Ces 10 pratiques à cesser d’urgence pour amoindrir la catastrophe française

L’État français court à la catastrophe. On peut l'amoindrir en se débarrassant de ces 10 mauvaises habitudes.
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Ces 10 pratiques à cesser d’urgence pour amoindrir la catastrophe française

Publié le 15 mai 2013
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L’État français court à la catastrophe, et avec lui, le peuple français tout entier, tant la situation politique, économique et sociale du pays semble inextricable. Si l’on ne peut certainement pas revenir en arrière et s’offrir un nouveau départ, rien n’empêche cependant de regarder objectivement la situation, et d’évaluer les changements nécessaires pour amoindrir la catastrophe. C’est à ce petit exercice que je vous convie maintenant.

Et si l’on devait ne garder que les dix changements les plus saillants, ceux qui auraient un effet palpable rapide et indéniable, on obtiendrait probablement la liste suivante. Bien entendu, je laisse à mes lecteurs le soin d’amender cette liste par leurs propres choix, tout en leur rappelant que les changements les plus difficiles sont ceux qui les concernent eux-mêmes avant de toucher les autres.

Ce que l’État devrait suspendre au plus vite

1. Arrêter d’accroître la pression fiscale — Le gain marginal obtenu par l’augmentation des impôts est de plus en plus faible, voire négatif à mesure que la pression fiscale s’accroît (il devient alors plus coûteux de collecter l’impôt que ce qu’il rapporte). Cette pression fait fuir les riches, les entrepreneurs, les individus qui prennent des risques. L’enfer fiscal et l’insécurité juridique d’une imposition toujours changeante tuent des entreprises, des emplois, et indirectement, des chômeurs par le suicide ou la maladie.

my big fat greek debt2. Arrêter de faire de la dette — On n’achète pas le bonheur d’un peuple en le noyant sous les liquidités factices, et on ne gagne pas sa sympathie en obérant le développement des générations à venir. Et comme, conformément au point 1, on doit urgemment arrêter d’augmenter les impôts, cela signifie directement qu’il faut diminuer les dépenses, maintenant. Concrètement, cela veut dire arrêter de renouveler le personnel public, arrêter d’en augmenter les traitements, arrêter d’augmenter la superficie et les missions de l’État. Cela signifie aussi le recentrer sur ses missions régaliennes, couper les dépenses d’apparat, mettre fin aux prébendes et gabegies qui le minent.

3. Arrêter la distribution de bonbons — Il est plus que temps que l’État cesse de se montrer généreux avec l’argent qu’il n’a pas, qu’il arrête de distribuer des largesses (subventions, aides, privilèges…) à tous les groupes de pression, d’opinion, d’associations diverses et variées qui pèsent sur la moindre décision politique un minimum courageuse.

Ce que les politiciens devraient cesser

4. Arrêter de pourchasser le risque — Les politiciens français ne sont plus que des poules mouillées, des tribuns aux dents limées et aux griffes en caoutchouc, qui se positionnent systématiquement en intermédiaires indispensables entre un peuple qu’ils apeurent et un État qu’ils entendent contrôler afin de lui faire protéger tous ces électeurs effarouchés. En proposant de surprotéger tout le monde aux frais de tout le monde, ils sont parvenus en quelques décennies à créer une société d’enfants irresponsables et geignards.

5. Arrêter de cacher la douloureuse vérité au peuple — Ces politiciens, qui se plaignent du peu de crédit qu’on leur accorde, n’ont pas arrêté pour « protéger » le peuple de lui cacher la vérité d’une France en faillite. Il n’existe plus aucun politicien capable de l’élémentaire courage qui consiste à leur dire que leur avenir dépend avant tout d’eux-mêmes. Il n’existe plus aucun homme providentiel pour réveiller les Français et les ramener à la réalité ; on n’en trouve que pour les réenchanter, c’est-à-dire la dernière des choses dont ils ont besoin : plus tôt les gens arrêteront de fantasmer et de tout attendre de l’État, plus tôt le pays se relèvera, s’il le peut encore.

keep calm, we'll print more

6. Arrêter d’entretenir la jalousie — Les politicards français jouent un jeu dangereux en entretenant systématiquement la jalousie des uns contre les autres, des sans-grades contre les privilégiés, des riches contre les pauvres ou même des Français contre les Allemands, peu importe. « La jalousie est de toutes les maladies de l’esprit celle à qui le plus de choses servent d’aliment et le moins de choses de remède. » (Montaigne) Si, en politique, la jalousie mène au pouvoir ceux qui la créent et l’entretiennent, n’oubliez pas que ce pouvoir-là ne s’embarrasse jamais de compromis et de demi-mesures.

