L’étrange défaite de la France dans la mondialisation

La bataille de la mondialisation est-elle perdue pour la France ?

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L’étrange défaite de la France dans la mondialisation

Publié le 1 avril 2014
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Un article de l’aleps.

marteau_france_mondialisationChef d’entreprise, après des études en France et en Angleterre, l’auteur est acteur dans la mondialisation. Il est un observateur perspicace et qualifié de cette « étrange défaite » : la France ne tient qu’une place mineure dans la mondialisation.

Évidemment, cette défaite est masquée par les quelques réussites que l’on se plaît à souligner en haut lieu : les entreprises du CAC 40, Airbus, etc. Les grands du CAC 40 ne doivent pas faire illusion (1ère partie). Largement devant l’Allemagne ou le Royaume Uni, la France est le pays européen qui classe le plus de champions nationaux dans le classement des multinationales. Mais ces champions sont-ils nationaux, quand ils réalisent le plus clair de leur chiffre d’affaires et de leurs profits à l’étranger ? Et s’il en est, comme Vinci ou Bouygues qui sont plutôt hexagonales, c’est parce qu’elles bénéficient de la protection de l’État actionnaire, du monopole des marchés, des rentes sectorielles et des commandes publiques. En revanche, les PME ont beaucoup de mal à entrer en compétition sur les marchés mondiaux. Au total, la France n’a pas (ou pas encore) bénéficié de l’élan de la mondialisation.

Olivier Marteau y voit trois raisons principales.

La première est une élite incapable de relever le défi (2ème partie), parce qu’elle est incapable de comprendre les réalités de l’entreprise. Les hauts dirigeants politiques et économiques sont presque exclusivement issus de la sphère publique. S’agit-il des grandes entreprises ? Vraisemblablement acquise à un étatisme protecteur, cette élite économique n’entreprend aucune réforme qui remette en cause l’emprise de l’État sur l’économie, trop soucieuse de préserver ses avantages. S’agit-il de la haute administration ? Elle est incapable d’intégrer les changements économiques survenus avec la mondialisation. Et ses leaders ont fait toute leur carrière dans la sphère publique.

La deuxième raison est la taille de la fonction publique (3ème partie). Alors que dans beaucoup de pays la crise a poussé à reconsidérer le nombre de fonctionnaires, en France on a préféré conserver voire créer des emplois dans le public. Et, pour payer ce chômage déguisé, on a maintenu la dépense publique à un très haut niveau (57% du PIB), ce qui n’a pas manqué de creuser les déficits, mais a permis de « sauver la face ». Mais tandis que le pouvoir d’achat depuis dix ans n’a augmenté que de 8%, l’ensemble des pays de l’Union Européenne a bénéficié d’une hausse de 10% et aujourd’hui les réformes réalisées dans la plupart des pays voisins portent leurs fruits.

La troisième raison est la domination de la société civile par l’État (4ème partie). L’État-providence étouffe ceux qu’il étreint. La redistribution sociale a détruit tout le réseau d’initiatives personnelles et associatives. L’immigration est suspendue aux aides sociales (« motivations familiales » dans 72% des cas) plutôt qu’à la recherche d’emplois (7% des immigrés).

Pour autant, la bataille de la mondialisation est-elle perdue pour la France ? Beaucoup de Français le pensent, et notamment beaucoup de jeunes qui quittent le pays pour exprimer leurs talents, ou pour éviter une fiscalité confiscatoire. D’autres, tel Olivier Marteau, font de la résistance interne, et essaient d’informer leurs compatriotes des réalités de la mondialisation, pour provoquer tôt ou tard une salutaire réaction contre les vices des institutions et de la classe dirigeante française.

Bien documentées, bien argumentées, les quatre parties qui constituent cet ouvrage s’inscrivent fort bien dans une campagne pour la libération des Français et de leurs entreprises.

Olivier Marteau, L’étrange défaite de la France dans la mondialisation, Eyrolles, Atlantico, 2014.

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  • Pendez les Zénarques !

  • « L’étrange défaite de la France dans la mondialisation. »

    En fait il y a plusieurs France et plusieurs grandes catégories de Français.

