Cette « laïcité » de Vincent Peillon si intolérante

La laïcité promue par Vincent Peillon est à mille lieues de la la belle idée libérale qu’est la vraie laïcité tolérante.

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Cette « laïcité » de Vincent Peillon si intolérante

Publié le 23 septembre 2013
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La laïcité promue par Vincent Peillon est à mille lieues de la la belle idée libérale qu’est la vraie laïcité tolérante.

Par Michel de Poncins.

laicitePersonne, évidemment, n’avait besoin des élucubrations de Monsieur Vincent Peillon, ministre de François Hollande, sur la laïcité. Elles déboulent dans le paysage médiatique d’une façon qui n’est pas innocente. Il faut les rapprocher de l’offensive pour le mariage pour tous, dont personne n’avait besoin non plus et pas même les présumés candidats.

Les échecs du président avec, suprême injure, les sifflets sur les Champs-Élysées le 14 juillet sont spectaculaires et il essaie de se rattraper sur le plan idéologique. C’est comme s’il se servait de son poste, non pour gouverner la France, mais pour régler de vieux comptes avec sa propre jeunesse.

Sous les fausses couleurs d’une prétendue tolérance, ces gens font preuve d’une intolérance totale. Il n’est pas vrai que, selon le texte officiel, la France respecte l’égalité de tous les citoyens devant la loi et qu’elle respecte toutes les croyances. C’est à ce stade que l’on voit arriver la prétendue éducation prétendue nationale, véritable armée soviétique soumettant le peuple français à son idéologie et se rattachant à la culture de mort.

L’école, instrument du pouvoir totalitaire

Mes lecteurs savent que je suis à l’évidence partisan de la privatisation de l’école et j’ai indiqué plusieurs fois avec précision les moyens d’y parvenir. Dans le texte de Vincent Peillon la volonté d’enrégimenter les élèves est clairement affirmée. Le champ de la servitude est large, puisqu’elle s’applique aux écoles publiques et aux écoles sous contrat, à savoir l’ensemble des écoles prétendues libres et qui sont souvent catholiques.

Le texte est net. La laïcité de l’École offre aux élèves les conditions pour forger leur personnalité, exercer leur libre arbitre et faire l’apprentissage de la citoyenneté. Elle les protège de tout prosélytisme et de toute pression qui les empêcheraient de faire leurs propres choix.

Le texte déclare que la laïcité garantit l’égalité entre les filles et les garçons. Personne ne comprend ce méli-mélo. Jamais les filles et les garçons ne seront égaux en quoi que ce soit. C’est contraire à leur nature qui sera toujours différente, Dieu les ayant créés ainsi.

La volonté de tout soumettre à l’idéologie officielle apparait dans le texte ci-après. Les enseignements sont laïques. Afin de garantir aux élèves l’ouverture la plus objective possible à la diversité des visions du monde ainsi qu’à l’étendue et à la précision des savoirs, aucun sujet n’est à priori exclu du questionnement scientifique et pédagogique. Aucun élève ne peut invoquer une conviction religieuse ou politique pour contester à un enseignant le droit de traiter une question au programme.

A ce stade, il faut rappeler que le savoir est fluctuant. Vouloir l’enseigner partout de la même façon est une gageure impossible. En outre, la même école dont le pouvoir totalitaire est si fier, a échoué dramatiquement dans l’apprentissage des mécanismes de base, comme la lecture et le calcul. La France est très mal classée sur ce plan dans les comparaisons internationales.

Comment résister ?

Pourquoi faut-il résister ? Parce que les parents sont les seuls dépositaires de l’autorité parentale sur l’éducation de leurs enfants. Ils peuvent et ils doivent leur transmettre ce qu’ils croient être bon pour eux et leur proscrire ce qu’ils pensent être une erreur pour eux.

Cette évidence du droit naturel n’est pour sûr, pas du goût du pouvoir totalitaire en place. Il prétend annexer à son profit toutes les mentalités en les formant depuis la plus petite enfance.

