Le salaire brut n’est que pure fiction

Il n’y a que deux réalités concrètes : le salaire net, reçu par le salarié, et le salaire « chargé » versé par l’employeur.

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Le salaire brut n’est que pure fiction

Publié le 24 décembre 2013
- A +

Par Guillaume Nicoulaud.

fiche salaire fonctionnaire

Comme il semble que cette notion n’est pas tout à fait claire pour un grand nombre d’entre nous, je voudrais profiter de cette trêve des confiseurs pour bien établir un principe qui me semble essentiel : le salaire « brut » est une pure fiction. C’est un artifice administratif et comptable qui n’a pas d’autre objet que de faire croire aux salariés qu’ils ne payent que les charges dites « salariales » tandis que les charges dites « patronales » sont à la charge de leurs employeurs. En réalité, cette distinction n’est qu’un écran de fumée.

En tant que salarié, vous louez votre travail à un employeur en contrepartie d’une rémunération – essentiellement fixe et versée à la fin de chaque mois – qui est le prix de marché de votre travail. C’est ce qu’on appelle un salaire. C’est le prix auquel vous acceptez de louer vos services et c’est le prix auquel votre employeur accepte de les payer. Concrètement, sur votre bulletin de paie, votre véritable salaire est égal au salaire dit « brut » augmenté des charges dites « patronales ».

Par exemple, le salaire réel d’un employé de l’hôtellerie-restauration rémunéré au Smic hôtelier pour 151,7 heures de travail par mois (semaine de 35 heures) est égal à 2 109 euros (1 430 euros de « salaire brut » + 679 euros de « charges patronales »). Dans la réalité très concrète des choses, la valeur du travail d’un salarié titulaire d’un tel contrat est de 2 109 euros et s’il ne touche que 1 205 euros nets, c’est parce qu’un total de 904 euros de cotisations, taxes et impôts divers ont été prélevés directement à la source avant même qu’un euro ne lui soit versé. Ces 904 euros correspondent à la part de son salaire qui a été socialisée : c’est-à-dire que ces prélèvements donnent lieu, du moins en principe, à des contreparties mais que la nature et le coût de ces dernières font l’objet d’une décision collective et non pas individuelle.

Si un gouvernement « de gauche » (resp. « de droite ») devait décréter demain que l’intégralité des charges sera désormais payée par les patrons (resp. les salariés), notre salarié coûterait toujours 2 109 euros à son employeur et toucherait les mêmes 1 205 euros de salaire net. Dans les grandes lignes, cela ne changerait rigoureusement rien pour personne au-delà d’un effet d’affichage : ce sont toujours 2 109 euros qui sortent de la poche du restaurateur, 1 205 qui sont virés sur le compte du serveur et 904 qui partent dans les caisses de l’Urssaf, de Pôle emploi, des régimes de retraite etc.

On peut aussi imaginer que notre serveur décide de créer une entreprise individuelle, une société spécialisée dans les services à la restauration, et propose à son employeur de devenir son client. En lieu et place d’un contrat de travail, ils signent ensemble un contrat commercial dans lequel le restaurant s’engage à acheter 151,7 heures de travail par mois facturés 2 109 TTC. C’est bien le prix de la prestation de notre serveur et vous conviendrez sans doute qu’à quelques incidences règlementaires près, rien n’a changé.

imgscan contrepoints 2013-2514 salaireSi vous deviez un jour vous retrouver dans la situation d’un employeur qui cherche à recruter, cela ne ferait aucun doute dans votre esprit ; il n’y a que deux réalités concrètes : le salaire net, le montant que votre futur salarié touchera chaque mois, et son salaire réel (ou « chargé »), qui correspond, en moyenne et pour faire simple, au double du précédent. Chaque centime de différence entre ces deux montants correspond à la part du salaire payé par l’employeur qui ne sera pas perçue par son salarié : le salaire brut, qui se trouve quelque part au milieu, n’est qu’une vue de l’esprit parfaitement arbitraire.

Toute la subtilité perverse de la manœuvre consiste, vous l’aurez deviné, à faire en sorte que les charges réputées « patronales » apparaissent nettement plus élevées que les charges réputées « salariales » : ainsi, on donne l’impression au salarié que notre fameux modèle social ne lui coûte finalement pas grand-chose et que si son salaire net est misérable, c’est à cause de la rapacité de son patron. C’est un simple écran de fumée, une fiction malhonnête qui permet d’opacifier un peu plus notre fiscalité tentaculaire et d’obtenir ce fameux consentement à l’impôt en en masquant la réalité.


