« Les gazelles », « Sex and the city » à la française ?

« Les gazelles » est annoncé comme la comédie « de fille » pour les filles, se voulant franche et décomplexée.

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Affiche du film Les Gazelles (tous droits réservés)

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« Les gazelles », « Sex and the city » à la française ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 2 avril 2014
- A +

Par Bénédict Cart.

les_gazellesRelations homme/femme, les soirées entre filles, les femmes d’aujourd’hui ? Mais que faisons-nous entre copines ? Eh bien, parfois, nous allons au cinéma. Et jeudi, accompagnée d’une amie, nous décidons d’aller voir le film, qui d’après tout ce qui est dit dans les médias, parle aux filles : Les gazelles. Sorti en salle le 26 mars, il est réalisé par Mona Achache avec Camille Chamoux, Audrey Fleurot, Anne Brochet, Joséphine de Meaux.

Ce film était annoncé comme la comédie « de fille » pour les filles, se voulant franche, décomplexée et plutôt sexy, je ne pouvais pas m’empêcher de faire le lien avec la série américaine : Sex and the city.

Ici, l’histoire de Marie, conseillère au Pôle Emploi, en couple depuis 14 ans, la trentaine, sur un coup de tête, quitte son mec avec qui elle vient de signer un prêt immobilier de 30 ans. Elle se retrouve à la rue, seule et dans le monde qu’elle découvre à l’aide d’une bande de copines décomplexées qui séduisent à tout va, tous les week-ends.

Je pourrais résumer ce film en un seul mot : moderne ; ou plusieurs : dans l’air du temps, qui présente la société telle qu’elle est aujourd’hui, sans mensonge. En effet, on y découvre une bande de femmes, la trentaine, comme nous (comprendre accessibles et faciles pour que chacune d’entre nous puisse se projeter dans l’une de ses femmes) ; on lutte avec elles contre leurs démons (comprendre les hommes) ; on partage leurs expériences (comprendre leurs déboires) ; on rit, on pleure, on se met en colère ; bref ce film se veut vrai. Et il parle à toute une génération, celle de l’image, du toujours plus : plus vite, plus d’expériences, plus de stimulations, plus de relations, pour éviter une chose : soi.

Moderne, d’abord dans sa manière de filmer qui est simple : la lumière jamais trop ou pas assez mais juste ce qu’il faut. Il l’est aussi dans sa conception, intéressante rien que dans le générique de début, la présentation explosée sur des post-it et les feedbacks muets où nous sommes projetés dans la conscience du personnage de Marie.

Le traitement de l’histoire et le montage des images se veulent eux aussi dans l’air du temps, à la manière de « Bref ». L’enchaînement des images et le rythme rapide déroulent un scénario simple mais truffé de situations cocasses et plutôt drôles.

Et les personnages féminins décomplexés, toujours francs entre eux. Il s’agit d’un film sur les relations entre femmes mais aussi sur la conception toute féminine des relations homme/femme, qui cherche à dépasser les clichés sur le genre notamment par l’humour.

Dans ce film, les femmes chassent autant que les hommes, elles veulent se réaliser, elles assument leur indépendance et leur mode de vie mais elles restent des femmes. C’est là que je pense que ce film est intéressant car il présente de manière authentique la société actuelle, les avantages et inconvénients de la vie de couple mais aussi du célibat. Notamment à travers les questionnements de Marie : même si son personnage est impulsif, influençable, elle se cherche elle-même avant d’accepter qu’un autre partage sa vie.

Marie doit trouver une voie, une manière de se réaliser avec ce qu’elle est, pour ne plus avoir peur de s’engager avec tout ce que cela comporte. Et le film nous montre comme il est compliqué de se trouver, comme le chemin peut être long, parce qu’il parle de l’amour de soi-même avant de pouvoir aimer l’autre réellement.

Un film de fille ? Non, un film qui peut parler à chacun d’entre nous. Un film qui parle de notre société ? Oui, et dans ce qu’elle a de plus violent et extrême. Un film drôle ? Oui, mais je suis ressortie triste et amère.

Sex and the city ou Les gazelles ? Question de préférence, la mienne reste inchangée !