Nous maintenons que juridiquement ce pouvoir n’a pas les moyens de s’opposer aux parents qui refusent que leurs enfants assistent à tel ou tel cours d’endoctrinement. Vincent Peillon peut par ses manigances conduire à de belles bagarres.

Dans cette bataille nécessaire, les parents attentifs peuvent s’appuyer sur les associations de parents d’élèves. Dans les établissements d’enseignement privés sous contrat, souvent catholiques la marge de liberté sera encore plus grande.

Ici, nous avons un souci. Le conditionnement des esprits avec le tam-tam médiatique est tel que moult parents peuvent être tentés de dire « bof ». Ce sont des « bofistes ».

Il n’est jamais trop tard. Espérons qu’un jour ils se réveilleront.

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  • Vincent Peillon est un frère la truelle prosélyte. Il le dit lui même.
    La laïcité n’est que l e paravent de l’idéologie de la FM.

    L’objectif affiché est de construire un hilote nouveau, qui ne reçoit rien de ses parents et ignore tout (surtout son passé), de façon à mieux le contrôler.

  • Cette « laïcité » de Vincent Peillon si intolérante
    Publié le 23/09/2013
    La laïcité promue par Vincent Peillon est à mille lieues de la la belle idée libérale qu’est la vraie laïcité tolérante.
    Par Michel de Poncins.
    Personne, évidemment, n’avait besoin des élucubrations de Monsieur Vincent Peillon, ministre de François Hollande, sur la laïcité. Elles déboulent dans le paysage médiatique d’une façon qui n’est pas innocente. Il faut les rapprocher de l’offensive pour le mariage pour tous, dont personne n’avait besoin non plus et pas même les présumés candidats.
    Les échecs du président avec, suprême injure, les sifflets sur les Champs-Élysées le 14 juillet sont spectaculaires et il essaie de se rattraper sur le plan idéologique. C’est comme s’il se servait de son poste, non pour gouverner la France, mais pour régler de vieux comptes avec sa propre jeunesse.
    Sous les fausses couleurs d’une prétendue tolérance, ces gens font preuve d’une intolérance totale. Il n’est pas vrai que, selon le texte officiel, la France respecte l’égalité de tous les citoyens devant la loi et qu’elle respecte toutes les croyances. C’est à ce stade que l’on voit arriver la prétendue éducation prétendue nationale, véritable armée soviétique soumettant le peuple français à son idéologie et se rattachant à la culture de mort.
    L’école, instrument du pouvoir totalitaire
    Mes lecteurs savent que je suis à l’évidence partisan de la privatisation de l’école et j’ai indiqué plusieurs fois avec précision les moyens d’y parvenir. Dans le texte de Vincent Peillon la volonté d’enrégimenter les élèves est clairement affirmée. Le champ de la servitude est large, puisqu’elle s’applique aux écoles publiques et aux écoles sous contrat, à savoir l’ensemble des écoles prétendues libres et qui sont souvent catholiques.
    Le texte est net. La laïcité de l’École offre aux élèves les conditions pour forger leur personnalité, exercer leur libre arbitre et faire l’apprentissage de la citoyenneté. Elle les protège de tout prosélytisme et de toute pression qui les empêcheraient de faire leurs propres choix.
    Le texte déclare que la laïcité garantit l’égalité entre les filles et les garçons. Personne ne comprend ce méli-mélo. Jamais les filles et les garçons ne seront égaux en quoi que ce soit. C’est contraire à leur nature qui sera toujours différente, Dieu les ayant créés ainsi.
    La volonté de tout soumettre à l’idéologie officielle apparait dans le texte ci-après. Les enseignements sont laïques. Afin de garantir aux élèves l’ouverture la plus objective possible à la diversité des visions du monde ainsi qu’à l’étendue et à la précision des savoirs, aucun sujet n’est à priori exclu du questionnement scientifique et pédagogique. Aucun élève ne peut invoquer une conviction religieuse ou politique pour contester à un enseignant le droit de traiter une question au programme.
    A ce stade, il faut rappeler que le savoir est fluctuant. Vouloir l’enseigner partout de la même façon est une gageure impossible. En outre, la même école dont le pouvoir totalitaire est si fier, a échoué dramatiquement dans l’apprentissage des mécanismes de base, comme la lecture et le calcul. La France est très mal classée sur ce plan dans les comparaisons internationales.
    Comment résister ?
    Pourquoi faut-il résister ? Parce que les parents sont les seuls dépositaires de l’autorité parentale sur l’éducation de leurs enfants. Ils peuvent et ils doivent leur transmettre ce qu’ils croient être bon pour eux et leur proscrire ce qu’ils pensent être une erreur pour eux.
    Cette évidence du droit naturel n’est pour sûr, pas du goût du pouvoir totalitaire en place. Il prétend annexer à son profit toutes les mentalités en les formant depuis la plus petite enfance.
    Nous maintenons que juridiquement ce pouvoir n’a pas les moyens de s’opposer aux parents qui refusent que leurs enfants assistent à tel ou tel cours d’endoctrinement. Vincent Peillon peut par ses manigances conduire à de belles bagarres.
    Dans cette bataille nécessaire, les parents attentifs peuvent s’appuyer sur les associations de parents d’élèves. Dans les établissements d’enseignement privés sous contrat, souvent catholiques la marge de liberté sera encore plus grande.
    Ici, nous avons un souci. Le conditionnement des esprits avec le tam-tam médiatique est tel que moult parents peuvent être tentés de dire « bof ». Ce sont des « bofistes ».
    Il n’est jamais trop tard. Espérons qu’un jour ils se réveilleront.

