Réflexions d’un Français après le vote suisse sur les quotas d’immigration

Le vote par les Suisses de la mise en place de quotas d’immigration n’est pas enthousiasmant, mais est-il choquant ? Analyse par un entrepreneur français installé en Suisse.

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Vote suisse sur les quotas d'immigrés

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Réflexions d’un Français après le vote suisse sur les quotas d’immigration

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 10 février 2014
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Par Pierre Chappaz, depuis la Suisse.

Une courte majorité de Suisses s’est donc prononcée en faveur de l’initiative contre une immigration massive, qui va se traduire par l’instauration de quotas pour les autorisations de séjour des étrangers.

La constitution fédérale va donc désormais stipuler que « les plafonds et les contingents annuels pour les étrangers exerçant une activité lucrative doivent être fixés en fonction des intérêts économiques globaux de la Suisse et dans le respect du principe de la préférence nationale ; ils doivent inclure les frontaliers. Les critères déterminants pour l’octroi d’autorisations de séjour sont en particulier la demande d’un employeur, la capacité d’intégration et une source de revenus suffisante et autonome. »

Français vivant à Genève depuis de nombreuses années, je me sens nécessairement concerné. Pourtant, autant le dire tout de suite, je ne suis pas choqué par ce vote.

D’abord, j’admire le système suisse de démocratie directe qui donne au peuple souverain le droit de décider par lui-même, sur toutes les questions qui touchent à la vie de la société.

Immigration : trois fois plus qu’en France

Ensuite, j’admire également la capacité de la Suisse à défendre son indépendance, son identité et ses valeurs, face à la pression de l’Europe et des grands pays qui l’entourent. Il y a quelques années, par une autre votation, les Suisses avaient voté l’adhésion à Schengen, ouvrant ainsi leurs frontières. L’immigration a atteint le niveau considérable de 80 000 personnes par an, soit trois fois plus qu’en France en proportion de la population.

Historiquement, la confédération helvétique a été une machine à intégrer les nouveaux venus particulièrement efficace. Le système éducatif fait un excellent boulot sur ce point. Mais il faut bien avouer que ces dernières années, notamment depuis le vote sur Schengen, la situation s’est fortement dégradée. La criminalité explose, et elle est le fait des étrangers. À la prison de Champ-Dollon, 92 % des détenus sont des étrangers selon le rapport d’activité 2011 qui détaille les pays de provenance (Europe de l’Est, Balkans…), et même la religion des personnes internées.

Les Suisses sont des gens très accueillants, je peux en témoigner, mais ils sont secoués par l’afflux des étrangers attirés par la prospérité du pays. Aux élections genevoises d’octobre dernier, le parti anti-frontaliers MCG a fait un score de 20 %, en dénonçant l’insécurité, mais aussi la concurrence des frontaliers sur les salaires, et les encombrements routiers dus aux pendulaires.

Le bon sens suisse

Ce n’est pas en niant les problèmes qu’on peut les résoudre. Les Suisses ont fait une erreur en 2005 en votant pour Schenghen, ils essayent de la réparer aujourd’hui en approuvant majoritairement l’instauration de quotas d’immigration.

Le vote a déchaîné les passions. Tout au long de la campagne, j’ai été frappé de l’unanimité des médias pour s’opposer au vote de l’initiative. Tous les partis de gauche et de droite modérée étaient contre. Mais malgré les consignes, la majorité des électeurs a jugé qu’il fallait réagir contre l’immigration de masse.

Beaucoup de mes amis suisses, notamment en Romandie, sont choqués par ce résultat, qui heurte leur générosité et leur sens de l’accueil. Je veux leur dire que je les remercie, mais que je reconnais le droit de la Suisse à choisir les gens qu’elle accueille.

Le vote d’aujourd’hui est avant tout symbolique, même si le symbole est fort. Ce sont les négociations qui vont s’ouvrir, avec l’Europe et tous les pays concernés, qui détermineront les règles, et le niveau des quotas.

Je fais confiance au bon sens suisse pour aboutir à des accords raisonnables.

Vote suisse sur les quotas d'immigrés
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  • Si je vous comprend bien vous allez être expulsé de suisse avec le sourire par vos bon amis , cette votation une fois de plus nous montre le danger de ce semblant de démocratie , qui impose l’hypocrisie et la peur comme seule politique . Quand les suisse sortiront la tête du sable ils s’apercevront que le monde avance sans eux , et ils se consoleront en développant la vente de coucou , seule invention helvete digne de ce nom depuis 5 siècle .
    A ce pays borné je souhaite plein d’immigré aussi bornée qu’eux

    • Ce semblant de démocratie ? La suisse est le seul pays au monde ou le peuple vote sur toutes les lois importantes. Et en ce qui concerne la peur, ce sont surtout les médias et les patrons qui n’ont pas arrêté de nous prédire l’apocalypse si nous acceptions pas cette initiative.
      Ce sont les mêmes qui nous avaient prédit l’apocalypse si nous ne faisions pas partie de l’union européenne. Or justement, en ne faisant pas partie de l’union européenne, la Suisse est un des pays qui s’en ai le mieux sortie.

      • Je suis à 13000km dans l’océan indien et j’applaudis cette démocratie par le peuple. Je reste convaincu de votre choix et de votre force à venir.

    • Qui va être expulsé ? Personne ne sera expulsé. Ceux qui sont là pour y rester, aucun souci à se faire pour eux. Par contre, nous, suisses, pourront choisir les étrangers qui viendront s’établir chez nous.

      Et ne vous en faites pas pour nous jadere06, nous nous en sortirons, comme à chaque fois. Perso, quand je vois la situation en France et celle en Suisse, je ne pense pas qu’on ait des conseils à recevoir de vous.

      Bien amicalement.

      • P’tit Suisse, ne vous affolez pas, les 06 sont très « touchy » sur les problèmes d’immigration. Le bon sens, qui fait sourire souvent, s’avère particulièrement efficace ici.
        Sans faire appel aux aspirations du FN, nous devrions (pas par idéologie politique) viser vers ce genre de responsabilité en France… mais là c’est beaucoup trop nous demander!

      • Je suis plutot favorable à ce vote sur l’idée de filtrage pour ne pas récupérer des assistés, mais pas vraiment sur l’idée de « préférence nationale » qui me semble incapable de rivaliser avec « la préférence de l’employeur » en matière de prospérité.

        En pratique, je me demande comment un fonctionnaire va expliquer à la DRH d’un patron qu’il vaut mieux employer tel type que tel autre. Heureusement le texte de cette initiative est assez souple, et votée d’assez peu, pour ne pas conduire à de telles inepties paperassières.

        • La préférence de l’employeur pour un jeune immigré fraîchement émoulu, prêt à faire le maximum ou à se déplacer au plus prés du lieu de travail ne fait pas de doute. Mais alors, je ne suis pas sûr que les autres salariés ne rapproche pas ce choix avec leur propre situation de possibles chômeurs à 40ans (avec famille, maison, état de santé), sans compter les cotisations chômage, ou l’efficacité de l’Education fournie par l’Etat : Solidarité n’empêche pas prévoyance et demande de comptes !
          Comme dit dans l’article : il y a un équilibre à trouver. Ce qui a été absolument rejeté idéologiquement en France dans le cas de la circulaire Guéant !

      • Je n arrive pas a comprendre pourquoi nos chères voisins suisse compare sans arrêt notre politique et la politique helvétique. Nous avons un président Mr Hollande, un premier ministre Mr walls ect…. Vous les connaissez TOUS. Maintenant quand je demande à des suisses : »Prouvez vous me donner le nom de vos conseillers fédérales  » 2 sur 10 sont capable de me dire leurs noms.
        Pour ce qui est de l immigration , je pense que certain canton comme le Jura si il n avais pas eu les français, les italiens,les espagnols serait rester un canton de paysans je pense aussi que si vous ne voulez plus des étrangers la moitier de vos industries se retrouverais en manque de main d œuvre qualifier ( bâtiment,horlogerie, ) suite à la votation j ai decide de retourner en France et l entreprise qui m embauche le regrete et craint que se soit des gens qualifies et bosseurs qui parte.

        • En tant que Français, bien accueilli en Suisse pour y travailler , je regrette votre évidente amertume, et souligne que le « Turn-Over » » politique est l’évident signe de Bonne Santé d’une démocratie qui – Elle – ne pratique pas le « Moi-JE »…
          Welcome back …!

      • « Perso, quand je vois la situation en France et celle en Suisse, je ne pense pas qu’on ait des conseils à recevoir de vous.  »

        – Ne perdez pas de vue que l’évasion fiscale de vos voisin est votre vache à lait. Cynisme, opportunisme et malhonnêteté : la voilà votre Suisse : petit paradis fiscal qui vit essentiellement de prestations bancaires moralement très discutables fournies à des personnes qui cherchent à échapper à l’impôt .

        Ainsi 8 % du patrimoine financier mondial sont détenu sous des cieux paradisiaques, soit 5.800 milliards d’euros, 350 milliards pour les seuls Français, dont la moitié en Suisse. Sans cette dissimulation, la dette publique française ne serait pas de 94 % du PIB, mais de 70 %.

        Continuez donc de vous pavaner tant que vous pouvez, ça ne durera peut-être pas.

    • quand la France aura un taux de chômage aussi faible que la suisse , pays qui va bien ,peut être seront nous sorti de l’Europe en décadence et serons nous redevenu le pays des droits de l homme ,mais pour le moment,on se la boucle en étant classé 33 ème loin derrière le Luxembourg ,Belgique, suisse, Finlande et suède

    • jadere06: « Si je vous comprend bien vous allez être expulsé de suisse »

      Non – ignorance totale du texte de la votation, parle sans savoir.

      jadere06: « cette votation une fois de plus nous montre le danger de ce semblant de démocratie »

      Non, c’est une des démocratie les plus efficace au monde, la France n’en fait même pas partie:
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_d%C3%A9mocratie

      jadere06: « Quand les suisse sortiront la tête du sable ils s’apercevront que le monde avance sans eux »

      Non, la suisse accueil bien plus d’étrangers que la France (25% contre 11%) et ne les parc pas dans des zone de non-droit sans travail, de plus elle signe depuis 10 ans des budgets positifs (40 ans de négatif en France) avec des impôts et une dette bien moindre (en réduction en suisse, en augmentation en France), à une industrie florissante comparée à la France et 3.2% de chômage et 3.4% chez les jeunes (France 11% et 25%) plus 8% de chômage chez les immigrés.

      En bref les Suisse sont dotés d’une démocratie absolument exemplaire, comme le marché du travail et les conditions faites aux immigrés.

    • Monsieur Chapaz ne sera pas expulsé, ne vous inquiétez pas pour lui. C’est toujours quand ce sont les autres qui voient leur liberté remise en cause qu’on s’en félicite.

