Dérembourser les avortements ? Votation en Suisse sur le sujet

Les votations du 9 février verront le peuple suisse décider ou non de suivre l’initiative « Financer l’avortement est une affaire privée ».

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Dérembourser les avortements ? Votation en Suisse sur le sujet

Publié le 14 décembre 2013
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Par Stéphane Montabert, depuis Renens, Suisse.

Foetus humainLes votations du 9 février verront le peuple suisse décider ou non de suivre l’initiative « Financer l’avortement est une affaire privée ». Au nom de celle-ci, les initiants demandent que le financement des avortements soit radié de la liste des prestations de l’assurance obligatoire. Leur argumentation tient en une formule limpide, la grossesse n’est pas une maladie.

Face à cette évidence, la contre-attaque est virulente. L’initiative est accusée de nier les droits des femmes sur leur corps, de ressusciter les faiseuses d’ange du passé, de propulser la Suisse des décennies en arrière…

L’indignation est peut-être un peu exagérée mais l’argumentation ne tombe pas complètement à plat. Les promoteurs de l’initiative penchent clairement du côté « pro-life ». Alors, l’initiative a-t-elle pour but de mettre chacun en face de ses responsabilités financières ou de réduire la quantité nette d’IVG pratiquées dans le pays ?

L’ambiguïté du projet est rendue encore plus opaque par un argumentaire utilitariste. À l’idée de ne pas payer pour une « non-maladie » on oppose que les IVG ne représentent que 0,03% des coûts annuels de la santé. À l’idée de diminuer le nombre global d’IVG en Suisse d’environ mille par an, on oppose la charge pour la société de familles déstructurées ou d’enfants laissés à l’abandon par des mères qui ne voulaient pas d’eux… Sans qu’on puisse présager ce qu’ils deviendront !

Si les promoteurs de l’initiative semblent avoir des motifs inavoués, leurs détracteurs ne sont pas en reste sur le plan de la mauvaise foi. Ainsi, l’IVG pourrait tout aussi bien être couverte par une assurance-complémentaire d’un prix modique. Il ne s’agit pas d’interdire l’IVG mais de faire en sorte que les mères qui suppriment leur enfant en assument aussi la responsabilité financière. Si cela augmentera sans doute la facture pour une poignée de familles imprévoyantes, peut-on réellement penser que des mères choisiront « l’économie » d’une IVG pour garder leur enfant à la place ? L’argument d’avortements illégaux tombe lui aussi dès lors qu’on considère l’Autriche où depuis 40 ans celle qui a recours à un avortement doit payer de sa poche, sans que les offres illégales n’y fleurissent. De plus, l’initiative pourrait mettre un terme à certaines dérives, comme le fait qu’il soit possible aujourd’hui que des adolescentes de 16 ans ou moins subissent un avortement sans même que leurs parents ne soient mis au courant.

Il est impossible de connaître l’ensemble des comportements individuels et encore moins de prétendre définir l’intérêt de la société dans cette affaire. La question de l’avortement revient finalement à quelque chose de très personnel.

imgscan contrepoints 2013-2482 avortement croissanceDe façon étonnante, les libéraux sont partagés sur ce vieux débat. Ils opposent le droit de propriété de la mère sur son propre corps à celui du fœtus sur sa propre vie. La méthode antique de détermination – l’enfant ne devenait un individu à part entière qu’au moment de la naissance – n’a plus de sens aujourd’hui où même de grands prématurés ont des chances de survie sans séquelles. On ne peut pas non plus extrapoler que le moindre amas de cellules soit un « humain » au sens plein et entier du terme. Pourtant, si on le laisse se développer, il le deviendra.

Si nombre de femmes déclarent que l’avortement est un traumatisme, celui qu’elles subissent (incluant un risque non nul de ne jamais plus pouvoir enfanter) reste négligeable par rapport à ce qui attend l’être avorté… Le « droit de chacun à disposer de son corps » est un argument que l’on peut retourner pour refuser la mise à mort d’un être humain à naître à un moment où il est innocent de façon indiscutable.

