En avant pour un joli bail-in

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En avant pour un joli bail-in

Publié le 16 décembre 2013
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Tout se déroule comme prévu, c’est-à-dire assez mal. Le 11 décembre dernier, dans l’indifférence des médias grand public mais avec un net bruissement du côté d’internet, le Parlement Européen a entériné le principe de bail-in. Comme je l’avais mentionné dans un précédent billet, Chypre n’était bien qu’une répétition et à la prochaine occurrence d’un problème financier majeur dans l’union, le procédé employé en mars de cette année dans l’île méditerranéenne pourra s’appliquer aux autres déposants européens.

Et c’est donc sous les applaudissements (ou quasiment) que le Parlement Européen a voté l’ensemble des dispositifs permettant la mise en place de bail-in dans les banques de l’Union Européenne, qui sera opérationnel en janvier 2016 (pour le moment – on n’est pas à l’abri d’une accélération du besoin). Pour rappel, au contraire d’un bail-out où c’est la puissance publique (donc le contribuable) qui injecte des fonds dans les banques défaillantes pour leur éviter la catastrophe pourtant amplement méritée, le principe d’un bail-in consiste à faire payer les actionnaires de la banque, les détenteurs d’obligation, puis, bien sûr, les déposants. Ça tombe bien, ils sont très nombreux. Comme les contribuables, du reste, et ce n’est pas une coïncidence.

Fondamentalement, on pourra m’objecter à raison que ce n’est donc pas complètement anti-libéral : après tout, tout déposant qui fait confiance à une banque en lui apportant l’argent de ses revenus devrait faire ses « due diligences », c’est-à-dire éplucher l’état général de la banque et juger, en son âme et conscience et en fonction des informations honnêtes que la banque lui aura fournies s’il doit ou non en devenir client. Soit. Cependant, nous ne sommes pas dans ce monde idyllique : en pratique, les informations bancaires sont rarement aussi honnêtes qu’on le souhaiterait ; les stress-tests prouvent assez bien qu’on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres et que nos amis financiers s’y entendent assez bien en matière d’obscurcissement de leurs comptes. À ceci on rajoutera la législation bancaire fluctuante que les États adaptent en fonction de leurs besoins ou des urgences de l’actualité.

bail in

Difficile de ne pas justement voir dans ce dernier rebondissement législatif bancaire une modification de dernière minute des règles du jeu afin de sauvegarder les apparences sur le mode « Les déposants trinqueront, mais après tout, c’est de bonne guerre : ils sont clients de cette banque et doivent bien participer à son renflouement s’ils ne veulent pas tout perdre ». Le fait que, de nos jours, les futurs participants des bail-ins qui se profilent sont en réalité des clients captifs d’un système hautement cartélisé donne une tournure bien particulière à cette responsabilité des déposants. Le fait que les règles minimales de prudence ne soient pas connues des déposants et qu’il y ait aussi peu de publicité à leur sujet apporte encore cette impression d’entourloupe discrète ; combien de déposants savent vraiment qu’un dépôt en banque revient, en réalité, à faire un prêt à son banquier, et qu’il comporte une part de risque ? Le fait qu’on en vienne à faire une loi, actuellement, alors que ce principe est normalement logique puisque tout client d’une entreprise devient, à un moment, partenaire de celle-ci le temps de l’exécution des contrats, montre assez bien que cette notion de responsabilité des déposants n’est absolument pas ancrée ni dans les esprits, ni dans les habitudes. Et c’est tellement vrai que si une loi peut, magiquement, rendre les déposants responsables (ou leur rappeler leurs responsabilités), une autre peut les sortir complètement du tableau, comme il est actuellement envisagé en Islande depuis le début du mois, avec l’annulation unilatérale de la dette des ménages islandais.

bail in des banquesEn réalité, on comprend avec ce genre de bidouillage législatif que les États et les cartels bancaires sont plus qu’étroitement liés : ils forment les deux faces d’une même pièce d’un « capitalisme » de connivence qui n’a plus rien à voir avec le capitalisme, ou même de la gestion financière saine et responsable.

Et dans le cas de la France, cela prend des proportions épiques : il faut voir le pedigree des patrons des principales banques françaises et leurs accointances avec le milieu politique, leurs réseaux et leurs entrées dans les couloirs du gouvernement ou de l’Assemblée ; difficile de ne pas admettre qu’ici, ministre ou patron de grande banque sont des fonctions parfaitement interchangeables.

