudes, déclare lui aussi qu’il va falloir à la France un petit délai pour aménager la baisse des déficits et engager les réformes indispensables au retour de la croissance, là, les dents grincent et les mines se ferment. Le refus, du reste, ne se fait pas attendre. Olli Rehn, le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, a ainsi déclaré sans la moindre ambiguïté :

« Si je m’en réfère au pacte de stabilité et de croissance, un nouveau délai pourrait seulement se justifier par des événements économiques inattendus et défavorables avec des conséquences pénalisantes pour les finances publiques. Je ne vois pas de tels événements économiques inattendus et défavorables depuis le mois de juin dernier. Au contraire, la zone euro connaît actuellement une reprise qui va se renforçant. »

Il aurait pu ajouter « sauf pour la France qui continue à pédaler dans un dessert lacté épais et paralysant », mais cela aurait pu entraîner des petits désagréments diplomatiques. Néanmoins, le délai demandé par Sapin est donc clairement refusé. Ni une, ni deux, les deux ministres de l’Économie et des Finances ont décidé d’aller expliquer leur position… aux Allemands.

Et c’est vrai qu’il peut y en avoir besoin. D’abord, deux ministres là où la France n’en avait jadis qu’un seul, qui suffisait amplement à saboter l’économie française, on peut s’étonner : difficile d’imaginer qu’à deux, ils seront plus efficaces pour donner de grandes orientations au paquebot Bercytanic dont la soute, consciencieusement déchiquetée sur 30 à 40 ans, engouffre les déficits et la dette à gros bouillons tous les jours. D’autant qu’on sait que nos deux acolytes ne s’entendent pas exactement comme des larrons en foire. Montebourg, bouillant littéraire dont les capacités à manipuler les chiffres restent à prouver, est probablement une assez bonne antithèse de Sapin, bivalve froid et calculateur à l’énarchie profondément chevillée au corps. Là où, en Allemagne, les deux ministères, traditionnellement séparés, permettent une tenue rigoureuse des comptes, en France, on s’attend d’emblée à la cacophonie. Ne soyons pas méchant, l’avenir nous permettra de juger, mais il n’en reste pas moins qu’on sent déjà quelques flottements : le voyage français à Berlin avait tout d’abord été annoncé pour Sapin seul, avant que Nono ne s’invite.

stan monty et oliver sapinQuoi qu’il en soit, nos deux ministres vont avoir fort à faire pour convaincre les économistes, les politiciens et les patrons d’Outre-Rhin de toute la bonne volonté de la France en matière de réforme, mot devenu tabou depuis plusieurs décennies. En effet, on apprend parallèlement au déplacement des Laurel et Hardy de l’économie française que la puissante fondation Bertelsmann vient de publier une étude sur l’état de la France, ce pays « pas compétitif » selon leurs experts (non, vraiment, sans blague ?) ; et si le classement qu’elle établit sur 41 pays de l’OCDE place la France 14ème en matière de performance des politiques publiques (ce qui est honorable lorsqu’on voit le résultat), elle la place aussi 28ème pour la qualité de sa démocratie et 27ème pour la capacité de son exécutif à mener des réformes.

En cause selon la fondation : « la réticence des pouvoirs publics à décrire les problèmes franchement », ce qui est une façon polie de dire que les politiciens enfument le contribuable et le citoyen français depuis un petit moment à tel point que toute franchise est maintenant exclue. Pire, les experts expliquent même qu’ « alors qu’elle se bat pour adapter son modèle économique et social à un monde changeant, les problèmes s’aggravent bien plus qu’ils ne diminuent. » Et pourquoi ce marasme français ? Parce qu’il y a pour eux, « culturellement, une méfiance fondamentale envers les marchés et une croyance largement répandue que l’action publique est un moyen efficace de guider l’économie et de résoudre les problèmes ».

Une situation qui s’aggrave ? Une classe politique infoutue de la moindre franchise ? Une méfiance culturelle contre l’économie de marché ?

