L’éducation à domicile, c’est seulement bon pour les handicapés, voyons !

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L’éducation à domicile, c’est seulement bon pour les handicapés, voyons !

Publié le 26 janvier 2014
- A +

On en parle, un peu, sur les réseaux sociaux ; l’information n’a pas été évoquée dans la presse « grand public » et il y a peu de chances qu’elle l’intéresse jamais mais les faits sont là : un octet de sénateurs vient de déposer une proposition de loi visant, je cite le titre, « à limiter la possibilité d’instruction obligatoire donnée par la famille à domicile aux seuls cas d’incapacité ». Oui, vous avez bien lu, ça se passe en France et en 2014.

Avant de revenir sur cette loi et l’intéressante phalange liberticide qui tente de la faire passer, essayons un peu de contextualiser le sujet. Comme vous le savez, le législateur (du XIXème siècle) a, dans sa grande clairvoyance, estimé qu’en France, l’instruction est obligatoire jusqu’à 13 ans. Par la suite, l’instruction obligatoire s’est étendue jusqu’à 14 puis 16 ans. Notez qu’on parle ici d’instruire et non d’éduquer les enfants, même si les deux termes ont été habilement confondus ces dernières décennies dans un mouvement qui n’a rien de fortuit, comme on va le voir.

Jusqu’à présent cependant, les parents ont toujours conservé la possibilité de placer leurs enfants auprès d’un précepteur ou de s’occuper eux-mêmes de la charge que représente cette obligatoire instruction. Ainsi, en 2013, on comptait environ 40.000 enfants dont l’instruction se déroulait hors du cadre scolaire, soit par des cours particuliers, soit par l’enseignement par correspondance. Les raisons qui expliquent les choix des parents sont multiples ; il peut s’agir d’une obligation technique (cas des enfants malades, handicapés, …), de contraintes familiales (mobilité trop grande des parents, …) ou d’un simple choix réfléchi de leur part de ne pas confronter leurs enfants aux enseignements prodigués par l’Éducation Nationale, soit parce que cette dernière est inadaptée (cas typique des enfants surdoués) ou parce que les parents ont jugé que l’orientation prise par les cours ne leur convient pas.

Peu importe, finalement, les raisons qui entraînent ces situations : la France impose l’instruction, elle n’impose pas la méthode.

Enfin, pas encore et c’est là qu’intervient l’ensemble d’instruments à vent du Sénat qui vient de déposer le projet auparavant cité. Le but est simple : mettre fin à cette situation scandaleuse où des parents, conscients du gâchis de plus en plus catastrophique que constitue l’enseignement industriel bas de gamme fourni par l’État, décident de s’occuper eux-mêmes de l’instruction de leurs enfants.

Comme c’est dommage ! De plus en plus de familles, pas vraiment convaincues de la bonne qualité des cours dispensés, peut-être effarouchées par les scores PISA de plus en plus médiocres, refusent de placer leur progéniture dans les griffes mains généreuses de la République. De plus en plus de parents commencent à comprendre que le but de l’école républicaine n’est absolument pas d’instruire leurs enfants, mais de les élever, comme on élève des animaux domestiques, pour qu’ils sachent ensuite répéter des tours et se tenir tranquilles. Et ce n’est pas moi qui le dis, c’est Vincent Peillon, l’actuel patron de l’Éducation Nationale : pour lui, l’école doit même jouer le rôle d’éduquer les bambins, et de les détacher de toutes ces niaiseries que forment le cocon familial, à commencer bien sûr par la religion, la morale et les valeurs traditionnelles, mais sans s’y limiter : « il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel »

peillon attaches pré républicaines

mini najatNe l’oubliez pas : pour nos petits socialistes en culotte courte, l’enfant est un excellent terrain d’expériences. Pour certains, ce seront les expériences éducationnelles pédagogogiques, pour d’autres, tout est à base de synaptogénétique qui crache bien, pour d’autres encore, la question de la sexualité occupera un champ d’autant plus large que toute la société leur semble structurée sur cette question qui les taraude au plus profond d’eux-mêmes. Dès lors, c’est la porte ouverte à la propagande, qu’elle soit politique, ou sexuelle. D’ailleurs, comme le disait Laurence Rossignol, une sénatrice socialiste surtout connue pour ses médiocres capacités d’auto-défense, l’enfant n’appartient pas à ses parents; l’État sera parfait pour les récupérer, non ?