    Michel de Poncins étant fondateur et président de l’association « Catholiques pour les Libertés Economiques  – CLE- », il ne pouvait que critiquer la Charte de la Laïcité de la Laïcité !
    Comment ne voit-il pas pourtant que la laïcité « politique », à la française, séparant l’Etat et les religions, favorise paradoxalement leur prosélytisme, mais surtout celui à l’islam ?
    N’est-il pas flagrant en effet que c’est cette religion qui profite le plus de l’actuelle conception laxiste et électoraliste de la tolérance et de la neutralité pour réclamer et obtenir de plus en plus d’accommodements  inspirés par la charia ?

    Michel de Poncins trouve sans doute admissible que des élèves musulmans, soutenus par leurs parents, contestent par exemple l’enseignement de l’évolutionnisme, au profit de celui du créationnisme, qui n’est qu’une croyance religieuse. Il était indispensable que, via cette Charte, l’Etat cherche enfin à compenser les influences religieuses familiales, certes sincères et légitimes, mais unilatérales, communautaristes, voire fondamentalistes.
    L’état, à mon sens, devrait même ne plus tolérer que islam et a fortiori l’islamisme imposent, dès l’enfance, sans alternative ni religieuse ni bien sûr non-confessionnelle et sans droit à l’apostasie, la soumission totale à Allah, à Mahomet, au coran, à la sunna, aux hadiths, voire à des traditions culturelles inhumaines et obsolètes telles que l’excision (au mépris de l’article 18 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948!). En outre, cette religion et sa dérive politique islamique ont la prétention d’imposer, à terme, la charia au monde entier !

    J’estime même qu’à notre époque multiculturelle et multiconvictionnelle, la religion n’a plus rien à faire à l’école, sauf lors d’un cours d’histoire ou de philosophie. Idéalement, par simple honnêteté intellectuelle et morale, l’Etat devrait fournir à TOUS les adolescents une information minimale, objective, progressive et prosélyte, à la fois sur les trois monothéismes ET sur les options non confessionnelles de l’humanisme laïque (qui est certes antidogmatique et anticlérical, mais pas antireligieux, puisqu’il prône un choix libre et éclairé entre croyance et incroyance.