    La première est ceux qui sont l’Etat, qui vivent de l’Etat, qui ne pensent qu’Etat. Ils ont déjà perdu. Ils sont anachroniques. Les dinosaures paraissent modernes à leurs côtés. Ils ont 60 à 70 ans de retard mentalement. Leur esprit s’est arrêté aux ordonnances de 1947 mises en place par le communiste collaborateur de Staline, Thorez, pour la fonction publique et endurcies et complétées entre 1982 et 1986. De belles lignes Maginots ! Inutiles évidemment, dépassées, toujours ! Le château de sable de la fonction publique et de l’Etat attend le tsunami économique qui arrive. Inéluctable. Mois, années ? Personne ne connaît l’échéance sauf de la certitude de sa venue, à l’instar du prochain armagedon qui éliminera toutes les espèces.

    Puis il y a la France et les Français appauvris par cet abject gâchis et qui sont quasiment à la soupe populaire. Denis Nielsen comptait ici dans cette catégorie une population de presque 6 millions de chômeurs et de 9 millions sous le seuil statistique de pauvreté. Qui n’a pas trop les moyens de bouger et de se projeter vers l’extérieur pour voir son avenir s’améliorer, à moins de se jeter comme les populations africaines sur les océans au risque d’y mourir et d’être escroqués par les passeurs et les filières d’immigrations, pas essence gouvernées par les mafias. Tant que cette population française a un N° de SS et quelques euros qui tombent mensuellement, elle ne bougera pas.

    Et puis il y a la France qui en a plus rien à foutre de l’Etat, qu’il se décompose ou pas. C’est la France qui ici, a décidé de vivre sans celui-ci, quitte à tricher ou à partir. En travaillant au noir puisque il est devenu impossible dans certains cas de dégager des bénéfices d’une activité, même quand celle-ci est pérenne et dégage quelques milliers d’euros par an, qui sont bouffées par les cotisations obligatoires forfaitaires. Celle qui part ailleurs avec ses talents déversera ses richesses et des impôts dans les pays intelligents, le nôtre ayant cessé définitivement de l’être à cause de cet Etat tyrannosaure qui part même chasser le contribuable français jusque dans les îles Kiribati même si la rentabilité de l’impôt n’est pas au rendez-vous.

    A tous, pour se libérer de ce totalitarisme, cessons de s’en occuper et de payer pour sa continuité. Cessons de payer, c’est la meilleure manière de tuer cet Etat qui n’en a plus rien à faire de nous sauf à continuer à maintenir son train de vie pour ses affidés et disciples.

    • « Et puis il y a la France qui en a plus rien à foutre de l’Etat, qu’il se décompose ou pas. C’est la France qui ici, a décidé de vivre sans celui-ci, quitte à tricher ou à partir. »

      En fait, les stratégies individuelles peuvent être diverses. Inutile d’exhorter les gens à adopter telle ou telle autre, bien que des témoignages seraient les bienvenus. Pour l’état, cela se traduit par une contraction de l’économie qu’il espère cyclique. Mais il y a fort à parier que le niveau antérieur ne sera jamais atteint même en cas de reprise ou de politique plus réaliste. La chutte est inexorable mais elle peut être longue.

  • Lorsque je considère le réseau des ambassades françaises à l’étranger, et l’implantation privilégiée des attachés commerciaux qui pantouflent tranquillement dans leurs bureaux. Je propose de les envoyer sur le terrain avec leur attaché case; et avec pour mission et obligation de prospecter pour le compte d’entreprises françaises les marchés locaux. Cela ne coûterait pas grand chose, et rentabiliserait un peu cette administration pléthorique qui coule notre pays à petit feu.
    Les entreprises n’ont pas besoin d’aides financières mais de débouchés pour leur production.

    • En fait, vous proposez d’instaurer des primes de rendement ou d’objectif dans la fonction publique. Vous avez forcément raison, mais vous rêvez éveillé.

      • Pas question de prime de rendement, c’est tout simplement leur boulot!!!

        • C’est implicite quand vous parlez d’obligation d’effectuer un travail de commercial ou marcketing, mais je suis d’accord que c’est leur boulot.

  • Tant que, mentalement, la franchouillardie glorifiera le bio, le commerce de proximité, le retour à la nature et tant qu’elle bannira les OGM et le gaz de schiste, c’est foutu.

  • « Les français sont des veaux » Charles de Gaulle…

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