Cette Une de The Economist qu’on ne veut pas comprendre

Publié Par h16, le dans Économie générale, Édito, Médias

The Economist dresse un état des lieux lucide que Hollande aurait intérêt à considérer autrement que comme persiflage de la perfide Albion.

Par h16.

Il faut être Montebourg pour comparer The Economist à Charlie Hebdo. Et il faut des dirigeants de ce piètre acabit pour hausser des épaules ou s’agacer du dossier que l’hebdomadaire économique anglo-saxon consacre cette semaine à la France, au lieu d’en prendre attentivement connaissance et d’en tirer les éventuelles conclusions qui s’imposent, notamment sur le plan politique.

On peut comprendre, lorsqu’on voit la photo d’illustration de la Une de cette semaine, pourquoi tant Ayrault que Montebourg se sont agacés de l’aspect volontairement provocateur qu’a choisi The Economist pour faire passer son message ; décrire ainsi, en pleine page, la France comme la bombe à retardement de l’Europe, c’est, à n’en pas douter, une méthode efficace pour attirer l’attention, le buzz comme on dit de nos jours, et provoquer une belle polémique qui n’a pas fini d’enfler en France. Certains se demandent même si l’hebdomadaire économique ne cherche pas là à camoufler les errements de sa propre patrie, l’Angleterre, durement touchée par la crise, en focalisant ses lecteurs sur les problèmes français. Mais ce serait une bien pauvre réaction que de s’arrêter là et ne pas aller lire le contenu des analyses qu’on nous propose ainsi, aussi corrosif soit le packaging qui les entoure…

En effet, lorsque The Economist constate la position centrale et proéminente de la France, avec l’Allemagne, au cœur de l’Europe et de la Zone Euro, il ne fait ici que répéter ce que tout le monde sait déjà : tout, dans la construction européenne et dans la mise en place de la monnaie unique montre que les dirigeants français se sont démenés pour arriver à cette position, depuis Mitterrand et Chirac jusqu’aux agitations cosmétiques de Sarkozy et à la soumission molle de Hollande. Et pour le moment, la France s’en tire honorablement puisqu’à lire les pages que The Economist lui consacre, le pays s’en sort ni trop mal (et évite le sort douloureux de l’Espagne, l’Italie ou le Portugal, sans parler de la Grèce) ni trop bien (comme les pays du Nord à l’instar de la Finlande ou de l’Allemagne).

Mais cette situation tient en fait d’un mélange de deux extrêmes opposés : d’un côté, ses taux d’emprunts sont faibles, très faibles mêmes, probablement pas loin d’un record tant il semblerait que les gens se réfugient dans l’achat de bons allemands ET français, ce qui ne lasse pas de surprendre l’observateur averti. Le pays dispose aussi, et c’est connu, d’infrastructures de communication et de télécommunications d’excellente qualité, en plus d’une position géographique très favorable. Et de l’autre côté, ses chiffres macroéconomiques, franchement mauvais, sa croissance anémique voire négative, sa compétitivité de plus en plus mauvaise, et les directions générales consternantes impulsées par un nouveau gouvernement, qui apparaît tout sauf maître de la situation, laissent plus de place à l’effroi qu’au rêve. De telles différences s’assemblent pour donner un constat lové douillettement dans la médiocrité, la moyenne, le milieu, l’entre-deux. En fait de cœur de l’Europe, la France en est le ventre mou presque revendiqué, assumé.

Et pour The Economist, la crise n’a fait que révéler cet état des choses, notamment, par l’absence de dévaluation possible, en laissant les politiciens sombrer dans la dépense publique qui a explosé, à 57% du PIB, la plus forte en Europe.

ratio dépenses publiques sur pib,  2012Source Wikipedia, Eurostat

The Economist va cependant plus loin : puisque Hollande a, au travers du PS, tous les leviers du pays, il pourrait en profiter pour lancer de vraies réformes structurelles. Mais l’hebdomadaire ne peut s’empêcher de noter ce que je remarque régulièrement : l’optimisme de façade du président masque mal sa faible motivation devant la tâche à accomplir, et son aussi faible crédibilité. Après tout, les entreprises savent à quoi s’en tenir sur le plan fiscal, et ce n’est pas joli joli. Le constat de cette absence de prise de conscience et du problème à bras-le-corps est d’ailleurs résumé dans cette phrase cruelle mais juste :

