Le socialisme est une religion pour Vincent Peillon

Publié Par Vivien Hoch, le dans École & éducation

Derrière le personnage apparemment lisse, voire ennuyeux, se cache un terrible idéologue, un Pape laïque, un grand-prêtre du socialisme.

Par Vivien Hoch.

On critique souvent les politiques sur le fait qu’ils n’ont pas de vraies convictions. Avec Peillon, c’est tout l’inverse. Il faut rester très vigilant et très sérieux devant ce genre d’idéologue. Le grand adversaire de Peillon, c’est le réel.

Nul ne doit être dupe, ni se tromper sur le personnage. La dernière étude du CERU, le laboratoire d’idée sur la jeunesse et l’éducation, que j’ai rédigée, propose une exégèse de la philosophie de Vincent Peillon (disponible sur Amazon et Priceminister). Autant dire que je me suis collé à la lecture de son œuvre complète, et que le résultat se situe bien au-delà de toutes mes inquiétudes.

Derrière le personnage apparemment lisse, voire ennuyeux, se cache un terrible idéologue, quelqu’un de très dangereux, un Robespierre en herbe, un sans-culotte du XXIème siècle, un disciple en droite lignée des grands bienfaiteurs de l’Église que sont Jean Jaurès ou Ferdinand Buisson, qui sont ses deux papas.

Vincent Peillon, c’est un docteur en philosophie – et il n’y a rien de plus dangereux qu’un philosophe qui fait de la politique, un visionnaire pour qui « la révolution française n’est pas terminée », parce que cette Révolution est « un événement religieux», une « nouvelle genèse »  un « nouveau commencement du monde », une « nouvelle espérance » qu’il faut porter à son terme, à savoir : « la transformation socialiste et progressiste de la société toute entière ».

En fait, Peillon n’est ni un homme politique, ni un simple philosophe. C’est un prophète, un Pape laïque, un grand-prêtre du socialisme, plus religieux que le Souverain Pontife lui-même.

Alors, il est responsable aujourd’hui de l’éducation nationale. Ce n’est évidemment pas par hasard. L’éducation a un rôle capital dans son système idéologique, car l’école est « un instrument de l’action politique, républicaine et socialiste. ». Plus encore, l’école est un instrument de la religion laïque dont il se fait le prophète :

C’est au socialisme qu’il va revenir d’incarner la révolution religieuse dont l’humanité a besoin. [1]

Et évidemment, l’école sera le temple de cette nouvelle religion :

C’est bien une nouvelle naissance, une transusbtantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Église, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi. [2]

On comprend alors dans le détail les grands thèmes qu’il impose à l’éducation nationale.

La scolarisation précoce des enfants

De moins de trois ans s’il vous plaît ! (annoncée le 10 septembre par Jean-Marc Ayrault) dans le but, selon lui, de « lutter contre la délinquance » (sic), mais qui correspond en fait en tout point à l’idée peillonienne de coupure totale de l’enfant d’avec autre chose que la République socialiste : (je cite son interview au JDD) « Il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel… » [3].

Pour ce faire, Peillon se fonde sur une pédagogie bien à lui : il y a un « « infini flottant » dans l’âme de l’enfant », et l’éducation « se fixe pour tâche de lui donner une forme » [4]. Je vous laisse imaginer quelle forme il faut lui donner, à cet enfant nu et dépouillé face au dogme étatique.

La morale laïque

Alors une fois encore ne soyons pas dupes : évidemment que ce qui manque le plus à nos enfants, c’est de la morale. Mais ceux qui applaudissent  cette idée doivent être vigilants. Car le but de la morale laïque, c’est de former des futurs électeurs socialistes avec la théorie du Genre, l’enseignement des « grands homosexuels de l’histoire », la lutte contre les discriminations et l’imposition d’une morale non pas seulement laïque, a-religieuse, voire anti-religieuse.

