Retraites : pourquoi la jeunesse devrait se révolter

Publié Par Acrithene, le dans Retraites

Si la jeunesse s’attend à un départ à la retraite à 70 ans, et en conservant les paramètres actuels du régime général, le rendement qu’elle peut attendre de son investissement est nul. En particulier, la pension que recevra un homme sera deux fois moindre que la rente qu’il aurait obtenue en prêtant ses cotisations à l’État.

Par Acrithène.

Un sondage récent mené par l’Ifop montre que 48% des jeunes de moins de 25 ans s’attendent à partir à la retraite après 70 ans. Est-ce crédible, et quelles sont les conséquences financières ?

Commençons par un petit rappel comptable. Les recettes du système par répartition sont égales à la cotisation moyenne par salarié multipliée par le nombre de salariés. Les dépenses sont égales à la pension moyenne multipliée par le nombre de retraités. Soit, à l’équilibre :

Cotisation moyenne x Actifs Occupés = Pension moyenne x Retraités

On peut blablater longtemps sur l’équité, mais la vérité comptable est aussi basique. Seules trois variables peuvent rééquilibrer un système en déficit :

  • L’âge de la retraite, qui ajuste le nombre d’actifs et de retraités
  • Le niveau des pensions
  • Le niveau des cotisations

L’hypothèse du départ à 70 ans

Si on suppose qu’on ne touche pas aux cotisations et aux pensions, l’hypothèse d’un départ à la retraite à 70 ans pour un jeune ayant actuellement 25 ans est-elle réaliste ? Pour répondre à cette question, il suffit de se demander si une retraite à 70 ans est nécessaire pour assurer un rapport actifs/retraités de 2060 égal à celui de 2013.

La réponse est oui. Si on en croit le scénario médian de l’INSEE, la pyramide des âges de 2060 implique effectivement que le ratio des (20-69 ans)/(+ de 69 ans) sera égal à 2,58, c’est-à-dire une valeur semblable au ratio actuel des (20-62 ans)/(+ de 62 ans), à savoir 2,52. Le maintien d’un âge à 62 ans impliquerait un ratio de 1,57. Mathématiquement, cela signifie que pour maintenir les pensions et l’âge de la retraite à 62 ans, il faudrait augmenter le taux des cotisations de (2,52/1,57 – 1) = 60%. Ou pour maintenir les cotisations et l’âge de la retraite constant, réduire les pensions de (1-1,57/2,52)=38%.

Bref, si on s’en tient à la dure loi des mathématiques, l’hypothèse d’un départ à 70 ans pour les jeunes est très réaliste. Sauf qu’à la vérité, on aura bien du mal à faire travailler les gens jusqu’à 70 ans. Et puis est-ce à ce prix que la morale socialiste veut nous interdire la capitalisation ?

Conséquence financière

Mais admettons l’hypothèse que fait une bonne partie de ma génération, c’est-à-dire un départ à 70 ans. Devons-nous alors accepter un tel système ?

Lorsqu’on épargne, ce qui est le principe fondamental de la préparation de nos vieux jours, la question pertinente est celle du rendement au regard du risque encouru. Examinons la chose froidement, en supposant que le reste du système conserve ses paramètres actuels.

  • Si je commence à travailler à 22 ans, je vais payer 16,5% de mon salaire (sous plafond) pendant 48 ans.
  • Puis je vais toucher une pension, égale à 50% de mes 25 meilleures années (sous plafond), de 70 ans jusqu’à ma mort. À condition, bien sûr, de survivre d’une année sur l’autre.

La chose est mathématiquement trop complexe pour un billet de presse. Mais examinons-la avec des règles de trois basiques.

  • Imaginez que votre salaire est de 20 000€ par an et reste à ce niveau toute votre vie active (hypothèse arbitraire sans grande importance). Vous (ou votre employeur, ce qui est une fausse distinction) allez payer sur ce salaire en moyenne 16,5% pour financer le régime général de la retraite. Donc vous allez payer sur votre vie active 16,5% * 20 000 € * 48 = 158 400€
  • Puis une fois retraité, vous toucherez 20 000€ * 50% = 10 000€ par an. D’après les hypothèses de l’INSEE, l’espérance de vie en 2060 sera de 86 ans pour les hommes, et 91 ans pour les femmes. Donc, si vous êtes un homme, vous recevrez en tout 10 000€ * 16 = 160 000€, et pour une femme 210 000€.

