Périph’ parisien : Temps perdu = économie en berne !

Circulation en Île-de-France : les bouchons sont en hausse. Un résultat qui était prévisible compte tenu des politiques publiques.

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Limitation de vitesse 80 km h Credit Papa Pic (Creative Commons)

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Périph’ parisien : Temps perdu = économie en berne !

Publié le 29 janvier 2014
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Un communiqué de « 40 millions d’automobilistes ».

Le journal Le Parisien de ce mardi 28 janvier 2014 annonce qu’en quatre ans les bouchons sur les grands axes routiers de la région parisienne sont saturés. « 40 millions d’automobilistes » avait alerté, plusieurs fois, la mairie de Paris sur la politique qu’elle menait face à l’automobile.

Avec la fermeture des voies sur berges en janvier 2013 et la baisse de limitation de vitesse passant de 80 à 70 km/h sur le périphérique, depuis le 10 janvier 2014, le temps de parcours des automobilistes ne cesse d’augmenter, mais c’est aussi tous les professionnels de la route qui perdent de l’argent.

En effet, selon l’étude de Rémy Prud’homme, économiste et professeur émérite de l’Université de Paris 12, la réduction de la vitesse sur le périphérique parisien représente à elle seule une perte de 100 millions d’euros par an, ce qui représente 14€ de l’heure pour un véhicule léger et 60€ de l’heure pour un poids lourd.

« Si la mairie de Paris s’évertue à mener une politique autophobe en diminuant les limitations de vitesse autorisées et en fermant des voies pour les automobiles, cela va accroître le temps perdu pour les usagers de la route et dégrader un peu plus une économie qui est déjà en berne » souligne Daniel Quéro, président de « 40 millions d’automobilistes ».

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  • Et ce d’autant plus que cette politique stupide n’est nullement compensée par un réseau de transports en commun efficient et moderne. Paris n’est rien d’autre qu’une ville qui se meurt, tout ceci pour faire plaisir aux bobos parisiens et au nom d’une idéologie fumeuse.

  • cette mamie française de tout faire pour freiner l’économie et le travail , les 35 heures , les préretraites , les rtt, les limitations de vitesse non conforme a la sécurité , les normes dont on a pas les moyens , les principes de précaution ,
    et pendant ce temps ,le reste du monde nous regarde amusé dans le bourbier de l’afrique

  • Sans compter le surcroît de pollution, sans compter la réduction des zones de stationnement…

  • Ce que ça dégrade, c’est surtout le temps libre, le temps passé en famille.
    à coup de 10 minutes en plus par jours, ça peut vite se chiffrer en heures sur une année active.

    autant d’heure où on ne s’occupe pas de ses gamins, où on subit la radio-propagande-menotée…

  • Chacun voit midi à sa porte, les parisiens comme les autres (en région parisienne et ailleurs). Ils ne veulent pas de voiture comme leurs ancêtres ne voulaient pas du train, ils ne veulent pas des voies expresses traversantes (voie sur berge) ou tangentes (périph) comme leurs ancêtres ne voulaient pas d’une gare centrale unique capable de faire passer un convoi entre Bordeaux, Lille, Nancy ou Marseille sans changer de train (rêve des logisticiens militaires d’avant 1914) . Parce que tout cela ne leur sert à rien mais génère pour eux des nuisances et des coûts.
    Et c’est, au fond, tout à fait normal : qui sommes nous, pour dire aux parisien comment ils doivent aménager leur ville ?
    Les citadins votants à Paris n’ont souvent pas de voiture, qui ne leur sert effectivement à rien. De leur point vue l’automobile est une nuisance externe qui leur est imposée par « les autres ». Et « les autres » peuvent se plaindre autant qu’ils veulent, on en a rien à foutre : ils ne votent pas à Paris.

    Pour que l’avis des autres rentre dans l’équation il faudrait au moins qu’ils payent en fonction de l’usage qu’ils font des infrastructures parisiennes. Improbable, pour ne pas dire impossible.

    • Sur le principe, d’accord, mais « qui sommes nous ? » : très largement ceux qui financent, me semble-t-il, car Paris n’équilibre son budget transports que grâce au reste du monde. Ce qui change un peu les choses…

    • qui sommes nous ?
      78% des automobiliste sont contre la limitation a 70 km/h.
      C’est complètement faux d’affirmer que les « parisiens » sont pour cette limitation.
      Délanoé si, puisque c’est lui qui décide en tout démocrate qu’il soit !!
      Pas les parisiens !!

    • Effectivement qui sommes nous ?

      En France, si on n’est pas Parisien on n’est rien : tout est concentré à Paris, les réseaux de transport sont organisés en étoile autour de Paris. Est-ce Paris qui a financé les voies TGV, les autoroutes, les aéroports internationnaux ?