La morale laïque correspond en tous points à la ligne Buisson de la laïcité que Peillon s’est tracée – en référence à Ferdinand Buisson, l’acteur de premier plan de l’expulsion des congrégations religieuses, auquel Peillon a consacré un ouvrage en 2005. Cette ligne buisson de la laïcité, c’est « de forger une religion qui soit non seulement plus religieuse que le catholicisme dominant, mais qui ait davantage de force, de séduction, de persuasion et d’adhésion, que lui. » Aussi, si « la République socialiste perdure dans la mort de Dieu », elle perdure également dans la mort de son incarnation terrestre, l’Église…

On a déjà un exemple de ce que produit la morale laïque. Elle est déjà bien pratiquée par ce gouvernement, et on voit ce que ça donne : de l’inénarrable Cécile Duflot qui veut « réquisitionner les églises » au message outrageant et discriminant de Michèle Delaunay : « Aujourd’hui les catholiques condamneraient la Sainte Famille : un mari qui n’était pas le père, une mère vierge »… On le voit : la cathophobie est quasiment érigée en dogme d’État.

La fronde contre l’enseignement catholique trouve elle aussi son sens

Peillon commence à s’attaquer aux retraites des enseignants du privé (déjà dévalorisée de quasiment 30% par rapport à celles du public), puis à produire une circulaire (en fait une bulle pontificale)  qui enjoint les recteurs « à rester vigilant envers l’enseignement catholique » parce que ce dernier s’était prononcé contre le mariage homosexuel. « Rester vigilant envers l’enseignement catholique » veut dire, dans son système, qu’aucune idée ne peut se transmettre en dehors des cadres dogmatiques de la République socialiste.

Vous comprenez pourquoi il n’y a aucune contradiction dans leur esprit lorsque Peillon interdit à l’école privée de parler du mariage gay alors que Belkacem en fait l’apologie au collège. Nous sommes clairement dans une dialectique marxiste, que la contradiction n’effraie aucunement. Le moment passé (à savoir les traditions, l’histoire de France, les valeurs chrétiennes) doit être annulé par le moment à venir : le monde poli, libre, joyeusement socialiste, délivré enfin du joug de la méchante Église catholique et de ses principes désuets.

Grâce à ce genre d’idéologues au pouvoir, nos enfants en sauront bientôt davantage sur la contraception, le mariage homosexuel, l’homophobie, le trans-genre et le cannabis, que sur l’histoire de France ou les règles de conjugaison. Le catéchisme socialiste doit se réciter dans toutes les écoles, par la bouche de tous les fonctionnaires-prêcheurs, et les enfants doivent apprendre cette vérité tombée du ciel sans broncher…

Finalement, la plus grande honnêteté pour Monseigneur Peillon et son clergé serait de se l’appliquer à eux-mêmes, la laïcité, avant que ce pays ne sombre dans une théocratie socialiste…


Sur le web. Ce billet a fait l’objet d’une chronique sur Radio Courtoisie le 10 janvier.

Notes :

  1. Vincent Peillon, La révolution française n’est pas terminée, Seuil, Paris, 2008, p. 195.
  2. La révolution française n’est pas terminée, op. cit., p. 18.
  3. Entretien au Journal du Dimanche, 2 septembre 2012.
  4. La révolution française n’est pas terminée, op. cit., p. 194

Laisser un commentaire

  1. Le socialisme est de facto une religion: le simple fait d’être persuadé d’appartenir au camp du bien et de vouloir le bien d’autrui (au propre comme au figuré) est un signe religieux.

    1. Qu’est-ce qu’une religion ?
      C’est un mouvement quoi prétend définir le Bien, les références sociales. Par exemple le mariage.

      J-F Revel disait que les socialistes emploient les mots à contresens dans leur dialectique, réussissant à « vendre » une politique avec un slogan qui la désigne par son contraire exact.

      Ainsi de la laïcité: Le socialisme est une religion qui exerce le pouvoir régalien en s’appuyant sur le terme qui désigne la séparation entre la religion et le pouvoir régalien !
      Qui extermine le christianisme au nom d’une notion qui n’existe que dans le christianisme – et d’un terme vol au christianisme (laïc était un terme chrétien bien avant 1905 !)

