L’homme providentiel qui vous rendra libres

Vous êtes votre propre homme providentiel ; ne décevez pas vos propres espoirs.

L’économie vivote, mais la reprise n’est pas pour maintenant. Ni aux États-Unis, malgré l’innovation et l’énergie bon marché fournie par le gaz et le pétrole de schiste, ni (et encore moins) en France.

De notre côté de l’Atlantique, le gouvernement détruit consciencieusement toute chance de prospérité en imposant aux Français un choc de complexification et de régulation centralisée qui n’augure rien de bon. Il est sans doute impossible de présenter une liste exhaustive des coups d’accélérateur vers le mur, mais un aperçu inquiétant est disponible sur Contrepoints et chez h16.

La tendance centralisatrice n’est pourtant pas l’apanage de la république française. Les murs ont des oreilles, les claviers aussi ; jamais les citoyens n’ont été aussi consciencieusement surveillés qu’aujourd’hui. La panoptique du 21ème siècle est le rêve de tout dictateur, réalisé par un sympathique démocrate adulé des foules. À défaut d’être l’Antéchrist, Barack Obama est très crédible en Big Brother.

Contre la méticuleuse surveillance des interactions entre les citoyens et de leurs activités s’est dressé un homme, qui a d’une certaine façon sacrifié sa vie au nom de ses principes. Edward Snowden a mis au jour l’étendue des mécanismes déployés pour lutter contre le terrorisme dont tous les citoyens sont apparemment soupçonnés ; tout espoir n’est pas perdu.

Il ne faut toutefois pas tomber dans le piège tendu par chaque homme qui vendra de l’espoir au kilo. Il s’en présentera sans doute plusieurs, promettant retour de la prospérité et du bonheur en l’échange d’un petit peu de pouvoir, d’un petit renoncement à la liberté.

La prospérité ne reviendra pas tant que les dettes n’auront pas été apurées, que la confiance dans la monnaie et l’échange ne sera pas restaurée. Et personne ne pourra résoudre ce problème.

Le véritable homme providentiel est en chaque individu. Le marché, tant diabolisé pour les excès provoqués par l’intervention gouvernementale, est le reflet des préférences et choix des individus ; à la fin, il gagne toujours, car aucun système ne peut aller éternellement à l’encontre des aspirations des citoyens.

Le « dieu marché », comme le nomment ses détracteurs, n’est l’ennemi de personne. Diaboliser le marché, c’est diaboliser l’individu, nier ses préférences, lutter contre sa volonté. Réguler la toute-puissance du marché revient à entraver et contraindre les individus.

Revendiquer la liberté est aisé, l’atteindre l’est moins. Dans un système aussi bien verrouillé que la social-démocratie, où la vie de l’individu – du berceau au cercueil, de l’assiette au travail – est contrôlée par le collectif, la liberté est une belle idée. S’il ne se trouve qu’une minorité d’individus pour voter pour moins d’emprise de la société sur ses membres, il n’y aura pour eux d’autre choix que de voter avec leurs pieds.

Pour aller où ? À peu près n’importe où. Peu de pays sont pires que la France en matière de liberté. Tous n’ont pas écrit son nom sur le fronton de leurs mairies, mais beaucoup en respectent mieux les principes. Mieux vaut changer qu’attendre le changement.

Vous êtes votre propre homme providentiel ; ne décevez pas vos propres espoirs.

« Ne laissez pas le feu qui brûle en vous s’éteindre, irremplaçable étincelle par étincelle, dans les sables mouvants sans espoir de l’approximatif, du pas assez, du pas tout de suite, du pas du tout. Ne laissez pas mourir le héros qui est en vous, dans la frustration solitaire d’une vie que vous méritiez mais n’avez jamais pu atteindre. Contemplez le chemin à parcourir et la nature de votre bataille. Le monde que vous désirez peut être atteint, il existe, il est réel, il est possible, il est à vous. Mais l’atteindre requiert une implication totale et une rupture totale avec le monde de votre passé, avec la doctrine selon laquelle l’homme est un animal sacrificiel qui existe pour le plaisir des autres. Battez-vous pour la valeur de votre personne. Battez-vous pour la vertu de votre fierté. Battez-vous pour l’essence, qui est l’homme, pour son esprit rationnel souverain. Battez-vous avec la certitude rayonnante et la rectitude absolue de savoir que votre moralité est celle de la vie et que votre bataille est celle de tout accomplissement, toute valeur, toute bonté, toute joie qui ait jamais existé sur cette terre. » Ayn Rand

 

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