    Certes, « la République respecte les croyances », mais surtout celles qui respectent les valeurs humanistes, « universalisables » et donc non négociables, « sacrées », car acceptables par tous et partout, telles que la dignité et l’égalité de l’homme, de la femme et de l’enfant, leur autonomie, et donc leur liberté de conscience, de religion, de pensée, etc.
    Je pense même que la Constitution des Etats démocratiques ne « garantit » que théoriquement et symboliquement, les libertés de conscience et de religion. En effet, compte tenu des nombreux déterminismes qui nous régissent (héréditaires, hormonaux, éducatifs, culturels, religieux, philosophiques, idéologiques, sociaux, politiques, etc., nous sommes moins libres que nous ne le pensons. Ces libertés ne sont évidemment pas innées, ni effectives, ni acquises, mais à conquérir, par l’apprentissage de l’esprit critique et du libre examen. Toute liberté n’a en effet de sens que si l’on dispose d’alternatives ! Il faudrait donc, selon moi, qu’ultérieurement, ce « cours » de morale laïque, sans prosélytisme aucun, n’occulte pas les discussions sur l’existence réelle ou imaginaire de « Dieu », sur l’origine psychologique, éducative et culturelle de la foi, sur sa fréquente persistance neuronale dans le cerveau émotionnel puis rationnel. Les adolescents découvriraient alors spontanément, à leur rythme ou jamais, que toutes les religions imposent la soumission, certes à des degrés divers, alors que l’humanisme laïque et la laïcité philosophique incitent non seulement à l’autonomie et à la responsabilité individuelle, mais aussi à l’ouverture et à l’acceptation de la différence enrichissante de l’autre. 
    http://michel.thys.over-blog.org/article-une-approche-inhabituelle-neuroscientifique-du-phenomene-religieux-62040993.html

    • Je suis vraiment désolé d’avoir prématurément envoyé par « copié-collé » mon commentaire, sans avoir vu qu’il était précédé de l’article de
      Michel de Poncins. Sorry !
      Le revoici donc, en vous remerciant d’avance d’une éventuelle réponse :