Si le libéralisme est la défense absolue du droit de propriété de chacun, dont le droit de propriété sur son propre corps, alors il n’y a aucune raison de choisir systématiquement celui de la mère contre celui de l’enfant à venir, celui du fort contre celui du faible !

Par un heureux hasard, la Suisse a répondu à ces questions ouvertes en plébiscitant le « régime des délais » en 2002. Dans les 12 premières semaines, l’interruption de grossesse revient à la femme concernée. Dès la 13e semaine, il faut un avis médical démontrant que l’IVG est nécessaire pour écarter le danger d’une atteinte grave à l’intégrité physique ou un état de détresse profonde de la femme enceinte. On peut donc considérer que la distinction entre un « amas de cellules humaines » et un « être humain en devenir » intervient à la douzième semaine, ce qui est à peu près la limite définie entre les périodes embryonnaire et fœtale. Le compromis est forcément discutable mais a le mérite d’exister.

Mais si les libéraux sont divisés sur la question de l’avortement, tous sont en revanche unanimes sur un fait : l’État n’a pas à forcer les gens à payer pour l’avortement d’autrui par le biais d’une cotisation obligatoire. C’est pourquoi je soutiens cette initiative, tout en sachant qu’elle sera certainement balayée !


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  • Un plaisir de lire un article plein de pondération.

    Question épineuse que le débat sur l’avortement, mais malgré tout, je penche toujours du côté de la mère, car c’est elle qui permet le développement du fœtus, si elle décide de se retirer de ce développement (et c’est son droit) alors le fœtus ne peut survivre.

    Laisser entendre que le fœtus a un droit à la vie est contraire même au droit de propriété de la mère sur son corps et le libéralisme n’a jamais cherché à défendre le faible contre le fort ou l’inverse.

    Il prône le respect du droit, la mère étant pleinement existante et le fœtus non, on peut considérer que le droit de la mère prime sur l’hypothétique droit de l’embryon.

    Néanmoins, je conçois tout à fait que des personnes soit contre l’avortement à titre personnel, j’ai en revanche plus de mal à comprendre leur fanatisme à vouloir interdire par le biais de lois positivement arbitraire.

    Mais comme le souligne votre conclusion, on ne peut que s’entendre sur la nécessité d’exclure hors du champs de l’état, l’avortement. Avortement qui pourrait être pris en charge par des assurances santé privées, si elle le propose dans leur service.

    Si la votation venait à passer (et ce serais un bonne chose) il faudrait se méfier des prochaines votations à venir sur la question, car les dérives vers une interdiction totale ne serait pas à exclure.

    Mais étant mal placé pour parler de la Suisse et sa démocratie directe, je m’en garderais bien.

    Bon week-end à vous.

  • l’enfant à naître étant un enfant, l’avortement est un meurtre. Il y a plein d’autres façons d’aider les femmes qui sont en détresse parce que enceinte dans des conditions difficiles.
    Une civilisation se mesure à l’attention portée aux plus faibles. N’a-t-on vraiment pas d’autre possibilité que de tuer ?
    Et l’on passe bien sous silence le traumatisme que constitue pour la mère un avortement.

    POurquoi choisir entre la mère ou l’enfant et ne pas sauver les deux ?

  • Bonjour
    Election piege à con
    Sujet sur l’avortement, piege a troll
    D’un point de vue libéral le remboursement (je dis remboursement) est du ressort du contrat entre l’assureur et l’individu, et l’état n’a pas a y mettre son grouin.

    • On peut dores et déjà penser que ce type de question sopumise à référendum aboutira , à coup sûr, à un déremboursement de l’IVG.

    • gillib: « Election piege à con »

      En france certainement puisque il ne s’agit que de coopter un prince, en suisse ce sont ces votations sur des sujets précis qui ont libéralisé la société.