  2. je crois tout de même que l’auteur de l’article fait une caricature en fin d’article…
    Cependant, je remercie l’auteur pour son travail qui me fait découvrir le visage du ministre de l’éducation nationale, visage inquiétant… très inquiétant..

    1. Hélas, l’auteur de l’article est bien dans le réél … Comment accepter qu’un homme public interdise toute discussion d’un sujet parce que lui et ses accolytes détiennent la vérité, comme un graal …

  3. La scolarisation des moins de trois ans m’a fait penser à Taine…
    « Rien de plus dangereux qu’une idée générale dans des cerveaux étroits et vides : comme ils sont vides, elle n’y rencontre aucun savoir qui lui fasse obstacle ; comme ils sont étroits, elle ne tarde pas à les occuper tout entiers. Dès lors ils ne s’appartiennent plus, ils sont maîtrisés par elle ; elle agit en eux, et par eux ; au sens propre du mot, l’homme est possédé. »
    C’est l’ignorance profonde qui soumet à la séduction des autres. L’EdNat s’y emploie conformément à sa mission, elle leur apprend à juger sans le savoir qui permet de juger.
    Le Pape de la démocratie tyrannique et totalitaire : Rousseau
    « Quiconque refusera d’obéir à la volonté générale y sera contraint par tout le corps  » – Contrat social – il a oublié d’ajouter la contrainte de l’esprit et que sa démocratie allait ériger des lois indiscutables et fatalement morales.
    Effectivement, la révolution n’est pas terminée, la déesse Raison et son culte remplacera celui du chrétien. Heureusement cela ne marche jamais et depuis la nuit des temps, je pense à Amon et Aton.
    Mais bordel, vous ne voyez pas que l’on vous offre la liberté sur un plateau… faut-il vous enfermer, vous rééduquer et même zigouiller le récalcitrant qui ose l’ouvrir pour vous faire comprendre !

    1. Mais qui peut croire que le mariage homo, c’est la liberté ?
      La liberté est individuelle: Il faut une vision commune du Bien, puis chacun invente, fait de son mieux en fonction de son contexte.
      Une liste de choix homologués, ce n’est pas la liberté.

  4. non… une secte.

    Il en a l’intolérance et la violence. Les dogmes idéologiques « intouchables ».

    – jeudi 1000 taxis font une opération escargot : les socialistes cèdent (pas d’atteinte au dogme)
    – dimanche 1 million de personnes défilent pacifiquement contre le projet de loi sur le mariage gay : les socialistes refusent d’entendre (atteinte au dogme socialiste)

  5. La France va tout droit prendre la même voie que le Vénézuéla de Chavez, (mais on n’a pas son pétrole pour payer leurs folies) => une dictature démocratique puisque élue.
    Quand on voit où en le Vénézuéla qui devrait être riche, on peut imaginer ce qui nous attend, nous qui n’avons aucune ressource et qui chassons ceux qui en apportent.

  6. D’abord une remarque: les libéraux n’ont pas à laisser la gauche confisquer la révolution française; relisez la déclaration des droits de l’homme de 1789 et vous verrez que l’idéal de ses auteurs se rattache au libéralisme. Robespierre et Saint-Just n’étaient pas non plus socialistes; mais en discuter nous amènerait trop loin.
    Pour revenir au citoyen Peillon, il me rappelle une remarque du camarade Marx. Karl Marx disait, à propos des leaders de la seconde république, qu’ils imitaient de façon parodique et dérisoire les chefs de la grande révolution, celle de 1789-1792. Que dire alors du citoyen Peillon !
    Je suis d’accord avec l’article sur l’ambition qu’il prête au bonhomme de faire de l’école un outil de l’éducation socialiste. D’une façon générale, je suis frappé par le fait que les enseignants politisés à gauche et à l’extrême-gauche veulent transformer l’école en un bunker contre le monde moderne, supposé envahi par le diable libéral. Ces gens ont toujours la chute du mur de Berlin en travers de l’estomac…
    Mais quelle chance ont-ils de faire triompher leur dessein, dans une éducation nationale devenu un foutoir innommable, de leur propre faute. De plus, nous sommes à une époque où les sources d’information et de culture sont devenues si diversifiées et circulent si facilement qu’il est impossible à qui que ce soit, de gauche ou de droite, de se servir de l’école comme un instrument de dressage des cerveaux; et c’est trés bien comme ça.
    C’est vrai que cette France du Peillono-Hollandisme devient idéologiquement irrespirable. Elle ferme portes et fenêtres, tire les rideaux pour ne rien voir du monde moderne. Cette France de la beaufitude de gauche, qui sent le camembert trop fait et les pieds mal lavés doit être combattue, mais elle ne mérite pas de faire peur, ce serait lui faire trop d’honneur.