      Michel de Poncins étant fondateur et président de l’association « Catholiques pour les Libertés Economiques – CLE- », il ne pouvait que critiquer la Charte de la Laïcité de la Laïcité !
      Comment ne voit-il pas pourtant que la laïcité « politique », à la française, séparant l’Etat et les religions, favorise paradoxalement leur prosélytisme, mais surtout celui à l’islam ?
      N’est-il pas flagrant en effet que c’est cette religion qui profite le plus de l’actuelle conception laxiste et électoraliste de la tolérance et de la neutralité pour réclamer et obtenir de plus en plus d’accommodements inspirés par la charia ?
      Michel de Poncins trouve sans doute admissible que des élèves musulmans, soutenus par leurs parents, contestent par exemple l’enseignement de l’évolutionnisme, au profit de celui du créationnisme, qui n’est qu’une croyance religieuse. Il était indispensable que, via cette Charte, l’Etat cherche enfin à compenser les influences religieuses familiales, certes sincères et légitimes, mais unilatérales, communautaristes, voire fondamentalistes.
      L’état, à mon sens, devrait même ne plus tolérer que islam et a fortiori l’islamisme imposent, dès l’enfance, sans alternative ni religieuse ni bien sûr non-confessionnelle et sans droit à l’apostasie, la soumission totale à Allah, à Mahomet, au coran, à la sunna, aux hadiths, voire à des traditions culturelles inhumaines et obsolètes telles que l’excision (au mépris de l’article 18 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948!). En outre, cette religion et sa dérive politique islamique ont la prétention d’imposer, à terme, la charia au monde entier !
      J’estime même qu’à notre époque multiculturelle et multiconvictionnelle, la religion n’a plus rien à faire à l’école, sauf lors d’un cours d’histoire ou de philosophie. Idéalement, par simple honnêteté intellectuelle et morale, l’Etat devrait fournir à TOUS les adolescents une information minimale, objective, progressive et prosélyte, à la fois sur les trois monothéismes ET sur les options non confessionnelles de l’humanisme laïque (qui est certes antidogmatique et anticlérical, mais pas antireligieux, puisqu’il prône un choix libre et éclairé entre croyance et incroyance.
      Certes, « la République respecte les croyances », mais surtout celles qui respectent les valeurs humanistes, « universalisables » et donc non négociables, « sacrées », car acceptables par tous et partout, telles que la dignité et l’égalité de l’homme, de la femme et de l’enfant, leur autonomie, et donc leur liberté de conscience, de religion, de pensée, etc.
      Je pense même que la Constitution des Etats démocratiques ne « garantit » que théoriquement et symboliquement, les libertés de conscience et de religion. En effet, compte tenu des nombreux déterminismes qui nous régissent (héréditaires, hormonaux, éducatifs, culturels, religieux, philosophiques, idéologiques, sociaux, politiques, etc., nous sommes moins libres que nous ne le pensons. Ces libertés ne sont évidemment pas innées, ni effectives, ni acquises, mais à conquérir, par l’apprentissage de l’esprit critique et du libre examen. Toute liberté n’a en effet de sens que si l’on dispose d’alternatives ! Il faudrait donc, selon moi, qu’ultérieurement, ce « cours » de morale laïque, sans prosélytisme aucun, n’occulte pas les discussions sur l’existence réelle ou imaginaire de « Dieu », sur l’origine psychologique, éducative et culturelle de la foi, sur sa fréquente persistance neuronale dans le cerveau émotionnel puis rationnel. Les adolescents découvriraient alors spontanément, à leur rythme ou jamais, que toutes les religions imposent la soumission, certes à des degrés divers, alors que l’humanisme laïque et la laïcité philosophique incitent non seulement à l’autonomie et à la responsabilité individuelle, mais aussi à l’ouverture et à l’acceptation de la différence enrichissante de l’autre.
      http://michel.thys.over-blog.org/article-une-approche-inhabituelle-neuroscientifique-du-phenomene-religieux-62040993.html

  • Avec tout mon respect, c’est un ramassis de confusions, d’amalgames et de mauvais analyses. J’avais de l’espoir à la lecture du titre, je n’en ai plus à la fin.

    Je suis d’accord pour dire que la laïcité prétendue de VP est délirante et s’apparente plus à un anti-cléricalisme primaire qu’à de la laïcité véritable, cf. ses déclarations sur la nécessité d’arracher l’enfant aux déterminismes familiaux.

    Le fait est que la laïcité n’a pas pour but de déraciner qui que ce soit, mais de pacifier l’espace public : pour appartenir à tout le monde, il ne doit appartenir à personne. Ce qu’elle refuse c’est le prosélytisme religieux ou les discriminations religieuses. Rien d’autre.

    VP prône une forme de nouvelle religion, ce qui n’a rien à voir.

    Par conséquent, étant moi-même neutre, il est hors de question que quelqu’un interfère avec mon cours sous prétexte de conviction religieuse. En même temps, le cas s’est rarement présenté, justement parce que j’ai débarrassé mon discours de tout élément idéologique pour ou contre une religion. Les mécontents n’ont qu’à s’inscrire dans une école libre (et non une école privée sous contrat), elles existent, elles sont de confession marquée et respecterons donc les convictions religieuses des uns et des autres.

    D’autre part, que Dieu ait créé les hommes et les femmes différents, je pense que vous serez bien en peine de le démontrer rationnellement. Il n’empêche que oui, nous sommes différents ça n’interdit en rien l’égalité – vous servez la soupe au ministre en tenant de tels propos. Ce qui s’oppose à la différence c’est l’identique – ce que prétend cette escroquerie intellectuelle qu’est la théorie du genre – non l’égalité. Pour simplifier : « 2+2 » est différent de « 3+1 », pour autant ils sont égaux.