Bref, si on résume, le deal pour un homme est le suivant «  tu me donnes 100€ maintenant, je t’en rends 100€ (corrigé de l’inflation, tout de même) dans 40 ans ». Pour une femme, la chose serait un peu plus généreuse, mais resterait ridicule.

Maintenant si notre jeune homme investissait son argent par lui-même, qu’aurait-il obtenu ? Plutôt que vous jouer le tour de la capitalisation en bourse, à laquelle on va fanatiquement me répondre « oui, mais c’est risqué », supposons que notre jeune prête librement son argent à l’État. Dans ce cas, le profil de risque est semblable à celui des retraites, le créancier étant le même. Historiquement, le rendement réel (corrigé de l’inflation) de la dette publique tourne autour de 2%. En investissant librement dans la dette publique, notre jeune aurait obtenu la somme suivante en 2060, en euros de 2013 (corrigé de l’inflation) :

Eq1

Ensuite, il aurait converti son capital en rente viagère, obtenant :

Eq2

Ce qui donne une pension (P) d’environ 19 000 € par an pour notre jeune homme. Contre 10 000€ par an avec le système par répartition qu’on lui promet. Autrement dit, avec les paramètres actuels et un âge de la retraite à 70 ans, la pension versée sera deux fois moindre que si vous aviez placé votre argent dans des obligations d’État.

Une reformulation de ces calculs serait de dire que, pour un jeune homme s’attendant à toucher 20 000€ par an et à prendre sa retraite à 70 ans, l’existence du système par répartition est équivalente à son inexistence + une taxe annuelle de 9000€ à partir de 70 ans. Ou encore, qu’un jeune homme ayant de telles attentes de salaire, et maîtrisant les principes fondamentaux de l’analyse financière, serait prêt à s’engager à payer 9 000€ par an à partir de 70 ans, pour avoir le droit d’échapper au système et d’investir ses cotisations dans des obligations d’État.

Nota Bene : je précise que ces calculs ne cherchent pas à déterminer le montant futurs des pensions, car mon hypothèse d’un salaire de 20 000€ est totalement arbitraire, mais bien la performance future du système en termes de rendement.

Et les baby-boomers avec lesquels il faut « partager les efforts » ?

Mais pourquoi un système aussi nul existe-t-il ? Eh bien refaisons les calculs de manière rétrospective. Vous êtes cette fois un homme né en 1950, vous commencez à travailler à 20 ans, et vous prenez votre retraite à taux plein après 40 ans d’efforts, en 2010. Combien avez-vous gagné ou perdu ?

J’ai fait les calculs à l’aide de l’historique des salaires moyens fournis par l’INSEE, et surtout l’historique des taux de cotisations. En 1970, les taux de cotisations pour le régime général étaient deux fois moindres, à 8,75% et sont progressivement montés à leur taux actuel.

Si on prend le salaire moyen comme base, et en revalorisant les cotisations de l’inflation, le salarié moyen né en 1950 et ayant pris sa retraite en 2010 avait versé 114 000€ de cotisations.

Avec un salaire moyen sur ses 25 meilleures années égal à 31 500€, il touchera une pension de 15 650€. Comme l’espérance de vie à 60 ans est de 21 années pour les hommes, notre baby boomer va toucher 15 650€ pendant 21 années, soit 328 650€.

C’est-à-dire 3€ de pension pour 1€ cotisé. Nettement plus intéressant que ce qu’on promet à notre jeune homme de 20 ans d’aujourd’hui, à savoir 1€ pour 1€  !

Et notre baby-bommer, qu’aurait-il obtenu s’il avait investi son argent dans la dette publique ? Sur la base des rendements historiques de la dette publique, on obtient un capital de 257 000€. Ce qui, sur la base d’une espérance de vie de 21 années, se convertit en rente de 14 900€.