Oh ! Zut et flûte, voilà que des Teutons portent des constats similaires aux miens, et, abomination supplémentaire, aux constats formés par les économistes anglais dont les parutions, dans l’hebdomadaire de la fourbe Albion, The Economist, ont régulièrement défrayé la chronique ici et ailleurs. (Et je ne mentionnerai même pas que parmi les experts du rapport allemand se trouve même un Français, l’universitaire Yves Mény, parce qu’on me dira que ce traître à sa patrie a été à l’évidence acheté par le capitalisme néolibéral apatride et que son opinion n’a donc plus aucune valeur).

Et la mise en face à face de ce rapport, de ces conclusions et de ces remarques avec les petits couinements ridicules de Claude Bartolone n’en est alors que plus savoureux : pendant que les économistes expliquent que la situation mérite un volte-face et beaucoup de courage, le président de l’Assemblée, aussi détendu du mobile et de la dépense publique qu’on peut l’être lorsqu’on a toujours vécu exclusivement de l’argent des autres s’empresse de demander… des délais, histoire de bien faire comprendre à tout ce petit monde qu’il serait judicieux de continuer avec calme et pondération ce qui n’a pas marché sur les dernières années.

please helpMais la réalité est têtue et malheureusement, ne se laissera pas faire par les petites admonestations caliméresques du président du Parlement, ou les roucoulades enrouées de l’être bicéphale de Bercy. La réalité, c’est que tout ce petit monde est coincé.

D’une part, l’Europe ne pourra plus guère lui fournir de délai, sans mettre en péril toute l’Union et sans faire grogner plus que de mesure le partenaire allemand. Tous les autres pays à l’exception de la France ont, à un moment ou l’autre, fait des efforts, même s’ils ont été modestes, au moins pour tenter des réformes. Pour Sapin et Montebourg, le moment est venu de faire passer une amère pilule à tout le monde. En ont-ils l’étoffe ? Au vu de leur historique, on peut raisonnablement en douter.

les ratages de MontebourgD’autre part, les contribuables n’ont plus aucune marge de manœuvre en matière de ponction. Les entreprises ont tant perdu en compétitivité avec l’avalanche d’impôts et de taxes, le chômage a tant augmenté qu’il n’y a plus dans l’augmentation de la fiscalité aucun espoir de trouver des finances pour faire durer le plaisir. Quant à l’étape suivante, le chyprage violent des comptes bancaires, il est évidemment redouté par toute la classe politique et signera surtout l’échec complet de la politique hollandiste. Il ne peut en être question, même à demi-mot, avant un moment.

Enfin, en matière de réformes, les mensonges, les atermoiements et le populisme ont tant ancré dans le collectif français qu’il existait bel et bien une solution socialiste, solidaire, festive et citoyenne que toute autre solution, réaliste, pas du tout festive et franchement pas solidaire sera farouchement combattue par tous les tenants du merveilleux modèle social que le monde regarde nous mettre aux pieds avant que nous sautions dans l’eau boueuse et profonde. Autrement dit, les coupes claires dans les aides sociales (et les ponctions qui les abondent), les réformes massives dans la fonction publique et la réduction drastique du périmètre de l’État feront inévitablement sortir tout le peuple de ses gonds alors qu’il n’y a plus d’autres solutions.

On comprend dès lors que Hollande et sa troupe, plus prudents, cyniques et politiciens que réformateurs, se contenteront d’une série de pas microscopiques et d’effets de manche dont le seul but sera de limiter la casse sur leur petite personne. Pour le reste, c’est évident : ce pays est foutu.

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  • « … merveilleux modèle social… » que tout le monde nous envie (disent-ils) mais que personne n’imite.

    Merci h16 de me faire rire chaque fois que je lis vos articles malgré la situation dramatique.

