L’immigration est-elle motivée par les aides sociales ?

Les mouvements migratoires intra-UE motivés par l’accès aux aides sociales ne sont pas forcément problématiques au Royaume-Uni, car l’octroi des aides y est conditionnel.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
immigration

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

L’immigration est-elle motivée par les aides sociales ?

Publié le 20 octobre 2013
- A +

Un article d’Open Europe.

immigration

Le Sunday Telegraph a créé la polémique avec sa récente Une sur une étude menée par la Commission européenne sur les immigrés en provenance de l’Union européenne et leur accès aux prestations sociales.

Comme nous l’avons écrit à de nombreuses reprises, nous sommes à Open Europe en faveur du principe de libre-circulation des individus. Ce principe est en effet bénéfique pour la croissance et la compétitivité. De plus, la possibilité pour les entreprises installées au Royaume-Uni d’avoir accès facilement à un vaste bassin de talents est perçue par beaucoup comme un avantage de l’adhésion à l’Union européenne. Cependant, il ne fait aucun doute que la politique de migration européenne a également apporté avec elle un nombre important de défis politiques comme la perte de la souveraineté nationale sur le contrôle des frontières, l’augmentation de la concurrence sur le marché du travail des emplois peu qualifiés ou encore les contraintes que font peser l’immigration sur le service public et les infrastructures du pays.

Si l’on souhaite conserver la confiance de l’opinion publique à l’égard de ce principe de libre circulation, la politique migratoire européenne doit être gérée avec l’attention la plus extrême. Elle doit de plus prendre en compte les autres enjeux politiques, notamment le droit des gouvernements nationaux à protéger des abus leur système d’État-providence.

Ces derniers mois, le risque de voir déferler sur divers pays des immigrés européens motivés uniquement par les prestations sociales a été mis en avant à la fois par des gouvernements et les médias. Et cela pas uniquement au Royaume-Uni mais aussi en Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas. Plusieurs gouvernements se sont plaints en exprimant le besoin de règles plus strictes. Le commissaire européen à l’emploi, le hongrois László Andor, a répondu en accusant le Royaume-Uni de plier devant la xénophobie et en traînant le gouvernement britannique devant les tribunaux sur la légalité des tests de résidence (right to reside tests) britanniques. Il s’agit de tests devant s’appliquer à toute personne demandant à accéder à des prestations sociales. Les deux côtés ont continué à se répondre sur le sujet et le sujet a pris une ampleur disproportionnée dans l’actualité, eu égard à l’ampleur réelle du problème.

Les résultats d’études académiques montrent de manière claire que les migrants en provenance de l’Union européenne sont venus au Royaume-Uni pour chercher un travail et non pour bénéficier de ses prestations sociales. Par exemple, une étude de 2010 a montré que les migrants en provenance des nouveaux États membres de l’UE ont 59% de probabilité en moins que les natifs de réclamer un accès à des privilèges octroyés par l’État ou à des crédits d’impôts. Ils ont également 57% de chance en moins de vivre dans un logement social. L’étude conclut que dans les quatre années fiscales qui ont suivi 2004, ces migrants ont eu une contribution positive sur les finances publiques du Royaume-Uni. En 2008 l’ONS (Office for National Statistics) a estimé que 80% de ces migrants avaient un emploi.

Néanmoins le rapport cité par le Sunday Telegraph apporte un certain nombre d’éléments nouveaux à ce débat entre les gouvernements nationaux et la Commission européenne. L’étude s’est concentrée sur les 600 000 immigrés en provenance de l’UE vivant au Royaume-Uni et qui sont inactifs. Cependant cela ne nous dit pas grand chose sur l’impact sur l’État-providence. Par exemple ces personnes pourraient appartenir à des familles d’immigrés européens travaillant au Royaume-Uni ou bien être des retraités. Le fait est que le gouvernement britannique ne constitue actuellement aucune statistique sur ceux qui demandent un accès à des prestations sociales. Nous ne savons pas exactement qui les reçoit et combien cela coûte.

Cependant le rapport relève de manière pertinente que le nombre de migrants européens en recherche d’emploi a augmenté de 73% entre 2008 et 2011 et que le nombre de migrants européens venant au Royaume-Uni sans travail les attendant à l’arrivée n’a cessé d’augmenter.