Résumons

1$ investi en 1900 dans le S&P 500 s’est transformé, après correction de l’inflation, en 140$ aujourd’hui. Similairement, 1$ investi en 1900 dans les bons du trésor, est devenu aujourd’hui 8,5$. Voici l’historique du capitalisme, crises comprises.

Dans le beau système que nous promet la « solidarité », 1€ versé aujourd’hui, donnera droit à 1€ versé dans cinquante ans.

Et grâce à ce système, une taxe moyenne de 26% (régime général + complémentaire) sur le travail empêche la jeunesse de trouver un emploi.

Jeunesse, les générations qui vous ont précédés ont décrété qu’elles auraient le droit de ponctionner le travail de leurs enfants.  Et puis, curieusement, elles ont oublié d’en faire. Ce contrat intergénérationnel, vous ne l’avez pas signé. Ce n’est donc pas un contrat. Aujourd’hui, on vous dit que vivre du travail d’autrui dérive du principe moral de « solidarité ». Et si vous n’êtes pas convaincus, on vous promet que vous aussi, une fois vieux, vous pourrez prélever les fruits du travail des jeunes. N’allez pas croire que c’est une bonne affaire, ils seront trop peu nombreux.

Barrez-vous ou révoltez-vous, mais ne laissez pas les anciens partir sans payer ! Je sais, ce sont nos parents, nous les aimons, mais ça ne leur donne pas le droit de nous faire les poches ou de nous laisser leurs ardoises d’impayés.


Sur le web.

Lire aussi : Ces retraites qui nous opposent

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  1. Dans le régime par répartition il faut tenir compte des pertes et bénéfices techniques. Par exemple : canicule et gros bénéfice technique en vue. Ce régime voudrait fonctionner comme une tontine mais il lui manque une dimension financière. Il y a aussi la gestion financière toute latine du régime – Pourquoi l’AGIRC possède des châteaux ? alors qu’elle est sensée redistribuer les cotisations… si on gratte un peu et comdab, c’est tout pourri !

  2. La vérité crue sur les retraites par répartition forcée :
    - à cotisations identiques, la pension minimale e la répartition est deux fois plus faible qu’avec la capitalisation ;
    - la répartition détruit les emplois des actifs qui sont supposés la financer.

    Peu importe les paramètres démographiques, la répartition forcée est économiquement suicidaire. Elle appauvrit tout le monde, les retraités comme les actifs.

    La raison et la nécessité commandent de mettre fin le plus rapidement possible à la répartition forcée et d’instaurer la capitalisation.

  3. Et si chacun était libre de cotiser ou non pour sa retraite? Cela rendrait les gens responsables de leur vie et donnerai a chacun le libre choix pour partir a l’âge qu’il juge bon pour lui .

  4. En 2003 Gerard Maudrux écrit dans son livre « les retraites ou le mensonge permanent » que le scandale des retraites serait le plus gros scandale financier depuis l’emprunt russe!!!!! dommage la vérité fini par se découvrir.

    1.  » C’est-à-dire 3€ de pension pour 1€ cotisé. Nettement plus intéressant que ce qu’on promet à notre jeune homme de 20 ans d’aujourd’hui, à savoir 1€ pour 1€ ! »

      Nouvelles attaques contre les retraités actuels en proférant des mensonges, soi-disant prouvé par des calculs.

      1. @vieux bourg
        Il ne s agit pas d avoir raison ou tort mais de savoir si les faits sont exacts et si le raisonnement est juste. En l espèce les calculs sont justes. C est ca l embêtant avec les maths : c est non négociables.
        Je comprends que ca vous plaise pas. Mais les faits sont tetus.

      2. Vieux-bourg. Vous êtes excellents dans votre raisonnement.
        Selon vous, il serait interdit de démontrer la nullité de la retraite par répartition, et continuer dans la mauvaise foi! Peut-être que la règle de trois est un principe incorrect?