  • Avec les élections européennes qui arrivent c’est pas maintenant que nos chers dirigeants vont changer de politique…

  • « une croyance largement répandue que l’action publique est un moyen efficace de guider l’économie  »

    C’est l’opinion de français moyen « de base », antilibéral, qu’il soit de droite ou de gauche. En revance Hollande en tant que politicien cynique et réaliste, plus intéressé par le pouvoir que par les vulgaires questions économiques pense que l’économie est cyclique et qu’une reprise viendra redorer son blason.

    D’une part, peu lui importe que si reprise il y a, celle-ci ne soit qu’un sursaut dans une tendance globale de perte de compétitivité, de rang au niveau mondial et d’endettement continu. D’autre part, il est probablement trop optimiste sur la reprise mondiale et surtout ses retombées sur la France, en particulier sur l’emploi.

    Enfin, il y a manifestement un double langage, une tromperie des électeurs et une fuite en avant : les politiciens socialistes « réalistes » ne croient même plus à la viabilité du concept. Ils n’ont pas de solutions, de vision ou de projet. Ils sont la seulement pour imposer leur « morale supérieure » sans se soucier des conséquences ou de la possibilité de changer réellement les mentalités par la loi. Et leur arrogance leur permet de justifier à leurs propres yeux leur train de vie princier : « dirigeant socialiste, parce que je le vaut bien ! ».

    • Vaux, non ?

      C’est pas le slogan de la copine de Sarko ?
      Depuis qu’il y a Hollande, elle doit avoir une loi fiscale spéciale…imaginez un peu le pouvoir de dire:

      Alors mon gros lapin, tu oublies ta loi débile, tu te la files dans le trognon, sinon je me casse. Hum c’est bon.

  • Mais non pour ça:
    « Quant à l’étape suivante, le chyprage violent des comptes bancaires, il est évidemment redouté par toute la classe politique et signera surtout l’échec complet de la politique hollandiste. Il ne peut en être question, même à demi-mot, avant un moment. »

    Moi, Monsieur H16, je peux vous donner une date !!! Et oui !

    Grâce à mon intelligence qui frise le bulot cuit, je peux affirmer que la loi sera votée juste avant les élections de 2017, et appliquée juste après les élections de 2017. C’est très malin…..non ?

    Si la gauche est réélue, sur un nouveau coup de bol, ou alors par des Français de plus en plus con, elle pourra continuer sa politique super géniale.

    Si c’est L’UMP, il faudra qu’il explique comment il va faire pour s’en sortir. (il aura une bonne dose de merde sur la tête…sympa les copains)

    Si c’est le FN, mouah ahahah, là, ça change rien, on va de toute façon revenir au Francs, et du même coup perdre plus de la moitié de notre argent.

    Voyez vous, ce pays est foutu, c’est une certitude. Même la date en est une.

    • Le chyprage des comptes a déjà commencé avec les dettes publiques alimentées par les QE. Malheureusement, il faudra sans doute en passer par ce crime fiscal ultime pour que la population prenne enfin conscience que les Etats obèses sont la cause essentielle des crises économiques et que les banques doivent impérativement être tenues fermement indépendantes des Etats, des dettes publiques (interdites) et des monnaies de singe monopolistiques.

  • que voulez vous que puisse faire les politicards depuis la loi du 3 janvier 1973 ? ils nous ont vendus à l’oligarchie financière mondiale contre paiement d’intérêts .
    les fils prodige de la france depuis ce 3 janvier 1973 , ont fait en sorte que leur compatriotes soient englué dans leur merdes la suite , il y a eu mastricht avec delors et mitterrand , puis chirac , et le pire de tous sarkozy .
    je ne parle pas de son clone hollande , il poursuit la politique de son frangin .
    nous ne sommes pas sortie de la merde avec les abstentionnistes qui trouvent les excuses qu’ils sont tous pourris pour ne pas faire leur travail d’éjection envers les minables .
    la peur de l’inconnu les paralyses , ils préfèrent s’abstenir que tenter le grand saut qui pourraient leurs ouvrir un horizon nouveau .

