Réforme des retraites : manifeste contre les baby-boomers

Les baby-boomers ont le beurre et l'argent du beurre et pourtant la réforme des retraites continue à les favoriser. Une cause de révolte pour la jeunesse.
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Réforme des retraites : manifeste contre les baby-boomers

Publié le 28 août 2013
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Les baby-boomers ont le beurre et l’argent du beurre et pourtant la réforme des retraites continue à les favoriser. Une cause de révolte pour la jeunesse française.

Par Rafik Smati.

Ils ont vécu une période opulente unique dans l’histoire du monde. Ils ont ensuite décidé d’endetter leurs enfants et leurs petits-enfants pour ne pas réduire leur train de vie. Ils sont maintenant propriétaires de la majorité du parc immobilier et tiennent encore les rênes du pouvoir. Ils ont inventé ce stupide principe de précaution pour verrouiller la prise de risque. Ils, ce sont les baby-boomers. C’est cette classe d’âge née juste après la Seconde Guerre mondiale ; cette génération qui a fait mai 1968 ; cette génération d’enfants gâtés qui n’a connu ni la guerre, ni la crise, ni le sida ; cette génération qui a toujours vécu dans l’abondance qui a caractérisé les Trente Glorieuses…

Ces baby-boomers partent maintenant progressivement à la retraite. Ils demeurent néanmoins dans une situation ultra-privilégiée : le patrimoine des plus de 50 ans excède de plus de 50 % le patrimoine moyen, et leur revenu net est supérieur à plus de 15 % au revenu moyen ; ils continuent de bénéficier d’un abattement de 10 % sur leur impôt sur le revenu au titre des frais professionnels. Et pire encore, ils profitent d’une fiscalité avantageuse, avec une CSG et une CRDS réduite !

En réformant les retraites, le gouvernement aurait dû mettre cette génération à contribution, plus que toute autre. L’alignement du taux de CSG et de CRDS aurait été un minimum. Mais contre toute attente, la nouvelle réforme préserve de façon irrationnelles les intérêts des baby-boomers. Pire, elle fait payer les actifs ! Ce sont nous, les Y, trentenaires et quadragénaires, qui allons devoir assumer le déficit d’un système à travers une augmentation des cotisations ! Surréaliste, n’est-ce pas ?

Tout cela me renforce dans ma conviction : dans la France d’aujourd’hui le vrai fossé n’est pas tant celui qui oppose les riches aux pauvres, les patrons aux salariés, la gauche à la droite. Non, le vrai fossé, le plus puissant d’entre tous, c’est celui qui s’est installé depuis plusieurs décennies entre une génération de nantis et d’enfants gâtés, ces fameux baby-boomers et les générations qui ont suivi.

Nous ne pouvons plus rester passif devant cette situation aussi injuste qu’absurde. Nous, les trentenaires et quadra, devons maintenant faire entendre notre voix, et assumer pleinement notre rôle. Un monde passionnant se dessine, mais il nous appartient de nous saisir des leviers pour le façonner.

Ne restez pas passifs ! Exprimez-vous sur les réseaux, partagez votre colère, faites entendre votre voix ! Plus nous serons nombreux à dénoncer cette injustice plus nous contribuerons à rééquilibrer les forces.

À nous, à vous de jouer !

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  • Voilà que Contrepoints aussi se lance dans le lynchage de boucs émissaires plutôt que dans les propositions constructives…

    • C’est le rôle du libéral que de dénoncer une spoliation quand il en voit une.

    • Ce ne sont pas des boucs-émissaires, juste les faits. On les connait les propositions, un mix entre capitalisation et répartition, pourquoi, vous voulez encore qu’on vous le répète ? Marre des gens qui ne font pas avancer les choses. Marre.

  • souvenez-vous du rapport Sapin sous Jospin : Tout va bien madame la marquise ! les retraites se financent grâce à la croissance ! Sapin,délégué aux enterrements de dossiers; et Fillon, il y a 2 ans, « une bonne réforme,on est tranquille 10 ans ! »

  • Il est certain que la perspective de partir après 43 années de travail à la retraite n’est guère enchanteur, surtout quand on a commencé le travail après 23 ans. Donc sauf futur réforme probable empirant cela d’ici 2035, la retraite se fera déjà à 66 ans pour les diplômés du privé. Evidemment, les diplômés du public sont souvent privilégiés de ce côté là car ils cotisent pendant une partie de leurs études …

    Mais le vrai problème est de constater que la génération de nos parents est parti à la retraite aux alentours de 60 ans voir moins pour les salariés protégés (RATP, SNCF, …) en creusant une dette payable par les sacrifices des générations suivantes …

    J’ajoute que l’espérance de vie des cadres et des diplômés augmente beaucoup moins vite que celles des autres catégories sociales car elle est déjà assez élevée. Malgré mon optimisme, je ne pense aps vivre beaucoup plus vieux que mes parents qui eux même vont probablement vivre aussi vieux que leurs grands-parents (plus de 90 ans).

  • J’ai 27 ans et je suis entièrement d’accord avec cet article. Ce n’est pas un « lynchage de boucs émissaires ». Les baby-boomers, ce sont mes grands-parents. Néanmoins, il faut bien voir la vérité en face : cette génération ne veut pas lâcher ses privilèges. Bien courageux sera l’homme politique qui osera s’y attaquer… Et pourtant, c’est ce qu’il faut faire. Casser ce système de retraite qui va nous faire payer toute notre vie pour ce qui ont bénéficié d’un environnement favorable, qui se sont grassement servis, et qui nous laissent en héritage une économie dévastée. Ainsi qu’un système de retraite bancal, qui va forcément finir par péricliter. Alors autant le faire de suite.

    • Désolé, mais quand je lis « cette génération ne veut pas lâcher ses privilèges », j’y vois l’assimilation d’individus à une pensée collective, ce qui ne me plaît guère en tant que libéral. Mais surtout, j’y vois aussi une démission de ceux qui devraient lutter, comme je l’ai fait malgré mon appartenance à la génération « fautive », pour une retraite par capitalisation et la fin la plus rapide possible de la retraite par répartition. Si vous voulez que les hommes politiques s’attaquent au problème, montrez-leur qu’ils auront des électeurs qui les soutiendront, ne condamnez pas des gens, dont la majorité n’a pas voté pour ceux qui sont au pouvoir, au prétexte de leur appartenance à une génération. La discrimination en raison de l’année de naissance, ça pue !

      • C’est vrai que le raisonnement en terme de génération est quelque peu anti-libéral.

        Cela fait penser à de la macroéconomie.

        Mais le fait est que du fait de leur date de naissance tous les Babyboomers peuvent profiter de la spoliation et que du fait de leur naissance, les suivants ne peuvent en profiter.

        D’un point de vu responsabilité, toute les spoliations sont perverses car on a une faute mais personne ne semble responsable; même ceux qui en profite, d’après vous.

      • C’est ce qu’on appelle le langage abstrait, qui est une chose très humaine pour décrire des phénomènes dépassant le cadre individuel et qui est bien compris par ceux qui le connaissent.

        Le problème vient lorsqu’on confond l’abstrait et le réel.

        Sous cette forme, ce que dit cet article (là aussi, c’est abstrait, car en vérité, c’est l’auteur de l’article qui s’exprime) reste juste en soi : pensions largement sous payées par rapport aux coûts du service, pareil pour les soins de santé, endettement, appropriation du parc immobilier, destruction du cadre économique, léguer les conséquences à leurs descendants…
        Par contre, si on commence à dire que chaque boomer est responsable, ça ne va pas non plus. Je ne pense même pas qu’on puisse en attribuer la responsabilité à un seul boomer, car le contexte de l’époque, son évolution a fait que j’en doute qu’il en aurait été conscient, croyant que ce système qui leur a profité aurait été viable éternellement.
        Le problème vient avant tout du social-clientélisme, dont l’illusion de viabilité était plus forte à une certaine époque et dont on commence à s’apercevoir de l’illusion…

      • non seulement votre génération à volé ses enfants, ou plutot les enfants de ses voisins, mais en plus, vous leur avez lavé le cerveaux en instaurant un système mediatique ou il n’est pas permis d’avoir un avis différent de la majorité bien pensante. heureusement, on ira cracher sur vos tombes !

    • Mais voila… Les vieux sont nombreux et ils votent eux…
      De plus de nombreux « jeunes » reçoivent l’aide de leurs vieux dont ils espèrent hériter à leur tour… Ces « jeunes » la, ne veulent surtout pas que cela change… Ou pire que le parfois peu qu’ils reçoivent soit reversé pour redistribution collective , à un état dont tout le monde connait l’inefficacité .
      N’empêche que tant que les jeunes générations ne pèseront rien dans le corps électoral , les partis de gouvernement continueront a conduire une politique conservatrice et avantageant les rentes de situation.

      •  » En réformant les retraites, le gouvernement aurait dû mettre cette génération à contribution, plus que toute autre. ….Mais contre toute attente, la nouvelle réforme préserve de façon irrationnelles les intérêts des baby-boomers. Pire, elle fait payer les actifs !  »

        je pense que pour récupérer les 7 milliards « manquant » dans les caisses de l’assurance vieillesse, une mesure juste et forte et très efficace aurait été de diminuer de 20% et seulement pendant une période de trois mois les versements aux 15 millions de retraités.
        Cela aurait permis d’effacer très vite cette dette que l’on va trainer durant des dizaines d’années
        Un actif qui se retrouve au chomage voit bien ses revenus diminuer de plus de 20% puisque son allocation chomage n’atteint jamais son ancien salaire et cela dure parfois 6, 8 ou 12 mois.Il doit s’adapter à cette situation.
        Donc pour les retraités je ne vois pas en quoi il leur serait insurmontable de faire cet effort de voir diminuer de 20% leurs allocations pendant 3 mois.