  5. L assurance retraite est obligatoire mais le monopole des caisses francaise non. On peut donc en sortir et se prendre une assurance vie europeenne sur les fonds de son choix (actions/obligations d etat). Et aussi cotiser le montant de son choix ! Je suis lancé dans la procedure. A suivre sur contrepoints dans un prochain episode

  6. Papier typique de la génération Tout Pour Ma Pomme.
    Des tanguy que nous avons entretenus jusqu’à pas d’âge, qui nous tapent régulièrement, nous donnent leur progéniture à garder, tout en nous culpabilisant (encore quelques années, et tu seras à ma charge). En trouvant normal d’hériter, en cas de décès, du capital épargné* en vue d’assumer nous-mêmes notre éventuelle dépendance. Ainsi que de nos biens.
    En ce qui me concerne, je prévoie de me flinguer plutôt que de déchoir physiquement dans la souffrance et avec des « aides à la personne » stressées et maltraitantes pour me torcher. Je militerais volontiers pour l’euthanasie dont j’espère que les socialistes feront passer la loi.
    En fait le petit Tout Pour Ma Pomme qui a écrit ce papier ne sait pas réfléchir globalement au problème DES solidarités qui incombent ou non à l’Etat. Au business des soins palliatifs, aux niches qui plombent les comptes de la nation : intermittence du spectacle, immigration non qualifiée etc etc.
    Bref, c’est tellement plus simple de dresser les générations les unes contre les autres. Conforme à la mentalité Tout Pour Ma Pomme et Principe de Précaution.
    Mais qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu pour engendrer pareils petits cons ?
    *au boulot à 17 ans, toute sa vie à la limite du surendettement, aucune aide d’aucune sorte, ni bourses, ni APL, rien.

    1. Dites-donc, vous ne manquez pas d’air ! Un peu facile de forcer les jeunes à accepter (avec le sourire, à vous lire) une solidarité à laquelle votre génération n’a que très peu été soumise, et qui ne nous bénéficiera jamais. Quand les petits cons seront en majorité, les petits cons finiront bien par mettre un terme à ce système absurde, et avant toute chose, injuste.

      1. Dans votre déclaration de revenus, ne pas oublier les personnes à charge, outre vos étudiants à vie :
        Les sans-papiers, les Roms, les politiciens, les drogués, les CMU et AME, les associations, les syndicats, les intermittents, la moitié de l’Afrique.
        Mais l’auteur de ce papier appelle à la révolte contre vous, retraité. Jamais il ne s’insurgera contre LES solidarités coercitives politiquement correctes. Il ne voit pas le problème.

    2. Par construction, le système par répartition force les nouvelles générations à passer par des sous traitants pour assister leurs parents affaiblis.

      Par construction, la politique familiale force les jeunes générations à confier leurs enfants à des sous traitants.

      Par construction, le système par répartition crée une opposition entre générations, puisque les liens familiaux permettant d’humaniser les négociations à propos des transferts inter-générationnels y sont broyés, indiscernables.

      Par construction, le système par répartition est instable, tue l’emploi, tue la création d’entreprises, nourrit l’esclavage salarié.

      Qu’est ce qu’on a fait (au bon Dieu) pour que les anciens s’offusquent de voir des jeunes refuser de mettre les pieds dans un système débile et injuste, au seul prétexte qu’eux ont accepté de s’y soumettre toute leur vie ?

      1. Vieux-bourg, vous devriez vérifier vos favoris dans votre navigateur.
        Apparemment un virus ou malware a malencontreusement remplacé votre lien rue89 avec celui d’un site turbo-libéral.
        16.5% correspond à la ponction effectué sur votre salaire brut pour financer les retraités actuels, et ceci par l’intermédiaire d’une cotisation employeur et une cotisation employé, mais qui revient au même pour mon petit compte bancaire!

        1. Touit d’abord la cotisation retraite de base ne s’appique qu’à une partie du salaire (le plafond) et pas à la totalité du salaire brut donc sa demonstration est déjà plombée.

          1. « Vous (ou votre employeur, ce qui est une fausse distinction) allez payer sur ce salaire en moyenne 16,5% ».

            Les cotisations patronales comptent. Il faut suivre le lien et relire un peu de science, mais c’est faisable.