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  • Certaines évidences sont bonnes à répéter.
    Pour ma part il m’arrive souvent de décomposer une feuille de paie devant des jeunes professionnels et chaque fois les réactions sont les mêmes : Stupeur, indignation et révolte contre le fait que l’état leur vole leurs vies.

    N’hésitons pas à être factuel et à décrire précisément le carcan qui nous enserre.

    • +1
      Quand ils touchent leurs premières payes, il est important de révéler la vérité aux jeunes qui l’ignorent bien souvent et la découvrent effarés. Ils comprennent par la même occasion qu’ils ont été profondément empapaoutés par la propagande de l’EdNat. Avant de l’interdire prochainement, il convient de déconstruire le socialisme.

    • Pas d’accord du tout !
      Le vrai salaire n’est pas le salaire net.
      Je comprends très bien que le « coût » payé par l’employeur peut comprendre des taxes; mais en gros, il constitue le salaire effectif du salarié incluant des services indirect : assurance santé et retraite sont les plus gros postes.

      • Vous parlez du salaire différé, mais qui abonde des caisses en banqueroute, donc un volet précaire de la rémunération du travail.

        • Que les caisses soient « proche » de la banqueroute ne change rien au raisonnement. On pourrait au contraire rajouter que (pour un certain temps au moins) on fait payer nos petits-enfants (la dette) pour garantir l’illusion que tout ça marche.
          Restons optimiste malgré tout.
          Nota : l’Euro finira comme le Franc Germinal et les dettes ne seront pas honorées : les rentiers paieront !

          • René de Sévérac: « Nota : l’Euro finira comme le Franc Germinal et les dettes ne seront pas honorées : les rentiers paieront ! »

            Les riches rentier certainement pas, les petits épargnants, salariés, ouvriers, classe moyenne, pauvres vont se manger la totalité de la facture.

        • Ce n est pas salaire differe ni une cotisation : l argent preleve est verse a autrui.

      • « en gros, il constitue le salaire effectif du salarié incluant des services indirect » : tout à fait ! Et ces services sont tellement « indirects » qu’ils ne sont rien d’autre que du vol en bande organisée, vol non pas du patron mais du salarié lui-même. L’Etat, au prétexte de rendre d’hypothétiques services, vole la moitié du salaires des salariés.

      • Ce serait vrai, si ces services se faisaient sur la base du volontariat. Ici, on devrait plutôt parler d’arnaque en bande organisée et de détournement de fonds avec violence ou menace. Car c’est pour ça que serait poursuivit n’importe quel agent privé qui ferait la même chose.

  • Tout employeur, surtout petit employeur, ne connaît des salaires que leur trésorerie. Au montant qu’il sort à chaque fin de mois, il sait qu’il devra en sortir autant plus tard, après être passé partout.
    Simplicité biblique que ce coefficient 2 car il est juste !

    Reste que la complexité des calculs mensuels et l’informatisation des déclarations diverses interdisent de plus en plus au petit employeur de faire « ses » salaires chez lui à peu de frais, mais l’oblige à recourir aux services de tiers équipés. Un logiciel « salaires » n’est valable que s’il est associé à un système fiable de mises à jour. Cela bouge tout le temps.

  • c ‘est pour mieux nous foutre un autre impôt au cul

  • si on disait aux jeunes qu’ils n’auront pas de retraite.. (si ,si je le répète .. pas de retraite), vous vous imaginez le chari-vari !!!

    • Nous savons que nous n’aurons pas de retraite…. En tous cas rien de l’etat. Je ne m’y attends pas, et du coup je me bas pour ne pas y participer (sorti de la SS et retraites collectivistes…)

      • Conservez vos bulletins de salaire.
        Chaque ligne de « prélèvement retraite » A VALEUR CONTRACTUELLE pour réclamer et obtenir une retraite en fin de carrière

        • Quand le systems sera effectivement en faillite vous pourrez agiter le fameux contrat que vous et la secu n avez jamais signe. Les droits creances ne tiennent qu avec de l argent gratuit des autres

        • Valeur contractuelle pour réclamer une retraite en fin de carrière, pourquoi pas… mais ne sont connues ni :
          Les cotisations futures
          Les prestations futures
          La date de liquidation
          Les modalités de réservions
          et j’en passe…
          En effet, chaque « réforme » modifie le système.

          Il n’y a pas de contrat de retraite là dedans…
          Je connais les modélités actuelles sans avoir pu les signer (un contrat doit être librement consenti sinon c’est de l’extorsion)
          L’état a la possibilité de modifier à loisir les règles sans mon approbation…

          Bref, rien là dedans ne s’apprante à un contrat, dans le meilleur des cas et pour être gentil, c’est juste une forme d’engagement… (qui, venant de l’état a la valeur que le politicien en poste lui accorde à l’instant t…)
          L’état peut vous donner 10 centimes par mois à partir de vos 90 ans, il aura tenu son engagement… vous aurait eu une retraite.