Cette collusion complète entre l’État et les banques pourrait presque être amusante s’il ne s’agissait pas d’une telle masse de pognon et d’une telle quantité de déposants qui risquent, dans les prochains mois, de tous se retrouver nus. Pour le moment en effet, on n’entend que de vagues rumeurs sur les difficultés de l’État français à boucler ses fins de mois. Les récentes passes d’armes avec les Suisses (évoquées dans un précédent billet) illustrent assez bien les tensions qui sont à l’œuvre du côté de Bercy. Mais il faudrait être naïf pour croire que ce n’est qu’une petite mauvaise passe pour les finances de l’État.

En réalité, tant les tentatives de rattacher les frontaliers à la fiscalité française que les augmentations tous azimuts de taxes diverses, que les rumeurs de fiscalité à l’américaine (i.e. même les contribuables expatriés devront payer leur écot à la Mère Patrie), tendent à prouver que le Léviathan se sent un peu mal aux entournures.

Et il y a de quoi s’inquiéter encore lorsqu’on regarde les intérêts des emprunts d’Etat à court terme : comme le note Pierre Parrillo dans un récent article de son blog, si les taux d’emprunts des bons du trésor français sur le long terme ne varient guère (on tourne toujours autour de 2.5 à 3% l’an sur les OAT à 10 ans) les intérêts des emprunts à très court terme (quelques mois), eux, montrent de jolis signes d’embellie.

taux bons français dec 2013

Ils continuent à grimper joyeusement : dans le détail, la dernière opération menée par l’Agence France Trésor (qui s’occupe de l’absence de trésor français) a permis d’emprunter 3,496 milliards d’euros à échéance 3 mois (13 semaines) à un taux de 0,120% contre 0,088% lors de la dernière opération comparable le 2 décembre (ce qui fait une hausse de plus d’un tiers du taux demandé) et 1,496 milliard d’euros à échéance 6 mois (22 semaines) à un taux de 0,158% contre 0,112% (soit là encore une hausse des taux de plus d’un tiers) et 1,497 milliard d’euros à échéance un an (48 semaines) à un taux de 0,191% contre 0,137% (et plus d’un tiers de hausse là encore).

Les montants sont à comparer sur le mois précédent, ou même sur le mois de juillet, mais ne laissent aucun doute : les taux montent, de façon soutenue.

Pour résumer, nous avons donc d’un côté un système bancaire qui est parvenu à coincer définitivement des millions de petits déposants dans l’enviable position de recours de la dernière chance en cas de pépin. De l’autre, nous avons un secteur public exsangue qui continue de faire des acrobaties financières de plus en plus risquées, qui montre des signes évidents de fatigue, et qui multiplie les dispositions pour que les petits moutontribuables se retrouvent en bout de ligne avec la facture et ne puissent y échapper. Franchement, heureusement que c’est un gouvernement socialiste qui n’osera jamais faire payer aux pauvresriches les incuries des très riches !

Oh. Wait …
—-
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  • Pour les mous du cerveau, je fais une traduction:
    – Il est grand temps de passer au plan B

    ça fait plus de (combien déjà), bon on va dire 100 ans que l’on refuse de laisser une chance au libéralisme.

    Le socialisme prouve qu’il ne marche pas, mais comme cette doctrine idéologique, je devrais dire, cette dictature de la pensé reprise par les Nazis, va bientôt trouver toute sa splendeur ignoble au travers du FN…je vais donc dire que le plan B ne sera pas suffisant !

    Il est grand temps de penser déjà au plan C.

    De toute façon j’aime pas les banques, j’aime pas les hommes politiques (même si c’est des femmes), j’aime pas les médecins, les avocats, les notaires, les juristes, les huissiers, les escrocs, les ministres, les voleurs, les vendeurs de rêves, en fait pour faire simple je n’aime pas la FRANCE et toutes ses/ces valeurs tronquées, fausses, usurpées, mensongères, injustes, ignobles. Je n’aime pas la police, l’armée, la politique, les maires, les communes, les préfets, et toutes ces organisations ignobles qui veulent sauver la veuve et l’orphelin et faire pleurer les petits chats.

    Non, je ne me reconnais en rien dans ce système. Mais je sais maintenant, que je suis « normal ». Pas dans le sens Hollandesque du terme mais dans les sens opposé.