« European governments that have undertaken big reforms have done so because there was a deep sense of crisis, because voters believed there was no alternative and because political leaders had the conviction that change was unavoidable. None of this describes Mr Hollande or France. »

« Les gouvernements européens qui ont entrepris des grandes réformes l’ont fait parce qu’existait un sentiment profond de crise, parce que les électeurs croyaient en l’absence d’alternative et parce que les politiciens avaient la conviction qu’un changement était inévitable. Rien de tout cela ne décrit M. Hollande ou la France. »

Eh oui : le seul changement fut celui du nom du chef de l’État, mais ni sa politique actuelle, flirtant amoureusement avec une rage taxatoire rarement vue dans ce pays, ni le fond jacobin et centralisateur de ses mesures interventionnistes ne changent par rapport aux précédents présidents. Ici, la critique de The Economist fait d’autant plus mal qu’elle tape juste lorsqu’il décrit le PS comme passéiste et hostile au capitalisme. L’hebdomadaire note aussi que le dernier politicien à avoir fait les frais de ses analyses, en juin 2011, était Berlusconi, jugé incapable de réforme du pays et… débarqué dans les six mois suivants.

Sa conclusion, parfaitement en ligne avec ce que j’écrivais il y a quelques jours, rappelle que si Hollande refuse encore de faire les réformes, la réalité économique, indéboulonnable, se rappellera à lui de façon brutale (et pas plus tard que l’année prochaine).

En définitive, si l’on passe sur une couverture provocante (mais habituelle), The Economist propose une vision lucide de la France et en dresse un état des lieux que le président français aurait tout intérêt à considérer autrement que comme un simple persiflage d’un magazine de la perfide Albion, notre meilleure ennemie. Compte tenu de l’accueil et de la capacité de prise de recul de nos dirigeants, tout ceci ne sera à l’évidence suivi d’aucun effet salvateur.

unes de The Economist consacrées à la France

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  1. Le titre de « The Economist » c’est de la petite provoc à deux balles.
    Eternelle rivalité France- Angleterre
    Ceux qui prennent ça au sérieux perdent leur temps.

    1. Ceux qui ne voient que de la provoc a deux balles sont les memes qui refusent de voir les realites economiques en face et vont prendre la baffe magistrale qu’ils meritent a base de deflation, d’hyperinflation et de depression. Et c’est valable pour la France comme pour le Royaume-Uni.

      1.  » Et c’est valable pour la France comme pour le Royaume-Uni  »
        CQFD
        C’est donc bien la preuve que « The Economist » est très mal placé comme donneur de leçons et s’il fait ce genre de couverture c’est uniquement pour flatter un lectorat anti-France de longue date.

        1. Position idiote. The Economist n’est pas responsable des errements des gouvernements Blair, Brown et Cameron. Se borner a la nationalité montre bien les limites de cette réflexion. Et croire que The Economist est plus tendre avec le Royaume-Uni, c’est de l’ignorance. J’attends de voir le Nouvel Obs pondre UN SEUL article de la qualité de l’INTEGRALITE d’un journal comme The Economist.

        2. Tiens, le troll revient avec ses commentaires mal boutiqués. Et au fait, vous avez lu l’article ? qu’avez-vous à répondre à la jolie carte colorée du milieu, avec la France « au coeur de l’Europe » et « au coeur de la bonne grosse dépense publique qui nous amène au gouffre » ? Rien. Normal, vous êtes un petit troll.

          1. De toutes facons, si nos élites gouvernantes qui s’autorisent a penser dans les milieux autorisés se sentent obligées de répondre a un perfide torchon de ces méssanzanglais, c’est que quelque part le canard en question doit bien mettre le doigt la ou ca fait mal.

        3. Ce qui est amusant, c’est qu’avec cette mentalité nationaliste, aucun français ne pourrait critiquer l’Angleterre (ni la plupart des autres pays).
          En somme, on ne peut s’attaquer qu’au plus faible que soit. Encore un national-socialiste frustré ?

    1. Oui certes. J’ajoute le lien.

      Mais notez que le graphique n’a pas de légende, pas de titre, pas de référence de la source. C’est dommage, c’est une partie importante du travail.