          • (désolé pour les nombreuses fautes, clic trop rapide avant relecture)

          • Les prestations versées par mois sont connues.
            C’est 50% de la moyenne des 25 meilleures années (revalorisées chaque année) / 12

            ça fait déjà plus de 20 ans (depuis la réforme Balladur) que ça n’a pas changé !

  • Tres bon article… A montrer a tout les jeunes ignorants qui ne comprennent pas le mal que leur patron a à les payer….

  • Pour faire la démonstration selon laquelle le salaire brut n’est qu’une vue de l’esprit, l’auteur a toujours recours au même stratagème.
    Faire croire que les charges patronales sont payées par le salarié (de la même façon que les charges salariales) et que si elles étaient fortement diminuées, le salarié verrait son pouvoir d’achat boosté, en les percevraient automatiquement dans le salaire net (versé sur le compte bancaire).
    A l’appui de cette pseudo-demonstration, l’auteur prend comme hypothèse celle où le salarié, grace à un gouvernement de tendance « mélanchoniste », n’aurait plus de charges salariales à payer et que le patron supporte tout (bien fait pour sa gueule) .
    De là il déduit que le salaire net (versé au salarié) serait exactement le même donc que ça ne changerait rien par rapport à la situation actuelle DONC c’est bien le salarié qui supporte TOUTES les charges.
    CQFD
    Sauf qu’il s’agit là d’un tour de passe-passe à but de propagande destiné à berner quelques gogos (d’ailleurs on recommande de l’exposer SURTOUT aux jeunes embauchés ….pas trop aux autres.Pour les faire adhérer à un parti liberal peut-être ? )
    L’auteur se garde bien de faire l’hypothèse inverse où dans un gouvernement bien droitier pro-patronat, toutes les charges seraient des charges salariales et le patron n’aurait rien à payer.
    J’aurai aimé qu’il aille jusqu’au bout de sa démonstration avec cette seconde hypothèse symétrique (toute aussi farfelue que la sienne).

    Pour mettre un terme au débat sur le coût du travail qui selon l’auteur rendrait totalement virtuelle la notion de salaire brut; le coût d’un salarié n’est à envisager qu’au moment de l’embauche.
    La majorité des salariés déjà embauchés dans une entreprise ne subissent plus sur leur pouvoir d’achat les augmentations de charges PATRONALES décidées postérieurement à leur embauche (et il y en a sans arrêt) .
    Bref un salarié a raison de râler si les charges salariales augmentent, mais pour son pouvoir d’achat il se fout, à juste raison, de l’augmentation des charges patronales.

    • « Bref un salarié a raison de râler si les charges salariales augmentent, mais pour son pouvoir d’achat il se fout, à juste raison, de l’augmentation des charges patronales. »

      Cela va de soi.
      Le salarié se fout complètement de savoir s’il coûte plus cher à son patron.
      Cela ne va rien changer du tout, cela ne modifiera aucun comportement.

      Cela n’influencera ni sur ce que son patron pourra lui donner, ni sur ce que son patron devra lui demander.

      Son patron n’aura qu’à souffler de la poudre de perlinpinpin sur son entreprise pour combler les déficits de rentabilité.

    • « La majorité des salariés déjà embauchés dans une entreprise ne subissent plus sur leur pouvoir d’achat les augmentations de charges PATRONALES décidées postérieurement à leur embauche »

      Record olympique de stupidité socialoïde ! Bravo, il fallait un vainqueur !

      • A titre personnel j’en ai vu en cours de carrière des modifications (à la hausse) des charges patronales.
        Cela n’a jamais eu sur moi un changement de comportement, ni une angoisse par rapport à ce que je coutait (e pauvre patron)
        Je m’en suis complètement foutu.

        • Oui, c’est le propre des socialistes ça, vivre en crochet des autres en se foutant des conséquences (appauvrissement généralisé).

          Quand on porte des valeurs de parasite, la moindre des choses est d’éviter de venir faire la leçon de morale aux productifs.

        • mdr de chez lol!!!!les socialos exposent tout leur egoisme sociétal,du haut au bas de l’échelle!

        • Et j’ai vu pire.
          Suite à une hausse des taux sur les charges salariales (je dis bien salariales) découlant par conséquent sur une baisse du salaire net, j’ai vu des collègues exiger et obtenir une hausse du salaire brut de manière à retrouver le même montant du salaire net que le mois précédant la hausse.
          Donc comme vous le voyez la très grande majorité des salariés sont vigilants sur les charges salariales mais se foutent royalement des charges patronales.