Pour le moment il est peu probable que cela ait un impact majeur sur le système d’État-providence britannique, mais c’est justement parce que le Royaume-Uni applique son test de droit à la résidence à ceux qui réclament un accès à des prestations sociales (ce garde-fou est très important car le système d’État-providence britannique donne accès à de nombreuses prestations sans nécessité de cotisation). Mais la logique suggère que rendre ces règles moins sévères créerait une mauvaise incitation en autorisant l’accès à des prestations sociales à des personnes en recherche d’emploi presque depuis leur arrivée. De plus cela affaiblirait la confiance de l’opinion publique envers le principe de libre-circulation des individus. Cependant une victoire de la Commission européenne dans son procès sur les tests de « droit de résidence » aurait exactement cet effet. C’est pourquoi le Royaume-Uni et d’autres État-membres sont si préoccupés par ce problème.

En conclusion, les migrations internes à l’Union européenne motivées par un accès à des prestations sociales ne sont pour le moment pas un problème majeur, mais ce n’est pas une raison pour que la Commission européenne cherche à retirer les protections de l’État-providence du Royaume-Uni.


Sur le web. Traduction : Émeric T. pour Contrepoints.

Voir les commentaires (20)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (20)
  • Je crois que vous ne faites pas la différence entre la béatitude compassionnelle française et les règles.

    En fait, une personne n’a droit à l’aide sociale dans un pays étranger que si elle y a travaillé (ou y travaille, éventuellement).

    Un roumain qui séjournerait en France sans y cotiser, par exemple, doit émarger à la sécu roumaine.

    Exemple : ma fille (belge) , ayant vécu et travaillé en Angleterre de longues années, mais se trouvant avec une maladie de longue durée, est venue passer deux ans en Belgique (tout près de chez maman !)

    Son allocation de survie, ses soins médicaux, tout est resté à 100 % à charge des anglais.

    Il faut donc savoir :

    – que vous n’avez aucune obligation de subventionner des gens qui débarquent comme allocataires ;
    – par contre que ceux qui auront travaillé chez vous rentreront au pays avec la Sécu française à vie, s’ils ne retravaillent plus. Un genre de « win for life ».

  • Oui mais en France les prestations sociales sont toujours aussi fortes et le manque de motivation pour trouver un travail de la part des immigrés ne fait que croître au fur et à mesure que ces prestations augmentent…et que nous nous appauvrissons.

    • Dans « L’affaire Léonarda », le rapport administratif d’expulsion de la famille, mentionne que le père refusait de travailler en France et répondait qu’il pouvait subvenir à ses besoins en se contentant des aides sociales auxquelles il avait droit.

      • Ah bon… tout s’expliquerait. Et évidemment, il faudrait que toute la famille revienne en France, car seulement Léonarda revennait seule, et bien ça ne serait pas suffisant.

      • Comme quoi ce brave Papa était bien intégré : un vrai Français !

        • Il a même ajouté, en fin connaisseur du système : «Les enfants vont retourner en France avec leur mère: ils sont tous nés en Italie – sauf Medina, la petite derniere, qui est née a Pontarlier. Moi je les rejoindrai et je me marierai là-bas, comme ca on aura tous nos papiers».

          http://tinyurl.com/mweswv5

          Une transition toute trouvée !

          Personnellement, le dogme (c’en est un) des « libéraux » concernant la libre circulation des individus, commence sérieusement à me courir sur le haricot.

          Pourtant, je suis un libéral, un pur, un dur.
          😉

          Alors ?

          Alors, ils récitent un catéchisme… qui remonte à une période heureuse où ma foi, il y avait les Européens, et puis… rien. En gros.

          Et où les Européens avaient le bon goût d’être plus ou moins chrétiens. Je schématise.

          Mais ce dogme -que je partage dans les livres d’histoire- n’a plus aucune prise sur le Réel en 2013.

          Le Réel en 2013 c’est (pour la France) :
          -une pression démographique énorme dans les pays pauvres, en Afrique, voisins.

          -un désordre politique et économique très profond dans ces pays, malgré la décolonisation, et qui ne va pas s’arranger

          -une immigration économique, voire de survie, donc, en provenance de pays pauvres, ravagés pour certains par des conflits tribaux, ethniques ou religieux, sans éducation, et pour certains sans état : la Somalie par exemple.

          -des individus en nombre donc, qui ne partagent strictement AUCUNE valeur commune avec un européen de base : traditions, histoire, religions, mentalité, manière d’appréhender le monde, de le décrire, etc.

          Il faudrait alors que les libéraux de salon, ou livresques, nous expliquent en quoi l’installation d’un nombre massif de personnes d’Afrique sub saharienne, et d’Afrique du nord… serait une richesse, une chance pour notre pays ?