        • Pour moi qui ai payé les retraites de vos parent, qui n’ai Jamais été au chômage, qui ai bossé 48 heures et plus, parfois avec 3 boulots, dont un les WEnds pour élever seule mes enfants dont le papa décédé n’avait pas d’assurance et pas de réversion puisque pas mariés, je n’aurais aucun problème à baisser ma retraite(1 500 E) moins ce que je verse à mon fils pour qu’il puisse vivre , de 20% sur 3 mois, mais n’y a t il pas de moyen plus courageux que l’état pourrait prendre, ne serait ce que d’aligner toutes les retraites, y compris celles des élus sur le régime général et de ne pas donner de retraite aux étrangers qui n’ont jamais cotisé, et vérifier = ment que tous les centenaires nord africains sont encore vivants ? Bien sûr d’autres économies sont possibles en gérant l’état correctement !

          • Le debat est simple….
            Soit on donne du pouvoir d’achat aux anciens … soit on donne du boulot aux jeunes…

            Pour moi, si l’état possède une raison d’exister… c’est bien d’assurer l’équité entre les générations, entre les régions, entre les statuts, etc…

            les 10% de frais professionnels, le point de cadeau sur la csg/crds… se justifiaient à l’époque car il existait un différentiel entre les pensionnés et les actifs d’alors, dont le pouvoir d’achat et les perspectives d’amélioration du niveau de vie étaient bien réels.

            Aujourd’hui, les jeunes retraités ( 65-70 ans) profitent à pleins du système dont ils n’ont pourtant pas assuré le financement.
            Ils l’ont bien mérité, je n’en doute pas.

            Mais ils sont propriétaires de leur logement acheté à prix raisonnable et financé par l’inflation… ( ceux qui ne le sont pas l’ont choisi, hors accident de la vie)

            L’équité et surtout la necessité, y compris pour l’interêt des pensionnés eux mêmes, c’est d’ajuster le montant des pensions au regard de la capacité des actifs de les financer.
            – si la baisse du cout du travail est indispensable, impossible d’augmenter les cotisations, et il faudrait même les baisser d’un ou deux points.
            – prolonger la durée du travail pour revenir au 65 ans est un mesure acceptable… du fait de l’allongement de la durée de vie…. mais
            1- l’espérance de vie en pleine santé ( donc capable de travailler) n’a pas bougé…
            2- vu le chômage des jeunes, est ce bien raisonnable de maintenir en activité les vieux….

            Donc, je ne vois qu’une solution raisonnable… une baisse des pensions… et il suffit juste de recalculer les droits des pensionnés actuels sur les 25 meilleures années au lieu des 10… ce qui parait « juste »… ainsi que l’alignement des régimes spéciaux sur le regime général mis à contribution pour équilibré les comptes.

      • Il y a un point qui me gêne particulièrement, c’est que les baby-boomers n’ont pas accumulé des richesses par la dette. Ils ont payé les retraites de leurs propres parents par un système de répartition mal géré, si bien que ce dernier a du se mettre à emprunter de plus en plus pour boucler ses fins de mois. Et maintenant, plutôt que de nettoyer les écuries d’Augias de ce système mal conçu et mal géré, les jeunes veulent se contenter de faire la grève. Mais ils imaginent sans doute payer leur propre retraite avec les 60 milliards dont ils héritent chaque année, ou en imposant encore plus durement leurs propres enfants ?

        • Si les baby boomer ont accumulé des richesse par la dette.

          Ces richesses se retrouvent sous forme d’immobilier et d’assurance vie.

          Très drôle d’ailleurs, avec l’assurance vie, les babyboomers achètent la dette avec l’argent de la dette.

          • Désolé, non, ce ne sont pas les babyboomers. Ils ont _créé_ des richesses, et un petit groupe de gens a décidé d’en redistribuer plus qu’il ne prélevait. L’endettement a été consacré à « soutenir la consommation », ceux qui ont accumulé des richesses les ont sauvées de ceux qui auraient voulu qu’elles soient consommées, et qui hurlent encore et toujours les mêmes slogans, d’ailleurs.

  • Mon père, directeur de production d’un groupe de luxe, vient de prendre sa retraite il y a 1 mois tout juste à 68ans.Né en 1945, donc baby boomers, doit on le classé dans la même catégorie qu’un fonctionnaire de la sncf.Mes parents ont connu dans l’industrie les semaines de 48 heures sur 6 jours, ensuite mon père a dû faire ses preuves en bossant des journées de 12 heures et la majorité des week-ends car à l’époque le groupe pour qui il a travaillé pendant 40 ans, n’était qu’une PME.C’est vrai il a terminé avec un statut de directeur, à force de travailler, un salaire confortable, des déplacements aux 4 coins du monde (délocalisation oblige), mais peut il être considéré dans un même bloc que ceux qui en ont profité.
    Alors effectivement, des générations de personnes issues de cette classe d’âge ont bénéficié de la reconstruction, et ensuite des déficits publics, mais peux t-on mettre dans le même panier, un boulanger qui a bossé 12 heures par jour et un enseignant du public… telle est la question

  • Les baby-boomers dont je fais partie, ont travaillé aussi pour avoir pour certains quelques biens et pour d’autres moins. Leurs parents leur ont laissé aussi une maison ou de l’argent mais combien de sacrifice pour ces parents..Je tiens à dire qu’il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac. Nous avons payé la retraite pour nos anciens et maintenant cher Monsieur, vous nous critiquez parce que nous avons une retraite qui correspond à notre labeur. Ne croyez pas que tout les « baby-boomers » ont une une confortable retraite. De plus au lieu de vous attaquer à nous, attaquer vous plutôt aux régimes spéciaux, aux retraites de nos ex-présidents, députés, sénateurs…Aucun gouvernement (droite-gauche) n’a eu le courage de faire des réformes de peur de voir leur électorale s’envolait… De plus, remettre tout en cause (allocation familiale, social, S.S. etc..), la France s’en sortirait mieux si nous faisions moins de social. Prendre conscience de ce qu’il se passe à l’étranger et prendre le meilleur et l’appliquer en France. Un peu de courage Messieurs.

    • Vous avez payer la retraite de vos anciens ? peut-être. Ça ne vous a pas couter grand chose ; vous étiez nombreux, et eux pas, les hommes mourant peu de temps après leurs 65 ans (vous vous souvenez que c’était l’age légal, à l’époque), et leur épouses n’ayant quasiment pas de pensions propres récupérant pour à peine plus longtemps une maigre réversion.

      • Oui, nous avons payé la retraite de nos anciens, nous n’avons pas de leçon de morale à recevoir de ce fait. Ca ne nous a pas coûté cher ? C’est la vie, nous avons essayé de compléter pour ceux qui nous étaient chers ce que l’état leur donnait, nous n’avons pas hâté leur fin pour que ça nous coûte moins cher. C’était un devoir parce qu’eux avaient perdu avec la guerre une grande part de ce qu’ils avaient construit, et que c’est ensemble que nous sommes devenus ce que nous sommes.

        Auriez-vous souhaité que nous ayons payé plus ? Avons-nous une dette ? Non. Arrêtez de chercher des raisons de faire payer les autres, retroussez vos manches, construisez un système viable. En ce qui me concerne, je suis prêt à quelques sacrifices pour vous aider à le faire marcher, mais certainement pas à vous donner de l’argent pour que vous puissiez fuir cette responsabilité tout en satisfaisant votre jalousie.

        • rangez vos leçons de morale dont on a que foutre. Vos vieux prenaient soins des leurs et avaient capitalisé pour eux mêmes, ils se sont fait ratiboisé par la guerre et Pétain. Vous, pas : vous n’avez pas leurs excuses pour n’avoir pas un capital pour vos vieux jours.

          Aurai-je souhaité que vous eussiez payé plus ? non.
          Avez vous une dette ? oui. la dette publique actuelle, 450 % du PIB, c’est essentiellement la vôtre.
          Prenez là en charge, et nous n’auront aucun mal construire un système viable.
          Mes manches sont déjà retroussé et j’ai déjà mon capital de coté, merci pour vos conseils à la noix. Oh, et ne comptez pas sur mes enfants, qui arrivent bien tôt à l’âge de contribuer, pour le faire : à défaut de pouvoir partir moi-même, je leur botte le cul pour qu’il se barre dans un pays moins con.

          • « la dette publique actuelle, 450 % du PIB, c’est essentiellement la vôtre. »

            Accusation malveillante et intéressée. Mais la dette, dont vous êtes tout autant otage que moi, n’est pas celle d’une génération ou d’un groupe, qui aurait vécu à vos dépens, et aux dépens duquel vous souhaiteriez vivre pour compenser. Elle est celle de ceux qui nous tiennent en otage, et que je vous soupçonne de ménager.

            Quand à vos enfants, j’espère que vous leur donnez l’attirance pour des valeurs devenues rares chez nous plutôt que de leur botter littéralement le cul.

          • accusation « malveillante et intéressée » … que vous vous gardez bien de réfuter. Parce que vous savez que c’est vrai. C’est votre génération qui a porté au pouvoir des gens qui ont creusé les déficits publics, et surtout fait des promesses intenables. C’est vous (collectivement) qui avez sauter de joie comme des cons à la Bastille en 81, pour avoir la retraite à 60 ans, pendant que moi, encore à l’école, je voyais pourtant bien que c’était mathématiquement impossible et que la facture allait être pour ma pomme.
            On y est.