        • « La majorité des salariés déjà embauchés dans une entreprise ne subissent plus sur leur pouvoir d’achat les augmentations de charges PATRONALES décidées postérieurement à leur embauche (et il y en a sans arrêt) . »

          C’est vrai, un salarié en CDI dans une entreprise qui marche bien ou dans la fonction publique ne subit directement ni les hausses de charge patronales, ni l’augmentation du chômage, ni les contrats précaires.

          Ce sont les jeunes qui entrent sur le marché du travail qui subissent tout ça à sa place. Ou alors le salarié quand son entreprise fait finalement faillite.

          Indirectement, les salariés déja embauchés pourra quand même ressentir quelques effets avec la limitation des embauches qu’entrainent les charges patronales. On voit souvent dans les entreprises des services qui doivent réaliser une charge de travail en augmentation constante avec toujours moins de personnel.

          • @ pmn
             » Ce sont les jeunes qui entrent sur le marché du travail qui subissent tout ça à sa place.
            « Indirectement, les salariés déja embauchés pourra quand même ressentir quelques effets avec la limitation des embauches  »

            Oui c’est tout à fait vrai.
            C’est pour cela que je dis que la démonstration de l’article est biaisée.
            Il s’agit pour l’auteur de mettre en cause les acquis des salariés déjà embauchés, afin de faciliter l’embauche des entrants sur le marché du travail.
            Mais comme il est gêné d’aborder ce problème frontalement, il préfère aller sur le terrain plus politiquement correct du coût du travail, tout en s’emmêlant dans ses démonstrations (puisque ce qu’il dit concerne principalement ceux qui cherchent à rentrer sur le marché du travail mais en auun cas l’ensemble des salariés).

            • @Turnover

              « Il s’agit pour l’auteur de mettre en cause les acquis des salariés déjà embauchés, afin de faciliter l’embauche des entrants sur le marché du travail.
              Mais comme il est gêné d’aborder ce problème frontalement, il préfère aller sur le terrain plus politiquement correct du coût du travail, »

              Je ne pense pas vraiment que l’auteur soit gênè d’aborder ce sujet et je ne vois d’ailleurs pas pourquoi il serait politiquement incorrect.

              Je ne vois d’ailleurs pas par quelle logique étrange, maintenir les acquis de certains au détriment des autres (en particuliers des jeunes générations) pourrait être moralement acceptable.

        • « Bref un salarié a raison de râler si les charges salariales augmentent, mais pour son pouvoir d’achat il se fout, à juste raison, de l’augmentation des charges patronales. »

          Quand votre patron pense à vous augmenter, pensez vous qu’il ne pense pas que l’augmentation que vous allez « ressentir » va lui couter le double. D’après vous, est ce motivant?

    • Merci de rappeler que les charges sociales sont des impots ideologiques.

      Quant au gouvernement droitier pro patrons, faut arreter de fumer la moquette.

    • Aucun problème si toutes les charges deviennent « salariales », BIEN AU CONTRAIRE, cela reviendrait à verser le vrai salaire brut à l’employé, son salaire complet.
      Doubler ceci de l’affirmation du libre choix d’assurance maladie et de système de retraite, et nous redevenons responsables de notre sort, au lieu de laisser des irresponsables gaspiller notre dû, avec de belles économies à prévoir en particulier sur les frais de santé…
      Cela n’a rien de farfelu, ce qui est farfelu en revanche c’est de voir encore des gens défendre le système qui les mène à leur propre perte…

    • Esprit tordu = turn over ?

      Ce qui compte, c’est ce qui sort de la poche du patron, c’est le cout du travail du salarié, autrement dit, c’est ce que devrait toucher le salarié pour vivre et payer SES charges. (pas celles du patron)
      Quand un patron doit se séparer d’un salarié, c’est que le cout du salarié est trop élevé et pas seulement son salaire net.

      • @ V
         » Quand un patron doit se séparer d’un salarié, c’est que le cout du salarié est trop élevé et pas seulement son salaire net. »

        Dire cela montre votre méconnaissance totale du monde de l’entreprise régi par le code du travail.
        Expliquez moi selon votre vision du monde de l’entreprise (qu’on rigole un peu) comment procéde concrètement un patron qui s’aperçoit que le coût d’un salarié en CDI est trop élevé ?
        il le convoque et alors ?

        • turnover: « procéde concrètement un patron qui s’aperçoit que le coût d’un salarié en CDI est trop élevé ?
          il le convoque et alors ? »

          C’est pour une caméra cachée ou tu ne vois réellement pas tous les investissements augmentations et embauches non-réalisés ? (voir suppressions de poste ou faillites)

  • Excellent ! Oui le salaire brut est une pure fiction administrative. La seule réalité pour le salarié c’est ce qui est versé sur son compte en banque et pour l’employeur ce que ça lui coûte.