  • Bon article mais il manque l’enjeu essentiel de cette initiative qui est un enjeu moral. À travers le remboursement de l’avortement, il y a une obligation faite à tous les citoyens de collaborer au mal. L’objection de conscience, admise pour les médecins (mais pas pour les pharmaciens) devrait pouvoir s’étendre à l’ensemble des citoyens qui devrait pouvoir choisir de ne pas apporter leur concours financier à des actes que leurs consciences répugnent.

  • On reconnait bien la patte du ‘centriste’ la grossesse devient un accident si ce n’est plus une maladie.

    Et comme tout accident c’est à a charge du patient, l’économie est à court terme. Car imaginez seulement un instant devoir soutenir financièrement une adolescente privé d’une solution d’IVG et qui se retrouve fille mère sans emploi et sans qualification.

    Que l’IVG soit discutable pour ceux qui peuvent se le payer comme on s’achète un cornet de glace, soit, cette mesure aurait un sens, mais que cela exclu tous les cas de viols, et de grossesse accidentelles dans des populations faibles, ça ne fera que gonfler la facture.

  • Vu les moyens modernes de détection , un couple peut CHOISIR de garder ou non soit garçon soit fille .
    Ce choix doit – il etre assumé financièrement ET éthiquement par le couple ou comme en France de façon forcée collectivement .

    • Et bien justement, une pratique contestable d’un point de vue éthique ne devrait pas être supporter par la collectivité, surtout si la finalité est l’eugénisme pur.

      • vous voulez dire comme les fautes de participe ? je suis bien d’accord.

        • l’eugenisme de la grammaire c’est terrible

          • Manifestement, vous ne faites jamais d’erreur de frappe. En matière de grammaire, je tiens à vous rappeler qu’une phrase commence par une majuscule et se termine par un point. Au surcroît , vous faites des fautes d’orthographe tout à fait basiques (les accents qui manquent). Vous êtes donc bien mal placé pour me donner des leçons.

  • En tout cas, l’argument de « ils seront malheureux si on les laisse vivre » est du grand n’importe quoi. Je préfère être le plus malheureux des hommes ― mais vivant. Ce sont juste des pleurnichards, des morts en sursis et non des gens bien vivants qui emploient ce type d’argument. La vie est la seule opportunité d’être heureux. Plutôt, même, être esclave qu’un fantôme de ce type : c’est toujours l’occasion d’une ultime révolte ; quitte à en mourir, mais au moins pour une raison valable.

  • Si un Goa’uld se loge dans votre cerveau, qu’il soit vivant ou mort, un être pensant « humanoïde » ou un animal, il n’est pas de son fait de choisir si il peut rester ou pas. Le principe de propriété du corps est total, qu’importe les effets sur autrui.

    • L’argument de la propriété du corps est simpliste et à peu près inaudible.
      Il n’a guère de sens en général, dans la mesure où la propriété et le propriétaire ne font qu’un , et encore moins en la matière, dans la mesure où la capacité procréative est une part essentielle de l’identité d’être vivant, humain, en général, et de l’identité féminine en particulier. Ce qui signifie que l’avortement est tout autant, sinon plus, une violation de propriété, que le squat par un Goa’uld. Ce qui se traduit par la violence qui sera exercée sur ce corps pour le forcer à avorter.

      • Votre corps n’a pas de droit de ne pas être violé, tout comme une maison n’a pas de droit de ne pas être cambriolé. C’est l’individus qui les possèdes qui a le droit de ne pas avoir sa propriété utilisé ou détruite par d’autres sans son consentement.

  • Merci de poser le vrai problème de l’avortement, celui de la définition de l’être humain: quand commence t-il?