    Je suis normal de refuser d’être tondu, opprimé, rabaissé, espionné, plumé….discriminé, ignoré et enfin attaqué dans mon intégrité humaine. Etat tu auras le mot de la « faim », tu n’auras jamais ma liberté de pensé.

    • il n’y aura,malheureusement,ni plan B ou C,mais directement le plan T(planté)

      • On pourrait dire que l’état en est déjà au plan Q, et depuis un moment déjà.

        Avec les socialistes, c’est surtout la pénurie de vaseline, qui commence à se faire sentir…

    • Moi, ce qui me déprime, c’est qu’aujourd’hui, même les plus riches sont dans le viseur. On se rend compte que cet Etat n’a plus aucune limite, qu’il ne craint plus rien ni personne, qu’il écrasera tout sur son passage pour atteindre son but. L’exemple, c’est Peugeot, certes la marque a fait quelques erreurs stratégiques, mais rien d’affreux. Mais l’Etat les a tellement matraqué de charges que maintenant, la faillite menace…. Et qui arrive sur son blanc destrier?! L’Etat, qui se propose d’entrer au capital…. Une manière comme une autre de spolier en douceur son bien à la famille Peugeot…. L’Etat tue les petits entreprises en faveur des grandes, dont il rachète ensuite des parts, et ainsi ils peuvent controler tout le monde….

      Les banques sont aussi sous la coupe de l’Etat. Faire renflouer les banques par les déposants…. C’est une manière détournée de nous voler une nouvelle fois notre argent, tout en se cachant derrière les banques.

  • Il y a un point que j’ai du mal à saisir : dans le principe, le « bail in » est plutôt juste et raisonnable, non ? Il s’agit, en cas de défaut d’une entreprise, de faire payer ses actionnaires (qui en sont les propriétaires et doivent prendre leurs responsabilités), ses débiteurs « institutionnels » (je veux dire par là : ceux qui détiennent ses titres de dettes), puis ses autres débiteurs. C’est si je ne m’abuse le principe qui s’applique déjà en cas de faillite d’une entreprise.
    En dehors du bail-in et du bail-out (où le contribuable paie par défaut, super !) quelles seraient les alternatives ?

    Reste à voir, en pratique, à quel niveau les curseurs seraient placés entre les propriétaires et les différents créanciers. Là, c’est une autre histoire. Enfin, quoi qu’il arrive et malgré ce dispositif, l’État ne pourra pas s’empêcher de mettre ses petits doigts crochus dans le système et d’intervenir en cas de problème…

    • Que les actionnaires payent, oui c’est juste : à hauteur de leur investissement pas plus (i.e., ils perdent leur mise). En revanche, c’est injuste pour les déposants qui, comme le rappel h16, sont captifs du fait de la réglementation.

      L’alternative est de diminuer les dépenses, et permettre aux français de travailler en supprimant tous les freins réglementaires de l’accès au travail. On a jamais fait mieux pour sortir de la misère et de l’endettement que de travailler.

    • « dans le principe, le « bail in » est plutôt juste et raisonnable […] Il s’agit […] de faire payer ses actionnaires, ses débiteurs « institutionnels », puis ses autres débiteurs »

      Ayant seulement lu l’article de Challenges, je ne m’avancerai pas trop, mais il s’agit surtout, de ce que j’en comprends, de faire payer les dépôsants : « Les premiers à payer seront les actionnaires et les créditeurs (autrement dit les épargnants qui disposent de fonds sur leurs comptes), qui devront couvrir au minimum 8% des pertes de la banque » (source: challenges.fr, http://goo.gl/Kg2Utc)

      Il n’y a, à mon sens, rien, ici, de « juste et raisonnable », puisque le choix de faire appel ou non au service d’une banque n’existe pas : pour les salariés, il y a obligation, dans la plupart des cas, de recevoir son salaire sur un compte à vue (http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F2308.xhtml), pour tous, les paiements en espèces sont encadrés et très limités (http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F10999.xhtml). Autrement dit, on ne peut se passer des banques. Or, comme le note H16 en filigrane, choisir sa banque sur la base des seules informations disponibles concernant leur santé n’est guère facile, si réaliste.

      Il n’y a pas cependant pas que du mauvais dans ce texte : on y trouve aussi quelques plaisanteries ; ainsi ce « traitement préférentiel » qui sera réservé aux personnes physiques… Ouf !

