Le centralisme français : la machine à perdre

Si la révolution industrielle est née en Angleterre plutôt qu’en France, cela ne doit rien au hasard.

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Colbert présente à Louis XIV les membres de l'Académie royale des sciences en 1667.

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Le centralisme français : la machine à perdre

Publié le 25 février 2014
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Par Guillaume Nicoulaud.

Colbert présente à Louis XIV les membres de l'Académie royale des sciences en 1667.
Colbert présente à Louis XIV les membres de l’Académie royale des sciences en 1667.

 

Voltaire rejoint l’Angleterre en homme de lettres ; il en reviendra philosophe. Durant ces deux années d’exil, l’auteur d’Œdipe, ce « nouveau Racine » comme on l’appelait désormais, va avoir tout le loisir de mesurer le monde qui sépare la France du jeune Louis XV de l’Angleterre du roi George1.

Au sud de la manche, tout n’est que verticalité. Le roi y est aussi absolu qu’il se désintéresse manifestement des affaires du royaume tandis que, dans la plus pure tradition colbertiste, Son Éternité le Cardinal de Fleury et Monsieur Orry décident, réglementent, ordonnent, interdisent et embastillent à tout-va ; s’appuyant, pour ce faire, sur une administration déjà aussi tentaculaire qu’elle est inefficace et nourrissant au passage une nuée de créanciers. Le peuple, quant à lui, croule sous l’impôt et meurt littéralement de faim.

Mais outre-Manche, tout est différent. Le royaume du roi George, c’est aussi celui de John Locke : une monarchie constitutionnelle et qui plus est libérale. Le commerce y est florissant, la révolution financière est déjà en cours et la Royal Society s’impose déjà comme l’épicentre de cette Europe qui pense ; ce petit nombre de philosophes que l’on n’appelle pas encore des scientifiques. Quand Voltaire revient en France, il sait déjà que quelque chose est à l’œuvre et que l’avenir du monde se joue en Angleterre.

La Société et l’Académie

Il faut dire qu’en ce début du XVIIIe siècle, le monde des philosophes est en pleine ébullition. « Le nombre de ceux qui pensent, écrit Voltaire2, est excessivement petit » mais si le nombre n’y est pas, la qualité, en revanche, ne fait pas défaut. Ils viennent de partout, ils s’appellent Newton, Leibniz, Laplace, Bernoulli, Euler, Huygens, ils ont leurs publications, ils se connaissent, communiquent entre eux et contribuent, chacun dans ses domaines de prédilection, à la plus formidable avancée scientifique que l’humanité ait jamais connue.

Face à cela, deux modèles s’opposent sur presque tout : celui de la Royal Society de Londres et celui de l’Académie Royale des Sciences parisienne3.

En apparence, pourtant, elles ont bien des points communs : toutes deux sont sociétés exclusivement tournée vers la recherche scientifique, elles sont nées officiellement4 à moins de quatre ans d’écart et leurs travaux faisaient l’objet de publications dans les toutes premières revues scientifiques de l’histoire : le Journal des sçavans à Paris et les Philosophical Transactions de la Royal Society5.

Mais la comparaison s’arrête là. En effet, si la Royal Society est née d’une initiative privée, celle du comité des 12 de 1660, et n’a reçu du roi qu’une autorisation et quelques menus privilèges, il en va tout autrement de l’Académie de Colbert : c’est une création ex-nihilo qui s’inscrit dans une volonté de centraliser toute la vie artistique et intellectuelle française sous la tutelle du roi. Ce que veut Colbert, c’est une académie aux ordres : il en désigne les membres (à partir de 1699, c’est le roi lui-même qui s’en chargera), nomme le premier président (Huygens), valide et oriente leurs travaux et finance le tout avec les deniers royaux.

Ce sont donc deux conceptions radicalement différentes de la démarche scientifique : les membres de la society londonienne se cooptent entre eux et orientent leurs recherches comme bon leur semble ; ceux de l’académie parisienne sont des employés de l’État, désignés et payés par lui, qui ne travaillent que sur des thèmes choisis par le pouvoir politique.

La machine à perdre

Mais là où la Royal Society était essentiellement financée par les cotisations de ses membres, l’Académie de Colbert coûtait une véritable fortune. Si, sur ses 24 premières années – de 1666 à 1690 – on y a englouti pas moins de 2 millions de livres tournois, c’est que le prestige royal ne pouvait pas se satisfaire de scientifiques de second rang : Huygens, à lui seul, coûtait 6 000 livres par an (hors fournitures). Naturellement, au regard de l’état des finances du royaume, cela n’était pas sans poser quelques difficultés : en 1699, lorsque l’Académie se voit enfin dotée de statuts, elle compte 70 membres dont seuls 20 sont pensionnés. À la Royal Society, ils sont déjà près de 300 – tout ce que l’Europe comptait d’esprits brillants était prêt à payer son écot pour rejoindre la société dirigée par Newton.

