10 mesures qui sauveraient la France (mais qu’on n’appliquera jamais)
Publié le 8/02/2012
Aujourd’hui, soyons fous. N’ayons peur de rien, soufflons bien fort dans l’appeau à trolls et imaginons que nous ayons toutes latitudes pour tenter de résorber la crise actuelle, ou, au moins, d’en atténuer au maximum les effets. Quelles pourraient être les mesures les plus efficaces pour relancer l’activité économique du pays et y créer des emplois ?
On pourrait pour commencer imprimer plusieurs centaines de milliards de billets de 100 euros et les distribuer aux pauvres, directement. Cela n’enrichirait pas tellement les pauvres (il y en a beaucoup), alors on trouverait plus simple de distribuer ces billets d’abord à nos amis banquiers, politiciens, syndicalistes autres corporations subventionnées. À la fin, ça appauvrirait tout le monde, mais on s’en ficherait parce qu’on serait cynique.
Moui.
Bizarrement, cela a été tenté plusieurs fois dans le passé, avec un échec cuisant à chaque fois. C’est à nouveau en cours de test, actuellement, au niveau européen. On peut présager l’échec. Mais je suis mauvaise langue, passons donc.
Ou alors, on déciderait — soyons fous, vous dis-je — de lâcher complètement les bretelles et péter les élastiques et on mettrait en place les idées suivantes.
1. Dans un premier temps, on demanderait aux entreprises de donner leur salaire complet aux salariés, c’est-à-dire ce que ces salariés coûtent effectivement à l’entreprise, en totalité (charges salariales et patronales incluses). L’intégralité du salaire atterrirait alors sur le compte bancaire des intéressés. Charge alors à ces derniers de reverser aux différents organismes les sommes convenues pour les différentes couvertures. On passerait ensuite quelques mois à expliquer aux Français que oui, ils n’ont pas le choix, et oui, ils sont obligés de cotiser à ces organismes qui leur paieront une retraite de misère, indemniseront leur chômage avec un lance-pierre et ne leur rembourseront qu’une partie humoristique de leurs frais de santé. Enfin, on proposerait l’ouverture à la concurrence de l’ensemble de ces branches.
Ici, les trolls, arrivés en bande, commencent à baver en agitant leurs gros bras gourds : les malades vont tous mourir sur les trottoirs et c'est la mort des pauvres que vous voulez ! Salaud de libéral !
2. Parallèlement à ces mesures didactiques sur les salaires, on en profiterait pour faire sauter les monopoles de droits divers et variés (courrier, énergie, taxis, transports interurbains ou régionaux, tout jusqu’aux licences téléphoniques mobiles, par exemple) ainsi que les protections et privilèges minutieusement enkystés dans la vie sociale française depuis des décennies, à commencer par les numerus clausus (des pharmaciens, des notaires, des médecins, …).
Les trolls, dont la bave bulle à gros bouillons putrides, enragent à l'idée qu'un nombre suffisant de médecin, de taxis et de notaires envahirait le pays. Ce serait horrible, tout comme la concurrence qui réduit les prix et donc provoque le chômage, comme Free.
3. Évidemment, tout ceci ne peut s’entendre qu’avec un code des impôts légèrement éclairci. Pour cela, on peut le réduire à quelques articles simples : l’impôt serait dû par tous (entités physiques ou morales), sur tous les types de revenus possibles, et limité à 10% de ce revenu (flat tax), ni plus, ni moins. La TVA, de fait, serait unique, et limitée à 10%. Et 10%, c’est très simple puisqu’un gamin de 6ème est censé savoir faire une division par dix… Enfin, mettons un gamin de terminale (de nos jours). Par exemple, le litron d’essence sans plomb, actuellement autour de 1.5€, dégringolerait à 0.64€ (cela fait plus de 40€ d’économie sur un plein de 50 litres). En conséquence de quoi, le gouvernement serait dans l’obligation, rapidement constitutionnelle, de ne dépenser en année N+1 que l’argent récolté en année N, avec interdiction du moindre déficit, et sanctions personnelles et financières non symboliques aux membres du parlement pour tout dépassement de budget de l’État.