          • C’est bien ce que je disais, assimilation d’une génération à ses quelques imbéciles les plus voyants, pour les accuser en bloc et personnellement.
            Figurez-vous que je me suis étourdi de facepalms en 81, et que je n’ai pas à prouver que je suis innocent de la dette dont je suis otage. Je persiste, l’assimilation d’un individu à sa génération, l’accusation de « complot des baby boomers », les prêches de jalousie et de vengeance, allez-y tous responsables, tous électeurs donc pro-élus, tous de la même couleur de cheveux ou longueur de prépuce que les escrocs, donc escrocs, tandis que moi, je suis une victime qui doit toucher réparation, cela me peine de le voir dans les commentaires sur Contrepoints, et me surprend que les rédacteurs invitent des auteurs qui prônent ce type de valeurs.

          • J’ai bien pris la peine de préciser vous « collectivement », parce je ne doute pas qu’un grand nombre de votre génération étaient furieusement contre. Seulement, même en étant contre, vous en avez quand même profité. Ce n’est pas un reproche, c’est un fait.
            Tu étais sans doute contre, mais tu as mangé du bétail d’Helios.
            Et encore une fois ce n’est pas un reproche ni une tentative de vous faire payer quoi que ce soit. Tout le monde (moi inclus) en a mangé, sous une forme ou une autre.
            C’est juste un fait et une calamité qu’il faut maintenant payer.

      • @ P
        « Vous avez payé la retraite de vos anciens ? peut-être. Ça ne vous a pas couté grand-chose « .

        Effectivement lorsque les baby-boomers étaient en pleine activité et qu’il y avait peu de chômage (années 70- début des années 80) , leurs cotisations payaient effectivement les retraites des anciens mais qui pour la plupart décédaient entre 70 et 75 ans, soit moins de 10 ans après avoir demandé leur retraite.
        Les cotisations retraites (part patronale et part salariale) étaient d’ailleurs bien moindre car le besoin de financement du régime était largement pourvu.
        Souvenons-nous d’un couplet de la chanson de Pierre Perret Cuisse de Mouche  » …sa taille est plus mince que la retraite des Vieux ! « .
        Je défie quiconque de trouver, à cette époque, le moindre questionnement chez les classes actives pour savoir à qui allait leurs cotisations et s’inquiéter de la perennité du système.

        Maintenant il en va tout autrement.
        Les bulletins de salaire sont grevés de prélèvements retraite exorbitants, car il faut payer 15 millions de retraités qui ont une espérance de vie supérieure à 85 ans et perçoivent des montants infiniment supérieurs aux vieux qui ont pris leur retraite au milieu des années 70.
        Je pense qu’en toute bonne foi, la majorité des retraités qui ont pris leur retraite récemment, ne se rendent pas compte du problème et de l’écrasement en charges des actifs dont le pouvoir d’achat s’effondre.
        Il est temps pour les générations d’actifs trentenaires de le faire savoir aux élus, sans animosité mais fermement.
        Les retraités détiennent beaucoup trop de richesses en France (assurance-vie, propriétés multiples ) et leurs dépenses sont largement compensées par les revenus qu’ils perçoivent.
        De plus, ce sont des dépenses de confort et de loisirs (les dépenses de santé leur étant souvent remboursées à 80% ou 100%).et ils n’ont plus de crédits à rembourser depuis longtemps.
        Donc oui il y a un problème d’overdose de charges plombant les actifs pour financer une génération non nécessiteuse dans la majorité des cas
        .
        Les trentenaires actifs ont tort de ne pas participer aux élections et de laisser le champ libre aux retraités, qui, eux , votent massivement.
        C’est peut-être de là que vient la méconnaissance des problèmes de cette nouvelle génération « sacrifiée ». Les élus se moquant des abstentionnistes.

        • « Je défie quiconque de trouver, à cette époque, le moindre questionnement chez les classes actives pour savoir à qui allait leurs cotisations et s’inquiéter de la perennité du système. »

          Et bien, en fait, si, le questionnement sur la pérennité existait, au moins de façon marginale depuis 1956. Voyez le paragraphe « Retraites : Louis Armand avait tiré le signal d’alarme » dans la page web http://lwdr.free.fr/retraite.html
          Bon, Louis Armand était un grand bonhomme, d’une trempe rare…

          • tant que j’y suis, je pense que ça vaut la peine de citer l’auteur de cette page web qui date de 2008

            « Parenthèse pédagogique:
            A un instant donné, la retraite s’analyse comme un transfert d’une partie des richesses créées par les actifs au profit d’inactifs.
            Selon le principe qui veut que ce soit celui qui paye qui décide, les décideurs ultimes du montant des futures retraites seront les actifs de demain, donc les jeunes d’aujourd’hui (ceux qui auront 60 ans en 2040 par exemple).
            Je profite de ce qu’il y ait de nombreux jeunes contributeurs à FMTR [le site en quetion] pour faire remarquer que, par un paradoxe intéressant, nul ne leur demande ce qu’ils en pensent. Tous ceux qui parlent de retraite ont plus de 45 ans (j’en ai 47) et se promettent à eux-mêmes des retraites généreuses que les jeunes auront à payer.
            Le commissariat au plan essaye d’estimer combien vous aurez à payer (ça peut sembler incroyable mais personne n’avait jugé utile de le faire avant, les jeunes paieront !) et de s’assurer qu’il vous restera de quoi vivre raisonnablement après.
            Alors, jeunes gens, préparez vous à être généreux avec vos anciens. On compte beaucoup sur vous ! »

            Qu’ajouter… ?

      • Mais vous rêvez ; je suis née en 47 et mes parents encore vivants ont 92 ans… Il y a beaucoup de centenaires parmi les parents de baby-boomers ! Et ce sont nous, qui nous occupons de ces personnes âgées qui n’ont pas les moyens ou le désir de fréquenter les maisons de retraite ; nous aidons aussi nos enfants qui, malheureusement pour eux n’ont pas toujours du travail, bien que n’ayant pas des retraites si « grasses » que vous le prétendez. Et je ne suis pas sûre que nous aurons droit à autant d’égards quand nous serons plus âgés !

        • Je ne conteste pas que la situation n’a pas été dorée pour toute la génération du baby-boom. Les classes ouvrières ont connu le bagne du travail à la chaine et se retrouve avec des retraites misérables. Il reste cependant une large majorité de cette génération qui pense mériter des retraites aujourd’hui de 15% plus élevées que le salaire des actifs.
          Malheureusement aujourd’hui l’adage « c’est celui qui paye qui décide » ne s’applique pas en France sur la question des retraites et pour cause nous sommes en gérontocratie avec un personnel politique dont les têtes n’ont presque pas changée depuis que je suis née en 1974 !
          Un chose est certaine, selon la projection de l’INSEE :
          stabilisation de la population en nombre : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=PROJPOPACT0650
          projection à 2060 du ration actif/inactif : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1345
          quand j’aurai l’âge de ce qu’il convient d’appeler une non-retraite il n’y aura plus qu’1,63 actif (avec des situations professionnelle de merde et des salaires de merde) pour un retraité. Il y en avait 4 quand je suis née.
          Je n’aurai pas l’outrecuidance comme le font aujourdh’ui les papy-boomers de penser que ce sont aux générations qui me suivent de payer pour mes vieux jours. Cela sera tout simplement impossible et effectivement ma génération arrivée peut-être dans les instances de gouvernance de ce pays devront prendre des décisions.
          L’attitude des papy-boomers à l’égard des générations est exécrable et le mot est faible.
          Allez donc lire les commentaires laissés par la plupart d’entre eux sur les articles traitant de cette insupportable bulle immobilière qui sévit depuis 1996, qui étrangle jusqu’à l’agonie les générations X et suivantes au profit des rentiers papy-boomers qui viennent vous cracher à la gueule sur les forums en plus de vous avoir écrasé au boulot car à poste équivalent nous étions plus diplomés et performant que nos parents. Oui les « feignants » de jeunes vous payent vos retraites dorées avec leur situation misérable que vous n’avez et n’aurez jamais à éprouver.

          Etant donné que la fin du jeu de l’illusion émergera au alentour de 2025 qui les suivent et la perspective de la légalisation de l’euthanasie, je vous laisse imaginer le genre de solution collective qui pourraient être prise avec des arguments mathématiques très raisonnables comme les politiques savent bien les agencer. Mais ce ne seront pas les papy-boomers qui y passeront, ce sera ma génération, la génération X qui sera sans doute sacrifiée jusqu’au bout aussi bien par les baby-boomers qui l’ont précédé et par les générations X et Y qui les suivent.

          • Ce qui me désole, ce sont les discours de haine proférés de part et d’autres. Qu’auriez-vous fait dans notre cas ? La même chose sans doute. Les véritables coupables sont les décideurs, qui n’appartenaient pas tous à la génération des baby boomers et qui ont menti par démagogie… Maintenant, plutôt que de se lancer des injures à la tête, nous ferions mieux de réfléchir à des solutions viables pour tous ; nous pourrions nous inspirer des pays où de véritables initiatives ont permis de trouver des solutions. Quant à votre génération, la solution pour votre retraite est toute trouvée : vous hériterez de tous ces biens que les baby boomers ont entassé, puisque vous pensez qu’un grand nombre bénéficie de retraites dorées…

            • Je n’ai injurié personne. En tenant compte de la haine intergénérationnelle palpable dans ce pays qui a décidé dans les années 70 de sacrifier sa jeunesse, je dresse un scénario probable si la France reste dans l’apathie et l’inertie qui la caractérise si bien depuis 40 ans.
              C’est un fait incontestable :
              http://www.inegalites.fr/spip.php?article1244
              http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/06/09/inegalites-entre-les-generations-la-jeunesse-francaise-est-elle-sacrifiee_4434544_3224.html
              Et je pourrais en sortir pas mal d’autres.