      1. Comment pas de légende, pas de référence de la source ? C’est écrit dessous : « Ratio dépense publique sur PIB par pays en Europe, selon les données les plus récentes d’Eurostat. (…) Légende : marron > 55%, rouge 50-55%, orange 45-50%, jaune 40-45%, vert 35-40%, bleu 30-35%, violet < 30% (non utilisé actuellement). 2009-05-20 ; mis à jour 2012-09-06." Merci pour le lien en tout cas ;-)

        1. Oui oui, j’ai bien vu, mais c’est dans le texte accompagnant le graphique, pas dans le graphique lui-même, ce qui est bien plus pratique pour l’exporter et le faire connaître ;)

  2. J’adore ce tweet: « The Economist n’intègre pas dans son article les éléments nouveaux du paysages français de l’innovation, dont sa culture.  » On est en final, on est en final, lalalère !

  3. Le meilleur moyen de faire face à la crise c’est de permettre à l’économie d’être réactive. La réactivité suppose donc la simplification réglementaire, l’allégement des structures coûteuses et inefficaces de l’administration publique qui pèse sur les consommateurs et sur les entreprises, bref tous ces éléments que l’on ne trouve pas vraiment dans la politique actuelle. Et du passé aussi. PS français (en grande partie) est désormais, en Europe, la seule gauche de gouvernement à se cramponner aux thèses sommairement anticapitalistes et antilibérales inspirées par une sorte de trotskisme moisi : même avec le recul, ses échecs économiques fracassants ne l’ont pas amené à une révision intellectuelle, bien qu’il ait dû modifier sa pratique sous la contrainte des réalités. L’idéologie, n’étant pas tirée des faits, ne se sent jamais réfutée par eux. Pourtant, comme toutes les nations modernes, la France aurait besoin d’un parti de gauche s’inscrivant sans ambiguïté à l’intérieur du modèle démocratique d’économie de marché qui a finalement prévalu dans le monde. La vieille doctrine révolutionnaire selon laquelle le socialisme doit s’assigner pour but de changer de société, n’a engendré, partout et toujours, que des catastrophes. Elle ne suscite à ce jour au PS que de navrantes déclarations sans aucun contenu pratique, alors qu’une dose raisonnable de réflexion pragmatique serait la bienvenue. Parmi eux se trouvent, certes, bien des gens intelligents, désireux et capables de procéder à la mise au point des idées qui devraient aujourd’hui guider un grand parti de gauche. Cette décision, tous les socialistes européens y ont procédé : les socialistes allemands, portugais, espagnols, britanniques, scandinaves – même l’ex-Parti communiste italien. Mais pas les socialistes français. Car ce ne sont pas les plus intelligents d’entre eux qui, en France, dans leur propre parti, tiennent le haut-parleur. Ils sont réduits au silence et contraints de cacher leurs doutes par les excommunications des aboyeurs de slogans.

    Il y a six implications principales du poids de l’État qui expliquent sa relation adverse avec la prospérité: (1) l’extraction de ressources, qui inclut les impôts et leur prélèvement, l’endettement, l’inflation et la réglementation, (2) l’inefficacité du secteur étatique en raison de l’absence du signal des prix et de la mesure du profit, (3) la substitution au secteur privé, auquel les dépenses de l’État livrent une concurrence déloyale, (4) les mauvaises incitations liées aussi bien à la fiscalité qu’aux dépenses, (5) l’inhibition de l’innovation que cause la rigidité des structures (CNRS) et des processus étatiques et (6) l’affaissement moral qu’implique la dépendance sociale ainsi que la violation des choix personnels et des droits légitimes de propriété. Le marché libre et la société civile, c’est-à-dire les personnes directement touchées par les décisions qui les concernent, peuvent non seulement produire les biens et les services nécessaires à leur bien-être, mais peuvent le faire mieux et moins cher.

  4. N’oubliez pas que les Français sont détenteurs d’un patrimoine assez important, nettement supérieur à la dette. Ce patrimoine est une réserve sur laquelle nos créanciers peuvent se garantir en cas de défaillance de l’état, celui-ci en se servant des moyens de spoliation, déjà initiés, pourra garantir les emprunts d’où, à mon avis, le faible taux des emprunts dont vous êtes garants sur vos bien propres sans que personne ne vous en ait averti.
    Espérons qu’Hollande et sa bande d’escrocs attendra les chaleurs de l’été avant de nous tondre car en hiver on risque des maladies, mauvais pour la sécu quoique les maladies hivernales sont risquées pour les retraités, ce qui réglerait une partie des problèmes des retraites. Allons, soyons fous, et vive « l’age de cristal ».