Les trolls, apoplectiques et les yeux hagards, se tortillent en criant à la misère de l'Etat qui ne pourra plus garantir à la France son rang international, faute de moyens. Et tout le monde sait que l'impôt proportionnel tue les pauvres et les chatons.
4. Puisque le droit fiscal a été toiletté, autant faire la même chose pour le droit du travail. Revenons aux sources, à savoir celle d’un contrat entre deux personnes, jugées adultes et responsables. Pour éviter que, dans un premier temps, des contrats trop fantaisistes apparaissent, on peut imaginer que des contrats types pourraient être proposés par des institutions reconnues ou toute firme d’avocats souhaitant se faire un nom. Les détails des contrats sont mis en concurrence directe. Évidemment, tous les « contrats » liant les fonctionnaires à l’État sont remis sur le tapis. Ce nettoyage au kärcher du droit fiscal et du droit du travail entraîne bien évidemment une simplification drastique de la création d’entreprise où la paperasserie devient réduite à sa plus simple expression.
Les trolls deviennent fous. Plusieurs cassent du matériel en hurlant : "des contrats libres, c'est l'assurance que les gens seront corvéables à merci. Ils sont trop cons, les gens, il faut les aider à savoir ce qui est vraiment bon pour eux !"
5. L’argent de l’État, c’est l’argent du peuple, qui a, surtout actuellement, autre chose à faire que financer les allers-retours en jet privé de Morano ou Sarkozy dans leurs déplacements de villégiature. En conséquence, on arrêterait toutes les subventions (aux associations, etc…), on mettrait fin à toutes les commissions, institutions diverses, hautotorités rigolotes mais parfaitement inutiles. La ponction correspondante disparaissant, les Français sont alors libres de reverser directement aux associations de leur choix le montant qu’ils veulent. En contrepartie, ce montant est déductible à 100% des impôts, sans plafond (les impôts peuvent ainsi être totalement annulés) tant que l’association est reconnue à but non lucratif et d’utilité publique. De la même façon, on peut espérer un gain substantiel de marges de manœuvre avec l’arrêt total de tous les ministères croupions, petites niches dorées pour sympathisants et amis des dirigeants en place, comme par exemple la Culture, l’Environnement, la Solidarité, la Jeunesse, les Sports, la Ville.
Trois trolls sont morts d'une crise cardiaque. Le troll artiste, sentant le statut d'intermittent disparaître, se met à composer des riffs vengeurs sur sa guitare. No pasaran !
6. En matière d’éducation, rien ne vaut la décision éclairée (ou pas) des parents. Le principe du Chèque Éducation, dans un premier temps tout au moins, permettra d’éclaircir pas mal la situation. En contrepartie, les écoles, collèges et lycées deviennent totalement autonomes dans leurs programmes, méthodes, horaires, recrutements et salaire des professeurs.
Ici, ce sont les trolls pédagogos qui se tortillent de rage. L'un d'eux sacrifie trois mille têtes blondes à Meirieu'Baal, leur dieu.
7. La France n’est plus une puissance coloniale, c’est un petit pays jadis riche enfoncé dans 40 ans de socialisme débridé. Rien de tel qu’une cure d’humilité pour reprendre pied avec la réalité, par exemple avec un arrêt de toutes les opérations militaires hors du sol. Les militaires sont mis à profit dans les endroits où ils peuvent servir, si le besoin s’en fait sentir. L’arrêt des opérations à droite et à gauche permet de dégager à nouveau des finances pour renouveler les matériels usés et rafraîchir les troupes. Mieux vaut 100.000 hommes correctement outillés et en bonne forme que les 240.000 actuels, fatigués et équipés majoritairement de vieux engins rouillés.
Les trolls, ici, cherchent leurs mots (enfin, leurs grognements). Ils hésitent. Ils sentent le piège.