      « Les dépôts seront garantis jusqu’à 100.000 euros. Au-dessus de cette somme, les personnes physiques et des petites et moyennes entreprises bénéficieront d’un traitement préférentiel par rapport aux autres créanciers. »

      • « Au-dessus de cette somme, les personnes physiques et des petites et moyennes entreprises bénéficieront d’un traitement préférentiel  »

        Ceci serait anticonstitutionnel en France, je pense. Imaginez votre assurance invalidité fonctionner sur les mêmes principes, n’iriez-vous pas ailleurs si vous ne faisiez pas partie des catégories privilégiées ? Ah oui, mais vous n’avez pas le choix, si votre entreprise a trop prospéré, elle devra payer pour celles qui sont restées petites…

    • Si les banques devaient faire faillite, ce ne serait pas dû à une situation économique particulière, involontaire, liée à de mauvaises décisions de gestion de leurs dirigeants, mais la conséquence d’un choix politique. Si une faillite bancaire doit avoir lieu, ce ne sera pas une faillite de nature économique, mais une faillite politique volontaire.

      Les banques ne sont pas malades de leurs investissements dans le secteur privé mais de leurs prêts aux secteurs publics, pourtant réputés sans risque par la loi (rires). La faillite des banques interviendra non pour les sanctionner mais pour sauver les Etats obèses de leur propre impéritie dépensière.

      Le bail-in imposé aux déposants des banques n’a strictement rien à voir avec la situation des créanciers des entreprises en faillite. Quelle alternative ? Abattre l’Etat socialiste obèse !

    • Le bail-in revient à modifier l’ordre de priorité des créanciers et à faire apparaître les déposants comme des créanciers, ce qui n’était pas du tout dans le contrat. Bail-in comme bail-out sont des acrobaties pour empêcher le jeu normal de faillite des banques qui font des erreurs, et la sélection naturelle. Ce sont des confiscations, envers les déposants ou envers les contribuables, pour exonérer d’autres créanciers d’une partie de leur risque.
      L’alternative est à mon avis de rémunérer librement et sans incidence fiscale les placements. Ceux qui sont prêts à prendre des risques doivent toucher en proportion de ce risque, afin que ceux qui ne veulent pas de risque ne soient pas impliqués à l’insu de leur plein gré dans les conséquences de ces risques. Et quand une banque fait faillite, on la laisse faire et on poursuit ses dirigeants devant les tribunaux.

      • Tu vois que tu es ULTRA-NEO-MECHANT libéral! (+1) Moi je suis gentils je souhaite que l’état garantisse un seul compte par banque et a hauteur de 1 euros symbolique!(pour s’acheter des carambars après la faillite…)

    • Comme il est dit plus haut, avoir un compte bancaire est une « obligation ». Et nous sommes avant tout des clients, achetant pour quelques euros, voir plus, un service. Ce service c’est entre autres le dépôt sain et sauf de notre argent.
      Néanmoins, concernant les livret d’épargne, PEA, assurance-vie, etc… Oui, nous sommes des créanciers et nous assumons le risque.
      Personnellement, j’ai un compte dans une banque qui a déjà été en faillite, en esperant que cela ne lui arrive pas de sitôt (la foudre ne frappe deux fois au même endroit, dit-on).

      • « Néanmoins, concernant les livret d’épargne, PEA, assurance-vie, etc… Oui, nous sommes des créanciers et nous assumons le risque. » Pas tout à fait : il ne faut pas confondre les dépôts ou l’épargne (c’est la même chose en réalité) avec des produits investis.

        Contrairement aux livrets d’épargne assimilables aux dépôts et aux dépôts eux-mêmes confiés à la banque, les titres logés dans les PEA ou les assurances-vie qui ne sont pas expressément des titres de la banque ne sont pas confiés, autrement dit « prêtés » à la banque. La banque n’agit ici qu’en tant qu’intermédiaire de marché, un simple auxiliaire du fisc gérant une enveloppe fiscale : elle n’est pas propriétaire du PEA ni de l’assurance-vie et le propriétaire de ces derniers ne peut en aucun cas être assimilé à un créancier de la banque, ou à un déposant, au regard de ce texte de loi. Tout ce qui est dans un PEA ou une assurance-vie est déjà investi ailleurs et n’entre pas dans les comptes de la banque. Ceci dit, la situation est plus ambiguë en ce qui concerne les liquidités des comptes-titres hors PEA, qui ressemblent furieusement à des dépôts…

        Par exemple, si j’achète une action ‘Total’ dans un PEA, la banque ignore tout de la transaction dans ses comptes (c’est parfaitement neutre pour elle sur un plan comptable) et je supporte un risque seulement vis-à-vis de ‘Total’. Si la banque gestionnaire devait faire faillite, le PEA restera inchangé, les titres également, et l’affaire se terminera par un transfert du PEA dans une autre banque. Contrairement aux dépôts et aux livrets, les banques ne comptabilisent ni n’accèdent aux investissements logés dans les PEA ou les assurances-vie. Si c’était le cas, la banque deviendrait actionnaire de ‘Total’ sans le vouloir !

        Maintenant, si jamais l’Etat décidait d’assimiler les PEA et assurances-vie à de banals dépôts ou livrets, au delà du scandale légal, l’effet serait absolument désastreux… d’abord pour l’Etat.

  • Existe-t-il des banques qui ne font que du credit et pas d’activite de marches ?

    • J’ai une petite angoisse en lisant cet article.
      En tant que client du Credit Agricole, mon conseiller m’a fait investir au cours des dernières années, à hauteur de 250 000 euros dans des obligations à 10 ans de la banque.
      Est-ce qu’il y a gros danger pour mon capital ?
      Conseillerez vous de rapidement le récupérer en vendant toutes ces obligations en bourse d’ici la fin de l’année ?

      • « J’ai une petite angoisse en lisant cet article. » Eh bien, il serait temps !

      • je pense que vos neurones remettront de l’ordre dans vos idées et vous permettront de prendre la plus sage des décisions, même si le pire n’est jamais sûr. Je précise que toute banque fonctionne sur le principe de la réserve fractionnaire, très bien expliqué dans les vidéos de mike maloney. Posez vous, alors, la question de savoir pourquoi le CA conditionne le public, en ce moment, à travers les publicités pour moutons bien élevés…

        http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2013/12/15/que-faire-agir-ici-bruno-bertez/

        http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2013/11/22/trop-de-banques-ont-survecu-a-la-crise-financiere-estime-le-president-de-lautorite-bancaire-europeenne-ph-herlin/

        https://resistanceauthentique.wordpress.com/2013/12/12/systemically-important-financial-institutions-real-leverage/

      • Le crédit agricole…la banque aux actifs pourris…

        • Est-ce qu’il est plausible que le CA disent aux porteurs d’obligations d’ici quelques années: « Vos obligations arrivent à échéance …..mais impossible pour nous de vous restituer le capital ». ?
          Le scandale serait quand même énorme non ?
          Pourquoi alors, les dirigeants du CA disent ils, à ce jour, qu’ils attendent avec une grande sérénité les « stress tests » prévus au 1er semestre 2014 ?

          • Ils y mettront les formes. « Vos obligations sont automatiquement prolongées pour 10 ans, le taux réduit d’un ou deux points, mais on vous donne en prime 10 bons de souscription d’actions ». Ils convoqueront des AG des porteurs. Ils proposeront d’autres options. Si on en arrive là, il y aura plein d’autres scandales, et les riches seront plus que jamais les boucs émissaires.

            Quant aux déclarations, il faut toujours se demander ce qui se passerait si ils se taisaient, ou déclaraient autre chose. On en conclut que la déclaration n’a aucune signification, elle est forcée, indépendante de la situation, qu’elle soit bonne ou mauvaise.

            • @MichelO
              Je viens de consulter la cote boursière de mes obligations C.A. Comme elles ont des taux ( entre 4,5% et 6%) plus élevés que le taux actuel, elles cotent toutes aux alentours de 104-108%; donc au-delà du cours nominal .
              C’est peut-être le moment de tout vendre (avec même un léger gain en capital) et d’assumer les frais de bourse et l’impot sur la plus-value.

            • Voyez, fiscalement, si c’est mieux cette semaine ou en janvier. Réfléchissez aussi à ce que vous ferez des 250 kE, qui ne sont pas plus en sécurité sur votre compte : souvenez-vous de l’emprunt obligatoire Mauroy 83. Il est peu probable qu’on en soit à quelques semaines près, il vaut mieux ne pas agir dans la précipitation même s’il ne faut pas trop attendre non plus. Je n’aime pas trop donner des conseils, à part : réfléchissez, par vous-même, et sans vous laisser affoler ni dans un sens ni dans l’autre.