  • « On peut aussi imaginer que notre serveur décide de créer une entreprise individuelle, une société spécialisée dans les services à la restauration, et propose à son employeur de devenir son client. En lieu et place d’un contrat de travail, ils signent ensemble un contrat commercial dans lequel le restaurant s’engage à acheter 151,7 heures de travail par mois facturés 2 109 TTC. C’est bien le prix de la prestation de notre serveur et vous conviendrez sans doute qu’à quelques incidences règlementaires près, rien n’a changé. »

    Dans ce cas là, le serveur s’en tire t’il avec un revenu supérieur après avoir payé les taxes des son entreprise ?

    • Certainement pas…. En tous cas, pas dans notre socialie bien francaise….

    • A 2.109 € TTC, non. Pour comparer, il faut que la prestation soit facturée 2.109€ HT, puisque la TVA sera déductible des recettes du restaurant et que dans le cas de la prestation du salarié, son coût est facturé au réel plus marge brute plus TVA.
      En indépendant, il touchera un peu plus mais c’est devenu essentiellement du à l’ absence des cotis. Assedic et au prix de retraite de base moins bonne. Mais cet argument est de moins en moins vrai puisque les taux actuels de retraite deviennent de moins en moins tenables sur le long terme… En plus, la comparaison reste théorique parce qu’ en indépendant, vous facturerez non seulement les CP mais aussi une marge pour tenir compte que vous ne pouvez pas réaliser ce CA avec un seul Client, faute de quoi, les URSSAF s’ empresseraient d’ obtenir la requalification en salariat déguisé. Donc la marge couvre l’ incertitude de réaliser facilement et constamment le nombre d’ heures nécessaires à votre train de vie.
      Quant à Turnover, c’est un petit troll socialisant qui a eu beaucoup de chance dans sa carrière professionnelle que son entreprise ait toujours pu répercuter dans ses prix HT, les hausses de salaire brut, des charges sociales ou patronales, bref du coût salarial global. Certes, quand c’est la part pseudo patronale qui augmente, le salarié de base correctement endoctriné à la socialine universelle a effectivement tendance à s’ en foutre, sauf quand il voit son salaire quasi stagner pour un coût en augmentation. Également quand il est client et qu’il voit les prix augmenter bien plus vite que son salaire net. Également quand il devient client de Popolemploi, ce qui arrive à beaucoup de croyants et illuminés ces derniers temps…

      • Turnover oublie aussi au passage toutes les augmentations qu’il n’a jamais pu avoir à cause de ça, et toute la rancoeur qu’il a pu avoir avec ses collègues salariés devant de possiblement bons résultats et aucune récompense en salaire…
        Effectivement « rien n’a changé », autrement dit son salaire n’a pas baissé, sauf qu’il n’a pas non plus pu augmenter autant qu’il aurait pu, mais c’est pas grave, « il s’en fout ».

        • @ yoyo6963
          vous mélangez deux problèmes.
          L’intèrêt des salariés et celui des actionnaires.
          Actuellement ni le patronat, ni les syndicats, ni la plupart des salariés ne veulent que ces deux choses soient mélangés.
          Ce n’est pas vous qui allez inverser la volonté d’une majorité, je pense

          • C est bien connu, les salaries ne sont jamais actionnaires de leur entreprise ou d une autre

            Ca vous arrive de vous renseigner ?
            Confiturologue va !

      • Merci pour cette réponse détaillée.

        « vous ne pouvez pas réaliser ce CA avec un seul Client, faute de quoi, les URSSAF s’ empresseraient d’ obtenir la requalification en salariat déguisé. »

        Cette partie répond à une autre question que je me posais. Finalement, l’employé n’a même pas le droit d’être autre chose que salarié…

  • Merci pour ces rappels meme si le vrai salaire reste le salaire net net ie le salaire net moins les impots..il faudrait meme pour etre juste indiquer un salaire net net net c’est a dire moins le cout d’aller travailler pour le salarie (voiture and co) et le cout brug brut pour l’employeur (salaire charge + couts annexes d’un emploi)

  • Il y a plus de 30 ans, jeune patron engagè au CJD, nous avions « rêvé », lors d’une réunion pleiniere de rémunérer nos collaborateurs sous la forme du salaire total chargé.
    Cette mesure de bon sens offrant l’avantage du libre choix des assurances en tout genre payées directement par le salarié…
    Accessoirement, un excellent moyen de mettre des millions de salariés dans la rue, pour virer les parasites et morpions en tout genre…
    A 60 ans passés, j’en rêve encore !