Mais le fond du problème était ailleurs.

Une anecdote célèbre veut que les talents de mathématicien de Sauveur ont été utilisés à écrire un traité sur la bassette, jeu de hasard où tous les courtisans se ruinaient. Bien qu’un brin approximative6, cette histoire est néanmoins très révélatrice de ce qu’était, dans l’esprit du roi, l’Académie des débuts : une sorte de jouet à sa disposition, un simple passe-temps auquel il fallait néanmoins tenir la bride courte de peur qu’il ne froisse quelques susceptibilités religieuses. L’abbé Maury7, par exemple, disait du successeur de Colbert (Louvois), que « les académiciens n’étaient à ses yeux que des gens payés par le roi pour satisfaire sa curiosité, lui répondre sur la pluie et le beau temps » et Huygens, qui se plaignait dès 1668 des distractions incessantes qu’on lui imposait, n’en pensait pas moins quand il notait que l’existence même de l’Académie ne dépendait que « de l’humeur d’un prince et des faveurs d’un ministre »8.

Autre problème et pas des moindres : l’incompétence totale du ministre de tutelle. On a beaucoup reproché à Louvois9 son « dirigisme malencontreux » et le dédain qu’il manifestait quant aux travaux de l’Académie en matière de chimie. C’est sans doute exagéré et c’est aussi faire trop d’honneur à Colbert qui, en matière de clairvoyance scientifique, a largement démontré ses limites. Outre Leibniz, qu’il eut sous la main et qu’il a laissé partir, l’exemple de Denis Papin est à ce titre plus que symptomatique. Quand le jeune blésois, protégé de Huygens10, expose ses expériences sur le vide au ministre, ces mêmes travaux qui, quelques années plus tard, poseront les jalons de la première machine à vapeur, Colbert n’y verra rien d’autre qu’une curiosité à peine digne d’attention. Papin s’embarque pour Londres11, va travailler avec Robert Boyle et finit membre de la Royal Society.

Bref, alors que les membres de la Royal Society progressaient à pas de géants, nos pauvres académiciens en étaient réduits à être les jouets des caprices d’un prince inconséquent ou à servir les desseins d’un ministre aussi ambitieux qu’incapable de discernement. Malgré leurs indiscutables talents et le génie dont ils ont su faire preuve, les dés étaient pipés et le combat perdu d’avance : le modèle centralisateur français était déjà une machine à perdre. Au risque de forcer le trait, on pourrait presque dire qu’on venait à l’Académie pour gagner de quoi payer sa cotisation de la Royal Society.

Si la révolution industrielle est née en Angleterre plutôt qu’en France, cela ne doit rien au hasard. L’aspect purement scientifique, bien sûr, n’est qu’une partie de l’équilibre subtil qui a permis à la monarchie anglaise de damer le pion à toutes les autres mais ce que cette histoire illustre je crois très bien, aussi anecdotique puisse-t-elle sembler,  c’est surtout ce mal endémique qui bride notre société depuis des siècles, qui pousse nos jeunes les plus brillants à l’exil et incite nos entrepreneurs les plus compétents à chercher les faveurs d’un ministre plutôt que de donner la pleine dimension de leurs talents.


Sur le web.

  1. George Ier jusqu’en juin 1727 puis George II.
  2. Voltaire, Lettres Philosophiques, XIII.
  3. Je fais – très injustement – l’impasse sur le mécénat bienveillant des princes allemands et italiens (l’Académie des Lynx fût la première de son genre).
  4. Le groupe du Gresham College commence à se réunir vers 1645 mais ce n’est que le 15 juillet 1662 que la société royale britannique est officiellement formée ; quatre ans, donc, avant que Colbert ne créé l’académie parisienne (première réunion le 22 décembre 1666).
  5. Les deux sont créées en 1665, à trois mois d’écart et dans cet ordre ; très vite, elles seront imitées en Italie (Giornale de’ letterati, 1668) et en Saxe (Acta Eruditorum, 1682).
  6. Il s’agit de Joseph Sauveur (1653-1716), fondateur de l’acoustique musicale et professeur de mathématiques au Collège de France. En réalité, c’est un certain marquis de Dangeau qui serait à l’origine de la demande et l’événement date de 1678 alors que Sauveur n’a été appelé à l’Académie qu’en 1696.
  7. Jean-Sifrein Maury (1746-1817), membre de l’Académie française.
  8. Cité dans un lettre de Francis Vernon, secrétaire de l’ambassade britannique à Paris, à Henry Oldenburg, premier secrétaire de la Royal Society, datée du 25 février 1670.
  9. François-Michel Le Tellier, marquis de Louvois (1641-1691), succède à Colbert après la mort de ce dernier le 6 septembre 1683.
  10. On ne saura sans doute jamais comment Papin est arrivé là mais toutes les théories ont ceci de commun et de très symptomatique qu’elles expliquent son passage à l’Académie par ce que nous appellerions aujourd’hui du « piston ».
  11. Ce qu’il aurait de toute manière dû faire à la révocation de l’édit de Nantes – autre grand fait d’arme du conservatisme à la française.
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  • Malheureusement très exact.
    Mais le français de base le cherche bien aussi qui a besoin en permanence d’un bouclier de protection pour éviter que le ciel ne lui tombe sur la tête.
    Je ne sais pas ce que recherchent les anglais en premier, mais ce qui est sûr c’est que le français recherche d’abord la sécurité: de l’emploi, de retraite, de tout. Et une fois bien à l’abri, il ronfle.