          2. Vieux bourg, lisez bien l’article avant de poster vos commentaires.

            Dans l’article il est indiqué 16,5% en MOYENNE.
            Par ailleurs, il est bien précise charge patronale + salariale. Dans le doc que vous fournissez cela fait donc 6,75+8,40, soit 15,15. Comme il s’agit d’une MOYENNE on peut facilement trouver les 1,35% manquants dans la partie vieillesse déplafonnée que et bingo (vous devez connaitre, c’est un jeu que les retraités aiment bien). :-)

          3. Le plafond est un faux sujet. Certes le salaire au dessus plafond (dans les 38k € tout de même) n’est pas assujetti, mais en même temps cette partie du salaire n’est pas non plus comptabilisé dans le calcul de la pension finale, elle même plafonnée selon la même logique !

            En fait, les gens au dessus du plafond ont un rendement encore pire, car il paye plus de 1% sur le salaire au dessus de plafond sans obtenir de « droits » supplémentaires. Cela s’appelle soit disant la « redistribution ».

          4. Pour ce qui est de votre calcul sur les pensions, vu que vous semblez avoir du mal avec ce concept économique élémentaire que l’on appelle « inflation » qui fait que 1€ aujourd’hui n’a pas la même valeur que 1€ dans 40 ans, je me contenterai de vous dire: votre calcul est faux, contentez-vous des calculs justes qui sont dans l’article.

            Et pour ce qui est du plafond, je trouve qu’un calcul qui concerne 88% de la population salarié est plus que pertinent.

            Mais comme dit plus haut, je suis d’accord avec vous, un calcul plus complexe aurait été nécessaire pour démontrer… que ceux qui gagnent plus que ce plafond se font ENCORE plus arnaquer par le système de répartition.

  7. Je me sens plutôt libéral dans ma tête, mais avec cependant une différence avec tous ceux que je lis ici. Le système de répartition est un système qui ne poserait aucun problème si il y avait plus de cotisants et si il y avait une certaine justice dans la répartition. Je sais ça fait be

  8. beaucoup de si. On vit dans un pays, une nation, qui a beaucoup sacrifié pour unir sous un seul drapeau et une seule langue des millions de gens, et tout ce que je lis de libéral ici ne concerne que le porte feuille de sa petite chapelle. Il n’ y a pas de mauvais système à mes yeux, mais que de la mauvaise volonté, de la corruption, et un manque d’ éducation. Le libéralisme est aussi utopique et bancal que ce bon vieux communisme s’ il se résume à une doctrine économique.

    1. Le système par répartition peut fonctionner à peu près si tout un tas de conditions sont remplies. Elles l’ont été un moment, mais sur le long terme il était impossible qu’elle le reste, le système étant instable, comme tous ponzis.

      Mais même s’il pouvait vraiment fonctionner, ce système resterait immoral, puisqu’il fonctionne forcément sur la contrainte et la redistribution.

      1. Je ne vois pas ce qu’ il y a d’ immoral à soutenir financièrement la génération précédente qui d’ une certaine façon nous a élevé, c’ est une première chose. Pa contre, je trouve immoral qu’ une A.Hidalgo s’ adosse de tout son poids sur le peu de jeunesse qui travaille pour prendre une retraite à 55 ans tout en continuant à emmarger largement grâce à ses fonctions.
        Parce que des vieux pauvres, on en parle peu, mais il y en a beaucoup. Quelle solution?

      1.  » Le système de répartition est un système qui ne poserait aucun problème si il y avait plus de cotisants  »

        Le nombre de cotisants devrait augmenter, la population augmente d’année en année et il y a certains types de travaux qui sont pourvus par un afflux d »immigration.
        La question n’est pas celle du bien-fondé de la répartition mais de la diminution des actifs cotisants malgré l’essor démographique.

        1. le nombre de cotisants va augmenter ? alors que le chômage va continuer d’exploser, que plus personne ne veut se faire chier à créer d’entreprise ou à se développer et que toutes les multinationales qui peuvent créer de la richesse ailleurs se dépêchent de délocaliser ?
          c’est beau de rêver.