  • Tout employeur pourrait déjà payer son employé en salaire complet ou super-brut. Il suffit de
    1) Passer une petite annonce en ce sens « Hôtel ch. employé 2109€/mois superbrut ». Les candidats vont se précipiter puisque c’est nettement plus haut que les autres offres.
    2) A l’embauche, prévenir le futur salarié.
    3) Sur son bulletin de paye marquer en gros en haut « Superbrut 2109 »
    en petit au milieu les lignes diverses, dont le brut qui n’est qu’un résultat intermédiaire.
    En gros en bas « salaire net à payer 1205 ».

    A noter que le coût employeur existe déjà sur un bulletin de salaire. Mais en général c’est écrit en petit en bas. Ce n’est donc qu’une affaire de présentation du bulletin.

    Le mieux étant le chèque complet et le salarié va gentiment payer l’URSSAF…

    • @youkaidi

      non, ce n’est pas marqué en tout petit en bas du bulletin de salaire mais ça figure dans une colonne à coté de la colonne des charges salariales avec des caractères de la même grosseur bien lisibles.
      Rappelons, que cette obligation de faire figurer les charges patronales émane des syndicats et que le patronat n’était pas favorable à cette mesure, pour que ça reste confidentiel, que ça ne concerne pas le salarié mais le bilan de l’entreprise.
      On aurait du respecter le désir des patrons , c’est-à dire que les bulletins de salaire restent comme dans les années 60-70-80 où étaient indiqués le salaire brut , les retenues pour charges salariales et le salaire net (net = brut – retenues) .
      Cela aurait évité toutes ces divagations sur le « salaire complet ».

      • @turnover

        Regardons la réalité en face : l’entrepreneur en restauration décide d’embaucher un collaborateur en CDI Contrat à Durée Indéterminé, ce qui signfie en bon français que le contrat peut prendre fin n’importe quand, même si beaucoup croient que le I veut dire infini. Différent du CDD qui prend fin à une date déterminée.
        2109 euros, c’est le montant que l’entrepreneur devra sortir chaque mois pour ce collaborateur. Point barre.
        En l’absence de ce collaborateur, l’entrepreneur ne paiera aucune charge patronale.
        L’Etat qui prend ses administrés pour des jambons, pensent qu’ils sont incapables de s’occuper de leurs affaires. C’est pourquoi, dans sa grande sagesse, il préfère prélever à la source l’argent des salariés pour les services de l’assurance maladie, chômage, retraite, etc…
        L’arnaque de l’Etat consiste à faire croire aux salariés qu’ils ne paient qu’une part de ces retenues et que l’employeur paie l’autre pour lui.
        Mais bon, si l’employeur est prêt à payer 2109 euros pour un service, il se moque de savoir si l’employé ou collaborateur envoie un chèque à ses assureurs sur les 2109 euros, ou s’il doit lui-même les soustraire du salaire pour les envoyer directement aux services de l’Etat.
        Si l’entrepreneur estime que 2109 euros, c’est trop et qu’il ne pourra pas s’en tirer, qu’il verse les charges patronales à l’Etat ou à un employé revient au même.
        La fiction est de dire qu’en l’absence de charges patronales, l’entrepreneur ne verserait pas le même montant à son employé et le soustraierait de son salaire.

        Maintenant, les choses étant ce qu’elles sont, dans certains secteurs difficiles à forte concurrence, il est vrai que la pression de l’Etat est telle que les entrepreneurs paient le strict minimum.

        • @ abitbol
          La réalité en face c’est qu’il y a un partage inégal des charges sociales entre l’employeur (qui en supporte la plus grosse partie) et l’employé qui supporte une charge financière moindre.
          Que des mouvements ultra-minoritaires suggérent que les entreprises ne paient plus aucune de ces charges et laissent le salarié se débrouiller par lui-même pour financer sa protection sociale (chômage, retraite, santé accident travail..) à TITRE INDIVIDUEL, c’est leur droit.
          Mais qu’elle le fassent au moyen d’un projet économico-politique présenté par un parti politique et pas en voulant l’imposer contre leur gré aux autres salariés .
          En particulier, en pronant le travail au noir, la fraude aux cotisations sociales et autres escroqueries dans le but d’aggraver les difficultés financières du système, donc au détriment de l’intèrêt général .

          • « Que des mouvements ultra-minoritaires suggérent que les entreprises ne paient plus aucune de ces charges et laissent le salarié se débrouiller par lui-même pour financer sa protection sociale (chômage, retraite, santé accident travail..) à TITRE INDIVIDUEL, c’est leur droit.
            Mais qu’elle le fassent au moyen d’un projet économico-politique présenté par un parti politique et pas en voulant l’imposer contre leur gré aux autres salariés . »

            Je n’ai pas bien compris le sens de cette phrase. D’après vous, il faut qu’un parti politique défende une idée pour qu’elle devienne légitime ?
            De plus les libéraux ne souhaitent jamais rien imposer aux autres… demander à sortir d’un système que l’on juge mauvais n’impose rien aux autres.