            • Oui, c’est quand même pénalisant de se précipiter à tout vendre car avec ce capital placé en obligations j’ai des rentrées d’argent régulières avec les intérêts qui tombent.
              Comme des obligations à 6% on n’en trouve plus actuellement, ce serait un beau plantage si les alertes aux épargnants qui sont diffusés sur ce site n’étaient pas vraiment fondées.

            • « c’est quand même pénalisant de se précipiter à tout vendre car avec ce capital placé en obligations j’ai des rentrées d’argent régulières » : à la base de la bonne gestion en « pépère », il est préférable d’éviter une perte que d’espérer un gain. Si la somme que vous évoquez est toute votre fortune, diversifiez dans plusieurs banques/pays ! Les gains seront moins élevés mais la sécurité renforcée.

            • « ce serait un beau plantage si les alertes aux épargnants qui sont diffusés sur ce site » : sauf erreur, c’est vous qui avez parlé de votre banque en premier, pas le site. Certains vous ont répondu aimablement : ils expriment forcément une opinion personnelle, pas une alerte officielle. A vous de vous faire une idée précise de la situation de votre banque et de vous décider en connaissance de cause.

            • Je me fais une idée précise de la situation de ma banque, au vu des communiqués officiels rassurants des dirigeants de CA ,messieurs Chifflet et Sander. S’ils mentent, de manière éhontée à leur clientèle, cachant la véritable situation financiére de la banque ou en leur vendant, comme dans mon cas, des produits d’épargne considéré comme sûrs, mais qu’ils pourraient ne pas être en mesure de rembourser à la date d’écheance prévue dans une dizaine d’années , il y a un gros problème; non ?

            • Votre histoire est vraiment drole. Vous aller au crédit AGRICOLE et vous placez 250 k; en quoi? en dérivé de pomme de terre..?SWAP vodka? Action Peredodu?
              Mais ne paniquez pas la France n’est pas encore en faillite. J’ai un ami au gouvernement qui connais très bien la Suisse et Singapour si ça vous intéresse!

            • @Cédric
              > vous placez 250 k; en quoi? en dérivé de pomme de terre..?SWAP vodka? Action Peredodu?

              C’est vous qui êtes drôle, car vous avez l’air de ne pas connaitre grand-chose et votre « amusement « consiste surtout à chercher à me faire peur.
              Je vais vous expliquer une chose .
              Prenant des obligations CA (pour un montant de 250 000 euros) je n’ai fait qu’une chose qui est marqué dans mon contrat.
              J’ai PRETE 250 000 euros pour une durée d’une dizaine d’année à cette banque, qui n’a aucune obligation de m’informer sur ce qu’elle va faire de cet argent.
              C’est aussi simple que cela.
              Je n’ai pas investi dans des SICAV , des SCPI et autres

          • Bonjour Suiza,
            Le meilleure conseil qui puisse vous être donné est effectivement de diversifier vos investissements.
            Est ce qu’une faillite du CA peut être exclue? Evidemment non!
            Existe t’il un sous-jacent d’investissement qui puisse être considéré comme intrinsèquement sans risque? A ma connaissance non!
            La question est surtout de savoir si le rendement que vous tirez de votre placement rémunère correctement votre risque… La réponse me semble oui… Les créanciers obligataires du CA sont principalement des institutionnels qui savent lire un bilan bancaire et qui sont probablement moins stupides que ce que les lecteurs de contrepoints semblent penser. Ces gens acceptent de preter a CA à 10ans à 3%. Pour le même risque, vous bénéficiez d’une sur-rémunération de 150 à 300bps.

            Mais encore un fois, je vous conseil la lecture des théories de Markowitz et d’arbitrer vos investissements en ce sens (tout en faisant attention aux conséquences fiscales de vos arbitrages)

      • Oui, vous pouvez être angoissé, le crédit Agricole se trouve en plus dans une mauvaise position: leurs activités de bourse sont en perte depuis plusieurs années et ils ne savent pas comment solder ce passif. Cela fait plusieurs années que j’entends le même discours (autant en interne qu’en externe), et c’est pour cela qu’en ce moment ils font des pubs sur « nous investissons en localement, ne vous inquiétez pas »… C’est je crois la banque la plus bancale en ce moment… Si vous souhaitez de bons conseils, je connais une banque avec réserves fractionnaires, fonds propres en or physique etc. et qui n’a pas d’activités spéculatives. Vous pouvez me contacter à kapey@live.fr
        Libéralement votre…

    • Les banques d’investissement ne font que du crédit (au sens large) mais ce sont les premières en faillite en cas de crise de liquidité interbancaire (perte de confiance des banques entre elles, d’où les LTRO de SuperMario) car elles doivent trouver en permanence des liquidités pour équilibrer leurs comptes. Les banques dites de dépôt évitent ce risque immédiat mais doivent faire face au risque de bank run (perte de confiance des clients dans leur banque). Et de toute façon, les dépôts sont nécessairement réinvestis ailleurs.

      Sinon, faire du crédit est une « activité de marché » comme une autre. Que signifie cette opposition apparente ? Par marché, voulez-vous dire les obligations publiques, les entreprises, la bourse, les devises… ? Le crédit ne serait donc pas un « marché » ?

    • Une banque qui ferait uniquement du crédit et pas d’activité de marché serait une fausse bonne idée. Le modèle en serait les banques espagnoles, dont on vantait en 2008 l’absence d’implication dans les produits dérivés, et qui ont de l’ordre aujourd’hui de 180 milliards de créances douteuses. Une banque doit se prémunir contre les risques de défaut sur les prêts qu’elle consent, l’activité de marché est la seule qui permet de se couvrir pour un coût raisonnable. Ce sont bien les crédits accordés inconsidérément qui ont mis les banques en difficulté, et leurs engagements les unes auprès des autres pour garantir ces crédits, pas leurs activités sur les marchés.

  • Michel-Michel Michel
    16 décembre 2013 at 13 h 52 min

    Je me suis pas trop intéressé à cette histoire de bail-in.
    à vrai dire, je ne sais pas grand chose.
    Est-ce qu’on peut s’en protéger contractuellement avec sa banque ?
    Parce qu’à priori, c’est pour éviter que la banque se trouve en situation de liquidation. Donc, ça n’a rien à voir avec les règles de priorité concernant les différents types de créanciers. N’est-ce pas ?

  • En lisant les commentaires de cet article, on s’aperçoit que les gens croient encore à l’état de droit. Ils ont surement raison mais il faut leur rappeler que la loi change et vite ! Ce qui est impensable aujourd’hui sera parfaitement légale demain.
    Vous n’aurez alors plus que vos yeux pour pleurer.

    • Justement, il vaut mieux être débiteurs vers les banques qu’y déposer de l’argent.
      Au pire un bien peut toujours se vendre.

  • Merci H16 pour cette grosse piqûre de rappel.
    http://www.lecontrarien.com/bail-in-le-mot-qui-va-changer-vos-vies-et-vider-vos-comptes-en-banque-02-04-2013-edito
    Je n’ai pas grand chose, mais comme beaucoup, je trime pour l’avoir. Alors quelles sont les solutions pour éviter ce racket légal ?
    Acheter de l’or ? Placer en Suisse ? S’exiler ?
    Ou encore : revenir au bas de laine sous le matelas ?… En d’autres termes, ne plus avoir que le minimum en banque et tout payer en liquide ?
    Ou s’avouer vaincu, et laisser faire… mais ça, c’est hors de question en ce qui me concerne.

    • Partir est également une solution mais tout le monde ne le peut pas…

    • Un petit village de gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur !
      La blague mise à part, oui il existe de multiples solutions comme je l’ai dis plus haut, cela peut passer par du montage offshore, l’ouverture d’un compte bancaire à l’étranger (oubliez la suisse au passage).
      Et le matelas, cela n’est pas une bonne idée car les billets de banque sont au porteur, autrement dit, si quelqu’un vous les volent, vous ne les retrouverez pas…
      Il existe des solutions légales, après cela dépend votre capital, etc.. Il y a des solutions en fonction de tous les moyens… Il suffit juste de choisir le plus judicieux en fonction de votre situation..
      En tous cas, n’hésitez pas à me joindre si vous voulez un conseil. Cela sera avec plaisir !
      Libéralement votre.

  • c’est bien beau mais faudrait faire comment ?

    S’il y a une meilleure solution que le bail-in je suis tout ouïe, pour le moment c’est ce qu’on m’a présenté de plus juste et de plus compatible avec le libéralisme, contrairement au bail-out.

    • La solution est d ouvrir un compte déclaré à l étranger… Il y a des banques spécialisées dans la sécurité des avoirs. J ai ouvert un compte comme ça où je stocke mes économies, pas compliqué, efficace.
      vous pouvez le faire directement en vous rendant sûr place ou en passant par intermédiaire. Je suis passé par offshore-strategy.com pour ma part.
      Je pense qu il faut aussi avoir plusieurs devises et surtout être loin d UE. La déflagration sera à la hauteur…

    • Est-ce que ça change vraiment, étant donné que les contribuables et les épargnants sont la plupart du temps les mêmes ?

      Au moins, c’est tout bon pour le bitcoin.

  • Donc, malgré le fait qu’avoir un compte en banque est obligatoire, qu’on est incité d’en avoir avec l’inflation voulue par les politocards, le déposant est donc un agent responsable…

    L’État oblige les gens à acheter du vent au prix de l’or et puis, lorsqu’on se rend compte que ça ne vaut rien, l’État dit aux gens qu’ils sont responsables et n’avaient qu’à pas en acheter ?

    C’est ce qu’on appelle une escroquerie.

  • Pardon mais quelle est la solution que vous proposez???
    Si nous sommes tous d’accord que le dépôt bancaire est un passif (comptablement je veux bien qu’on m’explique comment le traiter autrement) quel type d’actif met on en face pour sécuriser M le dépositaire?
    – du cash dans un coffre => on prive l’économie d’une ressource rare, le capital, et on ne se protège pas contre l’inflation (ce qui ne change pas grand chose me direz vous puisque la plupart des C/C ne sont pas rémunérés)
    – de l’or => est ce que vous êtes prêt à en assumer la volatilité?
    – de l’OAT => il n’y a que les reglementateurs balois pour considérer ca comme du sans risques
    – de l’immo => on a vu que la surcapitalisation immobilière donnait des résultat assez sympa
    – du bitcoin? du sucre? des pommes de terre?

    Pour moi la meilleure solution reste donc de minimiser mais de conserver des depots sur comptes courant adossés à des actifs diversifiés (on trouve peu de structure qui font ca mieux que les banques universelles) en demandant si possible une rémunération (« prime de risque »). Pour le reste diversifier mon épargne sur les sous-jacents et via les structures qui me semblent optimales.
    Ah mais j’oubliais… je parle en tant que salaud de banquier qui ne sait pas gérer un bilan! désolé.

  • « En tant que client du Credit Agricole, mon conseiller m’a fait investir au cours des dernières années, à hauteur de 250 000 euros dans des obligations à 10 ans de la banque »

    Oui vous êtes plus que mal étant donné que le CA est la plus pourrie des grandes banques pourries européennes.
    Son niveau entre fonds propres et encours gérés atteint le taux galactique de 46… autant dire qu’elle est déjà en faillite virtuelle. Quand on voit que certaines agences de cette banque limitent le montant de retrait en liquide à 40 Euros par semaine ça ne sent pas bon…

    • Nanker plus fort que Bloomberg!

      Le gearing groupe est de 3,5% (D/E 28,6)
      Le marché ne price pas vraiment CA comme la plus pourrie des banques pourries (~3% sur du 10 ans, je vous laisse comparer). Mais attendez… le marché se trompe forcément! Comment nous libéraux pourrions nous considérer que la rencontre de l’offre et de de la demande sur une plateforme non entravée puisse aboutir à un prix correspondant à la valeur du bien échangé??? Ah oui… l’asymétrie d’information! Effectivement maintenant qu’on sait qu’on ne peut pas retirer plus de 40€, tout va changer…

  • « Je pense qu il faut aussi avoir plusieurs devises et surtout être loin d UE. La déflagration sera à la hauteur… »

    Croire que, dans une économie mondialisée, l’on sera épargné lors de l’explosion de l’Euro parce qu’on sera « loin » est amha pure chimère…
    Et puis pourquoi ne pas envisager que ce soit le Dollar qui explose en vol (sous les coups de boutoir sournois des Chinois)? Si vous avez placé vos pépètes chez l’Oncle Sam vous serez alors TRES mal… et à ce moments vous regretterez Mosco et Noyer les larbins des banques françaises! 🙂

  • Les commentaires sont fermés.

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