    • @MichelO et Pragma
      Les flux fiscaux net sont très largement DE Paris VERS le reste, banlieue et province.
      Les réseaux intra muros sont une affaire relativement rentable (énormément de trafic sur du capital très utilisé), le déficit provient des extensions vers la banlieue (nettement plus de capital investi pour nettement moins de trafic). etc.
      Alors certes, dans la vaste usine à gaz fiscalo-social, il y a des tuyaux qui vont du reste vers Paris, mais ça n’autorise pas à croire qu’on finance Paris : c’est juste complétement faux.
      @bobomede
      je ne doute pas que les AUTOMOBILISTES sont majoritairement contre la limitation de vitesse sur le périph. Mais tu peux être sûr que les gens favorables, ou simplement neutres qui laissent faire la clique de Delanoë , ils se recrutent chez les parisiens, automobilistes occasionnels ou NON-automobilistes.

      • J’ai cherché en vain les chiffres prouvant ce que vous dites. En supposant que vous ayez raison, pourquoi alors laisser survivre l’idée que les transports en commun parisiens sont subventionnés par le contribuable ? Mais OK, laissons Paris intra-muros (de mon temps, la limite était aux boulevards des maréchaux, d’ailleurs) faire à sa guise. A condition, bien sûr, qu’ils ne viennent pas imposer quoi que ce soit extra-muros.

  • Aux raisons invoquées ici ne faut -il pas y ajouter le célèbre commandement de Dieu dans l Ancien Testament
    Croissez et multipliez
    et
    comme il n’ a pas encore donné l’ ordre de stopper
    ils continuent .

  • J’ai vraiment des doutes sur ce prétendu effet négatif du passage à 70 km/h sur le temps de travail et donc sur l’économie… Pendant les périodes de pointe – donc là où se concentrent l’immense majorité des gens concernés, ceux qui vont au boulot – le périph est de toute façon totalement congestionné, et c’est bien le diable si on arrive à des pointes à 50 km/h quand on a de la chance et sur quelques dizaines de mètres à peine! La limitation à 70 n’y change donc rien: de toute façon on en était très très loin. A l’inverse les moments où la limitation change vraiment quelque chose sont les périodes creuses, qui ne concernent donc que très peu de personnes.

    Au total l’effet sur la moyenne du temps de travail est à mon avis très négligeable, surtout si on compte la moyenne sur la France entière!

    • Suite à la congestion causée par les actions de la municipalité sur la circulation, la part de trafic à peu près fluide sur le périphérique a diminuée: les détecteurs de vitesse ont une vitesse supérieure à 70 km/h n’était plus atteinte que par 45% des véhicules en 2007 (soit 100000 véhicules par jour,) au lieu de 60% en 2000. Et le trafic total a diminué d’environ 5% diminuant l’utilité du périphérique et aggravant les embouteillages à l’extérieur et à l’intérieur du périphérique par ce cercle vicieux. Avec l’aggravation probable des embouteillages depuis 2007, il n’y avait peut-être plus qu’un tiers des véhicules qui circulent à plus de 70km/h (certains à 75, d’autres à 80 et une petite partie au dessus de la limite). La limitation à 70 fait baisser de 10 km/h ce tiers du trafic, dont une partie doit rétrograder d’une vitesse et consommer et polluer 10-20% de plus en quatrième à 70 qu’à 80km/h en cinquième. En définitive la pollution totale augmente.

      • Correction: Suite à la congestion causée par les actions de la municipalité sur la circulation, la part de trafic à peu près fluide sur le périphérique a diminué: les mesures de vitesse ont indiqué qu’une vitesse supérieure à 70 km/h n’était plus atteinte que par 45% des véhicules en 2007 (soit 100000 véhicules par jour,) au lieu de 60% en 2000. Et le trafic total a diminué d’environ 5% diminuant l’utilité du périphérique et aggravant les embouteillages à l’extérieur et à l’intérieur du périphérique par ce cercle vicieux. Avec l’aggravation probable des embouteillages depuis 2007, il n’y avait peut-être plus qu’un tiers des véhicules qui circulent à plus de 70km/h (certains à 75, d’autres à 80 et une petite partie au dessus de la limite). La limitation à 70 fait baisser de 10 km/h ce tiers du trafic, dont une partie doit rétrograder d’une vitesse et consommer et polluer 10-20% de plus en quatrième à 70 qu’à 80km/h en cinquième. En définitive la pollution totale augmente.

  • Yaka appliquer le modèle chinois (l’ancien) : rien que des vélos et des pousse-pousse pour les livraisons. C’est beau la décroissance. Enfin un projet écolo !

    • Jadis j’ allais au taf de Pantin limite Bobigny à Paris XVIII en revenant le soir vers 23h c’ était tranquille à fond une fois un gars qui sortait d’ un bistrot a crié « vas y Bobet !
      Le plus risqué dans la journée c’ était porte de Pantin mais bon je m’ en suis sorti vivant c’ est beau la jeunesse !

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