    On trouve rarement cette question posée publiquement, comme si aucune des parties du débat ne voulait vraiment en discuter. Les un pré-supposent que l’être humain commence à la conception – ce qui a le mérite de poser une limite claire correspondant à une véritable rupture (deux cellules distinctes se rassemblent pour en former une unique), les autres préfèrent poser une limite quelque part dans la continuité de la croissance du foetus – ce qui a le mérite d’éviter le ridicule de donner des droits humain à trois ou quatre cellules. Mais aucune des parties ne veut discuter sur ce plan: ils se contentent de s’invectiver à coup de « avortement=assassinat » d’un côté et reconnaissance du droit de la femme à disposer d’elle-même de l’autre côté. Tant que le débat ne reviendra pas sur cette opposition de conception originelle, je ne vois pas comment le problème pourra être réglé…

    • Je me demande comment un libéral peut ne pas voir que l’argument du droit de « l’homme » de disposer de lui-même l’emporte sur tout. Sinon à considérer les femmes comme des couveuses forcées vivantes, et donc des esclaves.

      • Votre argument sur la propriété du corps ne me convainc guère.
        Votre corps, c’est vous. Il n’y a pas vous et un corps qui vous appartient. Sans corps, vous n’existez pas.
        Si votre corps vous appartient, vous appartenez aussi à votre corps. Votre corps, c’est vous.

        Quand une femme est enceinte, c’est une autre vie, un autre corps qui prend vie dans le ventre d’une femme. Si elle choisit de mettre fin à cette vie, si elle avorte, elle décide plus que pour son propre corps, elle décide de supprimer la vie d’un autre. Il faut appeler un chat un chat.
        Si les femmes ne sont pas des couveuses, les embryons qui sont dans les ventres des femmes ne sont pas non plus des objets encombrants. Ah, si la vie était plus simple !

        • De toute façon l’état n’as pas à instaurer une prohibition sur une pratique qui a toujours existé et qui a fait des dégâts considérable quand elle était interdite. Hormis dans les populations immigrées souvent peu informées ou dotée d’autre cultures en ce qui concerne la sexualité le nombre d’avortements tend à diminuer: http://www.svss-uspda.ch/fr/facts/tendances.htm

          Je ne vois, comme l’auteur, absolument aucun problème à voter pour le déremboursement, les populations à risque seront ainsi fortement responsabilisées.

          • Je partage votre avis sur le déremboursement.

            • De même je partage cet avis. A une nuance près :
              Nous parlons ici du déremboursement par la sécurité sociale. L’argument étant qu’une personne qui ne soutient pas l’avortement n’a pas a le financer de façon obligatoire. C’est recevable, néanmoins, cela pose un problème de « justice ».
              Car votre femme enceinte que vous ne voulez pas rembourser peut elle aussi invoquer son non-consentement à rembourser le cancer du fumeur d’à coté, ou la fracture du skieur, ou la cirrhose de l’alcoolique. L’altermondialiste décroissant qui vit dans sa hutte éco-responsable pourra ne pas vouloir rembourser le lumbago d’un salaud de travailleur productiviste etc…
              Tant que nous sommes dans un système collectiviste, cette problématique ne peut être résolu.

        • « Votre corps, c’est vous. Il n’y a pas vous et un corps qui vous appartient. Sans corps, vous n’existez pas. »

          Et si le médecin ne m’avais pas opéré quand j’étais nourrisson, je n’existerais plus, donc je suis le médecin et le médecin est moi… De même si il me venait a l’idée de me scarifier, j’attends avec impatience que mon corps porte plainte.

          « Quand une femme est enceinte, c’est une autre vie, un autre corps qui prend vie dans le ventre d’une femme »

          Le foetus fait partie du corps de la mère, il lui appartient, tous comme ses bras ou ses jambes. Un corps n’est pas une copropriété.

          « Si les femmes ne sont pas des couveuses, les embryons qui sont dans les ventres des femmes ne sont pas non plus des objets encombrants »

          Si vous refusez à la mère le droit de disposer de son corps, elle devient automatiquement une couveuse, car VOUS la forcez à effectuer la gestation. Vous utilisez son corps comme un outils pour arriver à vos fins. C’est la plus simple définition de l’esclavage.

          • L’embryon puis le foetus a un ADN différent de celui de sa mère, il a donc un corps différent. Si vous reconnaissez à la mère le droit de disposer du corps de son enfant, vous lui accordez un droit de vie et de mort sur lui, ce qui est la VRAIE définition la plus simple de l’esclavage.