    1. Je suis tout à fait d’accord sur le fait que ce bouffon ne fait pas peur. Tout ce qu’il réussit à faire, c’est mobiliser contre lui et son gouvernement.
      Ça reste un bon article. On sentais bien qu’avec Peillon on avait affaire à un laicard de la pire espace (ce qui se font une religion de leur athéisme), on apprend qu’il l’ écrit lui-même.

    2. Oui mais vous oubliez que dans la Révolution française, il n’y a pas que 1789. Il y a 1793. Et c’est de cette période dont descent M. Peillon.

      Cet article est très bon car aborde un sujet jamais évoqué. Bravo.

  7. Oui ben c’est CONstructiviste quoi… Le probleme n’est pas vraiment ce qu’il veut faire mais ce qu’il ne respecte pas. En sois, Peillon est un « Mussolini de carnaval » (dixit Capitaine Haddock) mais ca ne le distingue pas des autres socialistes sinceres comme Ayrault, Duflos (socialo verte), etc…
    Ces gens la ne sont finalement qu’une somme de peche d’orgueil. Ils pensent savoir ce qui est mieux pour les autres et en sont convaincus au point de forcer autrui sous peine de mort.
    « pretence of knowledge » dirait Hayek.

  8. Un commentateur trouve la fin de l’article caricatural… Moi qui ai effectué toute ma scolarité dans le public dans les années 1990, je peux témoigner que cette phrase était alors déjà vraie : « nos enfants en sauront bientôt davantage sur la contraception, le mariage homosexuel, l’homophobie, le trans-genre et le cannabis, que sur l’histoire de France ou les règles de conjugaison. »
    On ne m’a jamais (je dis bien jamais) parlé de Napoléon à l’école, en revanche j’ai tout su au sujet des MST, du tabagisme, du racisme et des homosexuels.

    1. Il restera un peu d’histoire au programme : les génocides.
      je révisais la première guerre mondiale avec ma fille ce week end, et dans son bouquin de 3 eme, il y a 6 pages sur ce chapitre dont 2 sur le génocide arménien.
      4 pages sur une guerre qui a couté la vie à 1,5 millions de français.
      Mais c’est vrai que c’étaient des français de souche, donc sans intérêt pour notre chère république (je ne rajoute pas socialiste car son bouquin a du être édité sous Sarko).

      1. …sur les 4 qui restent, peut-être 3.9 sur les peuplades férocement colonisées qui à elles seules ont sauvé la France et sont venues à son secours…

  9. Comment pouvez-vous appeler Vincent Peillon un « Pape laïque »?
    Il ne peut pas l’être!
    La preuve en est que Vincent Peillon n’est ni neutre ni respectueux, or la laïcité, qui se veut neutre et respectueuse, ne peut être en soi une idéologie ou une religion.
    Les efforts continus de Vincent Peillon sont à comparer à ceux des plus virulents idéologues de l’Histoire, qui ont tous laissé derrière eux des monceaux de cadavres:

    – Prise en main du système éducatif afin de le mettre au service de l’idéologie au pouvoir.
    – Conditionnement des enfants pour influer sur les parents et contrôler l’opinion.
    – Organisation d’évènements focalisant l’opinion sur des lignes de division afin de forcer la radicalisation de celle-ci.
    – Intimidation, stigmatisation de toute opposition.