          Je vais vous en raconter une bien bonne: « le système par répartition pourrait fonctionner si l’argent poussait dans les arbres ». Voilà le seul et unique argument des gens qui défendent la retraite par répartition, jamais sous cette forme bien sur, toujours en brodant de longs baratins solidariste (pardonnez-moi ce barbarisme)

          Ca me fait d’ailleurs toujours rire de lire de la gentille solidarité, quand on connait le niveau de pension des agriculteurs ou des commerçants.

          La solidarité, ça serait un minimum vieillesse plus élevé que l’arnaque qui porte ce nom aujourd’hui, financé par l’impôt.

        1. ça te ferait du bien pourtant, mon gars, c’ est un regard philosophique qui peut être utile. Une économie, pour qu’ elle fonctionne bien, doit être fluide, et pas conservatrice. Capitaliser, c’ est bloquer, la répartition est à mes yeux une bonne solution car elle solidarise des générations, celle qui a crée de la richesse et se repose, consomme, et celle qui en crée. C’ est une sorte de mouvement perpétuel. Simplement, certains prennent plus de droits à la retraite que d’ autres et tout le problème est là. Après, capitaliser, cela restera une bonne solution d’ appoint pour certaines catégories de personnes ( artisan par exemple).

    2. Pour moi, meme si le systeme etait financé a 100% et plus, il resterait fondamentalement diabolique. Vous voulez un systeme social communiste, fort bien! Financez le vous meme avec tous ceux qui sont d’accord avec vous. Mais ne forcez pas tous ceux que le communisme n’interesse pas. La troisieme voie francaise est tout aussi bancale que le stalinisme.

      1. « Financez le vous meme avec tous ceux qui sont d’accord avec vous.  »

        Ceux qui prennent les revendications de vouszici au sérieux devraient ouvrir un livre d’Histoire pour savoir si avant 1789, on demandait leur avis aux gens s’ils étaient d’accord pour payer les différentes taxes du royaume.

        1. Il a pourtant été montré qu’avant la révolution, l’Eglise assurait l’instruction, les soins et la charité pour environ 10 % du PIB. L’état d’aujourd’hui n’y arrive pas à plus de 57 % de prélèvements.

  9. répartition ou capitalisation, de toute façon ce sont les actifs qui produisent les richesses consommées par l’ensemble de la population.

    Dans le cas décrit dans l’article, au lieu de payer des cotisations, les actifs paient des impôts qui servent à rembourser la dette: cela reviens au même, il s’agit toujours d’argent que les actifs doivent payer.

    Si l’épargne était constituée d’actions, il faudrait bien verser des dividendes, et plus il y a de dividendes à verser et moins on peut payer de salaires.

    La seule vraie supériorité du système par capitalisation, c’est qu’elle génère de l’épargne dont on espère que judicieusement investie elle augmentera à terme la productivité, donc la quantité de richesse à se partager entre actifs et inactifs.

    1. « répartition ou capitalisation, de toute façon ce sont les actifs qui produisent les richesses consommées par l’ensemble de la population. »

      Oui, sauf que c’est plus simple lorsque les inactifs ont créé du capital : des machines, des brevets, etcetera.

      Répartition : tu donnes une pomme à manger à tes parents, et tes enfants feront de même.

      Capitalisation : tu plantes la pomme dans la terre, ça fait un pommier de plus. Quand tu seras actifs, tu ne piqueras rien à tes enfants, tu leur diras juste que s’ils veulent profiter du pommier que tu avais planté étant jeune, alors ils doivent te laisser deux pommes sur les 10 qu’ils ramasseront grâce à l’existence du pommier.

    2. « ce sont les actifs qui produisent les richesses consommées » : excellente remarque !