8. Rappelons que nous sommes en situation économique tendue. Comme nous n’avons plus un rond, on a autre chose à faire de notre argent en période de crise que d’empêcher les gens de le claquer en futilités si ça les amuse. En conséquence, on applique une légalisation de la drogue, comme au Portugal où cela a très bien fonctionné.
Pendant qu'une partie des trolls reste coi, ébétés, une autre pète un klaxibule dans des petits cris stridents.
9. Il devient à présent indispensable de nettoyer aussi quelque peu la vie politique française, par exemple en imposant la transparence sur les comptes des syndicats, de toutes les entités publiques ou qui reçoivent de l’argent public (institutions, municipalités, régions, etc…). Cette transparence se traduirait aussi dans la publication sous forme électronique de l’ensemble de la comptabilité dans des formats directement exploitables par le citoyen. Et bien sûr, cela comprendrait la publication de toutes les feuilles de paie de tous les élus. Après tout, c’est notre argent, autant savoir où il part. Au sujet des syndicats, il semble évident que leur représentativité n’est plus liée à leur nom ou histoire mais, strictement, à leur nombre d’adhérent.
Un instant égarés par des mesures auxquelles ils ne s'attendaient pas, les trolls reprennent de plus belle : la transparence pour les syndicats, c'est, soyez-en sûr, affreux libéral capitaliste mangeur d'enfants communistes, l'assurance que le méchant patronat va faire pression sur eux et les empêcher d'organiser des parties (fines ?) à 500.000 euros dans de somptueux châteaux. Et ça, ce n'est pas tolérable dans une démocratie digne de ce nom !
10. Enfin, pour bien marquer le coup, on imposerait un non cumul strict des mandats, tous renouvelables une seule fois. Renouveler le corps politique n’est pas la garantie d’une démocratie parfaite mais permettra d’éviter les situations de rentes dont le pays a si longtemps souffert.
Comme vous le constatez, ces quelques mesures sont essentiellement économiques et visent, en définitive, à sabrer les bras multiples, tentaculaires et suceurs invétérés d’un État devenu omniprésent et omnigaffeur. En se concentrant sur l’essentiel et en évitant l’écueil des sujets parasites, on donne une chance réelle à l’économie de redécoller, et partant, à la France de sortir du trou.
Et maintenant, redescendons sur Terre. Le bruit des trolls nous y oblige.
Ces mesures ne marcheront évidemment pas.
Pas parce qu’elles seraient viciées (elles ont toutes, dans le monde et dans l’Histoire, prouvé leur efficacité), mais tout simplement parce que chacune de ces mesures vient heurter, directement, l’une ou l’autre corporation, l’un ou l’autre privilège, l’une ou l’autre habitude ancrée au plus profond de celui qui la pratique, qui s’y accroche et qui voit très bien ce qu’il y a à perdre et refusera, devant cette perte, de considérer ce qu’il y a à gagner. Chacune de ces mesures déclencherait une paralysie immédiate du pays qui préfèrera mourir qu’envisager le changement.
Ceci ne marchera pas parce que la majorité, qui décide, a déjà choisi son sort. Elle a déjà préféré le status quo, la rente, le confort de la position actuelle, connue et parfaitement bornée, et ne veut à aucun prix l’échanger contre autre chose, même si cela a été tenté avec succès ailleurs.
Et parce que ces choix ont déjà été fait, ont déjà été gravés dans le marbre, ça ira moins bien (vraiment, vraiment moins bien) avant de pouvoir aller mieux.
Ces mesures pourraient sauver la France. Elles ne seront ni prises, ni même envisagées.
Ce pays est donc foutu.
—-
Sur le web
Lien raccourci: http://www.contrepoints.org/?p=67521




Selon les statistiques de Médiamétrie-Nielsen pour le mois de septembre....
Pendant que Sarkozy nous refait de l'esbroufe avec ses référendums, la ratification du MES progresse....
"Politiciens, on va vous bouffer !"...
Le capitalisme exploite la cupidité à des fins socialement productives...
Le Premier ministre portugais José Socrates a annoncé mercredi soir les grandes lignes de son budget pour 2011...
Y aura-t-il des libéraux qui voteront pour Nicolas Sarkozy en 2012?...
Les prix élevés des matières premières expliquent ce niveau sans précédent...
Au Canada comme en France, les tenants du déficit public critiquent l'austérité en disant qu'elle va prolonger la crise. Mais y a-t-il jamais un bon moment pour corriger les excès de dépense publique ?...

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C’est triste à dire mais la France crèvera à petit feu, tandis que d’autres pays pourront connaitre un véritable dynamisme profitant à tous (Nouvelle-Zélande, Suède, Allemagne…).
Oui mais voilà en France, ce qu’un imbécile fait un idiot défera!
Parfait juste un commentaire sur le point 5 : Qui décidera de l’utilité public de telle ou telle association ?
On retombe dans les travers de la république des copains avec des nués de parasites.
Oui. Je n’ai pas de réponse à cette objection. Mon idée derrière ce point est simplement de permettre aux contribuables de choisir soit de payer des impôts, soit de payer des associations de leur choix et dans la quantité qu’ils veulent. C’est, à mon avis, plus efficace que les impôts. Évidemment, recevant de l’argent qui aurait dû aller aux impôts, les associations seraient alors tenues à la plus parfaite transparence ce qui élimine certaines magouilles…
Sauf preuve du contraire, je n’ai rien à perdre qu’on applique ces 10 mesures.
Pour nettoyer la vie politique Française, je suggère une petite dose de tirage au sort.
Et pour les plus démunis, une aide inconditionnelle (allocation universelle, appelez ça comme vous voulez). Je vois mal comment on pourrait passer à côté…
Là je signe.
H16, président !?
Je souscris à 100% (disons 90% – puisque si les actuels cotisants ne cotisent plus, ils faut euthanasier les retraités !!
En tous cas, lorsque la crise de la dette explosera (bientôt) on sera obligés d’envisager disons 8/10 de ces mesures.
Très très bonne liste.
Aux points 1 et 2 , il faut tout de même garder en tête que l’objectif in fine est de rendre stable financièrement les anciens systèmes (retraites, assurance-maladie) puis de les liquider. Pendant ce temps-là les gens choisissent quel système ils préfèrent, sauf les nouveaux-entrants sur le marché du travail.
Au point 2 la même chose, on ouvre à la concurrence avec l’objectif de privatiser les anciens mammouths.
Au point 3 les taux se discutent, mais on peut imaginer que la TVA serait au niveau national et que les collectivités locales se financeraient par elles-mêmes grace à la flat tax sur les ménages et les entreprises.
Au point 5, on peut imaginer un plan de réduction progressive en 5 ans des subventions jusqu’à 0 euro pour ne pas mettre tout le monde dans la merde d’un coup.
Au point 6, le chèque-éducation ne devrait pour moi qu’être accessible à la moitié des français les moins riches, et les établissements n’ont pas à être forcés d’accepter ce chèque.
Au point 9, il me parait important aussi de réorganiser les strates administratives du pays en les limitant aux communes et aux régions. De même que je pense qu’on peut réduire facilement le nombre d’élus de moitié dans toutes les assemblées de ce pays.
En train de lire « 10 mesures qui sauveraient la France (mais qu’on n’appliquera jamais) » http://t.co/Qd0ki7Xp vía @Contrepoints
Même si nous les savons utopiques, ces propositions sont un premier pas important vers la restauration du respect pour la politique. Elles sont aussi une excellente base pour construire un programme cohérent, en peaufinant et complétant ici et là. Un exemple (votre point 10): si les politiques cherchent à cumuler les mandats, cela peut se comprendre (ils veulent conserver un emploi s’ils en perdent un autre). Plutôt qu’interdire le cumul, pourquoi ne pas suggérer que le titulaire de deux mandats électifs ne recevra que la moitié du salaire de chaque poste (ou 1/3 s’il en a 3, etc.). De cette manière, on respectera à la fois la logique (l’élu ne peut plus consacrer 100% de son temps à chaque fonction) et le contribuable (qui ne paiera que pour les services effectivement rendus). Curieusement, aucun politique n’a jamais suggéré cette solution de bon sens…
Je ne suis pas trop d’accord. S’il faut vraiment deux postes, c’est qu’on doit avoir deux salaires, et bien deux personnes pour faire le travail correspondant. Si un salaire unique suffit pour les deux postes, c’est qu’un seul poste est suffisant.