  10. Il ne sert à rien de s’énerver contre Peillon. Ce que cherche ce genre de personnage illuminé et pervers manipulateur, car il a l’âme d’un gourou sectaire, est à faire rentrer tous nos enfants dans leurs sectes et idéologies, On ne peut jamais gagner contre un pervers narcissique, c’est perdu d’avance, il faut l’éviter. Il faut éviter son école. Pour ceux qui le peuvent, il faut les mettre en école libres, il n’y a pas de prosélytisme en ces lieux, même si les socialistes disent le contraire. J’ai fait toute ma scolarité en école catholique, je n’ai jamais entendu de prêche catholique en cours ou ailleurs, pendant 15 ans. Chacun était libre de ses choix et de ses croyances, même si la philosophie de base de la morale était chrétienne, c’est normal. C’est aussi la base de notre Code Civil, que le Socialisme veut réécrire, comme il veut réécrire, toujours et partout, l’histoire. L’analyse de Vivien Hoche st infiniment pertinente, car il n’ y a rien de mieux que la lexicologie d’un texte et l’étude sémantique pour comprendre ce que les hommes ont dans leur tête, les mots parlent. Donc bravo pour le fond de l’article et les livres sous-jacents. Je disais qu’il ne faut pas s’énerver avec ce genre d’olibrius (oui, je sais je suis nauséabond, comme le site Contrepoints que j’adore, c’est leur nouvel angle d’attaque), il faut le laisser se cramer tout seul, car on connaît le destin universel des extrémistes, depuis Savonarole à Goebbels en passant par Robespierre, ils construisent eux-mêmes leurs propres échafauds sur lequel ils brûleront comme des fétus de paille de l’histoire, des hommes de paille à la solde d’une idéologie séculairement criminelle. Par contre, il faut dès à présent se prémunir contre l’idéologie dangereuse de ces pervers dans leur velléité d’engourdir l’esprit de nos enfants par de belles paroles. Pour ceux qui ont étudié le problème des sectes et des gourous, ils commencent tout d’abord à s’attaquer toujours aux liens familiaux de l’enfant pour le détourner de ses parents, ses parents étant des horribles personnages dont il faut se débarrasser au plus vite. C’est avéré par toutes les études effectuées sur la scientologie and Cie… Les sectes sont autant d’orties et de ronces semées dans leur avenir, contre lesquelles il faudra batailler ferme à l’adolescence et beaucoup plus tard. J’ai un fils de 23 ans qui a été infecté par ce mensonge socialiste d’Etat, un véritable sida mental. je passe mes années à lui envoyer des coupures de presse pour lui faire comprendre le mensonge qu’on lui a instillé par le venin dans sa tête. Bien sûr, le divorce et la séparation avec mes deux fils a été, pour leur mère « de gauche » l’instrument idéal pour les soustraire à mon influence libérale, cela va de soi. Elle était à ce titre dans la droite ligne idéologique de Peillon et de ses sbires. Séparons les enfants de leur père pour mieux formater les esprits. Aujourd’hui, il est plus facile de parler avec lui parce que la gauche, le socialisme se casse la figure, ce qui n’est qu’attendu pour ceux qui connaissent l’histoire du XXème siècle sur le bout des doigts, et les avatars scabreux et catastrophiques du socialisme français depuis 1981, sachant qu’en 1940, une chambre socialiste avait déjà mis Pétain au pouvoir… Une chose est sûre, des gars comme Peillon, ça pullule, mais c’est l’hallali pour eux, c’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils sont autant agressifs, ils sentent que le système socialiste est en train de mourir de sa belle mort. L’animal est à terre, les chiens arrivent et Peillon n’est rien d’autre qu’une petite frappe de plus au service d’un totalitarisme aveugle qui s’effondre. Il rejoindra bientôt le cimetière des illusions dangereuses et criminelles, avec ses devanciers beaucoup plus notables que lui. Laissons le causer… Avec l’équipe qui est à la tête de la France aujourd’hui, on a plus besoin des guignols de Canal, c’est du « live » tous les jours… En plus ce qui est drôle, c’est qu’ils se prennent au sérieux alors qu’ils nous jouent une comédie kafkaïenne déjà écrite, et par les plus grands auteurs du XXème siècles qui, de la Russie aux pays de l’Est en passant par l’occident, ont décrit par le menu, ce qu’étaient cette idéologie, ses mœurs sociales et administratives, ses liturgies et culpabilisation bourgeoises, ses instruments idéologiques de torture et de manipulation mentale, ses conséquences fâcheuses pour tous les pays, sans aucune exception, où ils ont été mis en œuvre. Ils ne sont à ce titre même pas originaux. Ils sont donc pitoyables et méprisables dans leurs actions et leurs idées, sur le fond et la forme, qu’ils nous présentent comme nouveaux alors qu’elles sentent le moisi… Ou plutôt ils ne sentent plus rien, comme un cadavre sec qui aurait déjà expurgé tous ses fluides avec le temps. Il faudrait leur dire qu’on est au XXI ème siècle, il semble que cela leur a échappé… Peut-être qu’eux vivent encore dans un autre temps, un monde parallèle, en 195 après KM (Karl Marx) ou en 254 après MR (Maximilien Robespierre). En tout cas Goebbels est leur maître à tous, dans cette apologie incontestable aujourd’hui, dans les faits comme dans les actes, du national-socialisme. Il faut nous préparer à être un jours envoyés en camp de redressement ou déchus de notre nationalité, car le goulag universellement est l’arme ultime et la conséquence logique du socialisme quand la réalité se dérobe invariablement sous ses pieds. Bon courage à tous, et fuyons, pendant qu’il en est encore temps !