              Je n’ai pas dit que j’étais d’accord avec un tel scénario. Il est extrêmement difficile de réfléchir comme vous dites avec les papy-boomers à qui la réalité du chomage de masse échappe totalement pour la plupart. Y compris dans une réunion sur le revenu de base on en entends dire « Mais les jeunes, ils sont feignants. On ne leur a pas appris le gout de l’effort ». C’est pourtant bien le contraire que démontre le guerre qui a lieu dans le monde du travail où chacun est prêt à écraser son voisin pour gagner un SMIC en CDD. Ceci indique bien que la fameuse valeur « travail » est bien intégrer par les jeunes, par contre il n’y a pas suffisamment d’emploi pour tous et cela a en effet été voulu par les décideurs.
              Ils font comme toujours, dresser la base les uns contre les autres (le RSAste contre le SMICARD, le CDI contre l’intérimaire etc etc)et continuent à danser sur le pont du Titanic. Je ne sais pas de quelles initiatives et de quels pays vous parlez mais ce que je sais c’est qu’une solution bonne à un endroit ne l’est pas forcément à un autre. On prend souvent l’Allemagne comme exemple mais l’Allemagne n’a pas sacrifié sa jeunesse et SURTOUT l’Allemagne est le seul pays de l’OCDE a ne pas avoir connu de bulle immobilière !! Demandez-vous pourquoi ? Les raisons sont historiques. Après la 2ème GM, l’Allemagne a fait le choix de favoriser la location à la propriété privée. N’avez-vous pas remarqué tous ces artistes qui vont s’installer à Berlin ?

              « Quant à votre génération, la solution pour votre retraite est toute trouvée : vous hériterez de tous ces biens que les baby boomers ont entassé, puisque vous pensez qu’un grand nombre bénéficie de retraites dorées… » : ah bon je ne savais pas que les patrimoines privés étaient mutualisés et redistribués à part égale vers tous les contribuables dans ce pays … C’est une nouvelle !!
              J’aimerais bien que ce soit le cas mais j’ai bien peur qu’il n’y ait personne pour me donner la soupe et je fais partie des gens qui n’hériteront de rien des générations précédentes de mon propre sang. Et je ne crois pas qu’aucun des enfants dont j’ai payé l’éducation à coup d’impot sur le revenu exorbitant pour une célibataire sans enfant (cette catégorie invisible, seulement 14% de la population, qui contribue à hauteur de 35% de l’impot sur le revenu) me fournira un toit et à bouffer à partir de 2030 🙂
              Vous faites bien d’aborder le sujet de l’héritage car c’est bien la 1ère mauvaise plaisanterie que l’on devrait faire cesser avant même de songer à un revenu de base inconditionnel.L’héritage est un vestige anachronique d’un passé de népotisme clanique qu’on ne peut faire cohabiter avec l’idée de démocratie, d’égalité des chances ou de méritocratie.
              C’est totalement incompatible et pourtant cette schizophrénie ne pose de problème de conscience à personne dans ce pays.
              Etre pour l’héritage, ce n’est ni plus ni moins accepter l’idée qu’on mérite d’être bien né pendant d’autres ont le démérite d’être moins bien nés.

    • vos ancien, il avaient une misère comme retraite ! vous devez avoir la mémoire courte si vous ne vous souvenez pas de cela. alors que vous aujourd’hui, vous gagnez plus sans rien faire, que les jeunes qui arrivent sur le marché du travail. cette situation est immorale et est en train de détruire la france. l’Histoire vous jugera, et vous jugera trés mal !! un peu comme elle a jugé les aristocrates d’avant 1789: des égoistes responsables d’un désastre !

  • Je trouve votre analyse juste, et injuste. Juste car les Baby boomers, surtout fonctionnaires et élus ont profité de nombreux avantages « acquis » de conditions de travail améliorées, mais injustes car les gens du privé ont bossé entre 48 et 45 heures, ont pris des crédits chers, pour acheter leurs résidences principales au lieu de payer un loyer, ne sont bien souvent pas partis en vacances pour assumer leurs charges, ont élevé leurs enfants  » vous  » dans le luxe par rapport à leur propre enfance ( ce n’est pas ce qu’ils ont fait de mieux )ils pratiquent encore une solidarité familiale en aidant leurs enfants ou petits enfants financièrement. ils ont ainsi fabriqué une génération d’assistés, qui voulaient moins travailler et mieux, ils ont payé pour le généreux chômage, ils ont aspiré l’immigration à coup d’aides sociales dispendieuses et mal employées, quant au ridicule principe de précaution, ne sont ce pas plutôt les jeunes générations les responsables, qui, par générosité , bêtise, inconscience et peur d’un avenir qu’ils n’ont pas pris à bras le corps ont encouragé toutes ces lois idiotes..Le social plombe la France, qui encourage ainsi la paresse et la dépendance, nous nous n’en avions pas, quand nous n’étions pas contents, nous partions, le niveau scolaire étant meilleur, nous n’avions pas besoin de diplômes dévalués pour entrer dans une entreprise qui pouvait nous licencier, comme nous, pouvions la quitter. Même problème pour le logement qui ne protégeait pas le mauvais locataire, donc les propriétaires louaient sans problème ce qui fluidifiait et donc faisait baisser le marché immobilier. Je pense que la génération intermédiaire a été beaucoup plus responsable avec ses idées bobos, que celle des baby boomers.

    • « La génération intermédiaire » : la génération X serait responsable maintenant. Elle est bien bonne celle-là.
      Mais oui bien sur la situation actuelle est certainement la faute des générations nées après le choc pétrolier.
      Vous parlez de bobos mais au moins ils ont essayé de changer quelque chose à ce monde de consommation même si toutes ces initiatives ont fini bien intégré et bien digérée par le grand capital : un coup d’épée dans l’eau quoi. Ce système est vraiment très fort pour tuer l’essence de toute initiative subversive, il faut le reconnaitre.
      Je crois au contraire que nous devons à cette génération (la mienne) la mode du développement durable, la conscience que nous habitons tous une seule et même planète FINIE. Le fait qu’ils en aient pris conscience et entamer des actions dans la sphère sociale, contrairement à leur parents, est certainement un lié au fait qu’ils ont vu l’abondance, l’espoir d’un avenir meilleur, décroitre de l’enfance jusqu’à l’âge adulte en passant par une adolescence avec le SIDA en toile de fond. Evidemment, ça faut le vivre dans sa tête, dans son corps, pour le comprendre.

      De toutes façons, chercher des coupables ou des responsables, ne va certainement pas nous aider à élaborer collectivement si seulement nous en étions capables puisque nos élus en sont incapables (qui le sont par une minorité du peuple ne l’oublions pas).
      S’il vou

  • Pas faux.
    Facile de voter en ferment les yeux sur ces avantages. je ne rappellerais pas la dette de l’état depuis 40 ans.
    Au final si on fait un arrêt des comptes demain, les retraites ne sont plus assurée la sécu a fermé, Pole emploi est arrêté,50% des fonctionnaires se retrouve dehors et on finit dans une mouise totale.
    Non il ne faut jamais repoussé au lendemain ce qu’on peut faire le jours même. Les babyboomers auront leur retraite nous j’y crois plus.
    Mais quand allons nous nous réveiller

    • C’ets avant que vous auriez dû vous réveiller, en apprenant l’orthographe à l’école par exemple !

      • Oui je sais, je suis un pur produit de l’école socialo-communiste.
        Mais tant pis, je ne ferais pas payer a mes enfants ma retraite.

        • Alors il faut voter pour une retraite par capitalisation, ce qu’ont fait les baby boomers en achetant à crédit leurs résidences principales !

  • Baby-boomer, je conteste ce point de vue…
    Certes nous n’avons pas connu la guerre armée, mais ça n’a pas été rose pour autant: nous avons vécu les chocs pétroliers et l’essor des pays émergents (ou le déclin de la France), de sorte que beaucoup ont connu des périodes de chômage ou des fins de carrière précipitées. Nous avons connu mai 1968, ce qui ne veut pas dire que nous l’ayons approuvé ou en ayons bénéficié: le relèvement brutal du SMIG-SMIC a précédé de peu le premier choc pétrolier. Nous avons connu les classes à 40 et 45 élèves, etc. Nous avons surtout connu des générations de démagogues: nationalisations, statut de la fonction publique, retraite par répartition, protectionnisme, contrôle des prix, retraite à 60 ans, 35 heures, le déficit institutionnel… incapables de tenir compte des prévisions réalistes (sinon exactes) sur l’évolution démographique par exemple, sur l’essor du tiers-monde.
    Et nous n’avons pas fini de payer les conséquences.
    Notre seul avantage est d’avoir à les subir moins longtemps désormais.

    • nous avons connu mai 68 et les chocs pétrolier  »

      quand je lit ça, je pense a belmondo a la fin de l’homme de Rio:  » quelle aventure  »

      mai 68: une pantalonade d’enfant gatés trop bien nourris

      le chocs pétolier de 74: une mistification: les vrais raisons de l’inflation y compris de celle du pétrole sont à rechercher dans les hausses de salaires absurdes qui ont suivis les accords de grenelle. les arabes et leur pétrole n’ont rien à voir la dedant.

    • pov tichou…
      Toutes les générations ont eu leurs problèmes. Celle des baby boomer est la seule qui aura laissé un monceau de dette pareil en temps de paix.

      • A leur place vous auriez fait exactement la même chose.
        Car vous avez un raisonnement de socialiste et c’est le socialisme qui a permis cette gabegie.