    Quant aux fédérations de parents, je ne sais pas comment ça tourne dans le privé sous contrat, mais dans le public c’est une catastrophe. A votre place, parce que j’imagine que vous avez dans le viseur la théorie du genre, je ne compterais que sur vous et sur les professeurs qui sont loin d’être tous favorables à l’introduction de la « morale laïque », si tant est que l’expression veuille dire quelque chose, et à la théorie du genre.

    • « étant moi-même neutre » : êtes-vous une machine à enseigner ? Plus généralement, l’enseignement public ne peut pas être neutre dès lors qu’il est obligatoire. Comme on n’imagine pas que l’enseignement des enfants puisse ne pas être obligatoire, il doit donc être privatisé conformément au choix non neutre des parents. Privatiser l’enseignement, c’est accepter le fait irréductible qu’un enseignement n’est jamais neutre et que seuls les parents doivent décider de son contenu.

      « vous serez bien en peine de le démontrer rationnellement. » Le contraire est tout aussi impossible à démontrer rationnellement. Neutralité ?

      « nous sommes différents ça n’interdit en rien l’égalité » : l’égalité devant la loi, l’égalité libérale, bien sûr. En revanche, l’égalité des socialistes, c’est bel et bien la négation et l’écrasement de toute différence. Vive l’inégalité !

    • « D’autre part, que Dieu ait créé les hommes et les femmes différents, je pense que vous serez bien en peine de le démontrer rationnellement »

      Pardon ?????? Vous allez devoir argumenter là, parce que dire qu’un homme est en tout point semblable à une femme pour ensuite avouer que « oui, nous sommes différents », j’ai beaucoup de mal à vous suivre.

      La différence n’implique pas forcément l’inégalité. De toutes les manières, personne n’est jamais l’égal d’un autre; c’est une hérésie que de croire cela et surtout de vouloir corriger cela.

      Et si à la place, on parlait plutôt d’équité.

  • « C’est contraire à leur nature qui sera toujours différente, Dieu les ayant créés ainsi. »

    Si un prof devait enseigner pareille bêtise à des élèves, il entendrait effectivement parler de moi.

  • « Jamais les filles et les garçons ne seront égaux en quoi que ce soit. C’est contraire à leur nature qui sera toujours différente, Dieu les ayant créés ainsi. »

    Non ! Filles et garçons sont égaux en droit. Ou si il faut vraiment invoquer la religion catholique : égaux aux yeux de Dieu (ce qui est quand même le plus important).

    Je suis le seul à trouver que ce genre de sortie décrédibilise totalement le propos de l’auteur ?

  • Reprenons :
    1. privatisation de l’école. Il suffit de voir les pays qui l’ont pratiqués pour voir le résultat catastrophique.exemple le Chili.
    2. mélanger nature et égalité est véritablement un non sens. L’égalité est justement une construction culturelle, sociale (égalité devant la loi, égalité des droits, etc) sans rapport avec la nature ! Vous mélangez égalité au sens mathématique (et dans ce cas, il est évidemment que deux individus ne sont pas égaux) et égalité juridique. Quant à Dieu qui les aurait créés ainsi, cela relève davantage de la croyance personnel que du fait objectif. Sur ce point, j’ai d’ailleurs l »habitude de demander à mes interlocuteurs qui invoquent Dieu sans arrêt de m’expliquer ce qu’ils entendent par Dieu, ce qu’est-ce que Dieu pour eux ? Bien souvent ils sont incapables de me répondre.
    3. France très mal classée. faux elle est dans la moyenne. Ce n’est pas glorieux mais ce n’est pas catastrophique comme certains aiment morbidement le dire.
    4. En quoi, la laïcité à l’école empêche les parents d’inculquer ce qu’ils souhaitent à leurs enfants ? Ils peuvent leur apprendre que la Terre est plate, que Dieu a créé l’Homme et autre fadaises. Ce sont des croyances. L’école n’enseigne pas des croyances mais des savoirs, c’est là la différence.

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