Municipales 2014 : et le Front de gauche?

L’indulgence de l’opinion pour le Front de Gauche, comparée à sa dureté avec le Front National, est inexplicable. Tout comme le sont l’indifférence face à son bon score dimanche et ses alliances avec le reste de la gauche.

Un article du Parisien Libéral

À l’occasion de ce premier tour des municipales 2014, on parle beaucoup du Front National. En effet, sur un total de 36000 communes françaises et donc autant d’élections de maires, le Front National arrive en tête dans dix-sept communes de plus de 10 000 habitants et sept autres villes plus petites1. Il sera également présent dans 229 triangulaires. Étonnant, n’est ce pas, pour un parti politique qui rassemble les suffrages d’un électeur sur cinq ou sur six, en score national et selon les élections ?

Il y a un autre « Front » dont on parle un peu moins, c’est le Front de Gauche.
D’après le secrétaire national du Parti de Gauche Eric Coquerel2,

ces listes ont obtenu en moyenne 11,71% des voix (contre 15,54% pour le FN), et dans 307 villes elles en ont recueilli plus de 8%, égalant quasiment le FN. Il en va ainsi de Rennes (15%), Clermont Ferrand (12%), Poitiers (15,29%), Avignon (12,46%) et Limoges (14%) par exemple.

De manière plus globale, ne peut-on pas s’étonner du fait que, 25 ans après la chute du mur de Berlin, des mairies comme Arles, Bobigny, Dieppe ou Nanterre se réclament du communisme ? Le Front National et le Front de Gauche sont les deux faces de la même pièce de monnaie ultra étatiste et dirigiste. Gaspard Koenig a comparé, sur son blog Liberté Chérie, le programme officiel du Front National à celui du Front de Gauche. Ils sont en grande partie interchangeables3.
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Certaines personnalités de l’UMP font du rejet des extrêmes un des fondamentaux de leur colonne vertébrale idéologique. On peut penser, par exemple, à Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) qui a toujours fait du rejet de l’extrême-droite, de ses valeurs et de son histoire, un point clef.

psfdgD’autres personnes, comme Anne Hidalgo (PS), n’hésitent pas à s’allier à des extrémistes, tels que Ian Brossat (Parti communiste) et à utiliser le logo Front de Gauche dans leur campagne.

On reproche, à juste titre, la filiation du FN avec les idées collaborationnistes de la WWII ou les actes de torture en Algérie, par exemple. Pourquoi ne dénonce t-on pas les propos des communistes et leur négation de l’Homme et des libertés ? Les morts de Staline ou de Che Gevara ne valent pas ceux de Hitler ou ceux de la junte argentine ?

Cette complaisance vis-à-vis de l’extrême-gauche, surtout observable au PS, est insupportable. Il est temps que la presse rappelle que le Front de Gauche et le Front National, c’est la même chose. Sur le plan électoral, seuls l’UDI et quelques personnalités de l’UMP se caractérisent par un rejet clair des extrêmes. Au PS, les choses sont plus floues.

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