  11. Charentais libéral

    Avec Peillon nous avons un nouveau LEIBNITZ : « Faites moi maître de l’enseignement, je me charge de changer la face du monde ». Cité dans le texte de Bastiat : Baccalauréat et socialisme. Déplorable….idéologue !

  12. Un intellectuel qui traite un autre d’idéologue, c’est comme une racaille qui traite une autre de fils de pute. C’est d’une banalité désespérante. L’expression ayant été vidée de son sens par des répétitions ad nauseam.

    Peillon est un idéologue, bien sur. Mais ça n’a aucun intérêt. Ce qui compte, c’est de savoir comment la société digère ses logorrhées.

    Reprenons une des citations de l’article, en l’élargissant :
    « Le but de la morale laïque est de permettre à chaque élève de s’émanciper, car le point de départ de la laïcité c’est le respect absolu de la liberté de conscience. Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix. »

    Ce qu’on peut tirer de cette citation, c’est que Peillon est soit un idiot, soit un manipulateur, puisque ceci n’a aucun sens.[ Le propre de l'homme, c'est de savoir identifier les mécanismes, les déterministes, et de les modifier à son profit. Il n'y a jamais eu besoin d'un quelconque cadre socio-culturel de référence, de toute façon impossible à construire, pour que cela se produise. Les obstacles à la liberté individuelle ne relèvent pas de déterminismes sociaux, mais d'actions bien concrètes d'agents qui trouvent un intérêt à aliéner, par la tromperie et par la force, leur prochain. ]

    Mais c’est déjà bien assez, puisque cela cela signifie qu’il a réussi à devenir ministre en dépit de la stupidité de ce qu’il raconte.

    Les gens comme Peillon ne sont redoutables que relativement à l’état de la résistance qu’il y a en face d’eux. Des personnalités tordues, il en a émergé partout, tout le temps. Elles ne deviennent redoutable, que dans la mesure où les gens du commun se laissent faire.

    Le cas Peillon montre que, de facto, la résistance de la société française à la connerie est très faible, et ce depuis un long moment. Et c’est là le vrai sujet d’inquiétude : Jusqu’où va-t-on descendre ?

  13. Voilà aussi pourquoi il est si dangereux de laisser les politiques soit-disant de droite ou les médias délivrer des analyses présentant tel ou tel comme compatible avec certaines valeurs de l’opposition, pensant probablement influencer en cela le comportement futur de l’impétrant. La réalité est souvent des plus décevantes et cela revient à un marché de dupes. Tout mouvement démocratique est faible face à une organisation militante et déterminée. C’est la véritable force de la gauche militante: elle ne reconnait jamais ses erreurs, ne renonce jamais à faire payer son opposition et fait toujours la promotion des siens.