Manque de pot ou mauvaise couverture du radar socialiste, plusieurs dizaines de milliers de bambins échappent encore au moule républicain et cette proposition de loi arrive donc pour combler cette lacune et balayer ces terribles zones d’ombre du phare stroboscopique de la pensée socialiste.

Et ce n’est même pas caché dans l’exposé des motifs :

L’un des buts de la scolarisation de l’enfant est sa socialisation. Celle-ci nécessite une éducation qui ait une dimension collective, qui lui permette de découvrir la diversité des conditions et des cultures des enfants de son âge et de rendre son développement plus harmonieux. (…) L’éducation à domicile ne peut être le prétexte d’une désocialisation volontaire, destinée à soumettre l’enfant, particulièrement vulnérable, à un conditionnement psychique, idéologique ou religieux.

C’est écrit en toutes lettres : l’école à domicile, c’est une façon d’éviter la socialisation de l’enfant, c’est une méthode pour échapper à la dimension collective (lisez : collectiviste) de l’Éducation Nationale, et elle est à l’évidence utilisée pour un conditionnement psychique, idéologique ou religieux … conditionnement dans lequel les services de l’État ne sombrent absolument pas parce que c’est l’État, et que ça se saurait, enfin voyons, si l’administration, l’État et l’Éducation Nationale endoctrinaient les enfants. Et puis, ce n’est pas comme si, dans le passé, cela avait été tenté ; on sait bien que jamais les institutions républicaines, démocratiques ou étatiques en général, ne se sont lancées dans ce genre de pratiques !

Conclusion : ce que des parents sont susceptibles de faire pour leurs enfants, jamais un État ne tremperait là-dedans. Et comment imaginer en effet qu’un père ou une mère, aimant leurs enfants, les connaissant plus intimement qu’aucune autre personne, s’investissant pour eux au point de consacrer une partie de leur vie à leur instruction, leur éducation et leur formation psychique, religieuse, morale et citoyenne, parents qui sont directement intéressés au résultat, comment imaginer, dis-je, qu’ils fassent mieux que des fonctionnaires lambda formés en batterie par une administration qui ne sait même pas combien elle a de salariés en son sein ? Comment imaginer ça ? Impossible !

Il était donc impératif d’agir et c’est donc ce que Hugues Portelli (UMP, Val d’Oise), Christian Cambon (UMP, Val de Marne), Jacques Gautier (UMP, Hauts-De-Seine), Esther Sittler (UMP, Bas-Rhin), Hélène Masson-Maret (UMP, Alpes Maritimes), Michel Houel (UMP, Seine et Marne), Colette Mélot (UMP, Seine et Marne) et Louis Pinton (UMP, Indre) ont décidé de faire. Vous noterez au passage le beau mouvement d’ensemble : ils sont tous UMP, ce qui les situe, sur le papier, dans l’opposition à l’actuel gouvernement. Du reste, c’est une bonne chose puisqu’on peut raisonnablement penser que leur étron législatif liberticide sera retoqué par leurs collègues du parti officiellement socialiste. Mais la présence d’une telle loi, pondue par de tels sénateurs, d’une telle opposition, permet d’affirmer qu’en réalité, une véritable course au plus-disant collectiviste et liberticide s’est engagée entre les deux factions qui se disputent les rênes du pouvoir en France. La différence entre l’UMP et le PS est maintenant si fine qu’elle est purement symbolique et ne sert plus qu’à occuper le peuple dans des élections qui sont, de facto, truquées non par mécanisme, mais par l’absence totale de choix.

