Vincent Peillon le laïcard singe la religion chrétienne

peillon contrepoints 2013825

Vincent Peillon ne fait pas tache dans un gouvernement qui s’est assignée pour tâche de détruire la famille.

Dans ma paroisse de Chatou, un des vicaires, ce matin, a lu, lors de son sermon, un passage d’un texte écrit par un ministre actuel du gouvernement, sans le nommer…

Par Francis Richard.

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Dans ma paroisse de Chatou, un des vicaires, ce matin, a lu, lors de son sermon, un passage d’un texte écrit par un ministre actuel du gouvernement, sans le nommer. Sans doute par charité chrétienne, ou plus vraisemblablement parce qu’une église n’est pas le lieu pour citer le nom d’un tel dévoyé.

Ce texte est, en tout cas, emblématique de ceux qui dirigent aujourd’hui la France, fille aînée de l’Église. En effet il s’agit ni plus ni moins, dans l’esprit de ceux qui nous gouvernent, que de singer la religion chrétienne, qui, dans le prolongement de l’Ancien Testament, est à la base de la civilisation judéo-chrétienne et de ses valeurs de liberté, et de la remplacer par une religion nouvelle, laïque et obligatoire.

Voici ce texte:

« La révolution française est l’irruption dans le temps de quelque chose qui n’appartient pas au temps, c’est un commencement absolu, c’est la présence et l’incarnation d’un sens, d’une régénération et d’une expiation du peuple français. 1789, l’année sans pareille, est celle de l’engendrement par un brusque saut de l’histoire d’un homme nouveau. La révolution est un événement méta-historique, c’est-à-dire un événement religieux. La révolution implique l’oubli total de ce qui précède la révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi. »

Avant 1789, le commencement absolu, il n’existe donc rien – ou, du moins, faut-il tout oublier de ce qui précède – pour ce ministre laïcard, qui emploie les termes mêmes de la religion chrétienne pour les dévoyer :

  • incarnation… d’un sens,
  • engendrement d’un homme nouveau,
  • transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école,
  • nouvelle église,
  • nouveau clergé,
  • nouvelle liturgie,
  • nouvelles tables de la loi.

Le ministre de ce nouveau culte assigne un rôle privilégié à l’école pour « dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen », autrement dit pour en faire un bon petit esclave, sans racines, docile et malléable à merci.

Comme je suis moins charitable que le vicaire de Chatou, je vais vous livrer le nom de l’auteur, si vous n’avez pas reconnu sa bobine, parce qu’apès tout, il faut rendre à César ce qui est à César, comme le Christ lui-même l’enseigne dans l’évangile.

Ce texte est de Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale français, depuis un an et trois jours. Il est extrait de son livre paru il y a cinq ans au Seuil, sous le titre La Révolution française n’est pas terminée.

Vincent Peillon ne fait pas tache dans un gouvernement qui s’est assigné pour tâche de détruire la famille, qui fut, ce n’est pas un hasard, le dernier rempart de la liberté quand s’instauraient des régimes totalitaires inspirés de la Révolution française modèle 93 (neuf trois), tels que le nazisme ou le communisme.


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