      Avec la répartition, les retraités sont condamnés par l’Etat à l’inactivité et au parasitisme. Avec la capitalisation, les retraités sont actifs et produisent des richesses du fait de leur capital épargné hier et investi aujourd’hui dans l’économie. On rappelle que les producteurs de richesses dans une économie sont indistinctement les salariés du privé, les entrepreneurs, les investisseurs et les fonctionnaires assurant les fonctions régaliennes (police, justice, armée). Tous les autres (politiciens, fonctionnaires non régaliens, aidés sociaux, retraités de la répartition…) ne produisent aucune richesse nette. Ils se contentent de répartir la richesse produite par autrui en abusant de la force publique (pour leur plus grand bénéfice personnel).

  10. J’ai bien peur que ce calcul soit bien faux ! Calculer l’hypothese repartition en Euros courants, et l’hypothese capitalisation en Euros constants…..C’est ou une grossiere erreur de calcul ou un bel exemple de mauvaise foi destine a presenter comme super avantageuse une option qui ne l’ai peut-etre pas tant que ca. Pour s’en couvaincre, il suffit de remplacer les 2% (taux drecteur et inflation), par 0%.

    1. Ne dites pas n’importe quoi ! Les deux hypothèses sont posées dans des conditions identiques. La différence est uniquement la somme des intérêts perçus grâce à la capitalisation. Il faut quand même avoir une couche bien épaisse d’idéologie crétine pour se demander si les intérêts s’ajoutant à l’épargne seraient une option « super avantageuse » ou pas ! Eh oui, pour n’importe quel individu disposant d’un cortex fonctionnel, plus d’argent est généralement mieux que moins d’argent !

      Avec la répartition, on crame le flouze en pure perte. Avec la capitalisation, le flouze est investi pour créer les emplois de ceux qui sont supposés financer les retraites. La répartition est un suicide économique et social qu’il convient d’abandonner sans délai.

  11. La génération baby boom aura la jeunesse qu’elle mérite car elle a montré a ses enfants qu’on envoie pépé en maison de retraite, qu’on remplace les visites par des coup de fils, qu’on fait moins d’enfants pour avoir plus de temps, etc…
    La jeunesse future n’a aucune raison:
    -d’être solidaire
    -de travailler pour ses ainés
    -de s’occuper de ses ainés
    -de se faire arnaqué par un système créé par ses ainés qui ne pouvait marcher qu’avec des efforts qui n’ont jamais été réalisés (mais demandés aux autres)

    Step 2 => les vieux iront en maison de retraite low cost dans des pays emergeants, de toute façon leur enfant (au singulier) sera ruiné et ne pourra pas faire mieux.
    Conseils aux jeunes montrez l’exemple à vos futurs enfants.

  12. Excellent discours.

    Existe-t-il un syndicat qui défend les intérêts sociaux des cotisants ?

    Un tel syndicat pourrait réunir tous ceux qui n’ont aucun intérêt au système de retraite qui nous est imposé et donner une voix à des revendications.

    1. Pourquoi moi, à 20 ans, serais-je victime d’un système que je n’ai pas choisis ? Car mes parents m’ont élevé ? Car en tant que français je dois me plier à cela ? Si vous en avez envie faites, mais en votre nom, pas en scandant la solidarité ou la nation !
      Les seules dignes de ma solidarité sont mes parents et mes proches, la je suis d’accord pour les aider, par mes propres moyens.
      La société, MA société c’est celle que j’ai choisis, celle qui me ressemble.
      Donc je ne payerais pas pour vous. Et encore pire, je ne laisserais pas mes enfants subir mes actes.
      MA vie, MA retraite, à moi de m’en charger.
      Voila un exemple de système copié ( et oui notre système que tout le monde nous envie, mais personne ne le copie ) http://www.contrepoints.org/2010/12/11/8859-quand-le-chili-indiqua-la-voie

  13. La plus grande puissance spirituelle de tous les temps, c’est la CONNERIE avec un grand C.
    Romain Gary

    Quand on lit ce que vous écrivez, c’est une vérité qui n’est pas prête de disparaître …….
    Si vous utilisiez vos neurones à vous sortir de la merde plutôt que vous lamenter et penser à votre retraite ?
    Il est vrai qu’en France il faut toujours trouver un bouc émissaire quand il y a un problème.
    Et après tout que le cul vous pèle si vous ne pouvez pas voir plus loin que le bout de votre nez……