            Question subsidiaire, à partir du moment où l’enfant est viable en dehors du corps de la mère l’avortement est-il aussi permis ou faut-il avoir recours à un accouchement anticipé ?

            • Deux jumeaux ont le même ADN, sont ils la même personne?

              « Question subsidiaire, à partir du moment où l’enfant est viable en dehors du corps de la mère l’avortement est-il aussi permis ou faut-il avoir recours à un accouchement anticipé ? »

              Selon la volonté de la mère.

            • Je n’ai pas dit que deux être ayant le même ADN étaient la même personne mais que deux êtres ayant des ADN différents sont nécessairement deux personnes différentes. Il semble que vous ayez des petits problèmes avec la logique.
              Je vous dit A=>B avec A= « 2 ADN » et B= »2 personnes » vous en concluez B =>A ce qui n’a aucune garantie de vérité.

              « Selon la volonté de la mère ».
              Prenons un cas concret, dans certains pays l’avortement est autorisé jusqu’à 9 mois. Dans ce cas non seulement l’enfant peut vire sans sa mère mais pour réaliser l’avortement il faut déclencher l’accouchement. Étant donné que ça ne change rien pour elle, pourquoi faudrait-il tenir compte de la volonté de la mère ?

      • Donc l’embryon à le droit de disposer de lui-même et sa mère n’a pas à en disposer pour lui.

        • Le jour ou nous vivrons en société avec des fœtus et des embryons, il sera temps de penser à leur donner des droits. (Ne paniquez pas, on commence déjà à donner des droits aux animaux)

          Et même ce jour la, le problème du Goa’uld sera encore d’actualité.

          • Ah bon parce qu’actuellement nous ne vivons pas en société avec eux. Vous vous croyez libéral mais vous n’êtes qu’un collectiviste de plus!

            • En effet l’autre jour j’ai acheter du pain a mon embryons boulanger, puis ensuite je suis aller discuter avec mon fœtus voisin de palier… Ce ne sont pas encore des être humains, nous ne pouvons donc pas vivre en société avec eux, par définition.

            • Parce qu’ils ne sont ni boulanger ni votre voisin de palier ce ne sont pas des êtres humains?

              Ce qui est bien c’est qu’il serait facile de répondre à votre argument que pour les nazis, les juifs n’étaient pas des êtres humains donc on pouvait les tuer et vous tenez exactement le même raisonnement en remplaçant « juif » par « embryon » ou « foetus ». Mais je me dispenserai de cette réponse.

              Sur quoi vous basez-vous pour leur refuser le statut d’être humains ?

  • Autant dire qu’à ce train, on va bientôt refuser le remboursement des anti-douleurs, narcose et autre soin de de confort. La vrai douleur…

    Un bon retour aux avortements non surveillés et non dénués de risques qui seront eux pris en charge…

  • je suis contre l’avortement. je ne vois pas du tout en quoi s’est un droit. chaque femme est responsable de son corps donc si elle ne veut pas d’enfants, à elle d’utiliser des moyens de contraceptions et le cas écheant, la pilule du lendemain. je suis d’accord pour l’avortement en cas de viol et de danger de la vie de la mère (et je veux aussi bien admettre l’avortement si l’enfant à naitre est condamné à être gravement handicapé) mais pas dans les autres cas. quand on avorte, l’enfant s’est déjà développé. la liberté s’arrête là où celle des autres commencent. chaque femme est libre, cela implique qu’elle est aussi responsable. elle doit assumer les conséquences de ces actes. tant pis, pour elle, si elle ne s’était pas protégé (elle pouvait tjs prendre la pilule du lendemain). elle n’est pas obligé d’éduquer l’enfant mais au moins de le garder jusqu’à la naissance (après elle peut l’abandonner). pour moi, le droit à la vie (au même titre que la propriété privée et la liberté) est un droit naturel. un des rares droits qu’a réellement chaque être humain. attention, je parle juste de droit à la vie pas de droit à vivre dignement (ca c’est un faux droit inventé par les socialistes)

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