Les gazelles, comédie française (sortie le 26 mars), de Mona Achache, avec Camille Chamoux, Audrey Fleurot, Anne Brochet, Joséphine de Meaux. Durée : 1h39mn.

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  • Je note que le film commence sur la rupture d’une relation de 14 ans décidée unilatéralement par une femme. C’est un classique de l’état d’esprit féministe post moderne : l’homme n’a pas de sentiment, c’est un bien de consommation dont on dispose à sa guise. Rappel : 75% des divorces sont initiés par la femme.

    « Et il parle à toute une génération, celle de l’image, du toujours plus : plus vite, plus d’expériences, plus de stimulations, plus de relations, pour éviter une chose : soi. »

    Très juste. Mais ça m’étonnerait que le film dénonce authentiquement cela.

  • « Ce film est intéressant car il présente de manière authentique la société actuelle, les avantages et inconvénients de la vie de couple mais aussi du célibat. »

    « …présente de manière authentique… » ? Je ne crois pas, pour cela il faudrait que le film prenne plus de recul sur les vies de ces femmes et pas qu’il se cantonne à la période allant de 30 à 35 ans. Car c’est souvent plus tard que le mode de vie indépendant et agressif, prescrit par le féminisme, révèle ses « inconvénients ». C’est la femme de 45 ans, ménopausée, qui n’a pas d’enfant (ou un seul), qui s’est faite passer dessus par des dizaines d’hommes rencontrés dans des bars et a divorcé une ou deux fois, qui goûte vraiment les avantages du lifestyle prôné par Sex & the City. Les chats en savent quelque chose…

    https://koliakaramazov.wordpress.com/2013/04/21/vierge-folle-ou-vierge-sage/

    • Toujours aussi dur pour certains d’admettre l’indépendance des femmes. Où est le problème que 75 % des divorces soit initiés par des femmes. Vous voudriez sans doute que le divorce ne soit plus possible pour les femmes pour donner aux hommes une garantie de retour sur investissement ? Pourquoi rester avec quelqu’un qui n’apporte plus rien ? Lui faire 75% des taches domestiques (rappel) ? ET je peux vous dire que le mouvement va s’amplifier à mesure que l’écart de rémunération F/h va diminuer.

      Les séries sont l’air du temps. Cette série mets en évidence le droit des femmes à leur indépendance et leur émancipation. N’en déplaise.

      • victoria.melville
        2 avril 2014 at 9 h 33 min

        Commentaire sans aucun rapport ni avec l’article, ni avec le commentaire précédent. Vous lisez un peu, de temps en temps ?

      • Pourquoi rester avec quelqu’un qui n’apporte plus rien ?

        C’est là votre vision des relations entre humains? Glaçant.
        En fait de féminisme, c’est la condition humaine qui vous pose problème. Mais c’est le seul auquel vous ne pourrez échapper par l’artifice d’une victime expiatoire. On comprend mieux vos obsessions et le danger de prêter trop attention à des déclamations comme les vôtres.

    • Oui décision unilatérale, car elle se rend compte que ce n’est pas ce qu’elle veut, bien sur qu’un homme aussi est doué de sentiment, le film ne dit pas le contraire, moi non plus, l’homme-objet au même titre que la femme objet, c’est vrai.
      Quand au recul pris, c’est pour cet raison que je trouve ce film intéressant, c’est que vous avez tord, ces femmes de 35 ans se rendent compte de l’agressivité (envers les hommes mais aussi elle-même) de leur mode de vie mais ne savent pas quoi en faire.
      Quand à votre lien, je l’ai lu, oui pourquoi pas, mais c’est réducteur à mon sens.

    • @ Kolia Karamazov

      Si la plupart des divorces sont initiés par des femmes, c’est parce que la plupart des hommes se sont fait avoir par le discours du féminisme et ne comprennent plus ce que les femmes recherchent. Ce n’est d’ailleurs certainement pas ce film qui va les aider à le comprendre, puisqu’il me semble plutôt être l’apologie de l’échec, qu’un exemple de vie à suivre.