  14. Je n’ai pas encore lu le seul terme qui représente réellement l’esprit du personnage : Monsieur Peillon est Franc-Maçon.
    Voilà sa religion ; il n’en n’a pas honte, et l’érige fièrement comme le fer de lance du socialisme et de l’humanisme.
    Appelons un chat, un chat, nous avons un Frère la Truelle aux commandes de l’éducation nationale ; un grand théoricien qui cherche à appliquer à la lettre l’objet de sa foi. C’est un personnage dangereux.

    1. Trêve de généralités, Si Vincent Peillon est au GODF, le GODF n’est pas la franc-maçonnerie, il existe des obédiences spiritualistes, déistes, théistes ou christiques .

      1. …toutes centralisées autour d’un progressisme humaniste et toutes tournées vers l’application « réelle » de leurs thèses respectives, à savoir contribuer à l’émergence d’un homme nouveau, universel…

        Je suis cadre dans la FP, et des types comme lui, j’en ai à la pelle au dessus de moi ; ils sont tous pareils…pétris de ces grands principes socialistes et impatients de réformer l’Homme (y compris à grands coups de « batte spirituelle » dans les genoux, s’il le faut).

        Je n’ai rien contre la Franc maçonnerie mais il faut la reconnaitre lorsqu’elle se présente et ne pas hésiter à la nommer…

  15. Je rêve que Peillon relance la guerre scolaire. Ce serait l’assurance que Hollande ne finira pas son mandat. Il en est bien capable, le bougre. Hélas, il est probable que Flanby, doté tout de même d’un certain instinct de conservation, ne le laissera pas faire. Quel dommage.

  16. Ses déclarations sont édifiantes.
    ils veulent fabriquer leur Nouvelle Civilisation avec leurs réformes macabres, ils veulent faire du bon Français d’élevage, un Français à qui on a bourré le crâne de principes collectivistes, complètement inefficaces en politique. Regardez, PMA et GPA, ça fabriquera de nouveaux socialos. Et vous allez voir qu’ils vont nous mettre la majorité à 16 ans.

    Le socialo est par définition peu instruit et très influençable.

    Bravo pour votre blog. C’est un excellent révélateur de ce qu’est la gôche fronçaise.

  17. La France est en occident et la loge qui tire les ficelles dans notre pays s’appelle Grand Orient. Ca n’augure rien de bon pour notre avenir les amis… Ils diront, avec les racines de la Nouvelle Civilisation, que la France a des racines islamo-Judéo-Chrétiennes.

    Ils oeuvrent pour anéantir des siècles d’histoire Française. Quelle honte un tel désamour pour son pays.

  18. Peillon pourrait lire Ferry:

    J. Ferry, Lettre aux instituteurs:
     » Vous n’avez à enseigner (…) rien qui ne soit familier à tous les honnêtes gens. Et quand on vous parle de mission et d’apostolat, vous n‘allez pas vous y méprendre: vous n‘êtes point l’apôtre d ‘un nouvel évangile: le législateur n’a voulu faire de vous ni un philosophe ni un théologien improvisé. Il ne vous demande rien qu‘on ne puisse demander à tout homme de coeur et de sens. Transmettre aux enfants avec les connaissances scolaires proprement dites les principes mêmes de la morale, cette bonne et antique morale (…) que nous nous honorons tous de suivre dans les relations de la vie, sans nous mettre en peine d’en discuter les bases philosophiques. Vous êtes l’auxiliaire et, à certains égards, le suppléant du père de famille. Parlez donc à son enfant comme vous voudriez qu’on parlât au vôtre. Au moment de proposer aux élèves un précepte (…), demandez-vous s’il se trouve un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentissement à ce qu’il vous entendrait dire. Si oui, abstenez-vous. Vous ne toucherez jamais avec trop de scrupule à cette chose délicate et sacrée, qui est la conscience de l’enfant. «