          Voilà. Posons la question, sans hypocrisie.

          Moi je regarde sur le terrain.

          A gare du nord, je vois des femmes en doudous, avec les enfants dans le dos, qui manifestement sont arrivées « hier » en France. Somalie ? Regroupement familial ?

          Avec la situation économique que connaît la France, comment pouvons nous accueillir chez nous cette femme et ses enfants ?

          Cette femme est déjà « morte » dans le cadre de notre société. Peu probable qu’elle s’intègre, apprenne notre langue, trouve un emploi, qu’elle puisse subvenir à ses besoins, même basiques, et ceux de ses nombreux enfants.

          La collectivité devra donc les prendre en charge, via allocations, aides, des logements etc. Pendant des années… voire même une vie entière.

          Est-ce sage aujourd’hui, demain ? Est ce responsable aujourd’hui, demain ?

          La communauté nationale pourrait « absorber » cette femme et ses enfants.. Si elle était unique, si j’ose dire.

          Mais si on multiplie cette femme par 100 000 ? Par plusieurs millions ? Qu’est ce que ça donne dans l’esprit d’un libéral de salon ?

          En quoi ça favorise la « compétivité » et la « croissance » comme ose l’affirmer ce think thank débile (« open europe » tu parles charles !)

          Qu’ils osent nous expliquer. Concrètement.

          -les effets économiques
          -les effets sociaux
          -et… n’oublions pas les effets politiques

          Voilà. Le libéralisme c’est finalement une philosophie liée au Réel.

          Déblatérer comme n’importe quel gogo bobo comme quoi les frontières c’est mal, que la libre circulation des hommes est une chance… relève une profonde naïveté, un esprit infantile, car ignorant totalement le terrain, le réel.

          • Au diable les principes et la raison. La liberté et la responsabilité ça ne marche pas : la preuve moi je me suis baladé à gare du nord et il a des femmes en boubou avec des enfants !

          • « La collectivité devra donc les prendre en charge »
            Ben non, les libéraux ne prennent pas en charge ceux qui veulent vivre à leur dépens. C’est pour ça qu’ils laissent venir qui le veut, sachant que ceux qui verront qu’on ne leur donne rien soit apporteront quelque chose, soit renonceront à venir.

          • Christophe,

            Je ne vois pas en quoi c’est un dogme la libre circulation ! C’est une liberté, comme toute liberté, elle peut entrer en conflit avec l’exercice d’une autre liberté ou du droit de propriété. La liberté de circulation a donc des limites ! Ouf, nous voilà sauvés du protectionnisme.

            Parce que oui, l’immigration est une chance, mais n’est une chance que dans un pays libéral. Or la France ne l’est pas. Il est donc inutile d’incriminer le libéralisme parce que vous constatez en réalité les conséquences de l’application du communisme en France.

            Ne partager strictement aucune valeur avec d’autres individus n’est pas gênant tant que nous n’imposons pas ou qu’ils ne nous imposent pas ces fameuses valeurs.

            Ce que vous appelez, le réel en 2013 est en fait la mise en évidence de la liberté dans un pays communiste comme la France (un communisme non extrémiste, mais communisme quand même). Or précisément, l’immigration n’est pas compatible avec le communisme, car elle accélère le décuplement de la misère.

            Lorsque vous dites que les libéraux de salon doivent vous expliquer en quoi l’installation d’un nombre massif de personnes d’Afrique serait une richesse, une chance pour notre pays ?

            Je vous réponds qu’un principe libéral ne peut pas s’appliquer dans un pays communiste comme la France.

            Je vous prends un autre exemple : lorsqu’on explique qu’il faut supprimer le code du travail, l’explication n’est pas commencée qu’une volée de bois vert arrive. Pourquoi ? Entre autres raisons :
            1. Parce qu’il est difficile de comprendre les bienfaits du libéralisme lorsqu’on est enfumés par le collectivisme.
            2. Parce que l’application d’un principe libéral dans un pays communiste sur-réglementé n’est pas possible. On ne peut pas affirmer qu’il faut pouvoir licencier les individus du jour au l’an demain, alors qu’il existe des règles pour empêcher les gens de travailler ou de faire concurrence aux autres.