Il est consternant de constater que la pourriture idéologique s’est à ce point installée confortablement dans les esprits de nos élus qu’ils pensent sain de limiter les capacités d’instruction des parents en légiférant. Il est effrayant de voir avec quelle rapidité ce pays sombre dans un régime global d’interdiction, de restriction et d’encadrement d’absolument tout. En un siècle, la France aura perdu chacune de ses grandes libertés, rongées petit à petit par ce types d’interventions lamentables, qui auront lentement mais inexorablement dissout la cohésion sociale du pays en dépossédant chaque citoyen de ses responsabilités pour n’en faire qu’un animal mal domestiqué.

Il existe une pétition contre cette loi scandaleuse, je vous encourage à la signer et à la partager autour de vous. Parfois, un petit e-mail bien rédigé aux sénateurs concernés permet de leur faire comprendre que leur base électorale n’est pas d’accord avec leurs conneries.

Et enfin, je conclurai en notant qu’encore une fois, ce bon vieux sénat poussiéreux fait ici une parfaite démonstration de son passéisme en proposant une loi rétrograde au moment où les MOOC explosent, et fournissent, en direct, gratuitement, une quantité toujours plus grande de ressources et de savoir pour tous (allez voir Ralentir Travaux, – et pourquoi pas, soutenez-le). Ces tristes sénateurs s’inscrivent parfaitement dans la tendance d’un État français qui s’enkyste gentiment dans le pire des conservatismes et s’effondre lentement sous son propre poids législatif, ses vieilles habitudes et ses vieux schémas surannés de pensée.

Ce pays est foutu.

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  • Venant de l’UMP, la cible ne peut-être que les communautés immigrées et en particulier la volonté de controler l’enseignement dans ces communautés.

    J’ai longtemps cru à la nécessaire laïcité et à l’égalité des chances en matière d’éducation. Force est de constater que le système est en faillite (comme le reste).

    Peut-être faut-il scinder le système en socialisation et instruction avec une part publique (français, histoire-géographie, éducation physique) obligatoire et une part privée (le reste) pour nous sauver de la main-mise des bien-pensants et de la faillite consécutive inéluctable.

  • Vladimir Vodarevski
    26 janvier 2014 at 14 h 29 min

    http://lrf.revues.org/915
    Les projets éducatifs socialistes des années 1830 – 1848:= : former l’homme nouveau

  • Une mesure est passée relativement inaperçue pourtant lourde de sens : la suppression des cours d’histoire. C’est pourtant l’une des mesures de 1984

  • En fait je pense que c’est les MOOC qui sont visés.
    Mais sur le fond , c’est l’état fasciste dans toute sa splendeur.
    Définition: état fasciste, un état qui admet la propriété privé mais qui peut décider a tout moment de changer les paramètres qui permettent son obtention selon ses intérêts . Les règles du jeu en quelque sorte
    De toute façon ça va dans le bon sens; ça va accélérer la chute finale. Donc…

  • Que ce projet viennent de le l’UMP est ce qui est le plus déprimant : quelque soit le parti au pouvoir non seulement il n’y pas tellement d’espoir de changement mais les choses ont toutes les chances d’empirer.

  • Je suis allé pour la première fois à l’école à 11 ans. Ma mère m’a appris à lire, écrire, compter, elle m’a appris aussi le respect des personnes et des choses. Je suis allé ensuite dans une école dirigée par des curés (elle n’existe plus depuis longtemps). J’ai tout de même réussi un baccalauréat scientifique et plus tard un doctorat d’Etat à l’université. Je n’étais pas un élève surdoué. La lecture était mon passe-temps favori à la maison, Jules Verne, Stendhal, Zola, Hugo et bien d’autres et le gros Larousse en quatre volumes était pour moi un trésor. Plus tard, j’ai lu une grande partie des oeuvres de Levy-Strauss, j’ai lu toute l’oeuvre de Braudel, qui connait Braudel ? Et devinez comment j’ai découvert Braudel, chez mon patron de UCLA ! Braudel est plus populaire aux USA qu’en France. J’ai aussi eu longtemps les Essais de Montaigne ou encore les Pensées de Pascal comme livres de chevet. Aujourd’hui, c’est le formatage dès l’école primaire et la télévision qui inhibe tout jugement personnel (y compris des parents), tout simplement catastrophique ! Je suis d’accord avec vous cher H16, ce pays est bel et bien foutu …

  • Encore une loi fasciste de ce gouvernement aux ordres de vous savez qui.