          • le gars qui refait les papiers peints dans ma maison, je le paye au noir. libre à lui de cotiser où il veut dans l’intérêt général et dans son intérêt particulier à lui, il fait ce qu’il veut. me croirez vous, mais il a bien compris son intérêt de tout garder pour lui, et je le comprends.

          • Comment savez-vous que ce sont des mouvements ultra-minoritaires ?
            Etes-vous en relation directe avec tous les salariés ?
            La question a-t-elle déjà été soumise à l’opinion des salariés ?

            En fait, vous ne savez rien, en tous cas pas plus que moi…

      • Je ne suis pas d’accord. Je suis content de savoir combien un employeur paie son employé (moi).
        Je peux comprendre qu’un patron se plaigne du cout du travail.
        Je comprends que l’Etat se sert bien au passage. Je comprends aussi qu’un Smic à 1500 euros c’est possible : il faut tout simplement réduire de moitié les charges sociales . Et pour améliorer la compétivité des entreprises il faut supprimer la moitié restante des cotisations.

        Signé : un salarié de l’HCR qui rêve un jour d’être son propre patron.

        • G.L.: « Je peux comprendre qu’un patron se plaigne du cout du travail. »

          D’autant plus que quand le patron tousse c’est l’employé ou le chômeur qui choppe la grippe.

          La violente instabilité fiscale, la régulation à outrance et les taux prohibitifs des prélèvements sont directement responsable de la non-création d’emplois, du non investissement, du non développement et du marché de l’emploi sinistré qui ne laisse pas beaucoup de choix aux employés.

  • @turnover

    Comme on dit en Suisse : « vous le faites exprès, ou bien ? »

    J’ai du mal à croire que vous n’ayez pas compris l’analyse de Guillaume Nicoulaud…

    C’est, pourtant, difficile de faire plus clair dans ce sujet !

    Par contre, ça pousse à se poser les bonnes questions…et là, ça peut en déranger certains…pas vrai ?

  •  » le socialisme, c’est le vol  »

    une partie de ce vol est la différence entre le salaire net et le salaire brut:

     » le travail au noir, ça devrait etre HO – BLI – GA – TOIRE !!!

    revient coluche…

    • Pour être précis, ce vol est la différence entre le salaire chargé complet et le salaire net après impôts.

      Si les thuriféraires de l’Etat obèse défendent avec autant de hargne l’illusion du salaire brut, l’illusion des charges patronales volées en réalité aux salariés, c’est parce qu’ils savent bien que si jamais on devait verser le salaire complet aux salariés, ces derniers serait dans l’obligation de faire eux-mêmes, chaque mois, un chèque énorme à cette grande mafia qu’est la SS.

      Alors, l’impôt SS deviendrait extrêmement douloureux et une majorité exigerait rapidement la concurrence en la matière pour abaisser le poids des charges subies. Reconnaître le salaire complet, c’est programmer la mort du monopole de la SS.

  • Si l’Etat ne nous volait pas la différence entre le salaire net et le salaire versé par l’employeur, celui qui gagne 2 salaires pourrait employer un serviteur en lui consacrant l’un des salaires, alors qu’en fait, actuellement il lui faut gagner 3 salaires pour pouvoir en verser un à un serviteur.

    • En fait chaque travailleur fait vivre 5.41 personne en France en 2013.

      Si on enlève des 24 millions de travailleurs tout ceux qui sont directement ou indirectement payés par l’argent-gratuit-des-autres on se retrouve avec 12 millions de personnes qui en font vivre 65 millions.

      • J’espère que votre remarque n’a pas pour objet de stigmatiser les retraités.

        • Un systeme fonde sur le travail obligatoire et l esclavage de ses propres enfants est immoral.

        • les retraités ne sont pas exempts de critiques. surtout qui ne veulent pas changer ce système de retraite à la ponzi qu’on sait voué à l’échec.

        • vieux-bourg : « J’espère que votre remarque n’a pas pour objet de stigmatiser les retraités. »

          Tu avais déjà eu cette remarque et j’avais déjà expliqué. Si j’ai une critique à faire à ton égard c’est le manque de compréhension et de suivi ce qui n’a rien à voir avec ton status.

          Çà ne stigmatise que le système qui abouti à ce résultat parce que les 12 millions pourraient être bien plus riches et pourraient et devraient être bien plus nombreux. Les retraités, eux, auraient bien plus et ne seraient pas mis au rébus de force alors qu’il leur reste encore 30 ans de vie.