  • « Il en va tout autrement de l’Académie de Colbert : c’est une création ex-nihilo qui s’inscrit dans une volonté de centraliser toute la vie artistique et intellectuelle française sous la tutelle du roi. »

    Bref, c’était le Ministère de la Culture avant l’heure. Avec un ministre de tutelle tout autant incompétent et dilatoire, de surcroit !

  • Bien évidemment rien a voir avec nos manuels d histoire, ni avec nos mythes romancés

    Nous demandons a juste titre a d autres cultures et religions ( de l autre cote de l occident)de regarder la réalité en face et d accepter lucidement leurs retards ou leurs defaites.

    Mais serions nous capables de faire pareil nous concernant, et de voir cette réalité aveuglante : le monde anglo-saxons et issue du protestantisme est meilleur. Et que s arcbouter a nos erreurs ou « spécificités » sociales philosophiques économiques et culturelles est contre productif sur le plan de l évolution.

  • Le fondement philosophique de cette différence bien réelle entre des pays comme l’Angleterre ou les Pays Bas et la France vient pour une large part de la religion: dans les pays catholiques, on écoute la religion et ce que dit l’Eglise et on se soumet; aucun initiative individuelle. Dans les pays protestants, on réfléchit par soi-même, ce qui conduit, pour les gens doués, à l’innovation qui n’est pas bridée par le ou plutôt les pouvoirs (du roi et de l’église).

    • @Gerldam: Tout à fait d’accord. Le rôle de la religion est crucial.

      • C’est marrant cette obsession d’une division catholique/protestant. Déjà sur un autre fil (l’analyse du livre de M.Laine)….

        Parce que franchement, ce genre de platitude relève d’un « maxweberisme » mal digéré.

        Guillaume Nicoulaud dénonce fort justement les excès d’un Etat centralisateur, mais n’oublions pas que la France est quand même parmi les premiers pays à effectuer sa révolution industrielle (après les Anglais certes mais avant la plupart des autres nations).

        Au XVIII° s, le travail de ses savants et « innovateurs », toutes disciplines confondues, est exceptionnel (Buffon, l’Encyclopédie, le système métrique, Cugnot, les Montgolfier, Chappe, Jacquard, Lagrange…)

        A la fin du XIX°s, elle est la deuxième nation industrielle et ses découvertes scientifiques la placent parmi les nations les plus en pointe. Idem pour ses avancées technologiques, automobile et aviation en tête.

        Alors la dichotomie protestants/catholique est réductrice, c’est le moins qu’on puisse dire.

        • vous oubliez Lavoisier, et condorcet…

        • Tout à fait d’accord. Dans tous les cas, l’Église est un instrument de pouvoir et du pouvoir. La vraie différence entre le gouvernement de l’Angleterre et la France est ailleurs.

        • Même discours que les musulmans et leur fameux âge d or et leur contribution .
          Personnes ne nie des individualités françaises exceptionnelles. Rien n est blanc ou noir mais objectivement la contribution et l innovation anglo-saxonne et protestante est au devant de la scène.

          • @ yeneralalacazar
            je sais que j’en ai oublié beaucoup.

            @liberal think

            Merci pour la comparaison ! Je ne vous parle pas d’un âge d’or largement fantasmé (qui plus est par des gens qui seraient les premiers à trucider ceux dont ils se réclament) mais de faits concrets.

            Je n’ai ni le temps ni la place de faire un cours d’Histoire des sciences.
            Mais je pense que vous vous trompez largement : c’est un trait bien français que de méconnaître son apport dans ce domaine (comme en musique d’ailleurs) et un trait bien américain de le survaloriser le sien.
            L’histoire des sciences lors des derniers siècles montre le rôle majeur joué par la France. Il ne s’agit pas de quelques individualités.