      Pour avoir survolé votre lien, je pense qu’il soulève plusieurs problématiques intéressantes, mais est un peu trop unilatéral. Un exemple bête: si effectivement certaines femmes sont plus belles à 20 ans qu’à 30, c’est loin d’être une généralité, je connais plein de femmes qui sont plus belles à 30 ans qu’à 20, et peuvent le rester facilement jusqu’à 40 ans, avant que la vieillesse commence à se faire sentir. Par contre, cela nécessite quand même de vivre relativement sainement, les dégâts d’une vie malsaine touchent tous les aspects de l’individu…

      • @ aloygah: si je parle de ce film, c’est que justement il ne fait pas l’apologie de l’échec et de la femme seule, libre, indépendante et bien dans ses baskets…

        • @ Bénédicte C

          Ce n’est pas ce que j’ai compris en lisant votre résumé.

          En général, ce que j’attends d’une « comédie « de fille » pour les filles, se voulant franche et décomplexée », c’est plutôt une vision relativement positive des héroïnes (et par conséquent de leurs actes). Le cas échéant, il serait plus juste de parler de drame ou comédie dramatique.

      • « la plupart des hommes se sont fait avoir par le discours du féminisme et ne comprennent plus ce que les femmes recherchent. »

        On est d’accord. Pour faire un peu de provocation, j’irais plus loin, en disant que le problème des hommes c’est qu’ils se préoccupent de savoir ce que les femmes recherches. Les hommes devraient accorder moins d’importance à l’avis des femmes et tracer leur route.

      • Quant au fait que certaines femmes sont plus belles à 30 ans qu’à 20 ans, c’est discutable. Elles ne rajeunissent quand même pas au fil du temps. Après il y a sans doute des exemples de femmes qui étaient obèses à 20 ans et minces à 30 ans, dans ce cas je veux bien. Ou d’autres qui ne s’avaient ni se maquiller ni s’habiller au début de leur vingtaine et qui ont appris, petit à petit, jusqu’à passer maître dans cet art à l’orée de la trentaine.
        Sinon, j’admets que la fraicheur juvénile n’est pas le seul critère de beauté. La profondeur du caractère et le raffinement de l’âme ont toujours des effets positifs sur l’apparence physique d’une personne. La vraie beauté vient de là d’ailleurs. On peut imaginer qu’une fille écervelée de vingt ans devienne, au gré des circonstances, une femme intéressante de trente ans. Mais les filles façon Sex & the City n’évoluent pas dans ce sens. Après dix ans de fornication, leur âme est lessivée, autant que leur physique est dégradé.
        Et puis bon, dans tous les cas, une femme de trente ans est à la fin de sa période de fertilité. C’est ou ce n’est pas un problème en fonction du nombre d’enfants que l’on souhaite.

        • À vous lire, j’ai bien l’impression que si la beauté juvénile est le seul critère valable (même si vous convenez qu’il y a d’autre chose) Du coup vous voyez comment vos relations aux femmes? Dans le long terme ?
          Vous voyez les femmes sous un angle très réducteur, comment en etes-vous arrivé là?

        • @ Kolia Karamazov

          Non seulement les hommes devraient tracer leur route, mais ils devraient tracer également la route de celle qu’ils veulent avoir pour compagne… Ils devraient proposer un projet de vie à la femme où elle peut trouver sa place, et non se contenter de vivre leur vie et d’être gentils. Combien se sont faits plaqués, parce qu’ils étaient « trop gentils »…

          La période la plus fertile se situe entre 30 et 35 ans, après, cela diminue rapidement pour la femme pour être quasiment nulle après 45 ans. A 30 ans, la femme est donc au milieu de sa période de fertilité et non à la fin.
          A raison d’un enfant tous les 2 ans, ce qui est dans la moyenne, une femme de 30 ans peut donc encore envisager avoir sept enfants sans être particulièrement fertile ou chanceuse… Une femme très fertile pourrait en avoir le double…

          Si on est plus « vieux » à 30 ans qu’à 20 ans, notre corps n’arrête sa croissance que vers les 33 ans… Autrement dit, biologiquement parlant, une femme est au sommet de sa beauté autour de cet âge… Une femme de la vingtaine a encore un côté enfant dans son physique, alors que celle de la trentaine a tout le rayonnement d’une jeune adulte.