7. Arrêter de ressasser le passé — Il est fini, ce temps d’une gloire française d’un autre siècle, où les avis des politiciens adoubés par un systèmes construits par eux et pour eux étaient les seuls audibles. L’information se passe d’eux, et leur crin-crin sur les gloires du passé ne donnent aucune idée de leurs visions d’avenir. Occuper tant de temps pour le passé, c’est en consacrer d’autant moins pour l’avenir : il est plus que temps que nos politiciens arrêtent de triturer ce passé à coup de lois mémorielles, de tentatives de réparations consternantes ou de subversions de l’Histoire pour leurs seuls objectifs personnels.

Ce que nous tous devrions arrêter

8. Arrêter de vouloir faire porter les efforts sur les autres — Non, ce ne sont pas les autres qui doivent payer d’abord, ce ne sont pas les privilèges des autres qui doivent sauter en premier. Il faudra que chacun d’entre nous accepte un retour à la vraie égalité, celle d’une loi unique et simple, lisible par tous et pour tous. Fini les numerus clausus, fini les droits, les patentes, les exceptions, les passe-droits et autres exemptions. Fini les spécificités, les régimes de faveur, les immunités indéfendables.

9. Arrêter de croire qu’en France, demain sera mieux qu’aujourd’hui — On affronte bien plus facilement les adversités lorsqu’on les a comprises et acceptées que lorsqu’on refuse d’y faire face, ou, pire, qu’on refuse de les comprendre, par peur des remises en cause qu’elles impliquent. La situation économique est si médiocre qu’il faudra que cela aille moins bien avant d’aller mieux. Il ne s’agit pas d’abandonner tout espoir, mais plutôt de retrouver un minimum de lucidité, celle qui permet de se préparer au pire, de prendre ce qui vient et surtout d’espérer le meilleur ensuite.

10. Et surtout, arrêter de voter pour des gens qui mentent, pillent, et ne comprennent rien à l’économie, à la politique, qui vendent une sécurité frelatée pour grignoter sur les libertés et n’offrent en finale ni l’une ni l’autre. Chaque vote qui adoube un repris de justice (et ils sont nombreux, à grenouiller sous les ors de la République !), chaque vote qui pousse un démagogue plus près du pouvoir, chaque vote qui légitime un élu et refuse d’envoyer paître tout un système qui a pourtant cent fois prouvé qu’il ne porte aux nues que les pires escrocs, chaque vote ainsi ajouté ne fait qu’entretenir, allonger et aggraver la faillite en cours.

Ces dix comportements sont, à mon avis, les fort mauvaises habitudes qui ont forgé les attitudes et le caractère de tant d’individus dans le pays, et qui l’ont amené, millimètre de compromission après millimètre d’abandon de principes, toujours plus près du gouffre dans lequel il vacille à présent.

Je l’ai mentionné une fois ou deux dans ces colonnes : ce pays est foutu. Par « ce pays », j’entends en réalité l’État français tel qu’on le connaît aujourd’hui. Le pays lui-même, c’est-à-dire le territoire et ses habitants, survivra sans aucun doute à la crise qui le secoue ; il en a vu d’autres, et des pires, sans doute. Mais si ce qu’on appelle encore la France doit survivre, il lui faudra cesser ces comportements ou la sanction sera sans appel.

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  • la France est en recession selon les chiffres officiels publiés hier.
    Flamby 1er, Ayrault et Moscovici ne vont plus pouvoir continuer leurs numéros à base de gesticulations car l’étau se referme.

    • L’Etat français ne doit plus être loin de la cessation de paiement, maintenant.

      • Je suis contractuel de la fonction publique.
        J’ai prévu de partir en Australie dès la fin de mon contrat, mais le jour où ma paie ne tombe plus je fais mes valises. Pas de salaire = rupture du contrat, et c’est pas le mois d’après qu’il aura réglé ses problèmes de financement…

      • Oui, mais ça dépendra de la définition de « la cessation de paiement ».

        La cessation de paiement, c’est lorsqu’on ne peut plus faire face à l’exigibilité des dettes avec l’actif disponible.

        Si l’on considère que la FRANCE, c’est les français, faudra voir ce qu’il y a en liquidité chez les français… Après Chypre (dette = 89.7% du PIB), la France (dette = 90.1% du PIB) !

        • Considérer que la fRance c’est les français, c’est idiot mais chacun est libre de faire ça dans sa petite tête et ses grandes déclarations, mais aller chercher les liquidités directement dans les comptes bancaires ou les bas de laine pour payer les factures courantes, là il va y avoir un problème qui ne peut être résolu par l’usage de la force (sans trop de subtilités…).

