La gestion du système éducatif épinglé par la Cour des comptes

La Cour des Comptes a lourdement critiqué la gestion du système éducatif. Tirons-en les conclusions et, contre l’échec de l’Éducation nationale, réclamons l’autonomie scolaire !

Contre l’échec de l’Éducation nationale, réclamons l’autonomie scolaire !

Une tribune du PLD.

Amphitheatre d'université à La Sorbonne. La gestion du système éducatif est épinglé par la Cour des Comptes
By: Valentin OttoneCC BY 2.0

La Cour des comptes pointe la « mauvaise organisation » du système éducatif français. Quasiment 63 milliards d’euros sont engloutis chaque année dans une bureaucratie scolaire pléthorique. Le fonctionnement technocratique et centralisé de l’Éducation nationale bloque toute évolution. Il engendre une baisse dangereuse du niveau d’enseignement et une crise des vocations dans le secteur éducatif. La réponse existe déjà. L’Ifrap a montré en 2011 qu’un élève dans une école publique coûte 30 à 40% plus cher que dans une école privée sous contrat, sans que les enseignants y soient mieux rémunérés. Et pourtant, les résultats du secteur privé surpassent dans tous les classements ceux du public à origine sociale comparable.

Pire encore, malgré 6% du PIB investis dans l’enseignement, l’OCDE a constaté que le salaire statutaire des enseignants du primaire ou du secondaire est inférieur à la moyenne de l’OCDE, aussi bien pour les enseignants débutants, que pour ceux qui ont 10 ou 15 ans d’expérience professionnelle. Le problème de motivation du corps enseignant est évident. Nous ne sommes plus à l’époque des hussards noirs de la République et on ne peut demander aux professeurs d’être des saints.

Les établissements publics n’ont pas de moins bons enseignants, loin de là. En revanche, l’organisation de l’ensemble du secteur est clairement en cause. Le PLD propose d’instaurer une autonomie pleine et entière des établissements scolaires. Confions aux directeurs d’établissement la véritable responsabilité de l’embauche et du management des équipes enseignantes. Un professeur ne doit plus être un fonctionnaire anonyme mais un acteur intégré à une équipe, correctement rémunéré en fonction de son talent pédagogique et de son implication dans le projet de l’établissement.

Nous proposons aussi de faciliter le conventionnement de nouveaux établissements en échange de la suppression de la carte scolaire. L’apparition de nouveaux établissements permettra de mettre en œuvre des pédagogies différenciées, adaptées à la diversité des talents de nos enfants. Le secteur éducatif doit retrouver une liberté de fonctionnement pour être à nouveau au service de l’intérêt des familles plutôt que soumis à une idéologie faussement égalitariste, dévastatrice pour tous ceux qui n’ont pas la chance d’être des initiés du système.