  • J’ai toujours vu l’école publique comme un camp de rééducation qui servait à faire de nous des cons qui votent bien.

  • Pour bien faire, il faudrai en finir avrc tous ces profs politisés de gauche qui ne branlent rien, et apprenent aux élèves a etre de parfait  » pris en charge » par l’Etat nourricier. Voilà deja un problème de fond.la politique a l’ecole devrait etre interdite. Comme le snes d’ailleurs.

  • Notons quand même que tout l’article prend ses bases sur le fait que la famille ne peut vouloir que le bien de l’enfant ,hors, on pourrait aussi voir cette loi comme une initiative visant simplement à éviter de se retrouver avec des enfants élevés en pleine cambrousse sans aucune idée du monde extérieur, des enfants battus et enfermés chez eux ou encore élevés dans un extrémisme religieux quelconque. De plus, il n’y a rien de mieux à cet âge de sociabiliser avec les autres et découvrir des cultures différentes de la sienne, sans compter que l’enfant va gagner énormément en autonomie!

    Peut-être que l’enseignement à la maison permet aux parents de formater leurs enfants comme ils le désirent mais croyez bien que le pauvre risque de se retrouver complètement perdu le jour où il entrera à dans l’enseignement supérieur ou dans le monde du travail. Vous imaginez un peu l’adaptation? Sans compter qu’on est loin de garantir la capacité du parent à enseigner, si c’est un métier, il y a certainement une raison… il est idiot de penser que la première personne se sentant capable d’instruire seule sa progéniture y arrivera forcément et surtout sans conséquences négatives sur la suite de l’apprentissage de celle-ci.

    Pour ce qui est de la « propagande », les enfants sont plutôt loin d’adhérer à tout ce que leur professeur ou le programme pourra essayer de leur inculquer, sans compter que les parents peuvent tout à fait compléter l’éducation de leurs enfants comme ils l’entendent, dans la tête de celui-ci papa et maman sont des sources d’informations plus fiables que l’école (du moins dans la période cruciale de la vie de l’individu, mais ne vous inquiétez pas, une fois adolescents ils n’écoutent ni leurs parents ni leurs professeurs, donc, peu de danger en somme.)

    Pour la question des surdoués, la loi n’est qu’un projet encore, elle sera peu-être adaptée par la suite pour les inclure dans les exceptions et si pas quelque chose sera très certainement mis en place à leur attention, les socialistes sont pas si cons que ça vous savez….

    Enfin, je ne sais pas si avant d’écrire l’article vous n’avez ne serait-ce que rencontré quelqu’un instruit à domicile, mais j’ai eu cette occasion et la personne en question était extrêmement timide et plutôt renfermée, maintenant ce n’était qu’un cas parmi beaucoup d’autres, je ne prétend donc pas qu’ils le sont tous mais vu l’environnement qu’on leur offre ça ne doit pas être une exception…

    • Il se trouve qu’au mois de janvier 2013, ma compagne et moi avons déscolarisé notre fils de sa classe de CP.

      Non pas par convenance, mais par nécessité.

      En effet, notre fils, qui connaissait et savait lire tout l’alphabet avant l’âge de deux ans, était pourtant en passe de se trouver en situation d’échec scolaire, du fait des méthodes d’enseignement et de l’attitude de son enseignante, laquelle prônait essentiellement l’utilisation de la méthode globale.