        • Je suis à leur place, on y est tous ! Je suis, nous sommes, dans un système que nous subissons bien plus que nous l’influençons, et nous faisons avec, en profitant au passage des avantages qu’il présente. La chose la plus évidente que nous pouvons faire quand même, c’est dire les chose comme elles sont, au lieu de se cacher derrière les circonstances soi disant difficiles.
          Et le fait est le dérapage peut être daté avec précision : 1981, date de la montée au pouvoir des baby-boomer, symbolisée à merveille par la fameuse « promotion Voltaire » et par la marée rose de jeunes députés et ministre comme Fabius.

  • Le système français des retraites est d’autant plus pervers qu’il créé une dépendance collective alors que l’argent provient de cotisations individuelles et non d’impôts. Cela permet de dissocier dans les esprit les cotisation versés pendant la vie (devoir) de la pension attendue (droit) et déresponsabilise tous les français. Pour moi, la première réforme libérale est de rendre sa responsabilité à chacun, en connaissant en permanence son niveau de cotisation passé et ses acquis futurs. Dans le système actuel, on cotise en aveugle et il ne coûte rien de réclamer une retraite plus grande après coup. De plus, les retraités deviennent de pures clients de l’Etat car leurs revenus sont directement décidés par l’Etat. Or l’Etat adore se créer de nouveaux clients …

  • Qu’est-ce que ce Rafik …. ! Encore un qui tape sur les vieux et qui voudraient bien les voir disparaître. Vous vous trompez de cible ! Nous ne sommes pas responsables de faire partie du baby boom. Nous ne sommes pas responsables de la décadence de la France et de la destruction de nos systèmes de retraite et de santé ; allez chercher dans les banlieues ce qui a conduit notre pays où il en est aujourd’hui. Vous deviez en faire partie pour être si virulent sur ce sujet.
    Ras le bol des accusateurs qui reçoivent tout sans rien payer. Nous avons payé aussi nous et nous ne touchons pas ce que nous devrions toucher grâce à cette politique de regroupement familial qui nous met KO.
    Alors réfléchissez et ravalez votre venin !

    • elle est bien bonne celle-la: voila le bouc émissaire: l’arabe, qui est comme disait coluche, menteur, voleur et violeur. mais qui les a fait venir, les arabes ? ce ne serait pas votre génération par hazard ? je connais des gens d’origine algérienne, qui ont une entreprise et qui ne compte pas leurs heures. ils se font plumer en cotisation de toutes sortes pour que votre génération maudite puisse manger du caviar tous les matins. tel est le francais, toujours accusez ses voisins, vous devriez avoir honte !

      • Et votre génération à vous elle accélère le mouvement. Vous ne pouvez pas reprocher aux baby boomers d’avoir fait ce que vous continuez à faire .

        • Non seulement on peut, mais même on DOIT le faire. Parce qu’on ne peut pas dénoncer ce comportement chez soi si on ne le fait pas chez les autres.
          La dénonciation général est un préalable.

  • Les baby boomers ont sans doute envahi le secteur de la publicité, dans la décennie 70, des médias au sens large, tardivement d’ailleurs…durant les années 90, soit les « années Mitterrand qui, lui, était un « anti-conformiste » des années 30…de fait, ils n’ont accès aux pouvoirs, politique & syndical, que depuis récemment…trop tard pour avoir une réelle influence sur une situation politique dont les fondements datent de la Libération…la « retraite », qui obsède toute le monde, trouve son origine en 1941…les ordonnances de 1945 n’ont fait qu’entériner le fait accompli de « Vichy »…

  • Monsieur Rafik, comme beaucoup des réponses données à votre article polémiste, je citerai mon cas personnel. Je suis né en 1945, je fais donc partie de la première fournée de baby-boomers, mes parents, de condition modeste, se sont saigné pour que je poursuive mes études. A 16 ans, je travaillais l’été pour payer mes études ainsi que de nombreux soirs dans la semaine. J’ai eu mon premier salaire à l’université 5 ans après le baccalauréat mais je n’avais jamais cessé de travailler pour survivre. D’ailleurs quand j’ai liquidé ma retraite j’ai eu l’agréable surprise de bénéficier de 8 trimestres de cotisation grâce à mes petits jobs d’intérim au cours de mon adolescence. Quand je suis rentré au CNRS comme chercheur, je n’ai jamais été titularisé, j’ai toujours fait partie de ces bêtes curieuses employées par l’Etat mais non titulaires. J’ai été contraint de cotiser à une retraite complémentaire pendant toute ma carrière à laquelle j’ai mis fin en démissionnant du CNRS sans avoir tous les trimestres requis pour avoir une retraite à taux plein. Je touche 715 euros par mois de la CNAV et une retraite complémentaire qui me permet au moins de ne pas vivre aux dépens de mes enfants. Mais pour simplement survivre, j’ai été contraint de m’expatrier et d’aller à Tenerife où la vie est nettement moins chère qu’en France pour diverses raisons, zone européenne périphérique, contrairement aux DOM. je n’ai laissé aucun patrimoine à mes enfants et je ne peux en aucun cas les aider financièrement. Voilà le parfait contre-exemple de votre pamphlet !

    • Affirmatif JACQUESHENRY M; Rafik Smati parle de ce qu’il n’a pas connu, et généralise . Il a raison au sujet de cette réforme , mais les solutions qu’il semble proposer m’inquiètent . Comparer les générations , c’est idiot .

    •  » j’ai mis fin en démissionnant du CNRS sans avoir tous les trimestres requis pour avoir une retraite à taux plein. »
      @jacqueshenry
      oui mais là personne ne vous a forcé à démissionner vous aviez un travail et vous l’avez volontairement quitté vous deviez savoir que votre retraite serait très amoindrie suite à votre décision.

  • En bref : comme à chaque réforme, on accroit la charge pour les entrants, sans réduire la pension des bénéficiaires au prorata de leur durée et de la valeur actualisée de leurs cotisations par rapport à la nouvelle norme. C’est ainsi que les retraités de la décennie passée et de la précédente ont touché des pensions absolument surréalistes au détriment de toutes les générations suivantes.

    • Vous semblez tous oublier que la seule retraite dont on décide du montant, c’est celle qu’on se constitue soi-même en sus. Une poignée de syndicalistes et de gouvernants sont seuls responsables d’avoir gonflé les montants de la répartition et empêché de ce fait et de toutes leurs forces la constitution d’une épargne complémentaire qui n’aurait rien coûté à la communauté et dont la présence investie dans l’économie aurait soutenu cette dernière.

  • Bonjour,

    Je n’ai pas tout lu mais la teneur de cet article comme vos commentaires d’ailleurs démontre à mes yeux que le système par répartition est pervers parce qu’il oppose les générations.
    Peu importe qui est responsable de quoi ce système est dangereux pour la cohésion de la société.
    Je l’ai quitté et je me prépare à prendre en charge mes parents si le système qu’ils ont financé s’effondre.
    J’apprend à mes enfants à ne pas vivre de l’argent d’autrui et à respecter les anciens, les plus faibles.

  • Le problème de cet article, c’est le ton accusateur, sous-entendant que c’est la faute aux boomers.

    Certes, ils ont été avantagés par un système social déséquilibré et d’autres politiques dont on paie le prix, mais il reste bien difficile de leur en faire porter la responsabilité, car ils ne l’ont pas instauré.

    Ne nous trompons pas de problème. C’est le social-clientélisme, le problème. Ce n’est pas en rentrant dans une lutte des classes intergénérationelle qu’on le résoudra.

    • Oui, on a contraint les Français à devenir des parasites, les retraités des parasites de leurs enfants, les chômeurs des parasites des actifs, les malades des parasites des biens portants, les fonctionnaires des parasites du privé, etc.

      L’Etat obèse est cette organisation sociale immorale qui impose à chacun de vivre aux dépens de chacun, en collectivisant toutes les ressources.

      La racine du mal est l’Etat obèse socialiste et la collectivisation qu’il impose à tous. Il ne sert à rien de stigmatiser une partie de la population. La désignation de boucs émissaires rend uniquement service à la caste des thuriféraires de l’Etat obèse. Cela divise les Français, ici jeunes contre vieux, ailleurs riches contre pauvres, actifs contre inactifs, public contre privé, banquiers contre entrepreneurs, immigrés contre natifs, Français contre étrangers, pour mieux assujettir la population au profit exclusif de la caste. Les boucs émissaires (comme les guerres) qu’ils inventent ont pour fonction de vous empêcher de réfléchir par vous-même.

      Les boucs émissaires ont pour objet de vous rendre stupide.

      Il existe des solutions permettant de sortir en douceur de l’impasse destructrice de l’Etat obèse. Dans le cas des retraites, il est possible de libérer année après année les jeunes arrivant sur le marché du travail, en étalant la période de transition sur 2 ou 3 décennies. De même, il est possible de laisser les individus choisir d’abandonner la répartition, sachant que tant qu’il reste à travailler environ 18 ans avant l’âge de départ à la retraite, la capitalisation reste plus avantageuse que la répartition. Même après 24 ans d’activité, s’il vous reste encore 18 ans à cotiser, la pension touchée dans le cadre de la capitalisation sera quand même plus élevée, malgré les années passées, que celle concédée par la répartition. Cela est possible grâce à l’accumulation des intérêts. C’est le même phénomène qu’on vous présente lorsqu’on calcule les intérêts que vous devrez payer pour un prêt immobilier. Avec la capitalisation, ce phénomène joue à l’envers : les intérêts ne sont plus une charge mais un revenu supplémentaire accumulé au bénéfice de l’individu ayant choisi la capitalisation.