          Mais effectivement, une femme qui vit de manière malsaine entre ses 20 et 30 ans, perdra de son charme, au point qu’elle peut paraître fanée arrivée à la trentaine. Le charme, ce n’est pas seulement le corps biologique, mais également les attitudes, les expressions, la spontanéité, la fraîcheur, la naïveté, etc… A tel point, qu’il est parfois difficile de savoir si une femme est dans la vingtaine ou la trentaine…

          • Heu…
            Erreur biologique. L’optimum de fécondité se situe aujourd’hui chez les femmes occidentales entres 17 et 20 ans. Se dégrade lentement jusqu’à 30 ans et nettement plus vite après. Avoir déjà eu des enfants augemente la « facilité » à en avoir encore après, mais en termes obstériques une femme est « vieille » passée 30 ans. Il est d’ailleurs choquant de voir dans les préparation à la naissance la proportion de couples ayant eu besoin d’une aide médicale (stimulation simple, le plus souvent, mais pas mal sont allés plus loin) pour avoir un enfant.
            Quant à l’age de 33 ans (en fait 32) c’est le point d’inflexion des capacités intellectuelles : la production de neurones s’arrête vers 20 ans et ensuite on travaille avec un stock décroissant => puissance de calcul en baisse. Cependant on apprend à se servir de son intelligence et on arrive de mieux en mieux à l’utiliser. AU début cela plus que compense la baisse de puissance brute. Mais vers 32 ans cela ne suffit plus: les taux d’amélioration de l’utilisation diminuent alors que la baisse du stock total de neurones se fait plus rapide. C’est le début de la sénilité.
            Donc oui. On est « vieux » (ou vieille) vers 30 ans puisque c’est le point à partir du quel tout, même le cerveaux, se dégrade. D’un point de vue biologique pur, c’est même à 20 que la bascule se fait. Le fait qu’on puisse rester en relativement bonne forme et qu’on ne voit pas un effondrement immédiat de la fertilité, de l’intelligence ou des capacités musculaires n’y changent pas grand chose.

            • @ Franz

              Oups, j’ai confondu homme et femme. C’est l’homme qui est au maximum entre 30 et 35 ans. Ce qui ne change d’ailleurs rien au reste de ce que j’ai écrit.

              Après, si c’est bien à 32 ans que la dégradation est effective, cela peut être vu soit comme le point culminant de la jeunesse, soit comme le début de la vieillesse, question de point de vue. Et le premier est le plus flagrant, puisque l’on confond plus facilement un trentenaire avec une personne dans la vingtaine, qu’une personne dans la quarantaine.

    • Kolia Karamazov, ou l’art de traiter en mille mots nos mères de putes, qui échangent l’accès exclusif à leur sexualité contre le « statut » de Monsieur.

      Je ne connais qu’un côté de la trentaine, mais pour moi, tout sauf ce que vous proposez. J’ai en tout cas déjà assez d’expérience pour savoir que la beauté photographique et l’intensité du plaisir sexuel sont très peu corrélés. Enfin, si on est capable de s’écouter soi-même et d’écouter son partenaire.

  • « Sex and the city ou Les gazelles ? Question de préférence, la mienne reste inchangée ! »

    On est vraiment obligé de choisir entre la peste et le choléra ?

  • « Un film qui peut parler à chacun d’entre nous » ? Non, sérieusement ?
    J’ai plutôt l’impression, à lire cette critique, qu’il s’agit d’une caricature atrocement simpliste des femmes trentenaires. Sex and the City comme référence de la « normalité » et de « l’authenticité », c’est quand même un peu trop gros (sans présumer des éventuelles qualités de la série, au demeurant).

    Allez, dites-le : cet article, c’est une blague ?

    • victoria.melville
      2 avril 2014 at 9 h 33 min

      Pas sûre d’aller le voir, en ce qui me concerne. 😉

    • Non ce n’est pas une blague, non ce n’est pas simpliste, ni atroce ni caricatural. Une série n’est pas la normalité, nous sommes d’accord, et Sex and the City est une série que j’apprécie et auquelle vous trouvez des qualités, j’en suis ravie!!