    1. Ce serait vrai si les impôts n’étaient pas déjà au maximum. C’est bien le problème de la France : il n’y a plus aucune marge de manoeuvre (toute hausse du niveau des impôts se traduisant par une baisse des recettes) tandis que le besoin de financement de l’Etat va augmenter.

      1. Les impôts ne sont jamais au taquet. Il y a toujours moyen de les augmenter, ne serait-ce que par la spoliation. Aux US, je crois que c’est pendant la crise de 29, le gouvernement a bien obligé les détenteurs d’or à vendre leur réserve. Tout est possible, surtout l’improbable. Je reprends cette réflexion de J-P Dupuy : « le pire est certain ».

        1. Oui, on peut augmenter les taux nominaux des impôts. Mais la rentrée fiscale sera quand même en baisse, parce que l’activité reculera.

          Exemple : une taxe nouvelle sur le patrimoine. Le patrimoine des Français est essentiellement constitué d’immobilier. Si on taxe ce patrimoine pour rembourser les dettes, c’est directement le pouvoir d’achat qui sera atteint puisque par définition, le patrimoine n’est pas liquide. Conséquence : les milliards gagnés avec la taxe sur le patrimoine seront plus que compensés par les milliards de recette en moins sur la TVA ou la TIPP.

          En France, l’ISF est l’équivalent des ventes d’or forcées. Cet impôt aura coûté bien plus en perte de recettes qu’il n’aura rapporté. Son maintien est de la pure démagogie.

          Bref, on peut tourner le problème dans tous les sens, il n’y a plus d’autre solution que la baisse des dépenses pour combler le déficit, pour relancer l’économie et pour alléger le stock de dette. Le gouvernement a encore du mal à accepter l’inéluctable. Il barguigne pour la forme mais il ne devrait plus tarder à prendre les bonnes décisions, sous la contrainte du réel.

          1. Entièrement d’accord avec vous, mais j’ai bien peur qu’un gouvernement aux abois n’augmente un impôt confiscatoire comme l’ISF ou les droits de succession, qui touche le patrimoine et pas (ou peu) la consommation. Sous forme de solidarité citoyenne, leurs paramètres peuvent varier énormément avec l’approbation du peuple à qui sera désigné les boucs émissaires. N’oublions pas que la richesse de la France réside aujourd’hui principalement dans le patrimoine de ses habitants.
            Il y a bien le gaz de schiste, qui serait une source de revenu non négligeable, mais chut, je ne sais même pas si on a le droit d’y penser.

          2. Tout à fait, le risque augmente avec la contrainte. D’un autre côté, sans contrainte forte lié à une crise grave, pas de changement possible. Mon optimisme naturel est ma naïveté…

    2. Le patrimoine des français se concentre malheureusement beaucoup trop dans l’immobilier. Idem pour l’assurance maladie dont les fonds sont majoritairement constitués d’obligations d’États insolvables. Quand la bulle immobilière explosera, les spoliateurs risquent d’être très déçu… et un spoliateur déçu peut devenir très dangereux !

      1. L’assurance-vie ;)

        A propos de la bulle supposée, les prix de l’immobilier ne sont pas près de baisser : la minustre ne semble pas vouloir renoncer (à placer le Japon dans l’hémisphère sud) à organiser la pénurie de foncier et la pénurie subséquente de logements. Elle présente même tous les signes d’une obstination coupable.

        1. Oupss.

          Quant à l’immobilier, avec ce qui s’annonce, j’ai peine à croire que les français puissent y sacrifier longtemps un telle part de leur pouvoir d’achat. Aussi la France parait-elle de moins en moins attractive à l’étranger et la déflation plane toujours. Vous n’avez cependant pas tort mais disons que je n’y investirais un rond.

    3. Comme leur patrimoine est essentiellement immobilier, votre constatation est fausse car à la première lueur de spoliation du « patrimoine » les prix et donc la valeur de celui ci va s’évaporer comme la neige au soleil.

      1. Possible, cependant l’ISF vs les prix de l’immobilier contredit votre analyse. Les forces de rappel de la pénurie organisée (voulue ?) sont très fortes…

  5. @H16
    un détail : l’édito n’est pas le même sur la version mobile de Contrepoints et sur votre blog : « Tout comme en Sarkozie, en Hollandie, l’économie périclite ».
    => un bug?

