Les défenseurs du réchauffement climatique piégés par les glaces

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Persuadée de n’avoir rien à craindre des eaux glacées de l’Antarctique, une expédition de climatologues australiens a été prise au piège dans 5 mètres de glace.

Par Kevan Saab.

Commençons 2014 d’un bon pied et évitons d’emblée l’actualité morose de l’Hexagone. Pour débuter la nouvelle année avec le sourire intéressons-nous à la cocasse aventure de l’Expédition Antarctique Australienne (Australian Antarctic Expedition).

L’épopée commence le 28 novembre 2013 quand le Akademik Shokalskiy quitte Bluff en Nouvelle-Zélande avec à son bord une trentaine de chercheurs pour la plupart australiens avec pour cap l’Antarctique. Reprenant le parcours de la fameuse expédition polaire australienne de 1913/1914, ces derniers font route vers l’Antarctique avec pour mission d’y effectuer des observations sur les écosystèmes locaux, mais surtout pour tenter d’y démontrer l’impact catastrophique du réchauffement climatique comme ils l’avancent sur le site officiel de l’expédition.

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Figure 1 : Le Akademik Shokalskiy aux abords de l’Antarctique.

 

Naviguant à bonne allure, l’expédition arrive aux abords de la banquise australe à la mi-décembre. À cette période de l’année, la banquise est typiquement en repli sachant que le mois de décembre correspond au début de l’été dans cet hémisphère. Cependant en matière de températures estivales, l’Antarctique se contente d’offrir le plus souvent des températures se risquant rarement au-dessus du zéro. D’ailleurs, en été comme en hiver, les marins chevronnés se gardent bien de s’approcher de cette terre hostile.

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Figure 2 : Le carnet de route de l’expédition.

 

Persuadés de n’avoir rien à craindre des eaux glacées de l’Antarctique, l’expédition de climatologues australiens continue à voguer vers le Sud-Est. C’est alors que l’impensable survient le 24 décembre : surpris par un blizzard terrible, le Akademik Shokalskiy se retrouve prisonnier des glaces en tentant de remonter vers le Nord.

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Figure 3 : Le Akademik Shokalskiy, prisonnier des glaces.

 

Pris au piège dans 5 mètres de glace, nos valeureux aventuriers se voient obliger de lancer un SOS. Très vite les moyens s’organisent pour venir en aide aux passagers du bateau. Pas moins de trois brise-glaces sont dépêchés sur place. Le premier, le Snow Dragon sous pavillon chinois arrive à portée de vue du Akademik Shokalskiy avant de finir lui aussi prisonnier des glaces, puis vint le tour du navire français L’Astrolabe et le brise-glace australien Aurora Australis qui durent tous les deux faire demi-tour, incapables de s’approcher à moins de 10 miles nautiques du Akademik Shokalskiy.

Bien évidemment le capitaine de l’expédition, le climatologue Chris Turney n’en démord pas et soutient toujours que les glaces de l’Antarctique sont en pleine fonte. Cruelle ironie du sort, celles-ci ne sont en aucun cas sur le point de fondre autour de son navire si bien que les autorités envisagent désormais d’extraire l’ensemble des passagers bloqués au moyen d’un hélicoptère.

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Figure 4 : Le Professeur de climatologie Chris Turney, chef de l’expédition.

 

Si l’ironie du sort qui frappe nos climatologues est diablement cruelle, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, ces derniers en profitent pour explorer les environs et immortaliser le moment :

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Figure 5 : Le corps expéditionnaire presque au complet.

 

Bref, pendant que les secours s’activent, la croisière s’amuse. Heureusement pour les passagers et l’équipage, les réserves de nourriture sont pour le moment suffisantes pour tenir encore un bon moment.

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Figure 6 : Janet Rice, sénatrice australienne du Parti Vert, en pleine séance d’étirements.

 

Au delà du ridicule de la situation et de la douce ironie de voir des fervents pourfendeurs des gaz à effet de serre, tels que le CO2, causer par leur inconscience des émissions superflues de gaz carbonique, on est en droit de se demander si le Pr. Turney a raison quand il affirme que les glaces sont globalement en train de fondre au Pôle Sud et que son navire s’est simplement trouvé au mauvais endroit, au mauvais au moment.

Heureusement, grâce aux mesures satellitaires il est depuis longtemps possible de suivre précisément l’évolution de la banquise polaire au fil des années et des saisons, sans avoir à se rendre sur place physiquement. Voici donc ce que nous disent les satellites :

Antartic Sea Ice

Southern Hemisphere Sea Ice Anomaly

Comme le montrent les mesures satellitaires, les glaces de l’Antarctique n’ont, non seulement pas fondu, mais sont au contraire bien au-dessus des niveaux historiques, n’en déplaise au Pr. Turney. Cette anomalie positive est d’ailleurs généralement largement admise par les tenants du réchauffement climatique aussi bien que ses détracteurs. Ainsi, on ne peut que sourire quand on voit et que l’on entend ces naufragés climatiques, prisonniers des glaces, en plein été austral affirmer haut et fort que la banquise est en train de disparaître.


Mise à jour le 01.01.2014 à 21h00.