      • Il est très bien votre article. Il y a rien de caricatural. C’est juste que certains ne supportent pas certaines évolutions de la société et qui ne fait que commencer. Des personnages féminins décompléxés sachez que ça les désorientes. D’où l’intérêt des médias, des films, des séries, des écrits pour les faire baigner dans un autres environnement culturel et leur apprendre petit à petit à voir le monde différemment. C’est un travail de longue haleine. Car oui une femme ça peu boire, draguer, gagner sa vie, avoir son appart, refaire sa vie, et vivre pour elle et non son mec, son mari.

        Ce n’est pas un film de fille, c’est un film de divertissement sur notre époque. Les années 80-90 c’était Rambo et Wall street le modèle mais on est 25 ans après 😉 . Libéralisme et conservatisme vaste sujet ;).

        Et vous avez raison il faut s’aimer soi même avant d’aimer les autres.

        • victoria.melville
          2 avril 2014 at 12 h 16 min

          N’auriez-vous pas l’impression d’enfoncer quelques portes déjà grandes ouvertes, par hasard ?

          • Victoria en toute amitié vous savez bien que non. Il n’y a qu’a voir les commentaires parlant de « pouffiasses » qui « se font passer dessus » certains pensent que c’est une blague même.. ça en dit long sur l’état d’esprit et démontre l’utilité de ce genre de film et article.

        • « Une femme ça peu boire, draguer, gagner sa vie, avoir son appart, refaire sa vie, et vivre pour elle et non son mec, son mari. » « Et vous avez raison il faut s’aimer soi même avant d’aimer les autres ».

          Platitude et arrogance, un combo gagnant…
          Bon sang, arrêtez de vous regarder le nombril. On peut être une femme, libérale, non conservatrice, et se sentir quand même insultée quand on se fait servir du féminisme de cette (absence de) qualité.

          Sans rancune, madame, mais à vous lire, je pleure un peu intérieurement.

          • Mais je m’en fiche du féminisme, je ne me sens insultée par rien du tout, ni vous ni Adèle, j’entends vos 2 sons de cloche et je pourrais aussi bien être insultée par les 2.
            Je dis juste que pour une comédie, comme le dit aloygah, moi je l’ai plus perçue comme une comédie dramatique.

            • Je répondais à Adèle, dont je lis régulièrement des commentaires me laissant, à tout le moins, perplexe.

              Votre critique du film m’incite à éviter d’aller le voir, sans plus – parce qu’il ne me parlera guère, que je sois une femme ou non (et c’était le sens de mon premier commentaire). C’est donc une critique dont je tiendrai compte 🙂

  • si j’ai bien compris, c’est une histoire de  » poufiasse  » qui se regarde le nombril ?

  • Elles chassent quoi ? Le gibier ?
    Encore un navet américain, aussi tarte que futile, à l’image de ces gonzesses égocentriques qui se croient libérées grâce au féminisme, mais qui en fait sont complètement paumées parce que c’est justement en abandonnant leur pseudo indépendance pour s’engager avec l’autre qu’elles trouveront leurs réponses.
    Je suis sûr que Vallaud-Belkacem va trouver ce film « cool » et drôle, bien qu’on en ressort « triste et amère » (curieux paradoxe…)
    Quand est-ce que le cinéma français va enfin faire de la qualité, loin de toute cette psychologie féministe mondialisée inspirée par les séries américaines sans intérêt : telle est la question (que se posent uniquement les esprits critiques, pas ceux qui veulent payer pour voir ce genre de daube, rien que l’affiche, elle dit tout).
    VIVE LE CINÉMA, VIVE LA QUALITÉ !

    • Ce que vous dites est le sens de mon paradoxe: le féminisme actuel, le tout tout de suite, je prends/je jette, je suis une femme forte qui n’ait besoin de personne. En fait nous avons 2 possibilités, mais cela nécessite un engagement à long terme; avec soi et ensuite avec l’autre et c’est comme cela que je vois ce film.
      Sex and the city ne fait pas de la « psychologie féministe mondialisée », pour moi, mais je comprends que vous le pensiez!
      PS: je ne milite pour rien et accepte le »conservatisme ou le patriarcat » qui sont évoqués parfois dans les discussions ici.

      • Mais Sex and the City, c’est de la merde chère amie. Voilà le problème. Nous n’avons pas besoin d’alternative à la merde. Rien suffit largement.