      • J’ai dis expulsé, mais pour être plus précis : il n’aura jamais aucune difficulté à s’installer dans le pays de son choix. Forcément cela relativise sa généreuse « reconnaissance » du droit des Etats à choisir qui à le droit ou non de travailler au sein du territoire sur lequel ils exercent leurs juridictions.

      • Et puis c’est comme si les personnes directement concernées avaient eu la possibilité de participer à cette votation.

        « Le peuple » s’est exprimé !

    • « Quand les suisse sortiront la tête du sable ils s’apercevront que le monde avance sans eux , et ils se consoleront en développant la vente de coucou , seule invention helvète digne de ce nom depuis 5 siècle »

      Mais oui, faut sortir de chez vous de temps en temps et vous verrez que les Suisses sont techniquement très compétent dans plein de domaine je prendrait pour exemples leur deux victoires à l’america cup oui les Suisses conçoivent et fabrique des bateaux pourtant je ne vois pas d’océan autour de leur pays (bientôt peut être avec le réchauffement climatique et la monté des eaux), ils ont également Pilatus qui fabrique des avions et que nous français utilisons entre autre dans notre armée. En parlant d’armée il semblerai que les suisses soit aussi bien voir mieux équipé que l’armée française, étonnant non pour un pays qui ne fait pas le quart de la france.

    • Vous dépassez les « bornés » (oui, oui, avec e accent aigu) : y’a pas de sable en Suisse, c’est le coucou qui me l’a dit… et quand on sait pas, on va pas – proverbe suisse

    • Erreur! Nous avons fait beaucoup mieux que le coucou, le couteau suisse. Vous savez ce truc avec un
      manche rouge et une croix blanche, une lame en acier ainsi que 18 fonctions!
      En ce qui concerne ces votations, j’ai voté OUI et j’en suis fière, comme je suis fière d’être Suisse.
      Et non, cette nouvelle loi ne prévoit pas d’expulser les étrangers installés et intégrés mais bien de limiter
      le nombre d’immigrés qui voient la Suisse comme un eldorado. Sauf que nous ne pouvons pas accueillir
      toute la misère du monde.
      A bon entendeur… salut jadere06 qui parle sans savoir.

    • Quelques inventions Suisses:

      Le moteur à explosion: François Isaac de Rivaz

      Le calcul infinitesimal: Euler

      La mécanique des fluides: Bernoulli

      Le velcro, le cellophane, la cortisone, les supraconducteurs, le LSD….

      Il y a également quelques « inventeurs » d’un autre genre….Rousseau,Benjamin Constant,Marat, qui doivent
      Vous plaire.

      Mais désolé pas le coucou.

    • Votre connaissance de l’économie suisse est consternante,la mondialisation ils
      connaissent. Quel avion vole à l’énergie solaire? ….

  • Je me ‘marre’. Il y a pas si longtemps, les sondages nous annonçaient que l’initiative serait rejetée facilement. On voit la valeur des sondages.
    En tant que suisse, je n’ai jamais vu une campagne aussi violente. Des pages entières chaque jour dans les journaux pour nous dire que ce serait l’apocalypse si nous acceptions pas cette initiative. L’histoire se répète, puisqu’il y a 20 ans, on nous annonçait aussi l’apocalypse si nous n’adhérions pas à l’union européenne. On a vu le résultat.
    C’est intéressant de voir comment cette campagne a évoluée. Au début les opposants voulaient nous faire croire que l’immigration n’avait aucune conséquence négative, mais comme cela n’a pas fonctionné, ils nous ont dit ensuite qu’ils reconnaissaient qu’il y avait des problèmes, mais qu’ils allaient les régler en faisant des mesures d’accompagnement, alors qu’ils n’ont rien fait ces dix dernières années.
    Je suis content du résultat, même si je n’attend aucun miracle. En tant que suisse de la classe moyenne, j’ai vu, comme beaucoup d’autres suisses, mon niveau de vie baisser continuellement ces dernières années. Mon salaire a baissé de façon notable et les prix en général sont à la hausse. Dans beaucoup de professions, de plus en plus d’entreprises n’engagent plus que des frontaliers. Comme les français ont un salaire beaucoup plus grand qu’en France et que leur priorité c’est très souvent de payer leur maison, les patrons peuvent imposer aux frontaliers des conditions de travail beaucoup plus dures.
    La libéralisation sans aucune mesure de protection, c’est surtout bénéfique aux patrons. On m’a répondu ici que j’étais aussi un consommateur et que je profitais aussi de la libéralisation. Ce n’est pas ce que j’ai vécu ces dernières années. Les prix, et notamment pour l’immobilier, sont à la hausse, et surtout pour être consommateur, il faut avant tout pouvoir toucher un salaire. Si les entreprises engagent en priorité des frontaliers, c’est de plus en plus difficile d’entrer dans le marché du travail. Après certains cyniques diront que de toute façon le marché va s’auto-réguler. Mais je n’ai pas envie d’attendre que le niveau de vie des suisses atteigne celui de ses pays voisins pour pouvoir de nouveau trouver du travail.
    On nous présente des statistiques miraculeuses pour le chômage, mais la réalité est bien différente. Pour parler de la région où j’habite, Genève, le taux de chômage est le plus fort de la Suisse, et surtout il y a de plus en plus de gens qui sortent du chômage et qui sont maintenant à l’aide sociale. Autour de moi, j’ai plusieurs anciens collègues informaticiens qui ne trouvent rien du tout et qui parlent même de partir à l’étranger pour trouver coûte que coûte un travail.

    • « il y a 20 ans, on nous annonçait aussi l’apocalypse si nous n’adhérions pas à l’union européenne. On a vu le résultat. »
      Oui, on a vu, c’était super les années 1990: une décennie de chômage, déficits publics et stagnation. Même la France et l’Italie croissaient plus vite que la Suisse. Avec la faillite de Swissair comme cerise sur le gâteau.

      • Le chômage en France a été toujours plus important qu’en Suisse, années 90 comprises, et pas qu’un peu !. Mais si vous considérez que la présidence de Mitterand et de Chirac à été une aubaine pour la France, libre à vous.

        • Alors qu’il y a une corrélation entre libéralisme & croissance économique & que la Suisse est relativement libérale, son taux de croissance ces dernières décennies est très faible…

          • Le taux de croissance ne nourris pas le peuple, la dette l’affame à terme, les impôts l’épuisent, le manque de travail le plonge dans la pauvreté.

            Le travail, la Suisse en a bien plus, la dette et les impôts bien moins et le taux de croissance en pleine crise est dans la moyenne haute.

            • Sur les dernières décennies, le taux de croissance suisse est faible comparé aux autres pays industriels. Or, malgré l’augmentation des dépenses publiques, le protectionnisme agricole… ce pays fait partie des plus libéraux.

    • « Si les entreprises engagent en priorité des frontaliers, c’est de plus en plus difficile d’entrer dans le marché du travail »

      L’emploi d’un étranger ne remplace pas forcément l’emploi d’un national. Une entreprise qui emploie de nombreux frontaliers à bas cout se retrouve avec de l’argent disponible pour développer son activité et embaucher plus.

      • Français à la recherche d’un emploi en Suisse, je suis directement concerné par la votation. Dans mon domaine d’activité, plusieurs employeurs potentiels m’ont appris qu’ils se tournaient vers les postulants français car ils ne recevaient plus de candidatures de Suisse ! C’est aussi ça, le plein emploi, et d’ailleurs je note sur la carte jointe à l’article que ce sont les cantons où les étrangers sont peu employés qui ont voté pour la mesure, tandis que ceux où les étrangers sont très présents professionnellement ont tous voté contre.

        On peut y voir bien des choses, comme par exemple que la Suisse parvient à n’attirer qu’en grande majorité des étrangers qualifiés et facilement intégrables pour des emplois où la demande dépasse l’offre.

        • On peut avoir un éclairage différent: ce sont les cantons rassemblant le plus de naturalisés « récents » europhiles qui ont voté contre la mesure…
          Certains (dont je ne suis pas, mais peut-être me trompai-je) y voient même le signe que c’était le dernier moment pour inverser la tendance.
          Il est toujours bon de se méfier d’une lecture trop rapide des chiffres bruts, car on peut souvent en faire plusieurs lectures.

    • Pour avoir de la famille sur Genève je suis entièrement d’accord avec vous

    • « Si les entreprises engagent en priorité des frontaliers, c’est de plus en plus difficile d’entrer dans le marché du travail.  »

      Mais de quoi on parle concrètement ? D’un pays avec 3,5% de chômage où l’immigration de travail revient à ce qu’une française parte couper les cheveux en Suisse pour 3000 francs, salaire considéré comme trop bas pour les locales.

      Et pourquoi alors ces régions frontalières ont voté « contre » la proposition de l’UDC ?

      Vos craintes relèvent du fantasme. Mais hé, vous avez le droit de mal voter. Vous en subirez les conséquences.

      • Tom: « Vos craintes relèvent du fantasme. Mais hé, vous avez le droit de mal voter. Vous en subirez les conséquences. »

        Non, ça non plus. La Suisse peut réduire d’un facteur 10 son immigration (Ce qu’elle ne fera pas) avant d’arriver au niveau de la France.

      • 3,5 %, c’est la moyenne nationale. Mais à Genève, c’est 5,8 % et c’est sans parler de ceux qui sont sortis du chômage et qui sont à l’aide sociale. Et puis les statistiques je m’en fous, ce qui importe pour les gens, c’est qu’ils vivent au jour le jour.

    • floyd: « Pour parler de la région où j’habite, Genève, le taux de chômage est le plus fort de la Suisse, »

      Les cantons romand et spécialement Genève sont largement socialiste. Ce sont aussi en moyenne les cantons les plus endettés et avec le plus de chômage.

      • Et qu’est-ce que des quotas sur l’immigration va changer à cela ?

        • Le propos c’est de dire que les cantons romand (francophone) votent très idéologique comme en France et les autres sont plus pragmatique.

          Illustration dans ce fil: Beaucoup s’expriment sans avoir lu le texte de loi ni même avoir la moindre idée des conditions économiques et des modalités politique en jeu.

          On ne règle pas une société complexe à grand coup de masse idéologique.

          • « On ne règle pas une société complexe à grand coup de masse idéologique. »

            Venant de quelqu’un qui prône l’idéologie libéral sur tous les sujets de société et à n’importe quel prix faut avouez que c’est cocasse…

            • Ah bon?
              Votre commentaire ne montre qu’une chose de cocasse : vous ne connaissez rien au libéralisme et vous en parlez pourtant.

            • Octave: « Venant de quelqu’un qui prône l’idéologie libéral sur tous les sujets de société et à n’importe quel prix faut avouez que c’est cocasse… »

              Merveilleuse illustration de mon propos: tu parles sans savoir.