      Cela était d’autant plus fâcheux que ce professeur des écoles avait peine à accorder correctement les participes passés dans le carnet de correspondance, au point que le jour de la première réunion d’information était affiché au tableau, écrit au propre et en grandes lettres sur du papier cartonné : « elle rit, elle a rit » (sic).

      Ce jour-là, j’eus le malheur de le lui faire aimablement remarquer.

      S’ensuivirent alors une série d’insidieuses brimades à l’endroit de notre fils qui le conduisirent en quelques semaines à un rejet profond de l’école, lui qui s’y était jusqu’à présent toujours épanoui.

      L’élément déclencheur de notre décision fut la réaction du directeur de l’établissement lorsque nous lui fîmes part des difficultés que nous rencontrions, notamment suite aux agressions physiques récurrentes que notre fils subissait de la part d’un camarade.

      Ce directeur, dont nous apprîmes par la suite l’exécrable réputation, nous menaça purement et simplement de poursuites judiciaires « préjudiciables pour l’avenir de notre enfant ».

      A partir du mois de janvier 2013, ma femme a assuré quotidiennement l’instruction de notre fils. Il a réappris à lire avec la méthode Léo et Léa. Le temps dont nous disposition nous a permis de l’inscrire à l’école de musique, à des cours d’arts plastiques, d’anglais, de judo.

      En septembre, Thomas a intégré le CE1 dans une école privée, que nous avons choisie et qui nous donnait confiance. Nous en sommes ravis.

      Si la loi avait été telle que ces sénateurs UMP souhaitent la modifier, cette reprise en main temporaire mais salutaire aurait été impossible.

    • Vous êtes un veau, un mouton. Un crétin des alpes. Vous méritez le « meilleur monde » de « 1984 » que vos laquais députains construisent.
      C’est dommage pour nous tous, mais c’est probablement le sens de l’histoire.

    • @Harley: Ce qui me fais rire c’est que vous oubliez que l’on peutfaire exactement les memes critiques l’Etat:

      -Comment est on certain que l’Etat veut le bien de l’enfant? La tentative de l#endoctrinement n’est elle pas une réalité historique?
      -Peut etre peut on voir l’éducation familiale comme une tentative d’éviter que des enfants soient plongés dans un univers violent et dédhumanisant ou regne la loi du plus fort, ou leur enfant sera soit victime soit bourreau
      -Il n’y a rien de pire que de se sociabiliser de cette manière.
      -Peut etre que l’école permet de sociabiliser l’élève de manière académique mais ke pauvre risque de se retrouver complètement perdu dans le monde de l’entreprise ou on ne deande pas aux gens d’etre des gentils petits fonctionnaires disciplinés mais de prendre des initiatives et des risques.+
      -Pour ce qui est de l’endoctrinement familial, les enfants sont loins d’accepter tout ce que leur enseignent leur parents, et se rebeller contre l’autorité du pere et de la mére est un comportement que tous les enfants ou presque adoptent un jour ou l’autre etc…

      En résumé, vos arguments sont faiblards. COndesendants envers les parents, alors que j#imagine que vous souhaiteriez que ceux cis soient intelligents.

      Une petite citation de la part d’un homme qui a eu l’école en horreur et qui a pourtant un succès gigantesque:
      « Ils voudraient qu’on soit intelligents et ils nous prennent pour des cons? Et comment on fait alors? »

      Coluche

    • « …des enfants battus et enfermés chez eux ou encore élevés dans un extrémisme religieux quelconque…. »

      Bien sûr que ce cas de figure peut exister, mais il est absurde de vouloir le combattre en empêchant l’enseignement à domicile.

      Un parallèle peut-être fait avec internet, où l’état, au prétexte de trois terroristes et de deux pédophiles veulent la possibilité de vous surveiller, d’ouvrir votre correspondance, vous écouter.
      Et tout ça sans l’autorisation d’un juge !