        • Vous seriez du genre à demander à ce que l’état intervienne dans ce genre de situation vous, non? Qu’il finance les films d’auteurs et qu’il interdise les films que vous considérez comme de la merde pour éduquer le bas peuple?

        • « Merde chère amie » très élégant… Je ne vous oblige pas à regarder cette série en ma compagnie ou pas d’ailleurs 🙂

  • Je me souviens d’une série française, plutôt bonne, les « Invincibles ». Quatre potes maqués décident par un pacte de larguer leur copine tel jour à 21h, avec tout le lot de goujateries et de déceptions pour retrouver leur indépendance.
    Leur slogan : « couilles et solidarité ! »

    Votre article sur les « Gazelles » m’a tout de suite évoqué cette série. Comme quoi les hommes non-plus ne sont pas spécialement attachés à une bobonne emprisonnée dans sa cuisine et son ménage, contrairement à l’image d’Epinal que les féministes « marchandisées » dépeignent de l’homme.
    Je ne crois pas à l’ontologie de la guerre des sexes qui relève plus d’une propagande idéologique que d’un réel malaise ou d’une révolution (selon les opinions) de société.

    Comme disait Rousseau : « En n’asservissant les honnêtes femmes qu’à de tristes devoirs, on a banni du mariage tout ce qui pouvait le rendre agréable aux hommes. »

    • rousseau !!! mon pauvre amis qu’avez vous fait , il ne faut pas parler de rousseau ici…

      • Bah Rousseau ou Cookie Dingler…;) allé, j’ai déjà écrit que j’étais pour la paix des ménages, ne soyez pas si dur avec toutes les femmes 🙂 ( j’essaie un sourire peut être serez-vous attendri)

        • Faut pas être si dur avec Rousseau. Bon d’accord c’était un jean-foutre de première catégorie côté respect du ménage, mais il a eu des fulgurances parfois ; même Joseph de Maistre le reconnaissait.
          Un peu comme Kant … non pas lui en fait.

  • Bénédicte Cart a écrit « Oui, mais je suis ressortie triste et amère. »

    Pourquoi ? Tu peux détailler ?

    • Parce que c’est drôle mais pas dans le sens que j’aime habituellement. J’ai ressenti de la compassion pour ces femmes, et même si marie réussit à faire quelque chose de positif de sa rupture, le chemin est difficile, je m’attendais à un film plus joyeux, un regard plus tendre et protecteur. Là c’est brut, peut être ai-je été un peu désorientée. Mais là, il s’agit de mes goûts personnels!

      • Bah quand on s’émancipe les barrières tombent, celles de la prison comme celles qui protègent.
        D’où mon opinion : « émancipation narcissique = besoin de plus d’Etat. »

      • avez vous conscience de votre magnétisme ? toute les fois que vous faites un article avec du vent vous avez 50 commentaires …

        • Si j’ai un magnétisme, alors il me faudrait le mode d’emploi, je ne fais pas exprès, 1 ou 2 commentaires auraient été bien aussi!

          • le magnétisme c’est ça, pas de mode d’emploi, on ne fait pas  » exprès  » , comme jésus, ghandi , bonaparte , hong xiu quan…

            bon courage

  • j’ai quand mème pris la peine de regarder la  » bande  » annonce :

    l’actrice principale n’est pas belle, les dialogues semblent trés moyen, la musique n’a pas d’interet…

    serait ce un navet de plus ?

  • En gros le film décrit la vie de certaines femmes d’aujourd’hui devenues égoïstes et qui font affreusement peur aux Hommes.
    C’est une réalité qui existe malheureusement.
    Et malheureusement je suis certain que le film présentera encore les choses sous un angle plutôt comique avec les Hommes dépeints de nouveau comme des salauds et les femmes comme les victimes. On connait la chanson

  • Et bien sûr la vulgarité gratuite sera encensée et vue comme du grand art.

  • Je serais curieux de le voir puisque vous suggérez qu’il es franc et sans détour.
    Ça changera des clichés habituelles.

  • Heu, moi j’ai juste vu l’affiche, ça m’a calmé. Quand est-ce qu’on aura de nouveau du vrai cinéma ? (Buñuel, reviens !)

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