            Le seul point sur lequel je serai en accord avec vous, c’est que les anglo-saxons refont la course en tête car nous décrochons gravement : de beaux restes mais de moins en moins de publications, de moins en moins d’élèves dans les classes scientifiques, de moins en moins d’innovation, un exode massif des cerveaux…

            Et ça ce n’est pas l’influence du catholicisme mais ça a plutôt à voir avec les rigidités de notre administration qui n’a rien à envier à celle du XVII°s.

            • savez vous comment on transforme un curé catholique en protestant ?

              antvort: on lui fout un bon coup de pied au cul et il se retourne en protestant !!

              magique non ? et dire qu’il y a eu des millions de morts à cause des guerres de religion…

  • Le constat que notre administration est colbertiste est connu, depuis longtemps. Comment sortir de cette mécanique infernale ? Comment se protéger de l’autoritarisme, de l’incompétence ? D’abord en retirant à l’État le pouvoir de nous taxer. Notre démocratie fait tout le contraire. Le Parlement aux ordres de l’État nous taxe toujours plus. L’État, les régions, les départements, les communes, toutes ces administrations prétendument et soi-disant démocratiques nous rendent toujours plus dépendants de leurs bontés. Le peuple français travaille mais doit mendier sa subsistance. L’asservissement des français à l’État est tel, d’avant leur naissance et encore après leur mort, que bien peu imaginent un monde de liberté sans un État omniprésent.

    •  » Comment sortir de cette mécanique infernale ? »

      En redonnant le pouvoir à l’individu et en le plaçant en position de décider pour tout ce qui le concerne directement ou affecte sa vie. Mais à cause de la paresse intellectuelle soigneusement cultivée dans ce pays, cela ne se produira que lorsque les Français se retrouveront au pied du mur, forcés par les faits et les circonstances.

      • Pour qu’un individu ait le pouvoir de décider pour tout ce qu’il le concerne, il faut que qu’il ait d’abord une certaine liberté économique. L’État a soigneusement organisé la dépendance matérielle de ses sujets. 1 français sur 4 travaillent pour l’État. Étudiants, chômeurs, retraités, parents, tant de gens dépendent de l’État que ce système ne pourra pas changer par les urnes. Les maires emploient leurs électeurs. La ruine de l’État est annoncée. Tous ceux qui en dépendent vont périr avec lui, puis tous les autres.

  • Sur Twitter, la @royalsociety a 63.500 abonnés ; l’ @AcadSciences compte péniblement 717 abonnés… Un rapport de 1 à 88.

  • l’historien du moyen age, Favier, faisait remonter à la guerre de cent ans ( parsemé d’innombrables raids déstructeurs dans les provinces françaises, alors que les anglais n’avaient la plupart du temps pas les moyen d’attaquer les grandes villes ) la propension des français à ce mettre sous l’aile protectrice de l’état plutot que de ce lancer dans le commerce ou l’industrie. donc 2 siècle avant la séparation entre protestants et catholique…
    un historien suisse, dont j’ai oublié le nom, estimait que le caractère insulaire des iles britaniques, avait fortement favorisé le developpement de l’angleterre. en plus d’un réseau de canaux trés en avance sur le réseaux européen ( les matières pondéreuses sont 10 fois plus faciles à transporter par voix d’eau que par voix terrestre.
    cela ne change rien au fait que louis 14, contrairement à la légende nationale, fut bel et bien un trés mauvais roi. la guerre plutot que la paix, la calotte et les règlements plutot que la liberté de conscience et la liberté du travail et du commerce. la transformation de la noblesse en classe parasite plutot que de lui donner les responsabilité qu’elle aurait pu avoir dans l’administration et l’industrie naissante. versaille et bien l’arbre plein de guirlande qui cache la foret…

  • Il y a des avantages et des inconvénients à chaque système.

    Chaque pays a eu ses hauts et ses bas. Rappelons dans quel état se trouvait le RU à l’arrivée de Madame Thatcher … Ce qui tend à montrer que la religion n’est pas l’explication.

    La caractère insulaire de l’Angleterre a eu un effet « centralisateur » de fait. Alors que la France était l’objet de forces centrifuges qui la conduisait à d’incessantes guerres civiles. La centralisation a eu des effets bénéfiques dans la mesure où les Français ont arrêté de se battre entre eux.

    Là où la France a beaucoup perdu, c’est avec le règne calamiteux de Louis XVI qui a mené à la Révolution puis à l’Empire. Des bains de sang atroces et inutiles qui ont durablement tiré la France vers le bas.

  • Je suis tombé sur votre site tout à fait par hasard, et j’y ai passé plus de temps que prévu!
    J’ai beacoup apprecié les articles- surtout concernant l’époque qui m’intéresse ctàd sur l’Accademie Royale de Sciences, sur Colbert..Je vais revenir!
    Bravo,félicitations. Je ne vais pas manquer de vous faire de la pub.
    Dorota Cybulska

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