  • pourquoi selon vous cette discrimination pour les enfants handicapés ? Pourquoi ont ils un traitement de faveur ? Parce qu’on ne considère pas qu’ils font partie de la société ? Parce que, d’apres le gouvernement, ils n’appartiennent pas à l’état, contrairement aux autres enfants ?

     » c’est seulement bon pour les handicapés » : voulez-vous dire par là que seul le bas de l’échelle sociale, la ou les êtres humains ne sont plus considérés comme des citoyens peuvent s instruire en famille ? doit on lire « seulement bon pour les chiens » ?

  • Les enfants handicapés sont dangereux pour le porte monnaie, ceux instruits à la maison sont dangereux car instruits… quand ces gens auront réalisé que même handicapé on peut être instruit à domicile nulle doute qu’ils chercheront à etendre l’interdiction…

  • Je ne sais pas si c’est légal, mais pourquoi Contrepoints n’afficherait pas à demeure une liste des élu(e)s qui par leur discours, leurs projet, leurs actes tendent à réduire les libertés individuelles dans ce pays.
    Ce serait salutaire de savoir en un ou deux clics quels sont les énergumènes qui ne méritent absolument pas notre vote. Vous allez me dire que cette liste serait très longue, mais ceux qui se présentent aux élections sont très nombreux. Autant éliminer d’office les liberticides.
    Quand j’étais motard dans ma jeunesse, un magazine spécialisé avait fait cela sous la forme  » Sachez reconnaître votre député », il s’agissait de ceux qui avait voté une des nombreuses lois motophobes qui perdurent.
    Entre blanc bonnet et bonnet blanc, autant choisir ceux qui, au moins, n’en rajoutent pas.

  • L’éduc nat, grande secte, voit l’enseignement à domicile comme un risque de se faire piquer ses adeptes par de petites sectes.

    Le président UMP de la Miviludes, la secte officielle anti-secte, nous avait prévenu : l’enseignement à domicile est sectaire!

  • Faut simplement demander à tous ces  » braves » donneurs d’ ordres et de leçons quelles institutions fréquentent leurs rejetons. S’ ils sont réellement pour l’ égalité, leurs enfants devraient être séparés d’ eux et mis en internat dans le milieu scolaire qu’ ils veulent imposer aux autres. ..Une longue immersion pour leurs enfants durant leur scolarité totale dans des zones « défavorisées » qu’ ils aiment tant serait certainement très profitable et leur ouvrirait à coup sûr les portes de l’ ENA pour pouvoir perpétuer la dynastie .

    • Quand je pense qu’on offrait jadis de magnifiques humanités gréco-latines à tous! Bien que Belge, je suis avec vous contre cette secte (malfaisante, elle) étatique. Car si cette loi était votée, elle arriverait comme par osmose en Belgique. Or, j’y ai fondé il y a 20 ans, une école indépendante offrant des humanités gréco-latines. Nous sommes, évidemment, déficitaires, mais quel bonheur! Certains Français ont déménagé pour y venir. Faites de même, éventuellement…
      Pr Stéphane Feye
      Schola Nova – Humanités Gréco-Latines et Artistiques
      http://www.scholanova.be
      http://www.concertschola.be
      http://www.liberte-scolaire.com/…/schola-nova

  • Cette montée de barbares au pouvoir, est, hélas, générale en Europe. Dire qu’on en est à devoir justifier l’ « utilité » du latin! À quand celle de Mozart?
    En attendant, nos enfants n’ont plus accès à 85% de la littérature d’Occident.
    Restituez au plus vite l’enseignement du latin et du grec à domicile, et protégez votre descendance, nom de nom!

    Pr Stéphane Feye
    Schola Nova (non soumise au décret inscriptions) – Humanités Gréco-Latines et Artistiques
    http://www.scholanova.be
    http://www.concertschola.be
    http://www.liberte-scolaire.com/…/schola-nova
    http://online.wsj.com/news/articles/SB10001424052702303755504579207862529717146
    http://www.rtbf.be/video/detail_jt-13h?id=1889832

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