          • « Beaucoup s’expriment sans avoir lu le texte de loi ni même avoir la moindre idée des conditions économiques et des modalités politique en jeu. »

            Vous allez donc pouvoir répondre à ma simple question.

    • « La libéralisation sans aucune mesure de protection, c’est surtout bénéfique aux patrons. »

      Mais ne dites pas n’importe quoi !
      L’ouverture des frontières sans conditions, c’est du socialisme, pas du libéralisme !
      C’est « je décide, les autres paient », exactement comme les « droits à ».
      Le parti-pris pour ou contre telle ou telle catégorie, c’est du socialisme et non du libéralisme.

      Le libéralisme, c’est l’absence de contrainte dans les transactions, autrement dit le règne de l’accord.
      En matière d’immigration: Accord entre l’immigrant et la population d’accueil.
      Donc l’immigration contre l’avis de la population C’EST DU SOCIALISME !

      Ce référendum démontre que la Suisse est un grand pays libéral.
      À tous attention: Nous sommes à deux doigts de nous faire voler le terme « libéralisme » par les socialistes, comme en anglais ! Ne nous laissons pas faire !

      • « Le libéralisme, c’est l’absence de contrainte dans les transactions, autrement dit le règne de l’accord. »

        Et l’accord entre l’employeur suisse et le travailleur étranger issu de l’UE, vous en faites quoi ? Il sera désormais soumis à des contraintes publiques nouvelles…

        • et l’accord entre un habitant et le partages des infrastructures (rues, ponts, égouts, tunnels, etc.) vous en faites quoi.
          En quoi un étranger devrait profiter des apports d’un capital pour le quel ni lui ni ses parents n’ont jamais payé !

      • Votre analyse est juste car les acteurs à niveau égal sont bien l’immigré et le ressortissant (en l’occurrence suisse). Le premier vient chausser les pantoufles du second. Le premier raisonne en droits qu’il attend du pays qui l’accueille alors que le second est assujetti aux devoirs qui l’obligent à cotiser de diverses manières. Si on en vient à la France, le premier bénéficie des largesses d’un Etat irresponsable sans jamais avoir cotisé alors que le second a des droits inférieurs. Ce phénomène va s’accentuer avec la loi d’intégration qui va aggraver la discrimination positive en faveur de l’étranger. Vous avez raison : l’immigration avec l’accord entre l’immigrant et la population, c’est du libéralisme alors que sans accord c’est du socialisme.

    • je suis tout a fait d’accord avec toi, je suis Français et chef d’entreprise, le problème de ces dernières années c’est que les patrons qui se sont installés en suisse et ceux qui y était déjà n’ont pas joué le jeu, il donne la priorité aux frontaliers qui eux coutent beaucoup moins chère et laisse sur le bord de la route les travailleurs résidant en suisses, en ce qui me concerne je pense peut être un jour installer une entreprise en suisse mais a ce moment la je trouve normal qu’on embauche des suisses en priorité quelques soit le cout du salaire, car la logique veut que quand on s’installe dans un pays qui n’est pas le sien la première forme d’intégration c’est de donner la priorité de l’emploi au habitant du pays car il est trop facile de venir gagner de l’argent en suisse sur le dos des consommateurs suisses et de n’embaucher au final que des frontaliers, c’est pas vraiment un donnant donnant, c’est peut être aussi une erreur du gouvernement suisse qui a laissé faire les choses sans broncher surement pour le seul bénéfice de certains patron, a bon entendeur

  • trop drôle les européens, quand il fallait libérer l’Europe de la puissance Nazi on demander pas au africains des visas pour mourir pour vos fesses, quand il fallait reconstruire on ne demandait pas de visas non plus . aller bonne journée

  • @jadere06, informez vous avant de dire de telles bêtises, cette loi n’est pas rétroactive et c’est pratiquement le même principe que le quota au Canada.

  • @ALi gaslsene boy, attention nous sommes en Suisse et pas en Europe, j’espère que votre remarque ne correspond pas au vote Suisse, la Suisse n’a pas demander à des tirailleurs et autres de venir défendre son pays.

    • Si la suisse, c’est en Europe. Pas dans l’union européenne , mais c’est en Europe quand même.
      Je n’ai jamais vu un suisse de ma vie, et pourtant j’habite sur la côte d’azur.
      Pourquoi les suisses n’immigrent pas en France , si ils ne trouvent pas de travail chez eux, ils seront très bien accueillis chez nous ?

      • Hélène : « Pourquoi les suisses n’immigrent pas en France , si ils ne trouvent pas de travail chez eux, ils seront très bien accueillis chez nous ? »

        Pas tant que ça: chômage 11%, 25% chez les jeunes avec un salaire moyen de 2000 euro contre 3.2% de chômage en suisse, 3.4% chez les jeunes avec un salaire moyen de 4982 euros. De plus les comptes sociaux et les budgets sont au vert en Suisse la dette étant à 36% (réduction de 56% à 36% du PIB en 10 ans).

  • Tout de même étrange que des libéraux défendent l’idée de quotas d’immigrés et la préférence nationale. Que vont faire les entreprises suisse face au manque de main d’œuvre ? En quoi cela va t il améliorer la situation des suisses au chômage ?

    • CL: « Que vont faire les entreprises suisse face au manque de main d’œuvre ? En quoi cela va t il améliorer la situation des suisses au chômage ? »

      Tu as pensé à te renseigner sur le texte de loi et l’immigration en suisse avant de raconter n’importe quoi ?

      CL: « Tout de même étrange que des libéraux défendent l’idée de quotas d’immigrés »

      Perso je défend la démocratie suisse et le choix du peuple, cette démocratie qui à fait que le Suisse est un des pays les plus libéral du monde et qui à fait sa prospérité et la prospérité des immigrés qui sont bien plus nombreux qu’en France sans que rien ne brule et sans qu’on les parc dans des zones de non-droit.

    • Je me pose les mêmes questions.

      Chômage à 3,2%, commerce avec l’UE à 60% et remise en cause de tous les accords bilatéraux avec l’UE. Si les Suisses croient avoir une économie autonome, s’ils estiment que les entrepreneurs européens installés en Suisse n’ont pas considéré les avantages des traités avec l’UE avant de déménager, ils se trompent nettement.

      Rama Yade a raison: ils se sont tiré une balle dans le pied.

      • simon@: « ils se sont tiré une balle dans le pied. »

        Le coup de la balle dans le pied les politiques français le ressortent aux suisse à chaque votation qui leur déplait. La suisse n’est pas la France, les modalités d’application seront décidée par un exécutif qui ne balancera pas des grands coup de masse dans le tas pour satisfaire des sondages, leurs égo ou leurs cagnotte.

        • Et 500 millions de citoyens UE se prosterneront pour le bonheur de 8 millions de suisses. Vous rêvez là, n’est-ce pas?
          La Suisse remet en cause tous les traités avec l’Union Européenne. Le Luxembourg vous remercie.

          • simon@: « La Suisse remet en cause tous les traités avec l’Union Européenne. »

            Sans oublier la marche de la Lune.
            C’est vrai qu’une votation controversée n’est jamais arrivé avant, que les Français n’ont jamais hurlé à la fin de la suisse à ces nombreuses occasions et qu’elle caracole toujours bien en tête malgré cela.

            • L’ampleur d problème vous échappe. Elle bien plus grosse que la France et les français.

              Si vous aviez pris le temps de lire l’article du Figaro que j’ai référencé, vous auriez appris que la clause « guillotine » sur la libre circulation a le pouvoir de faire sauter tous les accords.

            • Et ?
              Vous pensez que les autres prédictions à chaque votation controversée n’avaient aucun arguments ? qu’ils avaient mal estimé la situation les 500 fois précédentes mais que « là, oui là, c’est la fin ! »

              La suisse est dans une négociation perpétuelle avec l’Europe, elle a avalé des couleuvres monstrueuse concernant beaucoup d’accords et ça n’a pas fait broncher d’un iota le figaro.

            • La « clause guillotine » je n’y crois pas trop. Je veux dire, les Européens veulent-ils vraiment que les transports routiers et ferroviaires européens aient à faire du jour au lendemain un détour pour contourner la Suisse? Ce sera assez cocasse à regarder. Balle dans le pied, disiez-vous?

              Au-delà des effets de manche les Suisses et les Européens savent pertinemment qu’ils sont condamnés à s’entendre. Les menace et les cris d’orfraie de Bruxelles c’est pour faire plaisir aux journalistes.

            • Malheureusement la remise en cause par la Suisse de la liberté d’installation ne l’empêchera pas de se faire absorber mollement par l’UE. Elle refuse l’un des rares bienfaits de l’Union mais se soumet de plus en plus à tous ses méfaits (pour ne donner qu’un seul exemple on peut évoquer le secret bancaire).

              L’UE le sait bien, et ne va pas remettre en cause cette coopération/abdication de la Suisse. Au contraire : mon petit doigt me dit que pour compenser cette décision et éviter une remise en cause des autres traités, la Suisse ne va pas hésiter à faire encore plus de concessions sur d’autres sujets.

      • Tout à fait d’accord.

        Si les accord bilatéraux sont démis en cause il va y avoir des conséquences en particulier pour l’industrie Suisse. Il n’est pas non plus exclus que certaines entreprises quittent la Suisse pour peut-être l’Europe-de-l’Est pour ne pas être discriminés sur le marché Européen.

    • Bien les suisses sans emplois de plus de 45 ans ( ceux qui l ont perdu au profits d’un immigré qui travaille à sous enchère salariale) retrouverons leurs emplois.
      Et les entreprise Eu qui font chuter les prix seront moins nombreuses et les entreprises suisses auront du travail pour des suisses ( coustruction)

  • Jamais il n’y a eu autant de plein-emploi et jamais il n’y a eu autant d’immigrés. Bref, la rhétorique selon laquelles les étrangers piquent les emplois des suisses c’est du bull shit intégral! Ces cols blancs et ouvriers étrangers ont permis à la Suisse -entre autres raisons- d’être un ilot de prospérité économique ces dernières années. Tant pis pour eux, quand les entreprises suisses devront s’y perdre en démarches administratives pour démontrer que l’étranger embauché est meilleur ou qu’elles devront embaucher obligatoirement un suisse incompétent, la croissance baissera, il ne faudra pas venir pleurer.

    • C’est la même rhétorique qu’on a entendu il y a 20 ans en arrière lors du refus de la Suisse d’entrer dans l’union Européenne. Et c’est en partie grâce à ce refus, que la situation de la Suisse est bien meilleure que dans les autres pays. Et puis de toute façon si la situation est si merveilleuse en Europe et sera si catastrophique en Suisse, je vois pas ou est le problème pour les libéraux ?

      • La situation suisse bénéficie du libre échange et de l’importation de travailleurs qualifiés, sans payer les désagréments de la monnaie unique et de l’inflation légale, normative et réglementaire de l’UE.