  • Il est plus que temps d’introduire dans la constitution la notion de forfaiture pour mensonge politique. Le mensonge politique est un crime contre la démocratie et contre la population, similaire au meurtre étatique et au vol fiscal. Les trois crimes sont condamnables avec la même sévérité. C’est ainsi qu’à terme, le socialisme, idéologie barbare et périmée, négation de la civilisation et de l’humanité, sera interdit par défaut, sous toutes ses formes, notamment l’écologie politique avec le mensonge du RCA.

  • Dans le doute…abstiens toi!et comme je me defie de tout ce qui se trouve au dessous du ciel..ah non ca c est de Bloy et il abuse un peu la 🙂

  • Faut voir la connerie de nos Zélus :
    Extrait en ce qui concerne les expatriés, repris sur le site d’une banque :

    Le taux d’imposition de la plus-value immobilière (auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux et une taxe sur les plus-values excédant 50 000 EUR), après application d’abattements pour durée de détention est fixé, à :
    331/3 % en principe,
    19 % si vous résidez dans un État de l’Espace Économique Européen ou en Suisse,
    75 % sur vous résidez dans un État et territoire non coopératif.

    Il vaut mieux se barrer dans l’EEE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    faudrait vraiment être très très con pour aller ailleurs …………………..
    Mort de rire :mrgreen:

  • Tout à l’heure j’ai entendu un connard quelconque expliquer (au Senat je crois), que le gouvernement devait réclamer un nouveau délai à Bruxelles et que la France devait imposer à l’Europe une « politique de croissance »…. Peut être n’a t’il pas remarqué que d’une part, vu notre position, nous serions bien mal avisés d’imposer quoique ce soit, et que d’autre part, l’Europe connaissant la croissance et pas nous, il faut peut être se demander plus sérieusement qui mène une politique de croissance et qui fait l’inverse…
    Le monsieur réclamait plus de dépenses publiques…. C’est vrai qu’avec les quantités de milliards sacrifiés sur l’autel de la relance, on voit bien l’efficacité du procédé.

    Sinon, pour le discours de Valls, interessant, mais insuffisant. Des mesurettes, trop timides. Certes dans le bon sens, mais ça ne suffit pas. La suppression du mille feuille ne doit pas attendre 2021. Idem pour les baisses de charges, c’est aujourd’hui, pas en 2015, et dans des proportions bien plus importantes.

    Là où Valls s’est en revanche effondré, c’est sur la question des dépenses. Il est très loin du compte. 39 milliards d’économie, en sucrant notamment l’assurance maladie (donc autant dire que ça se fera au détriment des remboursements et que l’administration titanesque et la connivence avec les labos ne seront pas impactés). 39 milliards, sur 1200 de dépenses (puisqu’il a été question des collectivités locales aussi). Et encore, il me semble que c’est sur 3 ans, autant dire, keudal. Les postes d’économies sont légions pourtant. je pense qu’il fait un mauvais calcul. Il n’ose pas arrêter la brosse à reluire, pensant que conserver toutes ces dépenses futiles permettra de flatter l’électorat. Mais la situation économique et le chômage auront bien plus de poids que les petites subventions et autres prébendes lors des prochaines élections.

    S’il veut avoir sa chance en 2017, qu’il rompe pour de bon avec sa politique de dépense actuelle. Sur le coup ça va raler. Certes. Mais il en sortirait renforcé. En France et à l’international.

    •  » s’il veut avoir sa chance en 2017  »

      il y a fort à craindre pour valls que s’il attend 2017 pour avoir sa chance, il tombe au oubliette de l’histoire…

  • Par contre Moscovici n’est pas « faussement décontracté ». Avec une rente à vie, un sommet de carrière flamboyant et des tas de groupies même si le reste du peuple le déteste, il est probablement parfaitement détendu, voir euphorique.

  • Les commentaires sont fermés.

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