      Enfin, l’argument à propos de la structure de détention du patrimoine exposé dans l’article est idiot. Il est tout simplement normal que des individus plus âgés, parce qu’ils ont vécu plus longtemps, aient accumulé plus de patrimoine que les plus jeunes. C’est un mensonge de faire semblant de s’en offusquer.

  • Je ne pense pas qu’il y a chez les français cette opposition entre baby boomers et non baby boomers. En fait, nous avons perdu de vue ce qui crée la richesse, et donc finance le système social. Nous passons par l’éducation nationale, dont nous attendons qu’elle nous fournisse un diplôme qui nous garantisse un travail et un statut. Sans forcément faire d’effort. Si l’examen semble trop difficile, les parents râlent. La vie active doit se passer au sein d’une entreprise, la même toute sa vie. Nous ne sommes pas formé à l’entrepreneuriat. Se mettre à son compte est une folie. Le salariat doit n’être qu’une parenthèse, avant la retraite, époque bénie où l’on vit sans rien avoir à faire. Alors qu’à l’origine la retraite avait pour but d’assurer une subsistance à ceux qui ne pouvaient plus travailler en raison de leur âge, elle est devenu une période de vie où, propriétaire, sans charges, beaucoup s’offrent des voyages et profitent de la vie. C’est un acquis social. Une étape de la vie. Tel est l’idéal français: des études, pas trop dures, qui donnent une vie de salariat, pris en charge par l’entreprise, et qui mène à la retraite. C’est à l’Etat d’organiser cette vie, aux entreprises de financer. Nous sommes formatés pour penser ainsi. Je pense qu’il y a un large consensus pour que les entreprises financent les retraites. Les salariés vont râler devant un prélèvement supplémentaire, mais pas en se disant qu’il faut que les retraités fassent un effort; Plutôt en se disant qu’il y a suffisamment de riches pour payer les retraites. Car chacun, en France, attend la retraite. C’est dans l’ordre des choses. Et c’est normal, pour un français, que les retraités aient des avantages. Le travail est aliénant, la retraite c’est la liberté. Selon le raisonnement français.

    • vous faites la déscription intégrale d’une nation finie.

    • La retraite est aussi synonyme de liberté chez les russes (mais beaux-parents sont russes, donc je sais de quoi je parle). Ca l’est aussi grandement pour les américains: j’ai pu le constater aussi chez eux. Donc chers confrères français, je vous rassure: si nous sommes « fénéants », nous sommes très loins d’être les seuls !

  • Quoique vous puissiez dire, les politiques ont toujours été orientées pour favoriser cette génération.
    Quand les baby-boomers étaient actifs, l’inflation importante leur a permis de se créer un patrimoine immobilier à moindre coût (l’inflation importante gommait un crédit en quelques années) avec en plus des intérêts d’emprunts pour la résidence principale qui pouvaient se déduire sur la feuille d’impôts. A l’époque, pas besoin de crédit sur 25 ans pour se payer un 2 pièces malgré leur dure vie sur laquelle ils essaient de nous faire pleurer… Curieusement, maintenant qu’ils ne sont plus actifs, l’objectif primordial des banques centrales est de contenir l’inflation (normal, l’inflation impacte en premier les rentiers et leur capital)…
    Les taux de cotisation et d’impôts étaient nettement plus faibles qu’à l’heure actuelle. Mais pourquoi ont-ils pu être faibles? Car ce qui manquait a été emprunté sur les marchés: aux suivants de payer la note…
    La retraite à 60 ans en 1981 alors que l’espérance de vie augmentait, ce n’est pas moi qui l’ait réclamée vu que j’étais en primaire.
    Ils ont eu des conditions qu’aucune autre génération n’aura avant très longtemps: le seul problème, c’est que ces conditions avantageuses, elles ont été financées avec de la dette que nous, leurs enfants, allons devoir payer…
    C’est un peu comme les régimes spéciaux: dans l’absolu, ça ne me dérange pas sauf si c’est déficitaire et qu’on demande à ceux qui ont des conditions moins avantageuses de combler le trou…

    • L’inflation m’aurait permis d’obtenir ma maison sans payer le crédit ???
      J’ai eu ma maison en 1980, crédit à 12%.
      Quand Bérégovoy a fait baisser l’inflation à 3%, je continuais à payer mes 12%, surtout qu’on ne rembourse que le crédit au début, j’ai donc eu tout faux, et je ne suis pas seul dans ce cas, revoyez votre copie, ma maison actuellement vaut moins que ce que j’ai payé.
      Les générations actuelles profitent à fond de la dette, et en ont beaucoup profité beaucoup plus que nous.
      On vous emmène dans des études aussi longues qu’inutiles et qui coûtent un prix fou, qui paie ?, la dette, on vous fait cadeau de diplômes sans valeur pour justifier cette présence dans les universités etc. alors qu’à peine 30% d’entre vous méritent réellement ces diplômes.
      Vos parents ont touchés des aides pour vous, et vos parents sont aujourd’hui retraités ou vont l’être sous peu.
      Nous avons traversé 4 crises graves, je suis contre les 35h, contre la retraite à 60 ans, contre les aides multiples, contre beaucoup de choses, mais puis-je faire quelque chose pour que ça change, non.
      Et ne venez pas me dire qu’il faut voter du bon côté, on les a eu tous, des 2 bords et rien n’a changé.
      Ce sont les hauts fonctionnaires et les syndicats qui font tout dans ce pays et eux ne changent pas même si on change de gouvernement.

  • Vous avez un problème d’œdipe pour écrire un truc aussi revanchard ?
    Je vous conseil de lire « le meurtre contre le père » ça vous fera peut-être du bien.
    En attendant , moi qui ait 60 ans cette année, et qui va travailler jusqu’à 65 ans, je tiens à vous préciser que j’ai rencontré durant ma vie professionnelles plusieurs crises économiques, des problèmes de chômage, des obligations à réviser mon salaire à la baisse… Cela en ayant, pour ne pas rester au chômage, créé deux entreprises.
    Alors quand je lis des conneries comme celles de votre article j’aurai bien envie de vous le dire en face, voire plus…

    • Non ce n’est pas un manifeste revanchard contre les générations précédentes mais l’expression d’une aversion à voir son argent (cotisations) partir vers les comptes bancaires des autres.
      A la limite, des cotisations bloquées sur un compte individuel nominatif et géré même très mal par l’Etat, ça ne les aurait pas géné.

      • On demande simplement de pouvoir gérer directement notre épargne retraite sans que nos revenus soient préalablement spoliés pour financer la répartition forcée. Ce n’est pas la répartition qui pose problème, plutôt le fait qu’elle soit forcée. Si certains tiennent à se regrouper selon des modalités proches du système de retraite actuel, qu’ils n’hésitent surtout pas à le faire, mais sans nous obliger à y participer ! Est-ce si difficile à comprendre et à admettre ?

        • Vous êtes mur pour être libéré.
          Contactez « les libérés de la secu ». Il y a des libérés de la retraite dedans.
          Cela change la vie et cela apaise.

          • Etre mûr à titre personnel est une chose. C’en est une autre quand on est salarié. En effet, un tiers indirectement concerné (le patron) est également menacé par le chantage judiciaire orchestré par les pseudo-monopoles. Que faire pour se libérer, quand on est salarié, qui ne mette pas en difficulté son employeur ?

    • quelle crise économique avez vous connu ? je ne vois vraiment pas avec l’age que vous avez .
      vos parents ont connus deux guerres mondiales, les tranchés pendant 4 ans pour la première et pour la deuxième, le monde qui s’effondre autour de vous en mai 40, et les spoliations nazi pendant 4 ans. ils ont eu une retraite de misère, le froid, la peur, la honte. vous, vous avez eu la TV, le club med, la révolution sexuelle, les sales de bains dans les maisons, les dorloteries de l’etat providence, s’il revenaient aujourd’hui, ils cracheraient sur des ingrats de votre espèces.

  • On peut tout de même avoir une petite dent contre les soixante huitards, ils vivent comme des gros bourgeois pour la plupart ( ceux qui étaient étudiants et dans la rue).
    Permettez-moi simplement de rire: retraite par répartition, retraite par capitalisation….c’ est du pareil au même: il faut envoyer les gens au boulot, ce qui signifie couper net les allocations chômage et baisser drastiquement le coût du travail. Rien ne va dans ce sens, malheureusement. Il faut envoyer de force les gens au boulot, marre de voir des millions de gens ne rien branler dans ce pays.

    • La plupart les Français sont des bourgeois. En effet, 86% de la population française vivent dans des bourgs désormais appelés « aires urbaines ».

      • Quelqu’un a dit que les français sont les enfants gâtés de l’Europe !!! C’est normal, on leur a formaté le cerveau depuis les années 40, voir avant, les réformes de 36 qui nous ont amené à la défaite de 40, le pacte germano-soviétique (le point aveugle de la mémoire européenne selon S. Courtois) puis Pétain (qui a remplacé un système de capitalisation par la répartition loi du 15/03/1941 avec la dilapidation de 11 milliards et préparé par René Belin ancien secrétaire national du parti communiste) et le CNR….(conseil national de la résistance) Il suffit de lire le livre de Jean Mazé « le système de 43 à 51 ». Sans parler de l’ENat….et de tous les verrouillages de l’Etat par les socialo-communistes en plus des médias.