      • Ca ressemble furieusement a du tribalisme. Ca tombe bien, le socialisme est un tribalisme.

  • Une révolution viendra quand on affichera cote-à-cote le super-brut et le net.
    Mais croyez-vous que cela soit simplement autorisé ?
    On a encore le droit de prendre sa calculette pour faire la somme et constater ces ~50% de ponctions.

    Quand a donner le super-brut, faire enregistrer ses salariés sur une assurance maladie+retraite irlandaise, « y en a qui ont essayé.. ». Par exemple Buffalo Grill , et récemment Ryanair. Dans ces cas là Don Corléone vient avec ses sbires et casse les genoux des patrons.

  • ancien chef d’entreprise, j’expliquais régulièrement à mes employés que les charges patronales n’existaient pas, mais qu’environ la moitié de leur salaire était détourné pour financé des prestations sociales variés et diverses.
    chose étonnante, aucun de mes salariés n’acceptait cette explication, il est tellement plus facile de se plaindre d’un patron que du système qui vous vampirise vos ressources issues de votre labeur.
    j’ai fini par jeter l’éponge, exténuer par les lourdeurs administratives et la suspicion permanente qui règne sur le patronat français, mes employés sont au chômage aujourd’hui, ils n’ont plus de patron sur qui râler, et moi je n’ai plus de chèque à faire à l’urssaf.

  • N’oublions pas que derrière cette frontière de verre, cotisations salariales ou patronales, se cachent des « prestataires » rémunérés au delà de ce que vous imaginez. Ce sont les organismes paritaires gérés par des syndicats qui délivrent à prix exorbitants des services famélique et fractionnés pour « créer » plus de postes pour les amis de ces syndicats. Là est la véritable raison de ce théâtre qui étrangle la France…

  • Mon pauvre vous fumez la moquette… le problème est le même depuis la TPE avec un seul salarié et aucun actionnaire, jusqu’à la multinationale cotée en bourse..

    Quant à votre vision du méchant actionnaire perfide, elle est parfois juste, et souvent très fausse.
    Mais puisque vous avez sûrement en tête les méchants fonds de pension anglo saxons quand vous parlez de ces affreux capitalistes, dîtes merci à votre beau système le meilleur du monde en faillite, ou encore à l’ISF, qui l’un par le principe de répartition et l’autre par la destruction du capital empêchent ce genre de fonds de se créer dans notre pays, hors:
    – sans capital, pas de travail salarié
    – la nature a horreur du vide, donc pas de capital en france = capital qui ne peut venir que d’ailleurs, et tous les possibles effets de bords associés…

    Enfin je ne prétend pas changer l’opinion de la majorité, bien trop fatigant, je me contente d’attendre que la majorité crève la dalle, tout en essayant de ne pas en faire partie.

  • Je vis et travaille en Allemagne. J’ai été choqué de voir des fiches de paies aussi claires et simples.

    Ici, la sécu est en grande partie privée, vos cotisations sociales représentent 15.5% du salaire brut. Je vous laisse comparer avec la France.

    Egalement ici, les impôts sont prélevés à la source. En clair, si on reprend votre exemple sur un salaire « brut » de 2 105€ et en me basant sur mes salaires au fil des derniers mois, en faisant un calcul rapide, j’aurai payé (grosso modo évidemment) 842 € de cotisations ET d’impôts sur le revenu. Ensuite plus rien, plus d’IR, plus de taxes d’habitation ou autres.

    Je sais que ce n’était pas le sujet, mais je sentais le besoin de le préciser.

  • J.eprouve un vrai et grand plaisir à lire toutes vos vérités , cela me conforte de voir que je ne suis pas seul à avoir ces mêmes pensées

  • Qui saurait monter une pétition pour l’affichage légal de la totalité des charges sur la fiche de paye ? Très sérieusement

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Un article du site Hexagoneries

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Les chiffres sont exacts et le nombre de billets correspond à un salaire brut de 100, à quelques arrondis près afin de laisser les petites pièces jaunes à Bernadette.

Cela étant et en prenant en compte la complexité et la multiplicité des prélèvements, il ne s'agit que de caricaturer un peu afin de faire toucher du doigt certaines des causes qui, bien souvent, transforment notre dialogue social en un dialogue ... Poursuivre la lecture

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Par Géraud Lebas[1. De formation initiale en gestion, Géraud Lebas possède une décennie d'expériences en tant que comptable et acheteur. Attiré par l'énergie et l'industrie, il s'est depuis reconverti en électrotechnique dans le secteur aéronautique.].

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