            Je suis pour la suppression de toute forme d’aide par l’Etat tout autant que je suis pour l’ouverture des frontières, je pense que la libre circulation est une chance, en particulier celle des capitaux. Je ne suis ni naïf, ni gogo, ni bobo, et ce que vous appelez le terrain, le réel, j’appelle ça le socialisme (i.e. la forme sournoise du communisme). Le problème n’est pas l’ouverture des frontières, il est celui du socialisme.

          • « La collectivité devra donc les prendre en charge, via allocations, aides, des logements etc. Pendant des années… voire même une vie entière. »

            Voilà le coeur du problème: l’Etat Providence.

            Réformez le et vous serez débarrassé des gens peu scrupuleux comme M. Dibarni.

            Enfin, rien n’empêche de sélectionner sur des critères qualitatifs et non humanitaires, les gens que nous souhaitons accueillir chez nous, tout comme des pays comme le Canada ou les Etats-Unis le font déjà. Et pourtant, ces pays sont largement plus accueillant envers les immigrants.

    •  » et le manque de motivation pour trouver du travail de la part des immigrés  »

      s’il ny avait que les immigrés qui refusaient de travailller, la france, ce serait presque le paradis.

    • Le fait est que les locaux eux même ont tendance à partir en jugeant que le pays manque d’opportunités et que la situation se dégrade, ce n’est donc certainement pas pour travailler qu’on vient en France. Ceux qui le font tout de même dans ce but se heurtent à une xénophobie de plus en plus marquée à mesure que les politiques instrumentalisent les clivages culturels, chose qu’ils ne sont pas près d’avaler puisqu’ils ne font que prendre ce que nous leur proposons.
      C’est donc tout naturellement que les problèmes sociaux finissent par réunir la crème de la crème des pays du tiers monde dans des quartiers poubelles où le vivre ensemble permet à un mec de vendre du shit marocain en protégeant son magot avec une pétoire communiste …

  • « L’immigration est-elle motivée par les aides sociales ? »
    Titre en trompe l’oeil, quand on pense à l’immigration, la plupart d’entre-nous ne pensent pas à l’immigration intra-européenne d’individus d’origines européennes.
    Ce procédé n’est pas digne de Contrepoints.

  • Moi aussi, je suis pour la liberté de circulation totale.
    Juste quelques conditions
    1) Comptabilité exacte du coût en prenant en compte:
    – aides sociales diverses, nationales, régionales et municipales
    – coût de scolarisation
    – de logement
    – pour la sécu sociale
    – pour la justice, prison, effectif policier et de gendarmerie
    – et je dois en oublier…
    2) tous ceux qui sont pour cochent une case sur leur feuille d’impôts et reçoivent le décompte de la somme à payer en plus.
    3) Si personne ne paye, renvoi de tout ce petit monde dans son pays d’origine.

    Article bancal quand même. Comme disait un suisse, l’immigration européenne pose des problèmes qui peuvent se résoudre. L’immigration extra-européenne, par contre…
    Et quand je dis européen, c’est au sens large culturel que je l’entends. En gros, pas africain.

  • Beau discours, mais ce n’est que ça, même pas une réflexion.

    Le problème ce n’est pas l’immigration d’où qu’elle vienne, c’est quand même pas possible de lire des âneries pareilles, et comme toujours il nous les servent habillées dans des statistiques, et ça prétend être une réflexion libérale !

    Commençons par pointer du doigt la sur-socialisation de nos sociétés, l’état qui ponctionne pour redistribuer, ça ne choque que moi au travers de cet article ? Pourtant, nous sommes tous d’accord sur le fait que ce sont les aides, l’assistanat et la redistribution illégitime de l’impôt auxquels il faut s’opposer, et ce en la faveur des Français, des martiens ou des immigrants.

    L’état de droit ne s’exprime qu’en dehors de toutes considérations : religieuses, raciales (mais il parait qu’il y en a plus).

    Nous avons le même problème avec la religion, à vouloir maintenir que nous évoluons dans une société laïque tout en rappelant à tout bout de champ que notre culture est chrétienne, nous légitimons de fait la religion musulmane, pour la nommer.
    Ainsi, nous en sommes venu à aménager des horaires pour des piscines à l’attention de femmes musulmanes, servir des repas Hallal dans les cantines scolaires publiques, dédier un personnel uniquement féminin dans les hopitaux publics pour les mêmes femmes musulmanes, tolérer des prières de rues toujours dans l’espace public, et plus récemment, nous en sommes à défendre maladroitement nos nonnes face au port du voile.