        Mais comptez bien que ça va changer: avec l’alignement forcené du franc suisse sur l’euro, la sape de l’indépendance des banques suisses et maintenant l’instauration de quotas d’immigration, il ne restera bientôt plus à la Suisse que la relative légèreté du risque juridique et fiscal pour la maintenir au-dessus du reste de l’Europe.

        • Oui, le plus préoccupant en effet n’est peut-être pas le triste résultat de cette votation (fort dommage, mais qui peut sans doute être géré), mais l’accumulation de très mauvaises et dangereuses décisions : les abdications devant les oukases fiscales étrangères, la fin du Secret Bancaire, l’éviction forcée des clients US ou autres étrangers avec fermetures de comptes et refus de paiements « cash », les employés de banque livrés en pâture aux autorités fiscales étrangères – et l’obstination absurde de la BNS de lier le CHF à l’€ sans vrai débat démocratique.

          A ce niveau-là, ce n’est plus une balle dans le pied que se tire la Suisse, c’est une vraie rafale de mitrailleuse dans les 2 jambes : à la longue, cela va finir par faire beaucoup, surtout que les conséquences ne s’en feront sentir que très lentement, mais d’autant plus implacablement.

          La Suisse et les Suisses feraient bien de méditer l’adage bien connu en Marketing : il faut très longtemps (ici, un siècle environ ?) pour se construire une réputation et une image favorables et desquelles on peut vivre; mais il suffit d’un instant (ici, quelques années qui marqueront 2 générations au moins) pour les détruire. Il me semble qu’il y a beaucoup d’apprentis sorciers à l’œuvre, mais je ne peux que mettre en garde…

      • D’abord la Suisse a refusé d’entrer dans l’EEE, pas l’UE…
        Et la Suisse a effectivement périclité des années, jusqu’à la signature des accords bilatéraux.
        Cela dit, si le cas se présentait aujourd’hui, je voterais contre l’entrée dans l’UE: c’est incompatible avec la démocratie suisse.

    • Ares prétentieux d’affirmer que les suisses sont incompétent. Notre système de formation est parmi les plus performant au monde .
      Et il faut arrêter de croire que vous venez nous enseigner quoi que ce soit . Le contraire est plus juste et plus courant .
      Consulter le classement mondial des écoles .

  • Un autre aspect important de la campagne a été la tentative des opposants de vouloir nous faire croire que si on acceptait l’initiative on était obligatoirement un xénophobe ou un raciste. C’est vraiment n’importe quoi. Comme dans tous les pays, il y a très certainement des racistes en Suisse, mais les gens ont voté très majoritairement pour cette initiative pour des raisons économiques. De plus, la Suisse a toujours été un pays de très forte immigration, et presque personne ne s’en ai jamais plaint. Mais dans le passé, le pays avait le droit de choisir son immigration, et le pays ne s’en portait pas plus mal, au contraire ! Et personne ne parle de fermer les frontières, contrairement aux caricatures des opposants. Et je ne vois pas pourquoi un pays n’aurait pas le droit de poser certaines limites. C’est le cas d’une immense majorité des pays dans le monde.
    En tout cas je voyais souvent dans le passé les libéraux nous montrer la Suisse comme un exemple idyllique, mais maintenant qu’une votation a eu lieu qui ne va pas dans leur sens, maintenant je vois certains commentaires ici qui veulent nous faire croire que la situation de la France est ou a été meilleure qu’en Suisse. C’est vraiment le monde à l’envers !

    • En remettant en cause la libre-circulation des personnes, c’est tous les accords bilatéraux avec l’UE qui sautent. Et l’UE c’est juste… tous vos voisins et partenaires économiques.
      Il aurait fallu réfléchir un peu avec de fixer vos nouvelles limites à l’immigration.

      Et parler de la Suisse comme d’un pays avec une « très forte » immigration ça me parait exagéré.

      • @ Tom : solde migratoire de la Suisse : +80k, soit 1 % de la population actuelle. Ce qui correspondrait, pour la France, à l’arrivée nette de plus 650k personnes chaque année. J’ai cru comprendre qu’on en était très loin en France (125k/an il me semble, mais peut-être me trompe-je).

        Il y a plus 1,5 millions d’étrangers en Suisse, soit près de 20 % de la population. Qu’en est-il en France ?

        Alors oui, la Suisse est un pays avec un très forte immigration.

      • Juste deux points:

        1. La balance commerciale Suisse-UE est en faveur de l’UE à hauteur de 40 milliards de francs. Le commentaire d’un élu de la zone frontalière disant que les Suisses s’étaient « fait plaisir » avec ce vote mais allaient devoir en assumer les conséquences est intéressant. L’UE va-t-elle se faire plaisir, ou garder des relations commerciales détendues avec son 3e partenaire économique?

        2. La Suisse subit une immigration de 1% de sa population totale par an, soit 80’000 personnes. Qu’en est-il des pays de l’UE?

      • La Suisse comporte 23% d’étrangers dans sa population. C’est la plus forte proportion d’Europe après le cas particulier du Luxembourg (35%) et très loin devant le pays suivant dans le classement, l’Autriche (16%).

        Alors je ne sais pas ce qu’il vous faut pour parler de la Suisse comme d’un pays avec une « très forte » immigration, peu importe que ça vous paraisse exagéré, c’est la stricte vérité.

        Ah, ces chiffres ne tiennent pas compte de la population des frontaliers qui habitent dans un autre pays et travaillent en Suisse.

        • Oui, et si la Suisse compte autant d’étrangers enregistrés officiellement dans les statistiques nationales, qui ne comptent bien sûr pas les délinquants non-résidents qui rentrent discrètement pour commettre leurs méfaits et peuplent néanmoins largement les prisons lorsqu’ils sont arrêtés (cf. Statistiques de l’article de Pierre), c’est bien que ce pays, ses institutions et ses habitants (Suisses ou étrangers résidents officiels) savent créer des emplois et des opportunités qui attirent les autres (nouveaux entrants, comme frontaliers), et ce bien mieux que leurs grands voisins volontiers donneurs de leçons !

          Ce qui montre bien que le vrai problème n’est pas l’immigration excessive qu’un certain populisme s’est plu à dénoncer, hélas avec succès, mais la réalité des conséquences dommageables de cette forte et rapide immigration sur la population (hausse rapide de la criminalité, congestion chronique dans les transports, pénurie de logements…), conséquences qui sont indéniables mais pour lesquelles ni les partis politiques ni les personnalités politiques n’ont su formuler de réponses adéquates à temps – et grâce à la Démocratie Directe ils se prennent aujourd’hui ce désaveu cinglant en pleine face…

          Cela fait certes mal, mais sans doute faut-il remercier les institutions Suisses d’offrir cette possibilité au Peuple d’exprimer son angoisses et ses préoccupations lorsqu’il n’est pas écouté… Mieux vaut une baffe anticipée que des têtes sur les fourches tardivement, comme cela est déjà arrivé et pourrait bien arriver de nouveau dans certains pays voisins volontiers donneurs de leçons arrogantes mais qui feraient mieux d’écouter eux aussi l’exaspération de leur peuple avant qu’elle ne s’exprime de façon beaucoup plus violente…

          • Je ne vois pas ou le pb du contrôle de l’immigration.
            La renégociation des traités devront se faire à l’unanimité des 27, et ça, c’est pas gagné, alors la renégociation n’aura peut être pas lieu.

            Mais vous trouvez normal qu’une octogénaire se fasse torturer dans sa baignoire, tant qu’elle n’est pas de votre famille, alors pas de soucis.

            Le contrôle de l’immigration est obligatoire, quand on a les pieds sur terre, c’est évident sauf pour les idéologues.

          • ALB: « Cela fait certes mal, mais sans doute faut-il remercier les institutions Suisses d’offrir cette possibilité au Peuple d’exprimer son angoisses et ses préoccupations lorsqu’il n’est pas écouté »

            Vous avez 100 fois raison, « ce qu’on ne voit pas » c’est le sentiment du peuple. A tort ou a raison il vaut mieux que « ça sorte » car l’arrivée des fascisme populiste ce font toujours sur les même modalités: un pays qui s’appauvrit, des conditions sociales qui se dégradent et le rejet des élites qui se foutent de la gueule du peuple et conduisent à cette situation sans l’écouter, des ingrédient qui n’existent pas actuellement en Suisse.

  • Si c’était vraiment une vote de « défense » face à une criminalité croissante venant des immigrés, comment expliquer que ce sont les canton ruraux au centre du pays qui ont voté « Pour » et les cantons frontaliers là où sont les nouveaux immigrés en question qui ont votés « Contre » ? Ca me parait assez contradictoire.

    • Peut-être parce que les cantons urbains ont plus l’habitude du délitement général de la société?

      • Peut-être aussi qu’ils ont plus besoin des immigrés…

        • Peut être aussi que les cantons francophones sont plus « socialistes » et plus « politiquement corrects » et qu’ils ont donc voté comme les médias et la bien-pensance le recommande ?
          Les US ont eu des quotas d’immigration jusqu’à récemment et ils sont passés d’un quasi désert au pays le plus puissant du monde pendant cette période là (fin XIXe et début XXe).
          Les quotas ne sont pas un problème en soi, c’est leur application qui pourrait l’être. Mais ils s’ajusteront en fonction de la situation.

    • Vous lisez la répartition géographique du vote en français 😉
      Les cantons à la frontière avec l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne ont voté « Pour ».

      • Les cantons limitrophes de l’Allemagne, l’Italie et l’Autriche sont bien plus exposés à l’immigration d’Europe de l’Est… dont sont apparemment majoritairement ressortissants les criminels retenus dans les prisons suisses.

        • Alors que les immigrés les plus nombreux en Suisse sont… les Portugais.

            • Excusez-moi. Je n’avais pas remarqué que la criminalité Portugaise explose en Suisse.

            • Tom : « Excusez-moi. Je n’avais pas remarqué que la criminalité Portugaise explose en Suisse »

              Et ?

              Vous n’avez une idée de comment sont délivrés les permis aux différentes communautés et les modalités, donc revenez donner des leçons quand vous saurez de quoi vous parler.

            • Précisément : expliquez-moi.

            • Je me renseignes avant de parler vous pouvez bien faire cet effort aussi.

            • Vous n’allez répondre à aucunes de mes questions, c’est ça ?

            • Un des arguments exposé ici pour expliquer que ce sont les cantons orientaux qui aient le plus accepté l’initiative est leur proximité avec les pays de l’Est, avantageusement représentés au sein de la population criminelle et carcérale locale.
              Fort de cette explication, vous venez nous assener qu’il y a plus d’immigration de portugais que de ressortissants de l’est, et qu’ils ne sont pas particulièrement criminels.
              Pourriez-vous nous expliquer en quoi votre brillante saillie annule l’argument précité?

            • Il existe déjà une clause de sauvegarde pour les pays de l’Est qui limite l’immigration et les conditions de séjour. Résultats sur la criminalité ? Inchangé. Désormais on fera la même chose avec tous les autres pays. Et donc vous croyez vraiment que ça va changer quoi que ce soit ?

            • Si le vote de ce week-end ne change rien à la situation actuelle, il n’y a pas à en faire un pataquès

            • Si vous aimez restreindre les libertés pour rien…

              Mais ce sera surtout nocif pour l’économie Suisse en fait.

  • Ce genre de mesures sont d’une lourdeur bureaucratique débile et coûteuses.
    Pourquoi ne pas avoir simplement proposé l’autorisation de la discrimination à titre privé?

    • La bureaucratie existe déjà, ça ne change strictement rien si ce n’est la couleur du tampon.
      De plus l’initiative ne donne pas de chiffres ce sera au conseil fédéral, un exécutif en général compétent, modéré et pragmatique de traduire la loi dans les faits et de jongler avec les traités.

      Le conseil fédéral est composé de 7 « sages » avec un quota non officiels de parti mais respecté depuis longtemps (sauf quelques exception), ils sont élus pour une durée de 4 ans.
      http://www.admin.ch/br/org/index.html?lang=fr

      • « ………..ce sera au conseil fédéral, un exécutif en général compétent,………….. »

        Très important le « en général » :-=

  • @Jesrad:
    « Dans mon domaine d’activité, plusieurs employeurs potentiels m’ont appris qu’ils se tournaient vers les postulants français car ils ne recevaient plus de candidatures de Suisse  »

    Et bien dans le mien, l’informatique, c’est presque impossible d’obtenir des entretiens pour un suisse, parce qu’ils ne veulent engager que des frontaliers avec des salaires bien moindres. Lors d’un mes rares entretiens, le patron, m’a dit : « Pourquoi je devrais vous engager, alors que j’ai des jeunes français qui me coûtent la moitié moins que vous ». Alors après ils parlent de pénurie de mains d’œuvres qualifiées ! C’est certainement vrai dans certains domaines, comme la restauration ou l’hôtellerie, mais dans tous les domaines, ce sera toujours plus avantageux pour un patron de prendre un frontalier.

    • Dans ce cas, plainte directe pour dumping salarial!!

      Les « mesures d’accompagnement » existent toujours et ne sont pas devenues caduques dimanche dernier!

      • @ Dede

        Le problème est qu’en Suisse personne n’a appliqué les « mesures d’accompagnements » ni surveillé que les entreprises ne fasse pas de dumping salarial. Je ne sais pas si c’est voulu ou tout simplement du à la naïveté de nos autorités Suisses (genre tout le monde il est beau…) qui ont prouvé ces dernières années qu’elles ne comprennent pas grand chose.

    • Vous pensez que votre seule nationalité vous donne un droit supérieur à celui du français d’avoir cet emploi ?

      Le protectionnisme… c’est pas bien !

  • Réflexion d’une Suissesse en Suisse sur le principe de démocratie directe.

    Bonjour,

    J’y suis. J’y vis. J’y suis née. En Suisse. J’ai loué notre système démocratique. Mes parents m’ont élevée avec la fierté du patriote. L’école m’a élevée avec la conscience d’être chanceuse, moi, vivant dans le pays le plus démocratique du monde.
    Oui mais…

    C’est en Suisse que les critiques sur la démocratie sont les plus rares. Je me permets d’éclaircir ma pensée :
    À force de régenter jusqu’au choix de garde (qui touche à l’intime, donc au privé), la majorité ne risque-t-elle pas de créer un état de pensée unique ? Que l’on soit pour ou contre la démocratie importe peu. Rogner sur le principe légitime de la critique, qui permet, entre-autre, de connaitre les limites et les risques d’un système pose en revanche problème…

    Et ce problème se pose en Suisse.
    Le tout-démocratique, c’est l’ingérence publique jusque dans le raisonnement de l’individu. Sur le choix de garde, le débat était axé sur « le bien de la famille et de l’enfant ». Biaisé.
    La population s’est alors déchirée pour savoir ce que le bien de TOUS les enfants et Toutes les familles supposait. Comme si le bien de ma fille correspondait au bien de mon neveu. Comme si mon bien correspondait au bien de la majorité.

    La votation n’a pas servit à solutionner un problème, mais à créer un cadre « bien normatif » duquel se démarque dorénavant tout le « pas bien normatif ». Danger…

    Le débat sur cette dernière votation a été un cumul de clichés dérivés directement de la lutte des classes et de la cause nationaliste. Les opposants, ceux du non, par exemple, ne se sont pas axés sur les effets positifs de l’immigration. Ils ont tournés le débats en s’opposant aux patrons. Entendu « L’ennemi n’est pas l’étranger mais le patron » (et quid du patron étranger ?). Les pro, eux, ont axés le débat sur la délinquance.
    La majorité des délinquants sont étrangers.
    Donc les étrangers sont des délinquants.
    Vous avez dit syllogisme ?

    Rester critique, ce n’est pas s’opposer. C’est simplement prétendre à la connaissance. La démocratie est un outil puissant, la démocratie directe est peut-être la Porsche (ou autre marque de luxe, chuis pas bégueule) de ce système. Mais offririez-vous un pareil bolide à un individu qui n’a pas encore appris à conduire ? C’est le mur assuré…

    « Mais la démocratie est sauve », oui… et quid de l’individu ?
    Je me demandais si la défense d’un territoire face à une population présumée pacifique n’était pas du ressort privé plutôt que public, se référant de fait d’avantage aux droits des propriétaires fonciers privés qu’à la Constitution, et de fait, ne réclamant pas de mise en œuvre fédérale…
    Et peut-être que ce débat aurait permis d’avancer sans scinder le peuple en deux groupes créés par une tournure politique proche du sophisme.

    Et je finis avec une petite citation :
    « Un sophisme fondamental de notre époque est que la démocratie serait le sésame universel vers la paix, la liberté et la prospérité. […] Mais la démocratie en elle-même ne définit ni ne garantit une société libre. »
    — Richard Ebeling

    En vous souhaitant une bonne continuation, en Suisse, ou ailleurs.
    L

    Restons critiques, apprenons les limites de nos outils, et les mauvais usages qui peuvent en être fait.

    • PS : réflexion, sans é devant le x 🙂

    • mams: « Le tout-démocratique, c’est l’ingérence publique jusque dans le raisonnement de l’individu. »

      Le « pas tout démocratique » c’est des taux de chômage de 4 à 8 fois plus élevé, des niveaux de vie au moins 2 fois moins bon, des dettes des états ubuesques avec des finances sinistrées, du corporatisme exacerbé, des élites oligarchiques qui gouvernent en aveugle et à l’encontre de l’économie et des libertés et des immigrés moins nombreux mais pourtant abandonnés dans le chômage et la pauvreté.

      Vous êtes déçues parce que des gens qui ne savent pas gérer un pays vous pointent du doigt. Oui, vous avez raison, la démocratie ce n’est pas la panacée ni le miracle perpétuel, mais tous les autres systèmes sont bien pires. Il faut s’y accrocher et la défendre à tout prix.

      On peut critiquer la décision, critiquer les débats, mais pointer la démocratie comme responsable c’est une très mauvaise idée.

      • « Rester critique, ce n’est pas s’opposer. C’est simplement prétendre à la connaissance. »

        « On peut critiquer la décision, critiquer les débats, mais pointer la démocratie comme responsable c’est une très mauvaise idée. »

        On ne peut pas critiquer la démocratie ?

        • mams: « On ne peut pas critiquer la démocratie ? »

          Question difficile mais je répondrais qu’il faut y aller avec des pincettes. Pleins de gens sont assoiffés de pouvoir et n’attendent qu’une occasion pour détruire la seule barrière qui les empêches de s’en emparer: la démocratie participative (directe, ou semi directe comme en Suisse).

          Quand tu es dans une forêt remplie de loups il faut être prudent avant de dénigrer ton petit couteau (qui n’est pas génial il est vrais) , parce que pleins de loups seront bien d’accord avec toi: « pose le, il n’est pas bon pour toi. » et qu’ils ont de gros moyens de pression.

          D’ailleurs regarde qui gueule en France: les politiques et les médias, les deux composantes d’une oligarchie qui règne sans partage pour le bonheur de leurs amis et le malheur des autres qui n’en peuvent plus.

          En l’occurrence cette votation n’est absolument pas un problème de démocratie, un problème de débat ou d’information éventuellement mais la démocratie n’a jamais garanti que la majorité serait toujours de son propre avis du moment comme la liberté d’expression n’est pas faite pour n’autoriser que les avis qui nous plaisent.

          • Quand je suis dans une forêt pleine de loup, je n’utilise pas un couteau. J’apprends à comprendre le loup. Et je garde les mains libres pour me hisser dans les branches… un loup, ca ne grimpe pas aux arbres. Connaissance de l’ennemi, et des limites de l’outil.

            En clair : la critique (le moyen de comprendre) me permettra une défense bien plus efficace qu’un outil inadapté.

            La démocratie est un outil, mais sans raisonnement critique, rien n’empêchera le loup de te faire croire que cet outil est la bonne solution. Parce que oui, le loup aurait tout intérêt à te pousser à utiliser un couteau plutôt qu’à te servir de ta tête.

            • mams: « rien n’empêchera le loup de te faire croire que cet outil est la bonne solution »

              Ah oui, le loup qui veut le pouvoir promeut sa dispersion dans le peuple !!!!?? C’est très logique ! (MUAHAHAHAHA) Nan sans dec, on a pas trouvé mieux que la démocratie directe et la séparation des pouvoirs, c’est tout. T’es déçues de la musique présente et tu veux casser le piano comme un gamine, ce n’est pas sérieux.

              Tu veux quoi à la place, une démocratie représentative à la Française ? Un pays totalement en faillite gouverné par une oligarchie aveugle ? Une monarchie ? Tu crois qu’en réduisant le pouvoir à un petit nombre de gens tu seras enfin satisfaites de leurs décisions ?

              Tu sais qui sont les gens influents qui auraient les manette à la place du peuple en Suisse ? Tu penses que les décisions des pontes de Ciba-Geigy ou Nestlé plairaient plus à mam’s et seraient meilleures pour le peuple suisse ?

              Pitié !

      • Le problème n’est pas plus ou moins de démocratie, mais quelle est l’emprise de l’État sur les individus. Or la Suisse présente le double avantage d’avoir d’une part la démocratie directe mais d’autre part un système politique très décentralisé.

        • La Suisse présente l’avantage que tout un chacun peut décider de faire passer une loi sur la façon légale de se moucher pour tout le monde (sous prétexte de santé public, admettons).
          Et que parfois, ça passe.

          Pardon pour le cynisme de ce douteux parallèle.
          Plus sérieusement, je l’ai écrit. La démocratie est un outil puissant.
          Un outil. Non un objectif.
          L’outil doit servir l’objectif.
          Non le contraire.

          En Suisse, l’objectif (la liberté par exemple) sert l’outil il me semble…

          • D’un autre côté, les exemples autours de la Suisse et plus loin tendent à montrer que moins de démocratie signifie rarement moins d’ingérence de l’Etat dans la vie des individus.

            Mais formellement, vous avez raison: la démocratie, c’est deux loups et un agneau qui votent pour le menu du soir…

            Le jour où les agneaux seront correctement protégés dans les Etats moins démocratiques, je changerai peut-être d’avis, mais jusqu’à preuve du contraire, je me satisferai de la démocratie.

            • Bonsoir,

              Si je suis votre raisonnement, je devrais également m’abstenir de critiquer l’agro-alimentaire : j’ai la chance de ne risquer qu’une mort par intoxication lente, contrairement à certains de mes voisins qui, eux, meurent le ventre vide.

              Impertinent ?

            • Euh… vous ne vous êtes pas trompée de conversation, là? vous vouliez commenter un autre article, sur un autre site? parce que je peine à voir le lien entre mon commentaire et votre réaction…

          • « La Suisse présente l’avantage que tout un chacun peut décider de faire passer une loi sur la façon légale de se moucher pour tout le monde (sous prétexte de santé public, admettons).
            Et que parfois, ça passe. »

            Parce que vous pensez que, par exemple, si l’état français veut imposer une manière de se moucher aux français, ça va leur causer bcp de problème ?

            Ici, la majorité des citoyens suisses a simplement donné la voie à suivre aux conseillers fédéraux. Personne n’a dénoncé de convention ou d’accords. Tout est affaire de négociation et je n’ai aucun doute que négociations il y aura. Certes, ce ne sera pas facile, mais une négociation peut-elle être facile ?

            Que les perdants d’hier cessent de pleurnicher sur « ces mauvais citoyens qui ne savent pas ce qu’ils votent » et qu’ils commencent à se remettre en question (je pense en particulier aux socialistes pour qui tout est de la faute du patronnat, alors même qu’ils étaient embarqués dans la même galère oppositionniste). Quant aux gagnants, qu’ils retroussent leurs manches et fassent des propositions claires et constructives.

            • @titsuisse, mes excuses, erreur de raccourci

            • En France, lorsque le gouvernement impose une façon légale de se moucher à la population, avec en prime des peines privatives de liberté pour les contrevenants (pécunières ou autres, l’amende privant l’individu de la liberté d’user de son patrimoine comme il l’entend), une minorité peut se dresser contre le gouvernement.
              En Suisse, lorsqu’une loi passe, la minorité devrait se dresser contre la majorité. Et ceci est impensable. Imaginez 1/2M d’individus luttant contre 3MIO.
              Vous commencez à concevoir la problématique d’une démocratie directe ?

            • J’ajoute, pour vous faire trembler face à des chiffres que vous devez ignorez, que le 60% de la population occidentale se soumet à l’autorité sans sourciller (expérience de Milgram, dispo sur youtube avec la scène du film Icare-que je recommande).
              Certains chiffres plus récents (non confirmés) montrent une augmentation de ce taux (qui pourtant fût stable de 1950 à 2000) à 80% dans une situation médiatique.
              Soit une augmentation de 20% en 10 ans (chiffres 2010).
              Et je demande : la démocratie permet-elle vraiment la liberté ?
              Ce 80% majoritaire, certes soumis (au point de tuer sans se remettre en question), est la majorité issue de la démocratie ET engendrant la démocratie, puisque la démocratie est la majorité.
              Quelle est la suite logique ?

            • mams: « En France, […] une minorité peut se dresser contre le gouvernement.. »

              Non mais pitié quoi !

              25% de chômeurs chez les jeunes contre 3.4% en suisse, le double d’impôts, le double de dette,moitié moins de salaire, l’incapacité de boucler un budget pour la France depuis 40 ANNÉES (positif depuis 10 ans en suisse), la faillite de tous les comptes sociaux (dans le vert en Suisse), des banlieues qui brulent et ou on parc des populations qui ont 50% de chômage chez leur jeunes.

              C’EST QUAND QUE LE PEUPLE FRANÇAIS A PU S’OPPOSER A QUOI QUE CE SOIT AU VU DES RÉSULTATS ?
              TU PENSES QUE TU VA ALLUMER TON CERVEAU AVANT LA FIN DU FIL ???

            • Tu t’enflammes tout seul, nul besoin de moi 😉

    • Vous soulevez le problème de la « démocratie illimitée » ou « démocratie absolue » :
      http://www.institutcoppet.org/2012/01/12/democratie-tyrannie-et-liberte/
      http://monarchomaque.org/2011/06/27/democratie/
      http://bastiat.org/fr/la_loi.html

      « aucune majorité ne doit disposer de la souveraineté absolue, tout pouvoir doit être limité. »

      Ceci est une parenthèse.

    • De toute manière, la démocratie, c’est « cause toujours ». Alors que la dictature, c’est « ferme ta gueule »

      Perso, je préfère encore croire que mon avis compte !

      • P’tit Suisse: « Perso, je préfère encore croire que mon avis compte ! »

        C’est le cas dans les démocratie participative comme la Suisse (reprend l’historique des votations)
        Par contre dans les représentatives c’est « merci de ce chèque en blanc, repassez dans cinq ans. pour nous en filer un autre »

    • Chapeau bas Madame
      Merci

  • Les français appauvrissent toutes les régions qu’ils foulent du pied par leur médiocrité, c’est comme ça.

    C’est triste pour les Suisses qui se voient en concurrence avec une main d’oeuvre plus médiocre et habituée à vivre dans la pauvreté, donc beaucoup moins chère, mais c’est ce qui arrive quand on laisse rentrer les français sur son territoire.

    Demandez aux Belges ou aux Canadiens tout le « bien » que les français leur ont apporté.

    • Toute cette affaire démontre clairement qu’il ne peut y avoir de politique d’immigration nationale, parce que tous les cantons (toutes les régions en France) n’ont pas les mêmes intérêts économiques. Laisser les cantons les moins ouverts décider pour les cantons ouverts aux travailleurs étrangers c’est illogique et immoral. Ces cantons qui ont le plus besoin de travailleurs détrangers se voient mettre un frein par ceux qui en ont le moins besoin. La grande leçon c’est qu’il ne peut y avoir de politique d’immigration unique, on ne peut empêcher chacun de comercer ou d’embaucher un étranger.
      Dans l’immédiat, ce qu’il faudrait c’est donner la compétence de fixation des quotas d’étranger aux cantons (voire aux municipalités).

      • Oui, à l’évidence il faut travailler à rapprocher ceux qui votent de ceux qui subissent les conséquences dudit vote : c’est ce que la Démocratie Directe à la Suisse fait (souvent, pas cette fois hélas) beaucoup mieux que ses voisins, et c’est ce à quoi il faudra particulièrement veiller pour les modalités d’application du verdict des urnes, par l’exécutif souverain : laisser l’échelon le plus local possible décider des quotas qui font sens, dans le contexte économique mais aussi social qui lui est propre.
        Tout le reste n’est qu’Etatisme, socialisme et donc voie vers la misère et vers la Servitude…

        • « il faut travailler à rapprocher ceux qui votent de ceux qui subissent les conséquences dudit vote : c’est ce que la Démocratie Directe à la Suisse fait beaucoup mieux que ses voisins » Cette première étape me parait être une bonne chose, l’étape ultime à mon sens de la démocratie directe étant le marché.

      • Tremendo: « Laisser les cantons les moins ouverts décider pour les cantons ouverts aux travailleurs étrangers c’est illogique et immoral. »

        Immorale faut voir… Laisser rentrer les gens c’est très moral mais si c’est pour les parquer dans des cités sans droit avec des taux de chômage ahurissant… Enfin bref, plutôt complexe coté morale.

        Illogique oui, parce que les cantons n’ont pas voté du tout sur la même immigration. Au quatre points cardinaux elle n’est pas pareille. Le problème est que la libre circulation est totale entre canton, donc une législation cantonale ne pourrait se faire sans rétablir des frontières. Plutôt complexe.

        • Les frontaliers franchouilles et les travailleurs français résidents en Suisse sont parqués dans des cités?
          Voyons, quel mensonge.

          • Tremendo: « Les frontaliers franchouilles et les travailleurs français résidents en Suisse sont parqués dans des cités? Voyons, quel mensonge. »

            Non je parlais de la France évidemment. Je penses que les politiques n’ont aucune leçons de morale à donner aux suisse au vue de la situation de la population immigrée.

    • Toutafé, la terre Adélie est le territoire le plus pauvre de tout le continent antarctique !

    • Je suis très étonné de votre commentaire sur les Français, car ceux qui s’expatrient sont les mieux formés ( hélas!) et les plus riches ( hélas!). L’auteur Pierre Chappaz est ingénieur de formation, créateur d’entreprises et à mon avis doit beaucoup plaire aux Suisses puisqu’il paye ses impôts dans ce pays.
      Les ingénieurs français ont une excellente réputation et nombreux sont ce qui partent à l’étranger où ils sont appréciés, notamment dans les startup de la Silicon Valley , où dans les banques.
      Je ne crois pas du tout qu’en Suisse on choisisse de préférence un Français à un Suisse pour le payer moins cher. Il a des formations à forte valeur ajoutée et les salaires sont les mêmes quelle que soit la nationalité. Ceci est vrai en Belgique, au Canada et au Royaume Uni où Cameron déroule le tapis rouge aux entreprises françaises. Si des Français s’installent ailleurs c’est pour mieux gagner leur vie et ils créent de la richesse dans les pays où ils séjournent. Les moins bien lotis restent au pays pour bénéficier des aides de l’Etat , ils ne vont pas en Suisse.
      Alors il est possible, et j’en doute, que le problème existe dans les emplois à basse qualification des frontaliers… et encore.
      Dans le secteur de la santé , là encore il y a beaucoup de Français . Les infirmières françaises étaient et sont toujours demandées en Suisse. Celles que je connais y ont fait de très belles carrières du fait de leur formation faite en France et étaient payées comme les Suisses. Idem des médecins.
      Maintenant vous soulevez un vrai problème c’est celui de l’émigration des jeunes Français qui vivent dans un pays socialiste et qui partent vers des pays plus libres… et c’est notre drame, certainement pas le vôtre.

  • bon article et vive la democratie a la Suisse !

    • + 1! et Merci à Ilmryn pour la peine qu’il a prise à expliquer honnêtement comment fonctionne la Suisse. Je suis suissesse de l’étranger. 😉

  • En tout bravo à l’auteur pour son ouverture d’esprit. Je crois que vous êtres un cas plutôt isolé. Je ne connais pas beaucoup de patrons, et encore plus si ils sont français, qui tiennent votre discours.
    Concernant le vote de Genève, je pense qu’il y a eu aussi de la peur des gens d’avoir des conséquences négatives si ils acceptaient l’initiative. C’est en tout cas ce qu’on a entendu jour et nuit dans tous les médias.
    Mais il faut voir quand même que la situation a évolué. J’ai regardé les chiffres des premières votations à Genève : en 1992, pour la votation sur l’Union européenne, et en 2000, sur les bilatérales avec l’européenne, plus de 78 % des genevois avaient voté pour un rapprochement avec l’Europe. Depuis le milieu des années 2000, chaque fois que les genevois ont du voté sur un sujet concernant l’Europe, le pourcentage s’élevait en moyenne à 60 %. Cela montre que la minorité ‘euro-sceptique’ a plus que doublé, et qu’il y a aussi des problèmes à Genève.

  • Voyons les choses de manière pessimiste. Le différentiel de financement de la solidarité de part et d’autre des frontières nationales n’est pas pour autant réglé, ni par la fin « mondiale » du secret bancaire, ni par la taxation « mondiale » des citoyens d’un pays. Ce différentiel souverain constitue même à terme comme chacun sait, la mort de l’euro, voire pire.
    La première attaque européenne ressentie comme telle par les helvètes, contre sa souveraineté solidaire, (si l’on fait abstraction du secret bancaire qui ne touchait vraiment que la finance) fut clairement portée à sa monnaie d’ailleurs, ralliée par décret (sans votation) à l’Euro.

    Ce différentiel de traitement des bénéfices privés continue à remettre bel et bien en cause le principe de Shengen dans tous les pays européens.

    Toute entreprise lucrative a toujours intérêt à choisir une imposition faible et Shengen lui garantit ce choix légalement (sauf en Suisse dès lors) tout en lui ouvrant les marchés européens. Pourtant, si le taux de change reste fixe (euro), il en résulte une aberration économique : un conflit s’aggravant entre interventionnisme et libre-entreprise. Chacun persuadé de son bon droit.

    Les Suisses se retirent donc de Shengen mais aussi de ce grave conflit Européen, renonçant à certains bénéfices certes, mais anticipant sans doute les coûts du désastre annoncé (?), certainement sous-estimés.

  • Arrimer le franc suisse à l’euro qui n’est pas une monnaie saine, renoncer à la libre-circulation et lever le secret bancaire, la Suisse file un mauvais coton. En très peu de temps elle a supprimé ses avantages concurrentiels. C’est fou comme les peuples peuvent se tirer une balle dans le pied.

    • Oh que Oui !
      Je ne le recopie pas ici intégralement mot pour mot mais sur ce point cf mon Post plus haut de 16:45 en réponse à Jesrad. Il concluait par :
       » à ce niveau-là ce n’est plus une balle dans le pied, c’est une rafale de mitrailleuse dans les 2 jambes. A la longue, cela risque de finir par faire beaucoup » !

      Ceci dit, cf. aussi mon post de 15:55 juste en-dessous :
      « Même avec une balle dans le pied, certains arrivent à courir plus vite que ceux qui s’enfoncent des pieux dans les cuisses en se tirant des balles dans le tronc, suivez mon regard… ».

  • @Pierre,
    Bravo pour ce commentaire équilibré bien que publié « à chaud » !

    Effectivement l’issue de la votation est en ce sens fort regrettable que c’est un but que le peuple Suisse marque contre lui-même (« auto-goal », ou balle dans le pied, suivant les préférences linguistiques) au plan économique, bien que cela ne se verra pas sans doute pas tout de suite – et aussi parce que cela donnera la main aux bureaucrates de l’UE ou des États Membres pour obtenir discrètement du Conseil Fédéral des contreparties à certaines indulgences, lesquelles contreparties seront en elles-mêmes fort dommageables et dont certaines ruineront des années d’efforts diplomatiques et de compromis difficiles dans bien des domaines.

    Et il y aura aussi des dommages conséquents liés à la longue période d’incertitudes qui s’ouvre (Invest in Switzerland, anyone ?) et aussi aux autres néfastes conséquences domestiques de cette décision. Ainsi par exemple, certains en Suisse réclament l’embauche de pas moins de 200.000 fonctionnaires supplémentaires pour gérer les quotas : On croit rêver, ou cauchemarder plutôt !

    Mais il n’en demeure pas moins que ce que le résultat des urnes souligne avant tout, c’est que les problèmes liés à l’immigration (montée de la criminalité, congestion des transports, crise du logement) étaient bien réels et ressentis comme tels et de façon aiguë par une majorité de la population, et que les partis et personnalités politiques n’ont pas su les entendre ni y apporter de réponses convaincantes depuis de nombreuses années – jusqu’à contraindre les électeurs à leur infliger ce camouflet retentissant, qui bien que contre-productif n’en demeure pas moins significatif en ce qu’il exprime une angoisse et un cri d’alarme qui sont parfaitement respectables, et manifestement justifiés !

    Mais pour finir, et comme tu le soulignes aussi à juste titre, faisons confiance au pragmatisme confirmé des institutions et du peuple Suisses pour imaginer face à cette situation délicate et inédite depuis 1992 les réponses adéquates qui sauront faire la part des choses et préserver l’essentiel pour l’avenir du pays et de ses citoyens.

    Même avec une balle dans le pied, certains arrivent à courir plus vite que les autres… Notamment que ceux qui s’enfoncent des pieux dans les cuisses et se tirent des balles dans le tronc, suivez mon regard…

    • « tout, c’est que les problèmes liés à l’immigration (montée de la criminalité, congestion des transports, crise du logement) étaient bien réels et ressentis comme tels et de façon aiguë par une majorité de la population »

      Oui mais voilà, c’est là que l’on voit que les suisses ne sont finalement pas plus fute futes que leurs amis européens. Tout ceci n’est pas un problème d’immigration mais d’incompétence des administrations publiques. Ce n’est pas de la faute aux immigrés si les collectivités publiques sont incapables de mettre en place un cadre juridique pour que se construisent des routes, pour que se créent des services de transports, pour qu’il puisse y avoir une offre de logement en adéquation avec la demande. D’autre part tout le monde se plaint des bouchons à la frontière mais si bouchons il y a c’est bien parce que cela ralentit à cause des douaniers.

  • que les suisse n’oublie pas que Heinrich Nestlé était allemand , que Hayek est né au Liban , que les fondateurs de Patek Philippe était polonais , que la famille Oerlikon est originaire de France , ETC…………
    QUE LEUR RESTES D’IL A PART LE COUCOU ET ENCORE A CES BRAVES SUISSE ??????

    • Il leur reste le cadre qui a encouragé ces entrepreneurs à venir s’installer en Suisse

      • Justement pas. Des quotas d’immigration ça signifie qu’ils ne pourront pas embaucher comme ils veulent et accessoirement qu’un investiseur étranger y réfléchira à deux fois avant de s’installer dans un pays européen qui n’est pas sous l’espace Schengen.

        Avec 3,5% de chômage, il était décidément urgent de pondre pareil protectionnisme…

        • A titre indicatif, la Suisse n’a pas attendu Shengen pour être prospère

        • Tom: « Des quotas d’immigration ça signifie qu’ils ne pourront pas embaucher comme ils veulent »

          Toujours pas été te renseigner ?
          Justement l’initiative est taillée pour ne pas impacter cet aspect là entre autre.

          Tom: « un investiseur étranger y réfléchira à deux fois avant de s’installer dans un pays européen qui n’est pas sous l’espace Schengen. »

          Zzzzzzzzz

        • @ tom

          Absolument correct. Mais aussi des industries Suisses pourraient penser à se délocaliser par exemple en Europe-de-L’est pour ne pas être discriminés en Europe ou perde des marchés Européens.

    • Je vous ai répondu une première fois (voir plus haut), j’étais déjà sidérée de vos éructations hargneuses… et voilà que vous en rajoutez une couche, en plus remplie de fautes d’orthographe… je me pose la question : vous aurait-on (et pour cause)refusé un permis de résident en Suisse ?

    • Vous allez apprendre quelque chose: le coucou est ALLEMAND, pas Suisse.

    • jadere06: « QUE LEUR RESTES D’IL A PART LE COUCOU ET ENCORE A CES BRAVES SUISSE ?????? »

      3.4% de chômage chez les jeunes et 3,2% dans la population, un salaire médian qui est le double du salaire français, 25% d’immigrés sans que rien ne brule et dont la plupart ont du travail, une dette qui est passé de 56% à 36% en dix ans et des comptes sociaux qui sont tous dans le vert le tout avec un taux d’imposition qui est la moitié de celui pratiqué en France.

      Rien quoi, chocolat et coucou…

  • Bonsoir,

    Je suis dans la même situation que l’auteur de l’article: Français installé en Suisse.

    Je trouve la démocratie Suisse extraordinaire sous bien des aspects, et les votations en sont un très bon exemple. Ici, les politiciens sont vraiment plus au service du peuple qui les a élu. Pour un Français, c’est tout bonnement incroyable.

    Par contre, pour en revenir à la votation actuelle et pour en avoir discuté avec des collègues présents en Suisse depuis une vingtaine d’années, il semble que le système des contingents introduise une certaine propension aux pots de vin et au lobbying (connaitre la société de service qui connait untel qui va pouvoir obtenir un permis, etc…).

    D’autre part, introduire plus de lourdeur dans l’économie ne me semble pas être un bon signal envoyé aux entreprises: la tentation des délocalisations sera renforcée (vu le coût de la main d’oeuvre, difficile de ne pas y penser). Sans même parler des problèmes de bureaucratie auxquels les employeurs feront face.

    Sans compter que de nombreuses banques ont abandonné le secret bancaire pour enfin pouvoir accéder au marché européen: c’est loupé, et pour un bon moment, car l’UE ne se privera pas de quelques mesures de rétorsion bien senties!

    Je conclus en vous partageant mon sentiment: la période faste touche malheureusement à sa fin. Le libéralisme, longtemps prédominant en Suisse (le Parti Libéral était le premier parti de Suisse dans les années 80 si je ne m’abuse), a fait son temps dans les esprits, et la tentation du repli sur soi, ainsi que son corollaire, l’étatisme, sont de retour.

    En témoigne une autre votation au résultat parfaitement scandaleux (mes amis Suisses m’excuseront du terme): celle sur les résidences secondaires ou lits froids. Par la volonté du peuple, des propriétaires fonciers vont être spoliés de leurs biens constructibles. Par la volonté du peuple; la liberté la plus fondamentale (le droit de propriété) a été bafoué: et le pire, c’est que personne n’y a rien trouvé à redire!

