Cette « laïcité » de Vincent Peillon si intolérante

La laïcité promue par Vincent Peillon est à mille lieues de la la belle idée libérale qu’est la vraie laïcité tolérante.

La laïcité promue par Vincent Peillon est à mille lieues de la la belle idée libérale qu’est la vraie laïcité tolérante.

Par Michel de Poncins.

laicitePersonne, évidemment, n’avait besoin des élucubrations de Monsieur Vincent Peillon, ministre de François Hollande, sur la laïcité. Elles déboulent dans le paysage médiatique d’une façon qui n’est pas innocente. Il faut les rapprocher de l’offensive pour le mariage pour tous, dont personne n’avait besoin non plus et pas même les présumés candidats.

Les échecs du président avec, suprême injure, les sifflets sur les Champs-Élysées le 14 juillet sont spectaculaires et il essaie de se rattraper sur le plan idéologique. C’est comme s’il se servait de son poste, non pour gouverner la France, mais pour régler de vieux comptes avec sa propre jeunesse.

Sous les fausses couleurs d’une prétendue tolérance, ces gens font preuve d’une intolérance totale. Il n’est pas vrai que, selon le texte officiel, la France respecte l’égalité de tous les citoyens devant la loi et qu’elle respecte toutes les croyances. C’est à ce stade que l’on voit arriver la prétendue éducation prétendue nationale, véritable armée soviétique soumettant le peuple français à son idéologie et se rattachant à la culture de mort.

L’école, instrument du pouvoir totalitaire

Mes lecteurs savent que je suis à l’évidence partisan de la privatisation de l’école et j’ai indiqué plusieurs fois avec précision les moyens d’y parvenir. Dans le texte de Vincent Peillon la volonté d’enrégimenter les élèves est clairement affirmée. Le champ de la servitude est large, puisqu’elle s’applique aux écoles publiques et aux écoles sous contrat, à savoir l’ensemble des écoles prétendues libres et qui sont souvent catholiques.

Le texte est net. La laïcité de l’École offre aux élèves les conditions pour forger leur personnalité, exercer leur libre arbitre et faire l’apprentissage de la citoyenneté. Elle les protège de tout prosélytisme et de toute pression qui les empêcheraient de faire leurs propres choix.

Le texte déclare que la laïcité garantit l’égalité entre les filles et les garçons. Personne ne comprend ce méli-mélo. Jamais les filles et les garçons ne seront égaux en quoi que ce soit. C’est contraire à leur nature qui sera toujours différente, Dieu les ayant créés ainsi.

La volonté de tout soumettre à l’idéologie officielle apparait dans le texte ci-après. Les enseignements sont laïques. Afin de garantir aux élèves l’ouverture la plus objective possible à la diversité des visions du monde ainsi qu’à l’étendue et à la précision des savoirs, aucun sujet n’est à priori exclu du questionnement scientifique et pédagogique. Aucun élève ne peut invoquer une conviction religieuse ou politique pour contester à un enseignant le droit de traiter une question au programme.

A ce stade, il faut rappeler que le savoir est fluctuant. Vouloir l’enseigner partout de la même façon est une gageure impossible. En outre, la même école dont le pouvoir totalitaire est si fier, a échoué dramatiquement dans l’apprentissage des mécanismes de base, comme la lecture et le calcul. La France est très mal classée sur ce plan dans les comparaisons internationales.

Comment résister ?

Pourquoi faut-il résister ? Parce que les parents sont les seuls dépositaires de l’autorité parentale sur l’éducation de leurs enfants. Ils peuvent et ils doivent leur transmettre ce qu’ils croient être bon pour eux et leur proscrire ce qu’ils pensent être une erreur pour eux.

Cette évidence du droit naturel n’est pour sûr, pas du goût du pouvoir totalitaire en place. Il prétend annexer à son profit toutes les mentalités en les formant depuis la plus petite enfance.

Nous maintenons que juridiquement ce pouvoir n’a pas les moyens de s’opposer aux parents qui refusent que leurs enfants assistent à tel ou tel cours d’endoctrinement. Vincent Peillon peut par ses manigances conduire à de belles bagarres.

Dans cette bataille nécessaire, les parents attentifs peuvent s’appuyer sur les associations de parents d’élèves. Dans les établissements d’enseignement privés sous contrat, souvent catholiques la marge de liberté sera encore plus grande.

Ici, nous avons un souci. Le conditionnement des esprits avec le tam-tam médiatique est tel que moult parents peuvent être tentés de dire « bof ». Ce sont des « bofistes ».

Il n’est jamais trop tard. Espérons qu’un jour ils se réveilleront.