  6. Les réactions sont vraiment révélatrices de la beaufitude française.
    Le beauf à la française aujourd’hui, ce n’est pas un bac – 2 qui vote Lepen en criant « tous pourris ».

    le beauf à la française c’est une personne, qui a fait des études, qui est fan de séries américaines, de services web anglo saxons (ou de leurs copies françaises), mais qui n’a jamais surfé sur le web anglophone,
    qui n’a jamais eu cette curiosité, qui ne s’est jamais pris la claque, le fossé de la différence de qualité, de liberté, de degré d’avancement entre leurs structures, leurs productions et les notres : que ça soit média, presse ou autre.

    Et ce gros beauf aujourd’hui en voyant cette UNE de The economist, Il défend farouchement son enclos en fils barbelés éléctrifiés en s’étranglant d’un « Ils n’ont rien à nous apprendre ces rosbifs bouffeurs de gely ! »

    1. Sa complexité incite beaucoup de gens à sacrifier les langues étrangères au profit d’une meilleure maitrise de la notre, à tort ou à raison. Complexité qui pourrait être un élément d’explication de bien des particularismes français.

  7. Vraiment, il est déplorable de constater que des français comme H16 et ses lecteurs « libéraux » adoptent un comportement anti-patriotique. Ceci est d’autant plus déplorable qu’ils appuient les arguments d’un journal médiocre, qui ne voit pas qu’en fait, la bombe est bel et bien le Royaume Uni, véritable paradis fiscal totalement désindustrialisé, où les criminels vont blanchir leur agent sale, alors même que les agents privés sont détenteurs d’une dette privée explosive avoisinant les 1000 % du PIB britannique.Bref, un journal d’un pays qui devrait avoir profondément honte de ce qu’il est :un pays où seuls les riches mafieux peuvent passer des jours heureux. Non seulement cet article est une insulte profonde à l’encontre de notre pays qu’H16 et ses lecteurs haïssent tant, mais pire, il n’est qu’un tissu de mensonges éhonté !

    1. Disons plutôt que nous n’avons pas la même idée de ce qu’est un comportement patriotique.

      Pour moi applaudir son pays quand il va droit dans le mûr, adorer ses médias et ses élites nuls, corrompus et unanimes, aduler son enfer fiscal, et venir aboyer contre toute personne qui ne partage pas cette vision c’est être au mieux un gentil petit toutou, au pire un zombie collabo.

      Après, si des gens sont là là à lire, écrire, commenter des articles, alors que ça les fait sans nul doute manquer une soirée coke caviar champagne avec les putes de la city, c’est peut être que l’état de ce pays les touche et qu’ils aimeraient y voir plus clair, partager leurs idées et faire ce qu’ils peuvent à leur niveau.

      « un pays où seuls les riches mafieux peuvent passer des jours heureux »
      Oui c’est vrai c’est quoi ce pays pourri ou on a le droit de réussir par son travail ? Alors qu’en France il suffit d’être énarque, syndicat, association affiliée ou minorité d’utilité publique ! Tellement moins mafieux et plus heureux pour tous !

    2. Patrie =/= état.

      Être patriote ne signifie pas supporter le gouvernement quoi qu’il fasse.
      Bien au contraire, ceux qui descendent un gouvernement incompétent le font parce qu’ils estiment que leur patrie mérite mieux.

    3. Marc: « et ses lecteurs « libéraux » adoptent un comportement anti-patriotique »

      Et pour vos élite qui depuis trente-huit ans n’ont pas signé un seul budget positif endettant chaque français et ses enfants à mort et plongeant la France dans une crise extrêmement grave vous avez un message patriote ?

      « Bon boulot » ?
      « Cocorico » !?

      Le sale traitre qui applaudi des deux mains des élites qui ont vendue la France pour gagner quelques votes avec la complicité des médias c’est vous.

      1. le patriotisme est une préférence irrationnelle pour la proximité géographique, une disposition psychologique encouragée par les hommes du pouvoir afin de faire agir les individus contre leurs intérêts et de récolter les sacrifices ainsi concédés.

        1. L’endettement ne reste qu’un nombre, ça n’a pas empêcher l’Argentine de se mettre en faillite : elle ne s’est jamais aussi bien porté. On considère à tort un Etat comme une entreprise alors que c’est l’Etat qui fixe les rêgles. Regardes les USA, 15 000 milliard de dettes federal, et si on compte celles de Etat federé, on avoisine des sommets inconnu (certains parlent de 200 000 milliard de dollars), le tout avec un déficit à deux chiffres, pourtant il continue d’emprunter, la dette n’est qu’un chiffre de toute façon, et si il ont besoin d’Argent, la FED est à leur service. Depuis l’abandon du standard Or, la monnaie de singe fait qu’un Etat souverain est au dessus des règles, dans le cas extrême, la France continue d’emprunter puis les taux augmentes, elle s’endette toujours plus et les taux d’intérêts grimpent, les taux d’intérêts deviennent astronomiques et la dette croit de manière jamais vue, mais ce n’est qu’un chiffre tant qu’on trouvera un créancier à n’importe quel taux d’intérêt et le marché est là pour ça.

          1. Ce que vous dites concernant l’économie de l’Argentine est totalement faux. Sa monnaie ne vaut rien en raison d’une inflation galopante, les politiques protectionnistes sont une réelles catastrophe, et le défaut de l’Etat a plongé la plupart de la population dans une pauvreté certaine, alors que ce pays fut dans les 10 premières puissances économiques mondiales durant les années 50 . Après, vos idéaux gaucho bobos, vous pouvez vous les garder là ou je le pense. Ce qui est bien avec la gauche, c’est qu’elle prétend toujours s’affranchir de toutes les règles. On voit où ce raisonnement idiot nous mène….

          2. « elle ne s’est jamais aussi bien porté. »

            L’europe aussi après la grande peste.

            Vous avez une idée de ce que la faillite à engendré pour la population pendant les années qui ont suivie ? Je sais bien que le mensonge et la déformation de la réalité est une seconde nature chez les collectivistes mais quand même.

          3. « L’Argentine en faillite : elle ne s’est jamais aussi bien porté » : si avoir 30% d’inflation, 50% de pauvres, des bidonvilles croissants autour des villes et une quasi dictature, c’est bien se porter, on se demande ce que ça va devenir quand ça ira mal !

            « Tant qu’on trouvera un créancier à n’importe quel taux  » : encore un qui n’a rien compris ! Les taux augmentent car la demande pour les nouveaux bons publics baisse. Au fur et à mesure que les créanciers se font plus rares et que les taux augmentent, il arrive un moment où plus personne ne prête au pays surendetté. Ce dernier n’a alors plus que trois choix possible : faire des d’économies, faire défaut, faire de la monnaie. Mais dans tous les cas, la dette, c’est fini !

  8. The Economist part du principe qu’un Etat doit se soumettre au rêgles alors que c’est lui qui les façonne à sa guise. Ce qui me déplait avec ce schéma de pensé c’est qu’on va justifier la mise en esclavage d’un peuple par cette manière (le FMI a beaucoup travaillé à cette méthode). Les pays qui se sont remis de grandes crises sont ceux justement qui n’ont pas respecté le système, l’Argentine a refusé de payer ses dettes, personnes ne veut plus lui prêter et elle s’en porte encore mieux puisqu’elle ne doit donc plus que des comptes à sa banque centrale qui lui appartient. Je préfère vivre en France où même si l’endettement devient de plus en plus faramineux, ce n’est jamais rien qu’un nombre mais où on garde les acquis sociaux (j’y reviens), parce que on trouvera toujours quelqu’un pour nous prêter du cash, par contre si sous prétexte que le cout de la main d’œuvre n’est pas assez compétitif par rapport au chinois, tu créé une guerre civile parce que 20% de la population n’a plus de quoi manger, là c’est déjà plus problématique.

    Concernant les acquis sociaux, parce que je sens que beaucoup pourrait élever la voix, je considère tout simplement que le système capitaliste libéral n’est qu’un des multiple modèle qui s’offre à nous et je considère, par définition, que le choix de ce modèle permet de créer une société ayant pour but d’améliorer la vie de ses individus, or si ce système oblige à renoncer à des avantages acquis et donc insinue que les conditions de vie doivent se détériorer (ce qui se passe puisque la nouvelle génération vivra moins bien que ses prédécesseurs), ce système n’a aucune raison d’être. Alors certes certains sortiront le fait qu’il faut que quelqu’un paye les mauvaises politiques et tout le tralala mais concrètement, les capacités matérielles n’ont pas baissés, on a pas (encore) un problème d’accès aux ressources, les hôpitaux sont bien là matériellement, les usines fonctionnent même avec 5 semaines de congés payé, alors d’un point de vue financier c’est moins rentable, mais on sait produire matériellement les produits. Le problème financier, des bénéfices… (le système en gros) ce ne sont que des choses qui sont là d’en un but uniquement gestionnaire : la gestion de la production et la répartition des richesses, les mécanismes ne sont là que pour ça, mais matériellement si hier on avait les moyens d’avoir des acquis sociaux tel, pourquoi pas aujourd’hui?

    1. Bloucas: « The Economist part du principe qu’un Etat doit se soumettre au rêgles alors que c’est lui qui les façonne à sa guise. »

      Un état ne peut pas plus s’affranchir de la gravité que vivre à crédit. Vous racontez des conneries quelqu’un doit bien payer quelques part les richesses et les biens consommés.

      Bloucas: « or si ce système oblige à renoncer à des avantages acquis »

      Le capitalisme n’a rien à voir avec le problème, c’est l’incompétence totale des élites et du peuples français qui croient aux licornes et aux menteurs qui les promettent. Il y a en Europe des pays qui se portent parfaitement bien avec une dette et un chômage maitrisée et des systèmes sociaux aussi ou plus performant ET pérenne.

      Vous êtes un parfait représentant de cette incompétence d’ailleurs, on peut dépenser 25% de plus qu’on ne gagne pendant 38 ans d’affilée et ça ne pose aucun problème selon vous.

    2. « The Economist part du principe qu’un Etat doit se soumettre au rêgles alors que c’est lui qui les façonne à sa guise. »

      Les hommes qui vivent par, pour et en l’Etat ont l’illusion de pouvoir façonner les règles à leur guise. Mais c’est toujours une impasse. Tout Etat, même une démocratie, s’il veut survivre, est contraint par des règles qu’on peut désigner comme « lois naturelles » ou « lois morales ». Les institutions étatiques anti-naturelles, anti-humanistes, immorales, finissent toujours par s’effondrer dans la crise, la destruction et la guerre.

      Si la France persiste à maintenir un Etat socialiste obèse, nous ferons inéluctablement l’expérience de l’effondrement.

  9. Quand on voit les réactions des français à cette Une çà fait juste peur… C’est tellement français: même les pieds dans la mer*e le coq continu à être arrogant. C’est pathétique autant de paresse intellectuelle..

    On n’est pas sorti le c*l des ronces comme dirait l’autre !

      1. Citoyen: « La bonne nouvelle c’est que h16 prend à nouveau la presse au sérieux »

        Il me semble qu’il en avait surtout à l’encontre de la presse fraônçaise et on ne peut lui donner tort. Je lis pas mal de journaux anglais et on y retrouve beaucoup moins, voir pas du tout, ce sentiment d’être dans Alice au pays des merveilles.

        1. Je ne sais pas si on peut aller jusque là: la presse et médias britanniques sont unanimes pour dire que Cameron a procédé à des coupes budgétaires, alors même qu’il n’a fait qu’augmenter la dépense publique.

      2. Belle remarque toute pleine d’intelligence de Citoyen qui n’étonnera personne…

        Evidemment, ici, comparer « La presse » (surtout française) avec « The Economist », c’est particulièrement couillu. La presse anglosaxone est nettement moins mauvaise que la franchouille, c’est un fait. Elle a elle aussi ses gros biais, ses méthodes parfois scandaleuses, mais elle reste, ne vous en déplaise, supérieure à la merdasse tiède que la France appelle presse.

  10. Sur un air de sirtaki ou la nouvelle Grèce!Bref contrairement aux anglais les Français sont tellement fermés d’esprit que l’URSS serait encore si nous avons le pouvoir de la ressuscitée!

    1. L’URSS, on va la recréer, sans la Révolution. On sera le premier pays à créer le communisme sans révolution préalable. Ca se fera lentement, avec l’accord de la majorité des Français. Ce sera un communisme à la Huxley. Ce sera parfaitement démocratique (au sens de Siéyès). Huxley avait vu juste. Plus juste que Orwell.