          • Oui, ça ne peut être que par la force… Je ne crois pas qu’un seul français serait d’accord pour que l’Etat ponctionne sur son compte.

            Même en remplaçant le mot « voler » par « créer un impôt », ce sera fait par la force…

            Quand j’entends J. Attali dire que si la France est endettée, c’est parce que les français ont consommé des services publics qu’ils n’ont pas payé… Je comprends qu’il prépare le terrain pour dire que de gré ou de force, il va falloir payer!

      • Mais alors pourquoi peut il emprunter à des taux aussi faible?

        • C’est vrai qu’à côté de patients en phase terninale l’Etat francais (à un stade de la maladie moins avancé mais avec moins de marge de manoeuvre) paraît en bonne santé.

          Il y a surtout une fuite des capitaux à l’Intérieur de l’Europe du Sud vers le Nord couplée aux manipulations de la Banque Centrale suisse qui rachète en masse des euros.

          Je ne pense pas qu’on soit déjà au bord de la faillite, la TVA et la CSG vont sûrement augmenter dans les prochaines années.

          • Les patients en phase terminal ont leurs taux qui baissent aussi.
            Je crois que la jursiprudence chypriote ont montré aux investisseurs étrangers que l’Europe avait assez de force pour se servir dans les comptes des particuliers sans que personne ne bronche.

        • Grâce :
          1/ Aux banques et assurances françaises, qui se chargent toujours plus chaque jour de dette française.

          2/ Entre autres aux banques nationales suisses et japonaises, qui réalisent leurs objectifs de politique monétaire en achetant des BDT/OAT. Sur la suisse, voir Charles Gave. Sur la BoJ, voir zerohedge.

          Bref, ça tient grâce à des magouilles politiques à l’échelle nationale et internationale.

        • Ce billet, c’est ma foi ce qu’on appelle une bonne surprise. Pourvu que ça dure.

          Juste un bémol : « Arrêter de croire qu’en France, demain sera mieux qu’aujourd’hui ». Ca, c’est déjà l’état d’esprit de l’immense majorité de la population. C’est bien connu que les français sont parmi les gens les plus pessimistes du monde, plus pessimistes que des habitants de pays sous développés en guerre, comme l’Afghanistan ou l’Iraq.

          Ce sont essentiellement les politiques qui croient éternellement au retour prochain de la croissance pour financer leurs gabegies.

          • Pourquoi les Français sont ils comme cela ? Pessimistes ! Je dirais qu’ils sont comme des ados. (Comme le nouveau livre…) la question est : peut on encore tirer quelque chose de ces Français. Selon moi : non. C’est plus possible. Il faut connaitre la souffrance pour pouvoir l’eviter après. Visiblement, on a pas encore assez de souffrance pour comprendre qu’il faut réagir.

    • Chaque année, la France est en récession de façon non officielle, cette année elle, l’est de façon officielle, … une récession qui dure depuis des années, ça s’appelle une dépression … mais chute c’est pas officiel !

  • Bravo pour cet article, c’est concis, c’est clair, c’est pédagogique et ça nettoie les écuries d’Augias (avec un bémol sur la dette, pas si problématique que ça, mais c’est un autre débat). J’applaudis cette main tendue des libéraux vers l’opinion avec une stratégie politique qui se dessine clairement.

  • 11. Cesser de croire ce que racontent la presse et les médias sur la situation économique et les « solutions »

  • Vous savez quoi, un truc qui serait sympa : h16 en masque à gaz avec un micro mou et une equipe de cameras en train de poser des questions à la sortie du sénat….ou de l’Elysée. On pourrait demander si ils se torchent aux toilettes avec les rapports de la cours des comptes et tous les rapports de missions.

  • comme les taux sur la datte française sont très bas, ça veut dire que des gens très futés parient sur le fait que le gouvernement a une marge de manoeuvre importante pour augmenter les impôts, sans que les gens ripostent (réagissent) !!
    Donc ??

    • Comme les taux de la dette sont très bas, ça veut dire qu’il y a d’une part des gens qui n’ont pas le choix de ne pas l’acheter, d’autre part des trucs encore plus effrayants, et encore des manipulations de création monétaire dans lesquelles l’achat de dette fait partie intégrante du processus. Il est extrêmement téméraire et d’extrapolation osée de supposer que ces taux bas seraient le fait de paris de gens futés.

  • Article remarquable, merci h16.
    Je diffuse…

    •  » Le pays lui-même, c’est-à-dire le territoire et ses habitants, survivra sans aucun doute à la crise qui le secoue ; il en a vu d’autres, et des pires, sans doute »
      du grand H16 ; merci

  • Comme d’habitude, je suis en accord avec vos posts h16.
    Bien sûr qu’il y aurait de choses à faire pour redresser ce pays mais les politiques se sont enfermés dans leur clientélisme et les français en redemandent. Qui brisera ce cercle vicieux en 1er ?