Alors la feuille de paie des élus existent. Et pour le point n°2, regardons la perfide Albion, le nombre d’accident de train et repensons à la notion « d’arrêter le monopole »
Turlututu. Petit troll doit faire mieux.
http://www.contrepoints.org/2011/07/08/34178-pour-ameliorer-la-securite-du-rail-privatisez
http://www.contrepoints.org/2011/11/27/57747-des-chemins-de-fer-prives-menace-pour-la-securite
bah t’es bisounours h16,comme d’habitude.tu ferais mieux de chercher des solutions moins théoriques,plus a meme de corriger les vices des français.comment arreter d’emprunter?comment refaire des efforts?etc..
La première suffit, elle changerait totalement la vision étatique naturelle de nos concitoyens. ils verraient que c’est eux qui payent pour les autres
Toutes ces mesures sont bonnes et nécessaires (avec qqes oublis, notamment l’abolition de la carte scolaire) mais je suis maintenant convaincu qu’il manque la principale: La démocratie directe.
Voir Yvan Blot à ce sujet.
La démocratie directe balaierait rapidement les féodalités qui empêchent le progrès et corsètent les libertés. Elle aboutiait à toutes vos réformes.
Bonsoir,
Je me permets de souligner le danger inhérent à une mesure du ministère de l’éducation nationale car même si celui-ci souffre comme toutes les administrations de lourdeurs, de fonctionnaires fainéants et gavés d’avantages non mérités il permet tout de même de garantir à chaque Français le même enseignement et ce quelque soit la vilel où il habite ce qui est un facteur d’égalité non-négligeable même si évidemment le niveau est plus faible en ZEP et dans les lycées publics populaires que dans les lycées de centre-ville ( privés ou publics) ! Ainsi on pourrait imaginer que certains lycées comme H4,LLG, Janson fassent des programmes hyper-musclés dans le but d’assurer à leurs élèves une transition toute en douceur vers la prépa et les grandes écoles tandis que d’autres risqueraient de sombrer dans la médiocrité la plus totale !Le libéralisme repose sur l’initiative de chacun , ce qui est louables mais l’incompétence et le manque d’ambitions de certaisn profs pourraient faire de ce bel idéal une catastrophe pour les gamins qu’ils ont entre leurs mains ! Sinon je partage la plupart des autres points et merci encore de faire vivre ce magazine qui m’apporte chaque jour une bouffée d’air intellectuel ! Bonne continuation.
« l’incompétence et le manque d’ambitions de certaisn profs »
A laquelle répond le désir, pour les parents, de donner une chance à leur progéniture. Les incompétents ne resteraient pas longtemps en poste.
A Guillaume
« …il permet tout de même de garantir à chaque Français le même enseignement et ce quelque soit la vile où il habite ce qui est un facteur d’égalité »
« Ainsi on pourrait imaginer que certains lycées comme H4,LLG, Janson fassent des programmes hyper-musclés dans le but d’assurer à leurs élèves une transition toute en douceur vers la prépa et les grandes écoles tandis que d’autres risqueraient de sombrer dans la médiocrité la plus totale »
Votre deuxième affirmation ci-dessus ne devrait pas être au conditionnel mais au présent parce qu’elle corresponde à la réalité actuelle. La première affirmation ne correspond pas à la réalité.
Les meilleurs enseignants sont déjà à LLG, H4, etc, qui entrainent leurs élèves à faire partie de l’élite. Il y a déjà un écart énorme entre l’enseignement dans les grands lycées parisiens et les lycées de banlieue pauvre. Même à Paris, combien de parents aisés veulent mettre leurs enfants dans les lycées poubelle ? il ne leur reste qu’à choisir l’enseignement privé afin d’éviter que leurs enfants se transforment en racailles !