        On peut aisément comprendre que les français soient ignorant. Bon il n’a y pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre, bien sûr !
        Le résultat est dans la réponse de JFrançois Revel : « La France n’avancera pas tant qu’elle n’aura pas crevé l’abcès de son passé communiste »
        Pour en avoir encore discuté hier soir avec des cocos, tant que nous n’aurons pas été dans le mur, en klaxonnant dirait h16, nous n’avancerons pas !!! Ils sont indécrottables. De plus je leur ai parlé de la fin du monopole de la sécu, et de la décision du conseil constitutionnel du 15 juin dernier et là ils se seraient presque étranglés

        Avec les retraites cela va venir vite, car le pic des papy-boomers arrivera dès 2015, et là on ne pourra pas se passer de réforme, car le nerf de la guerre (les sous sous) nous l’imposera.
        2017 devrait être rock and roll !!!
        Proverbe yiddish : « Prépare toi au pire, le meilleur peut s’arranger de lui-même »

  • Si c’est pas malheureux d’entendre des conneries pareilles!
    C’est aux politiques qu’il faut s’adresser et non aux retraités.

  • Plus les cotisations sur le travail augmentent, plus le nombre de cotisants diminue…

    Et moins les actuels pensionnés seront assurés de toucher leurs rentes…

    Il n’y a pas d’autres choix que de revenir à un taux de cotisation sur le travail, a la hauteur du raisonnable … Soit celui des années 70 …
    Cela veut aussi dire :
    1- diminuer les pensions, en commençant par toutes les recalculer suivant la règle des 25 meilleures années
    2- aligner le calcul des pensions sur celui des caisses qui financent celles déficitaires
    3- pour ceux et surtout celles qui n’ont JAMAIS cotisés malgré une vie de dur labeur : prise en charge par la solidarité nationale financée par l’impôts

    PS: on recule l’âge du départ en retraite, jamais celui des exonérations diverses ( redevances, taxe d’habitation… Par exemple)
    2-

  • Vous n’avez pas honte d’écrire de telles sottises ?
    N’est-il pas tout simplement normal d’avoir un patrimoine plus important à 50 ou 60 ans qu’à 30 ?
    Rafik Smati, vous êtes tout simplement ridicule.

    • Cette remarque est juste, c’est un point faible. Ce n’est pas essentiel ; si on enlève ça le discours ne perd rien, au contraire.

  • On peut aussi expliquer que comme pour la sécu(depuis 2001)on peut quitter le système des retraites et passer a un système privé.pas facile,mais possible et légal.plus on serra nombreux plus ca ce saura.

  • Monsieur Smati,
    Pour moi qui n’ai pas le temps de le chercher dans vos trois bouquins ni dans les spams dont m’abreuvent les sociétés que vous avez créées, pouvez-vous préciser rapidement ce que vous avez fait pour remplacer notre système de retraites par répartition par un système plus sain ?

  • Pour ceux qui hériterons des baby boomers, l’affaire est pas trop mauvaise, y compris pour l’état qui va se gaver au passage… Pour les autres, ceux dont les géniteurs ont été assez couillons pour ne pas en profiter, la pilule est amère…

  • Je suis très étonné par la teneur de l’article et de certains commentaires
    qui montrent la faible culture économique française ,même de prétendus
    liberaux. Les babyboumers ont produit des richesses , il serait souhaitable que la génération actuelle fasse de même , en dehors de la
    pseudo « e économie  » qui souvent renvoie à Bastiat ( vitre cassée ).

  • je suis baby boomer, j’ai vécu une enfance où nous n’allions pas en vacances : pas de salle de bain, pas de chauffage central, pas de réfrigérateur. La lessive, dans la lessiveuse sur le coin de la cuisinière. C’était la norme pas exceptionnel.
    Pensionnaire à 10 ans pour rentrer dans le secondaire. (les dortoirs de 60, la vie austère faite de travail et de peu de loisir…)
    J’ai subi 68 en province. C’était pour moi une poignée de petits bourgeois parisiens privilégiés !
    Pour financer mes études supérieures, j’ai travaillé. J’ai suivi la moitié de mes cours par correspondance. Cela voulait dire que le WE, c’était pour travailler pas pour m’amuser. Quand j’ai commencé à travailler, je travaillais par contrat 42h au minimum (dans le privé c’était cela).3 semaines seulement de congés payés. La retraite était à 65 ans. Oui nous les baby boomers, nous avons beaucoup travaillé .
    C’est Mr Mitterand qui a mis la retraite à 60 ans. Oui c’était une erreur ! On le savait. Il a également donné une 5e semaine de congés.
    Oui les régimes spéciaux étaient déjà un scandale. Les fonctionnaires étaient déjà considérés comme des privilégiés. Notre tort ? avoir laissé faire cela.
    Mes parents ont subi les conséquences de la 1re guerre mondiale et ont vécu la 2e. Ils étaient propriétaires et mon père avait une retraite bien plus importante qu’aucun de ses enfants babyboomers n’aura jamais mais Il a cotisé 50 ans à raison de plus de 45 h par semaine. Il versait une pension à sa mère qui avait une toute petite retraite de reversion
    Faites le compte et comparer entre génération ensuite vous jugerez.
    NB : En Allemagne, ils ont la retraite à 67 ans.

    • @ GOUMY
       » J’ai subi 68 en province. C’était pour moi une poignée de petits bourgeois parisiens privilégiés ! »

      Oui, actuellement on a trop tendance à mettre toute une génération dans le même sac.
      Ce n’était qu’une minorité les baby-boomers qui ont bloqué les universités en 68 avec des sit-in et des dégradations..
      C’était toujours une minorité, ces mêmes excités qu’on a vu ensuite déambuler avec des banderoles sur le plateau du Larzac et se laisser vivre en parasites dans des fermes du Massif Central, en prétextant se reconvertir dans l’elevage de brebis.
      Car ça n’a pas duré longtemps , tous ces gugusses ont rappliqué vite fait vers les villes, pour se faire embaucher à La Poste, à la SNCF ,dans les mairies et pour les moins illétrés à l’Education Nationale en passant un concours pas trop difficile à l’époque.
      Une fois embauché et embourgeoisés, ces soixante-huitards ont achevé de détruire l’image des boites publiques qui les ont accueillis avec trop de bienveillance.
      La grande majorité des baby-boomers ne font pas partie de cette catégorie de parasites.

    • Vous avez commencez très bas, pour finir très haut: il y avait du rêve et de l’espoir
      Les générations actuelles finissent plus bas que là où elle sont commencé, et ce genre de situation n’est pas générateur de rêve. Il vaut mieux réver ! Non ?

  • Mais cette génération, celle des jeunes actuels aurait fait EXACTEMENT la même chose s’ils avaient été à la place des papy-boomers et ils rêvent de pouvoir faire la même chose. La preuve, ce sont les jeunes qui votent socialiste et qui aujourd’hui rêvent de se sentir protégés par l’État …

  • Les jeunes d’aujourd’hui ont bien plus l’esprit d’assistanat que les baby boomers. Alors qu’ils viennent reprocher aux baby boomers d’avoir creuser la dette, ça me fait rigoler, sachant qu’ils continuent à élire les mêmes nazes qui leur promettent de faire perdurer le système.

    • Moi je veux le choix de mes assurances, j’ai déjà quitté la France plusieurs fois, et chaque fois que je suis revenue des libertés on été sacrifié sur l’hôtel de la solidarité, la j’en peux plus, Mais bien sur que les Babyboomers sont à l’origine mais il est clair aussi qu’il nous lise pas, que ferait ‘il ici.
      On n’arrive pas à résultat pareil en disant c’est pas moi, c’est l’autre non non j’y crois plus, je suis désolé mais parents sont de 47 et justement on quitté la France a cause du sois disant c’est pas moi c’est l’autre et au final c’est toujours les même qui paye sauf que la ca va grippé dans une 10 année.Qui n’a pas entendu dans son entourage , on aura plus de retraite non mais franchement, on le sait tous qu’on part à la cata, alors oui les babyboomers vous avez fait une betise et nous on a laissé faire au final, il serait plus judicieux de trouver une solution mais la j’ai un peu de mal a y croire.

  • Le système de retraite par répartition forcé est un gigantesque escroquerie inter-générationnelle sous forme de système de Ponzi.

    La génération née en 1950, qui a fait 68 est la génération la plus lamentable de l’histoire. Elle a bouffée l’argent de ses parents, le sien et s’attaque à celui de ses enfants et petits enfants par la dette des régimes sociaux.

    Pour 1 € cotisé par cette génération, ils recevront 3 €. La soupe est bonne !
    Au contraire, la génération Y peut juste espérer un ratio de 1 pour 1, et on nous oblige rester dans ce système par la contrainte quand on est salarié, c’est en effet difficile d’expliquer à son patron qu’on a droit au « Salaire Complet »…

    Les indépendants ont plus de chance, comme ils ont la maîtrise de leurs cotisations, ils peuvent souscrire une assurance vie Européenne (=NON française) en remplacement du système par capitalisation.

    On empêche les salariés de faire fructifier cet argent par la capitalisation, par exemple en le plaçant en « OAT ».

    Une personne au salaire median toucherait 19.000 Euro par an en ayant placé sa retraite en OAT, contre moins de 10.000 par la « Sécu » !

    je ne parle même pas de celui qui auait placé son capital sur le CAC40 depuis 1970 et qui pourrait toucher une rente viagère de 3.000 Euro par mois !

    Voila ce que le socialisme nous vole !