  • alain schneeberger
    15 mai 2013 at 20 h 18 min

    Bravo pour l’article ! Il faudrait l’afficher dans toutes les mairies, à tous les carrefours.
    Dans peu de temps, le pouvoir ne sera pas à prendre, mais à ramasser. Mais par qui ? Pas d’homme providentiel dans le personnel politique. Même pas d’homme ou de femme politique ayant un peu de courage pour dire les choses. Mais, après tout, l’histoire a plus d’un tour dans son sac.

  • on pourrait aussi supprimer les subventions aux cerealiers qui touchent de l’ argent public pour compenser la baisse du prix des cereales, alors que ces dernières sont au plus haut depuis deux ans.

  • Suppression de l’impôt pesant sur le revenu des particuliers et le bénéfice des entreprises; à remplacer par une taxe fixe prélevée à la source sur la masse salariale. La contribution au fonctionnement de l’état apparaît comme ligne supplémentaire dans le bulletin de paie, au même titre que l’assurance maladie, chômage, régimes de retraite, etc… et à condition que l’état ne fourre pas ses gros doigts dans les comptes de ces dites assurances
    Pour un choc de simplification, c’en serait un; réduction drastique du personnel affecté à la vérification et à la collecte de l’impôt, réduction des coûts et stabilité fiscale pour les entreprises (et plus besoin de paradis fiscal)
    Pour compenser un éventuel manque à gagner, un ajustement des taux de TVA serait la bonne solution, après bien sûr la nécessaire réduction du train de vie de l’Etat

    • Comme si le salariat était universel…

      • Bien sûr que non, mais certainement le plus répandu parmi la population « normale » qui ne vit pas de ses rentes
        Ceci dit, rien n’empêche d’appliquer les mêmes niveaux de taxe sur les autres formes de revenus: rentes, plus-values de cession, etc…

  • un sans faute.

  • afligeant……… dans notre constitution il y a le mot fraternité. c’est elle qu il faut garder et muiltiplier. dix reformes qui plongerait la france ds l’individualisme et lac decadence

    • Lol. Parce qu’actuellement, ce n’est pas le cas ? Faut franchement pas vivre les pieds sur terre pour sortir ce genre de conneries.

    • Ok, je viens vivre chez toi gratos. Il faut commencer à appliquer ses théories pour sa petite personne. Je vais taper tes bieres dans ton frigo, squater ton canapé, etc…le tout dans la fraternité !

    • Allez-y, foncez, créez des emplois bien rémunérés, tout le monde vous y encourage. C’est ça la vraie fraternité!!

    • Eh, les mecs, attendez-moi, j’arrive aussi ! Vive la solidarité chez barraud ! Paske c’est bien connu, c’est barraud qu’il nous faut !

      Au fait, quand vous aurez besoin d’un slogan-à-la-con, hésitez pas…

  • Le Corroller Philippe
    16 mai 2013 at 9 h 48 min

    Plutôt d’accord avec votre diagnostic. Permettez-moi d’ajouter un point. Ne serait-il pas temps de faire entendre raison aux collectivités territoriales – dont la Gauche détient les rênes – qui ne cessent d’accroître le nombre d’emplois publics ?

  • Bien analysé, l’on pourrait ajouter d’autres pratiques à ses dix. Je ne sais où vous mettriez l’injuste répression routière actuelle qui à mon sens engendre des effets pervers sur l’économie. Lisez-le gratuitement pour l’instant sur http://www.monbestseller.com/manuscrit/radars-et-justes-sanctions#comment-3493.
    Et donnez votre avis.

  • Bon …mais le « peuple  » qui a son avenir en main est dopé aux idéaux d’un autre temps ( addictions multiples dont le chomage entretenu et inévitable ) et le contenu de ce que nous appelons éducation nationale est à la mesure de ce que nos zélites souhaitent pour la France . Dévelloper le sens critique , trop tard ! UMPS a trop peur des extrémes et personne n’ose avoir un discours autocratique car nous sommes dit on en démocratie mais quand on est en crise une seule voix vaut mieux que des consensus à la « con  » qui ne font que retarder les décisions .Avec l’évolution du numerique et robotique un monde nouveau est là ! Pour quoi autant de fonctionnaires et de batiments sur équipés , entretenus (consommant de l’énergie ) .Nous avons besoin que le monde nouveau arrive et qu’enfin l’individu réfléchisse à sa place dans le monde ….une mondialisation pour l’homme et non que pour l économie

  • Les commentaires sont fermés.

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