L’enseignement n’est pas du tout le même quelle que soit la ville !
Très bon programme.
Il faudrait cependant donner des exemples de systèmes qui fonctionnent ailleurs.
Il doit bien exister des pays plus libéraux que la France ou certaines de ces mesures sont déjà appliquées, non ?
Oui. Chacune des mesures a été appliquée avec succès dans un ou plusieurs pays.
Oui, c’est bien ce que je pensais, mais il faudrait des exemples concrets pour pouvoir convaincre les personnes qui pensent que les libéraux sont des utopistes.
Les français sont très attachés à leur système de santé, d’assurance chômage, éducatif et l’on manque souvent d’arguments face à cela.
Ils pensent que si l’on libéralise tout cela, cela sera le chaos et la pauvreté. Je pense que la meilleure voix pour faire avancer les idées libérales en France est d’être très concret.
Moi je ne comprends pas bien votre obstination à l’égard de notre beau pays, j’habite les hauts-de-seine, travaille dans les tours de la Défense et vis très bien. Une fiscalité un peu forte certes, mais le système est si vicieux que mon maris fiscaliste à fait reculer notre taux d’imposition pour la troisième années!
Ben oui, c’est sur que c’est vachement juste. Ceux qui ont les moyens d’échapper à l’impot y échappent, les autres crèvent.
Quel beau pays.
Alors vous n’êtes pas libéral, mais égalitariste! parce que dans un monde de liberté il y a les forts (les maîtres) et les faibles (les esclaves). Remarquez qu’aux US l’exhil fiscal va de même, plus on gagne plus on donne, ce qui fait le bonheur des paradis fiscaux et le malheur des enfers sociaux.
C’était presque crédible, mais la caricature trollesque est un poil forcée.
(et puis, il y a des grosses fautes d’orthographe douteuses)
Et vous?
« ambitions de certaisn profs »
Elle n’est pas de moi. Apprenez à lire, « l’Espagne ». Accessoirement, c’est une typo (de « Guillaume », donc), pas une faute d’orthographe. Et ayez le courage de votre pseudo, troll.
Ah mais si ce pays vous agrée, tant mieux pour vous. Mais mari fiscaliste ou pas, j’ai le sentiment (en fait, non, la certitude) que ce sentiment ne durera plus très longtemps.
Ici, on vous aura prévenu. Faudra pas venir pleurer ensuite, hein.
Vous heu je Enfin. Bon.
Troll.
L’Espagne : « Une fiscalité un peu forte certes, mais le système est si vicieux que mon maris fiscaliste à fait reculer notre taux d’imposition pour la troisième années! »
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Bah s’il a fait reculer l’impôt de 35% à 33%, ça vous fait une belle jambe ! C’est ce qu’on appelle une fausse solde, tout le monde est content, la fille a l’IMPRESSION d’avoir eu sa jupe pour pas cher, le vendeur a la CERTITUDE d’avoir choppé un gogo. C’est d’un banal à pleurer.
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« parce que dans un monde de liberté il y a les forts (les maîtres) et les faibles (les esclaves) »
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Euh, non, ça, ce n’est pas un monde de liberté, c’est un monde d’esclavage, nuance.
Don’t feed the troll, miniTAX.
La liberté est un droit… comme celui d’écrire des bêtises (je pratique très souvent) avec des fotes d’orthografe pornographiques (parce que je suis un rustre).
do not feed the little troll
Ma foi, que du bon sens dans toutes ces propositions. Il est vrai, comme tu le soulignes h16, que bon sens et politique font deux, et ce depuis quelques dizaines d’années déjà…
C’est l’obstination d’une encore bonne partie de nos compatriotes à aller voter pour ces politiciens qui m’étonne : bien qu’en net progrès, l’abstentionnisme n’avance pas assez vite à mon goût.