  • Baby boomer et BFM ‘s auditeur , J’ai bien lu votre article et si je suis d’accord sur la constatation : c une honte pour ma generation (dont je profite actuellement) , mais vous vous trompez d’arguments et votre amalgame est un peu primaire –
    Le probleme est moins structurel que conjoncturel et surtout il est propre a la FR – Les pays d’europe du nord et anglo-saxons ont déjà fait leur conversion et les regimes de retraites sont en equilibre.
    Le regime des retraites est en faillite, non a cause des baby-boomers mais des privileges acquis par le secteur publique (le secteur prive est a peu pres a l’equilibre ) : un prive part en retraite a 62 ans avec 50% de son salaire net – un fonctionnaire part en retraite a 57ans avec 75 % de son salaire (il y a plus de retraités que d’actifs a la SNCF) soit, a salaire egal 60% de retraite en plus (que leur droits acquis p.r.p. au prive) … de plus, ne le savez vous pas ? le fonctionnaire n’a cotisé qu’a hauteur de 40% pour sa retraite ! C le regime general (le prive) qui finance la difference – je tiens l’explication politique a votre dispo. –
    La FR est un pays attiré par la sociale-democratie que gere actuellement une majorite de gauche – Les baby boomers-deputes sont au pouvoir – moins de 80 deputes sur les 577 viennent des entreprises du secteur prive – la grosse majorite des deputes sont des fonctionnaires en detachement. Ces fonctionnaires ne vont donc prendre aucune mesure qui pourraient aller a l’encontre d’eux-m^m, de leurs proches , de leur corps d’origine et, surtout, de leur electorat. Considerons que le principe premier d’un politique n’est pas « l’interet superieur de la nation « mais c est d’etre re-elu …
    La vraie fracture est entre les gens qui sont payes par l’etat (au sens large car un retraité reagit electoralement comme un fonctionnaire) … et les autres.
    Les francais veulent des protections en tous genres – De la, ce « principe de precaution » qui me semble moins lié au pb des retraites qu’au desir de conserver les positions acquises et d’obtenir des subventions pour la multitude d’agences publiques.
    C evident que les retraités ont le Q dans le beurre – on ne peut pas leur en vouloir d’etre nes a une periode faste. On peut leur en vouloir de ne pas songer a en faire profiter leurs enfants – En fait la FR pense et depense actuellemt plus pour ces vieux que pour ses jeunes, pourquoi ? parce que 1/ les vieux votent 2/ ils ont l’argent (leur pension que les jeunes leur payent) 3/ ils ont peur de tout et sont donc plus facilement attirés par des valeurs sociales qu’entrepreneuriales.
    En resume : Alignement des retraites publiques sur celles du prive + economies sur le fonctionnement de l’Etat (structures et personnel) => pb reglé .
    Bien a vous

  • complétement d’accord avec RAFIK.

    En 1988, RAYMOND BARRE faisait sa campagne électorale en mettant en avant le problème de l équilibre des retraite.
    En 1991 MICHEL ROCARD sort un livre blanc sur le retraite rappelant à son tour le sujet.
    23 ans aprés, nous sommes face au mur.
    En 23 ans, combien de réformes combattues par des gréves ?
    Par de l immobilisme electoral démagogique ?
    Par une generation d’actif qui a refusé de toucher au sacro saint « acquis sociaux » !!!!!
    OUI à la solidarité inter générationnelle
    mais
    NON à repousser sans cesse les réformes pour faire payer les pots cassés saulement aux quadra et jeunes génération.
    Arretons de repousser les chose et assumons TOUS sans plus tarder maintenant NOTRE probleme.
    La retraite à 60 ans c est TER-MI-NE
    Passons tous à 65 ans pour éviter à nos enfants de ne pouvoir la prendre qu’a 67 ans !!!!!
    Le monde ne nous attend pas, alors bougeons nous un peu le c.. !

  • Je suis un baby boomer. J’ai commencé à travailler à 14,5 ans et j’ai arrêté à 60 ans, soit 45 ans d’activité. A l’origine je travaillais 45 heures par semaine et parfois même 54 soit 6 jours sur 7 et les congés annuels n’étaient que de 3 semaines puis 4. J’ai connu les 35 heures comme tout le monde en 2000.
    Je n’ai pas le sentiment de devoir quelque chose à quelqu’un.
    Si vous voulez vous attaquer aux inégalités, allez plutôt voir du côté de la fraude fiscale et sociale, du côté des rentiers et du côté de la répartition des richesses.

    • Je suis fils de papy boomer. J’ai commencé à travailler à 21 ans pour aller le plus dans les études car maintenant sans diplôme ou avec un CAP on est soit au chômage, soit on a des petits boulots qui ne permettent pas de se loger. Quand j’avais 14 ans j’étais dans la hantise d’aller le plus loin possible et d’avoir au moins le bac pour pouvoir vivre décemment dans un monde de plus en plus compétitif. Quand j’étais étudiant, je travaillais le samedi et le dimanche matin et même durant les vacances pour avoir des sous et ainsi essayer de préparer déjà ma future vie que je redoutais minable malgré un BTS.
      Je n’ai pas le sentiment de plus démériter par rapport aux papy boomers.
      S’il y a bien des gens à aider, ce sont bien les jeunes générations qui galèrent pour faire vivre leurs enfants dans un monde de plus en plus mondialisé et qu’ils vont devoir s’accaparer à leur tour, monde devenu de surcroit sans partage entre jeunes et vieux (d’ailleurs les papis de maintenant ne sont plus ceux de nos grands parents nés dans les années 10 et qu’on appelait la grande génération, non sans raison: je le remarque de plus en plus).

  • Alors c’est quoi la solution? leur confisquer les villas? les résidences secondaires? etc? vous oubliez que ils sont majoritaires en politique? on verra!

  • Moi:
    Des études longues et contraignantes
    La galère des premiers boulots
    Une petite paye en fin de lois n’excédant pas 1800 euros après vingt ans de travail
    Un gain de 900 euros sup si je ne payais pas les retraites
    La galère du logement cher et introuvable pour une famille complète de 2 enfants

    Mes parents:
    Une fin de primaire sans jamais aller au collège
    Un CAP à 17 ans (donc glande entre 10 et 17 ans)
    Un marché du travail florissant en 1967
    Un HLM de suite en remontant sur Paris en 1967 (avec de surcroit le choix entre 3 logements)
    Une avancée de carrière fulgurante sans stress et sans trop de surplus de travail
    Deux résidence d’habitation (2 X 3 pièces pour seulement 2 personnes) à Deauville et à Saint-germain en Laye pour la retraîte
    Une Mégane, un PC à 2000 euros, un écran plat, une tombe en marbre à 4000 euros déjà préparée (pour devenir éternels sans doute !)
    Une aide à nous certes mais au dixième de la hauteur de leur richesse
    Des voyages intra-régionaux pour s’occuper, au prix coutant du diesel (polluant et néfastes de surcroit pour les générations futures)
    Avec cela pélerinages et messe tous les dimanches pour s’assurer largement l’entré au paradis
    Morale évidemment en me disant qu’ils ont travaillé toute leur vie (en oubliant que je travaille actuellement pour payer les retraîtes et travaillerai probablement jusqu’à la mort au cas où l’idée de retraîte n’existerait plus!).

    J’apelle tout cela de l’esclavage au service de vieux c….
    Nous avions au 18ème siècle la monarchie. Nous avons maintenant à leur place les vieux.
    Vive la république ! Vive la France !

  • Rétablissons une chose, entre la génération Y et les baby-boomers, il y a la génération X, la 1ère sacrifiée, celle née entre 1968 et 1985. Les quadra de 2013 dont je fais partie sont de la génération X et non pas Y, ils sont les grands invisibles, ceux dont on ne parle jamais et pourtant ce sont eux qui ont subi le plus de désenchantement et d’adaptation obligée à un monde en déliquescence. La génération X nées avec les chocs pétrolier, a appris la sexualité avec la menace du sida, a écouté les conseils de ses baby-boomers de parents « étudie pour avoir un bon post » et s’est retrouvée à l’heure du 1er emploi en plein chomage de masse fin des années 90. Alors qu’à sa naissance, il n’y avait au mieux qu’un téléphone analogique et une TV cathodique dans le foyer, on lui demandait pour peu qu’elle soient diplomée d’avoir un téléphone portable et un ordinateur pour ses 1er recherche d’emploi. C’est du vécu. Quand vous êtes obligé de répondre non aux 2-3 1ères questions d’un recruteur « Vous avz un n° de portable », « Vous avez une adresse mail ? », « Vous avez une voiture ? », vous savez que vous êtes plutot mal barré. Sauf que fin 90, l’achat de ces technologies n’allait pas de soi : ça coutait cher. Certains jeune diplomés tentant de sortir de leur HLM n’avaient pas les moyens de se les offrir.
    Quant au salaire il suffit de lire les études du CEREQ qu’ils ont été dégradés et gelés pendant les années 2000 : les 35h !! La génération X a été encadré par des papy-boomers moins compétents qu’eux et moins diplomés qu’eux pour des salaires bien inférieur et sans aucun espoir de l’atteindre un jour.
    Pour finir le tableau, la génération X est entrée dans la vie active en même temps que la bulle immobilière historique. Autant dire que dans les années 2000, plus tu bossais, moins t’avais d’espoir de pouvoir un jour acheter ton toit à moins d’être un héritier et de bénéficier de l’aide des générations précédentes par les donations défiscalisées !

    Un prêcheur de la retraite par capitalisation pour les générations X et suivantes peut-il m’expliquer dans un contexte d’emploi stagiaire précaire rendu ultra flexible sans sécurité avec des salaires de merde où un bac +5 doit se battre pour un SMIC, donc ces personnes peuvent-elles m’expliquer comment ces générations post baby-boom seraient supposées pouvoir épargner pour leur retraite alors qu’elles ne peuvent même pas SURVIVRE avec leur travail ?

    Il me semble que c’est bien la totalité du système capitaliste qui est à revoir !!

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