    Bien cordialement,

    Alexei

    • Alexei: « Le libéralisme, longtemps prédominant en Suisse (le Parti Libéral était le premier parti de Suisse dans les années 80 si je ne m’abuse), a fait son temps dans les esprits, et la tentation du repli sur soi, ainsi que son corollaire, l’étatisme, sont de retour.  »

      Il est de fait toujours majoritaire, mais tu as raison, en tous cas en Suisse romande (francophone) on a des quasi copié/collé dans la presse de l’égalitarisme socialiste français qui reviennent de plus en plus souvent.

  • Charbonnier est maitre chez lui. De quel droit certains se permettent d’ingérer dans les affaires de notre voisin ?
    J’ai beaucoup d’admiration pour la démocratie de nos voisins suisses dont les initiatives en sont un magnifique reflet.
    Je suis effaré par la stupidité de mes concitoyens qui n’y voit qu’un « paradis fiscal » (ainsi qualifié depuis notre enfer, quelle farce !) au lieu d’y voir une source d’inspiration.

  • Ce post est pathétique. La notion d’individu est totalement absente de cet article et habilement remplacé par la Suisse. La Suisse n’a aucun droit ce n’est pas un humain à qu’on sache.
    « mais ils sont secoués par l’afflux des étrangers attirés par la prospérité du pays »
    Et les vilain investisseur blanc qui vont exploité les ressources pétrolières des pays du sud..? On touche le fonds. Je comprends que l’auteur soit proche du idéologiquement du Tea Party mais ce qu’il dit n’a juste aucun sens.
    Je revendique mon droit de m’enrichir, éventuellement en embauchant des travailleurs, étrangers ou non!
    Je souhaite une belle inflation et une belle pénurie à nos amis suisses. Quand la balance commercial tournera rouge je pense qu’on en rediscutera.

    • Cédric: « Je revendique mon droit de m’enrichir, éventuellement en embauchant des travailleurs, étrangers ou non! »

      Tu pourrais revendiquer aussi de comprendre les lois, les enjeux et la situation avant de raconter n’importe quoi. ❗
      Comme elle est torchée actuellement l’initiative votée est taillée pour « satisfaire toutes les demandes ».

  • Cela ne changera presque rien , seule l’immigration « bas de gamme  » est en réalité concernée : celle qui pose des problèmes d’insertion et de délinquance…L’immigration hautement qualifiée ou fortunée ne sera pas ou très minoritairement concernée par ce vote .Et la Susse n’est pas suicidaire elle ne remettra pas ou très peu en cause les avantages que l’UE lui offre…Si La Suisse décidait d’instaurer des quotas raciaux ou religieux( et ajouter des lois ségrégationnistes comme dans le sud des USA dans les années 1950) ou d’enlever la nationalité à tous les citoyens d’origine étrangère la oui on pourrait avoir peur…

  • Il est intéressant de noter combien c’est précisément le refus de la peur qui a conduit le Suisses à voter Oui à cette votation.
    La peur les auraient conduits à voter pour le statu-quo et donc leur soumission aux ordres de Bruxelles qui attaque directive après règlement les fondements de ce pays fier et libre.

  • Je suis Franco-Suisse.
    Pas d’affolement je pense, le bon sens Suisse saura l’emporter lors des négociation avec l’UE. C’est un vrai pays libéral économiquement (un atout, et une réussite dans une Europe moribonde…) qui sait parfaitement de quoi il a besoin, et qui veut juste continuer à maitriser son avenir.
    Il ne faut pas chercher un repli sur soi identitaire ou agiter je ne sais quel chiffon rouge. Juste du bon sens dans un pays de consensus. La preuve, le résultat 50/50.

    Et cela permettra aussi à l’UE de se poser les bonnes questions sur son fonctionnement interne concernant l’immigration. Choquant?

    De plus, concernant les transfrontaliers, le résultat ne devrait pas avoir des conséquences si graves.
    En effet, comme je le disais avant, l’économie Suisse fonctionne bien depuis longtemps et a besoin de la manne de compétence, de qualification et de main d’oeuvre aux abords de ses frontières. La preuve, les cantons économiquement dans ce flux ce sont exprimés en ce sens (Bâle, Neuchâtel, Lausanne, Genève)
    Les hautes autorités fédérales sauront prendre tous ces aspects économiques cantonaux en considération.
    J’en profite pour souligner que le vrai problème des transfrontaliers c’est la France, pas la Suisse. En effet, en ce moment l’Etat français cherche à augmenter l’IR de ces personnes sur une base de 8% du revenu fiscal de référence afin de financer la secu et son trou béant. Alors que les transfrontaliers sont aujourd’hui dans un dispositif d’assurance privée efficace qui fonctionne parfaitement et qui est adapté aux spécificités locales et aux besoins en terme de prise en charge et de soins.

    Important également. Que la France arrête de donner des leçons. Il me semble que la pays devrait d’abords montrer de la réussite économique et se transformer avant de venir faire la leçon à ceux qui n’ont rien à prouver de ce coté là.

    • « Je » ne suis pas la France, je suis quelqu’un qui a des opinions et qui pense que les suisses se tirent une balle dans le pied. Et beaucoup de suisses devraient arrêter avec leur obscession des français, il n’y a pas qu’eux que cette décision a choqué dans le monde, en principe il y a 49.7% des suisses qui ne sont pas d’accord non plus.

  • Il y a quelque chose d’ incompréhensible : il nous est dit que les médias et presque tous les partis était pour le non donc j’ en conclus que ces médias ne représente pas l’ Opinion mais une partie
    les médias Suisses sont – ils cuisinant à la française ?

  • Est-ce qu’on peut entrer à Monaco comme on veut pour y vivre et travailler?
    Est-ce qu’on peut entrer aux States comme on veut pour y vivre et travailler?
    Est-ce qu’on peut entrer au Zimbabwé comme on veut pour y vivre et travailler?
    Mais en Suisse, tout le monde devrait pouvoir entrer comme il veut pour y vivre et travailler! Fort!

    • La Suisse doit donc prendre exemple sur Monaco, les Etats-Unis ou sur le Zimbabwe? C’est du nivèlement par le bas!

    • Vous êtes sûrs qu’il y a des quotas à Monaco? Si les Etats-Unis et le Zimbabwe ont décidé de s’enfoncer -ce que leurs performances économiques suggèrent fortement- vous voulez que les suisses les imitent? Vous avez de drôles de façons de convaincre vous.

  • pour résumer ,la suisse ,c’est un pays paradisiaque pour nous les français ,on est admiratif et on voudrait prendre pour exemple ce pays qui est un modèle de démocratie ,ce pays n’est mouillé dans aucune intervention militaire a l’étranger ,ce pays a accueilli beaucoup de monde en fonction de ses besoins ,ce pays est libre et choisi
    admiration

  • Je ne peux qu’avoir du respect pour un peuple qui a su affronter la vindicte et qui a su imposer sa sagesse. Bravo à la Suisse et regrets de ne pas en être !

  • eh beh ! J’ai quitte la Suisse parce que je sentais la mayonaise monter l’ annee derniere apres y avoir vecu 15 ans!! J’ai bosse dur dans ce pays pour essayer de m’y integrer mais souvent j’ai eu le rejet non des suisses en tant que personne mais leur systeme politique et administrative! En 2007 suite a une reorg j’ai perdu mon job et me suis retrouvee au chomage! Je suis qualifie trilingue et voila la route du chomage! Au chomage ils ont ete infernaux a chaque fois mon conseiller me disia t  » mais c ‘est dur par ce que vous n’etes pas suisse  » et on sentait qu’il y trouvait un malin plaisir ! Universitaire, je gagnais bien ma vie mais impossible de trouve un job correct et meme quand j’ai voulu etre secretaire pour sortir du chomage, on m’ a dit non ! je n ‘en pouvais plus ! Pendant deux ans la galere ! J ‘ai meme demande un programme de reinsertion pour etre enseignante on me l’a refuse !! 15 ans apres j ai compris  » i will never belong there  » j’ai tout claque et suis partie aux USA , en moins de 3 mois , j’ai trouve du boulot , ma boite m’a super integree et ma boite me procure ma carte verte ! je vais meme faire un Master Degree paye par ma boite …tout le monde s’ en fou d’ ou je viens ici , l essentiel c’est  » what can you do and bring to USA market ? » les Suisses doivent se reveiller , j’ai des amis suisses degoutes par le racisme que j’ai subi et avec lesquelle je garde contact bien sur mais votre pays ne tolere pas meme les etrangers les plus eduques! La jalousie regne en permanence et on vous fait sentir que vous n’etes jamais chez vous!!! Dommage un si beau pays mais peu d’ame en fin de compte!! La France n’en parlons pas c’est pire !! Avis aux etrangers qualifies , surfez sur les boites americaines et anglaises , vous y serez mieux acceuillis franchement !!

  • Bonjour, tout d abord 80 000/an c est pas 3 fois plus qu en France! Il rentre dans la France près de 180 000/an donc la France et mise à rude épreuve par ses immigrés qui parasite le système en vivant de l aide sociale!!! Amis Suisse je suis heureuse que vous ayez voter l immigration contrôler la France ne l a pas fait et continue de s enfoncer d année en année!!! Étant Française aussi je comprends le fait d immigrer un pays, mais pour travailler et payer ses impôts, cotiser comme tout le monde! Je vis en Suisse depuis 3 ans et je suis heureuse de payer mes cotisations, car c est comme cela qu un pays reste en bonne condition financière!! L argent doit tourner dans le pays!! Stop à l immigration qui vit et exploité les systèmes sociaux, bravo la Suisse c est comme cela que votre pays restera économiquement en bonne santé!!

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Étatisme

C’est certainement la plaie la plus nocive qui a touché notre pays à l’arrivée au pouvoir des socialistes en 1981, même si le mal était latent avant cette date. Souvenons-nous du célèbre « Mais arrêtez donc d’emmerder les Français » de Georges Pompidou en réponse à un certain Jacques Chirac.

Déjà à cette époque le ver était dans le fruit, la machine à loi et décrets commençait à faire des ravages, mais au lieu de la stopper elle s’est emballée pour arriver à 400 000 normes et décrets actuellement, là où nos amis ... Poursuivre la lecture

Le 6 août 2014, je publiais un article sur La neutralité de la Suisse et la guerre en Ukraine. J'y rappelais que la neutralité de la Suisse trouvait son origine dans la défaite de Marignan (1515) à partir de laquelle fut mis fin à la politique d'expansion des Confédérés.

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À l’époque où très nombreux sont ceux qui se posent des questions sur le fonctionnement de notre démocratie on peut suggérer de regarder comment elle fonctionne ailleurs… même si cette approche va se briser sur l’argument très connu « À quoi bon ? Chez nous c’est différent ! »

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