Sans parler d’un vrai leader libéral… A la « Ron Paul »
Point 3 : le terme de flat tax est à la limite de l’abus. Une vraie flat tax serait qu’un patron paie autant d’impôts qu’un ouvrier, ce qui ne serait que justice. Le patron a beau avoir une villa à 5 étages, il ne dormira que dans un seul lit, donc il saura mieux redistribuer son argent que par l’impôt versé à l’Etat. L’Etat qui prend de l’argent aux entreprenants pour faire son généreux, c’est la pire forme de désincitation qu’on puisse trouver à l’esprit d’entreprise.
On peut ajouter aussi comme mesure efficace pour réduire la dette : tout député qui aura voté pour un budget en déficit doit être démissionné et interdit à vie de se représenter.
Point 5 : « on mettrait fin » et non « on mettrait fait »
Point 6 : tout parent doit pouvoir adopter l’enseignement à domicile facilement sans se faire harasser par les étatistes zélés de l’EdNat.
Point 11 : h16, président !
« On peut ajouter aussi comme mesure efficace pour réduire la dette : tout député qui aura voté pour un budget en déficit doit être démissionné et interdit à vie de se représenter. »
Allez, on va être un peu moins méchant et on va dire que tout élu doit être inelligible à vie si les budgets qu’il a votés sont déficitaires nets sur la durée de son mandat. Si un budget déficitaire est compensé l’année suivante, ça me va. Les impondérables tout ça
Une vraie flat tax serait qu’un patron paie autant d’impôts qu’un ouvrier, ce qui ne serait que justice. Ah Bon ??
Pas d’ impot du tout serait encore plus juste
mal écris comme d’habitudes, mais des sugestions vallables.
h16 : « élève laborieux, un peu borné, mais plein de bonne volonté. Peut mieux faire »
Apparemment, c’est un effort insurmontable de ne pas insulter les gens comme vous en avez coutume.
« Avez vous lu Polanyi » : commentateur très prévisible.
Mea Culpa vous avez raison
Proposition 7, 9, 10, d’accord
Proposition 8. Nous sommes parmi les plus gros consommateurs de cannabis en France. A supposer que le cannabis soit vendu légalement, on peut imaginer que des agriculteurs en cultiveront, que sa disponibilité globale augmente, et donc que son prix diminue. Quel est le mécanisme qui fera que la consommation diminuera ? Et si elle augmente, quels seraient les coûts liés à cette consommation supplémentaire (en termes de coûts de santé) ? Compenseraient-ils les entrées liés à la commercialisation du cannabis ? (On se situe ici dans le cadre d’une légalisation et non plus d’une simple dépénalisation, qui est finalement très peu sévère en France ; la sévérité des sanctions traduit au contraire l’impuissance de l’état à permettre un contrôle effectif de ces pratiques. Et c’est d’ailleurs pas très grave)
Proposition 6. Conclusion de l’inégalité des chances de Boudon : « comme ce livre tend à le montrer, il est peu probable que l’atténuation des inégalités scolaires comme celle des inégalités socio-économiques passe par la réforme du système scolaire ». Une question ; avec l’application du système que vous préconisez, que se passe t-il concrètement? Comment un système de bourses, sans être soutenu par l’Etat peut-il se maintenir ? S’il ne se maintient pas, comment les élèves méritants de milieux plus modestes, n’ayant accès, ni aux écoles privées plus chères, mieux dotées et plus exigeantes, ni aux cours privés aux tarifs exorbitants, pourront-ils tirer leur épingle du jeu ?
Remarque sur la proposition 2. Le numerus clausus ne sert pas qu’à remplir les poches des pourris de mèdecin, il sert également à éviter une disjonction entre la structure éducationnelle et la structure professionnelle, qui, trop exacerbée, serait créatrice de chômage.
Je voulais dire les plus gros consommateurs en Europe bien sûr
Une dernière remarque qui m’est venue: si on attend d’un système scolaire qu’il soit aussi méritocratique que possible (et non égalitariste), il faut au contraire minorer le rôle des familles. Encore une conclusion du livre de Boudon:
http://seyretmelik.com/raymond-boudon-lingalit-des-chances/31542544
H16 a raison. Si ces dix propositions étaient appliquées actuellement dans notre pays elles n’auraient qu’un effet canada dry. Tant que les mentalités ne changeront pas (aussi bien en haut qu’en bas), on aura beau vanté ce qui fonctionne dans d’autres pays, il n’ est pas évident que cela marche aussi bien chez nous (mais peut être suis-je trop pessimiste). Alors la première idée est de changer les mentalités de combattre privilège et corporatisme. les 10 autres suivront toutes seules.
Alors, concernant la proposition N° 8, je pense que vous faites la confusion habituelle. Le but de la légalisation n’est pas de diminuer ni d’augmenter la consommation qui reste à l’appréciation de l’individu et non de la société.
Le but de la légalisation est essentiellement de détruire la prohibition et ses méfaits notoires (mafias, corruption, délinquance, etc…) qui là, du coup sont des problèmes de société et non des problèmes individuels.
Pour tenter de répondre ceci dit à votre question, l’expérience menée depuis plus de dix ans au Portugal démontre, en pratique, que la légalisation n’a pas entrainé de hausse notoire de la consommation ni du nombre de consommateurs, et ce sur TOUTES les drogues.
J’ai bien lu l’article. Ceci dit, celui-ci se borne à mettre en relation les deux phénomènes sans expliquer :
-le « mur de la peur » évoqué est le type même de l’explication ad hoc
-l’explication 2 est formulé de manière vague : « Le traitement de la toxicomanie comme un problème de santé, et pas comme une infraction pénale, est plus efficace que la prison pour détourner les toxicomanes de la consommation de drogue ». Je suis tout prêt à l’admettre mais concrètement ?
-l’explication 3 n’explique pas la baisse de la consommation liée à la dépénalisation mais montre que celle-ci permet de réallouer les ressources destinées à la répression de manière plus efficace dans le traitement des addictions. Très bien, mais cela n’explique pourquoi les consommateurs réduisent leur prise de drogues.
Il constate que l’introduction d’une loi de dépénalisation s’est accompagnée d’une baisse de la consommation. Mais comme le dit l’article, il ne s’agit que de la possession et de l’usage de drogues, non du trafic. Or, je ne connais pas la situation du Portugal, mais il est clair qu’en France, par exemple, bien que la consommation soit censément pénalisé, dans les faits, il est facile de s’y adonner tranquillement (ce qui pour le cannabis n’est pas un drame d’état). Le Portugal a simplement dépénalisé l’usage, non légalisé la production (le commerce de drogue y demeurant une infraction pénale), éventualité où il y aurait lieu de s’attendre à une augmentation de la consommation. Par ailleurs, l’analyse de la consommation globale de drogues dans un pays à l’aune de son arsenal juridique passe sous silence les autres facteurs de baisse. On peut penser qu’une augmentation du revenu réel global tend à diminuer la consommation de drogues (je conjecture là hein). Mais effectivement, dans votre perspective, la consommation est du ressort de l’individu, donc le problème ne se pose pas pour vous.
Mais bon, la question est un peu un gadget pour moi. Je préférerais qu’on me réponde sur l’éducation où là pour le coup, je pense avoir soulevé un lièvre, puisque le chèque éducation correspond bien à l’idée de laisser toute latitude aux familles pour l’orientation des gamins, or Boudon suggère que l’on fasse l’inverse.
Si on pense par ailleurs que la consommation est du ressort de chacun, il parait illogique de défendre une politique de dépénalisation parce que l’on constate une diminution de la consommation globale (ce que fait l’article puisqu’il parle bien de la dépénalisation comme d’une « politique de lutte contre la drogue »). Si on pense que ceci ne relève pas du problème de société, et que le principe cardinal est la liberté, on devrait soutenir une politique de dépénalisation, même dans la cas où une telle politique entrainerait une consommation accrue.