    Notre erreur a été de revendiquer à la fois une culture catholique, encore trop présente dans l’espace public, tout en prétendant garantir la force de l’état de droit, les musulmans ont eu beau jeu, et l’ont toujours de pointer nos incohérences sur ce sujet.

    Il en va de même pour les aides sociales, si le Français en bénéficie, il est légitime, en terme de droit que l’immigré puisse y prétendre, sauf à déroger aux règles du droit le plus élémentaire.

    Supprimons les aides, fermons ce débat stérile, surtout alimenté par des études du Sunday Télégraph !

  • sans déconner, vous avez vu les conditions d’immigration en Russie, au US, au Canada ou meme en Australie ?

    si on fait le quart du huitième de leurs politiques, c’est des manifs générales et des sanctions internationales.
    Pourquoi ne pourrait-on pas appliquer les mêmes principes ?.
    C’est sûr quand on est dans la merde (cas Lonarda), c’est toujours tentant d’aller là où il fait plus bon vivre. on ferait sans doute pareil à leur place.

    La médiatisation de ces affaires n’a que le seul but d’émouvoir le peuple (qui décide à l’émotion) pour obtenir encore plus d’immigration. Immigration de faite « profiteuse » qui ne participe qu’à la paupérisation du pays.
    Le nivellement par le bas de la grande europe.

    Sinon comme ça à quoi sert l’europe en clair ?? pas le droit d’aller de pays de pays, chauqe membre reste souverain, chacun tire la couverture à lui, le tout sous les ordres du FMI, de la BCE et de la BRI.

  • Il me semble qu’il y a un fait essentiel qui vous échappe totalement. En Europe, le statut social ne suit pas la « loi du sol », mais est personnalisé.

    Exemple : vous êtes français et vous partez pour l’Angleterre. Votre sécu, vos éventuelles allocations, vos cotisations de retraite dépendront uniquement de la France.

    Et puis, bingo, vous décrochez un « nice job », et vous vous mettez donc à cotiser en Angleterre. Vous passez donc sous régime de sécu anglaise. Au bout de 10 ans, vous tombez malade et rentrez en France : vous dépendrez toujours des anglais pour vos allocations et prises en charge.

    Donc, forcément, un européen ne court pas la béatitude sociale en changeant de pays, mais uniquement en travaillant dans les plus intéressants.

    La spécialité française est de ne rien comprendre à rien, et de donner de l’aide sociale à des fauchés, non travailleurs, venant d’Europe, comme les roms.

    • avec votre raisonnement, je crois entrevoir que vous définissez des méritants et des non méritants ?

      là est le problème du pays… ponctionner les ressources des uns pour abreuver d’assistanat les autres.

      Reste à définir ce qui est mérité de ce qui ne l’est pas. Tant qu’on fera une politique globale avec un modèle unique, personne ne sera traité équitablement et justement.
      ça n’a que l’avantage d’etre un écran de fumée pour faire croire qu’on bosse fort avec une grosse politique sociale pleine de tiroir et sous-tiroir…

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Outre la santé, l’immigration est sans doute le sujet politique le plus polémique aux États-Unis. Les deux principaux partis se renvoient constamment la balle sans apporter de solution constructive à ce problème criant.

Car n’en déplaise à la vice-présidente, à qui incombe le problème, la frontière est très poreuse. Selon les dernières estimations, deux millions de personnes pourraient avoir traversé la frontière d’ici la fin septembre. On vient même de nuit pour tenter sa chance, et depuis le Pakistan parfois.

Et ce ne sont pas... Poursuivre la lecture

Il y a 10 ans, l’éminent Gérard Depardieu assénait, dans une lettre ouverte ouverte au Premier ministre de François Hollande :

« Je pars parce que vous considérez que le succès, la création, le talent, en fait, la différence, doivent être sanctionnés. »

Connue de tous, cette remarque cinglante fait suite à une réaction épidermique de l’acteur face au poids de l’administration fiscale, mais aussi de l’état d’esprit général qui anime la classe politique française. Tout comme Depardieu - et bien d’autres avant et après lui - les ex... Poursuivre la lecture

Par Fiona Harrigan.

Près de six mois après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les forces ukrainiennes continuent de tenir tête à la Russie. Les nations étrangères ont acheminé d'énormes quantités d'aides militaire et humanitaire à l'Ukraine tout en imposant des sanctions qui touchent aussi bien les élites du Kremlin que les Russes ordinaires.

Mais certains souhaitent que ces mesures aillent plus loin. Dans une interview accordée au Washington Post au début du mois, le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a déclaré que les... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles