Où seront les prix de l’immobilier dans quelques années ?

Peut-on prévoir l’évolution des prix de l’immobilier ? Une chose est sûre, les taux d’intérêt y sont pour beaucoup.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
La maison, le rêve immobilier de beaucoup

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Où seront les prix de l’immobilier dans quelques années ?

Publié le 13 mai 2013
- A +

Par David Descôteaux, depuis Montréal, Québec.

La maison, le rêve immobilier de beaucoup
La maison, le rêve immobilier de beaucoup

Imaginez un moment que le taux d’intérêt de votre hypothèque soit de 21,75 %. Bon, OK, arrêtez d’y penser. Ça risque de gâcher votre journée. Mais c’est pourtant ce qu’ont payé nos parents en 1981 (avec des maisons beaucoup plus abordables, disons-le).

Quel contraste avec les prix de l’immobilier aujourd’hui! Depuis quelque temps, même si le ministre Jim Flaherty des Finances menace d’envoyer en pénitence les banques qui veulent nous faire un trop bon deal à son goût, il est relativement facile de trouver des prêts à 2,89% sur plusieurs années. Un creux historique au Canada. Et qui pourrait demeurer encore longtemps, soutient le magazine Canadian Business dans son dernier exemplaire.

Plus de dettes

Il se vend moins de maisons ces temps-ci au Canada, ce qui réduit la demande de nouveaux prêts hypothécaires. Économie 101 : la demande baisse, donc les prix aussi, souligne l’article. Nos banques ont beau être en situation d’oligopole au Canada — un petit nombre de vendeurs pour de nombreux acheteurs —, le peu de concurrence qui en découle fait quand même le boulot. Surtout que le coût d’emprunt des banques, largement déterminé par le taux des obligations canadiennes, est extrêmement bas.

Si Jim Flaherty et la Banque du Canada s’inquiètent des bas taux hypothécaires, c’est parce que les Canadiens continuent de s’endetter, même si on en parle un peu moins dans les médias. Le crédit à la consommation augmente toujours — quoiqu’à un moindre rythme —, tout comme le crédit hypothécaire. Résultat : le ratio d’endettement des ménages canadiens atteint aujourd’hui 166,7 % selon Statistique Canada. Un (autre) record…

Les grosses cabanes (vides de meubles) avec autos de luxe dans l’entrée, les deuxième et troisième chances au crédit pour une auto, les multiples cartes de crédit… Ces anecdotes nous faisaient encore sourciller il y a quelques années à peine. Aujourd’hui, on ne s’en surprend même plus.

Un automne chaud ?

Les resserrements successifs des règles entourant les prêts hypothécaires ont contribué à refroidir le marché immobilier. Ça, et le fait que les Canadiens ont peut-être frappé leur « mur » d’endettement. C’est une bonne nouvelle à long terme, mais qui risque de faire mal à plusieurs propriétaires à court terme.

Plusieurs questions demeurent : où s’en va le marché ? Va-t-il se « planter » solide et entraîner avec lui l’économie canadienne au grand complet? Va-t-il se dégonfler tranquillement, heurtant les plus irresponsables sans toutefois entraîner un effet domino sur le reste des industries ? Le Québec, que plusieurs croyaient immunisé contre une bulle immobilière, va-t-il au contraire souffrir plus qu’on pense du ralentissement immobilier ? Les ventes de maisons continuent de baisser dans la région de Montréal, et le prix des appartements a diminué légèrement. Plusieurs acheteurs sont en mode « attente », incertains de ce qui s’en vient.

Profitez de l’été. J’ai l’impression qu’un automne mouvementé nous attend…


Sur le web

Voir le commentaire (1)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (1)
  • Bonjour,
    Concernant les 21,75 %, ne faudrait-il pas prendre en compte l’inflation de l’année 1981 (12,12% de que j’ai trouvé sur internet) afin d’obtenir le taux d’intérêt « net » ?

    Bien à vous,

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

L’encadrement des loyers a été réactivé par le vote de la loi Elan fin 2018. Il vise à limiter le montant des loyers dans les communes situées dans les zones tendues. Dans ces communes le loyer à la relocation va être bloqué à une valeur maximum, appelée valeur de référence majorée, calculée à partir de valeurs fournies par l’observatoire des loyers de chaque agglomération. (Détail du système).

Les obligations sont si nombreuses et complexes que les petits bailleurs privés devront passer de nombreuses heures à assimiler le principe où ... Poursuivre la lecture

Par David L. Veksler.

 

Vous êtes-vous déjà demandé s'il existait un chiffre unique qui vous permettrait de savoir si vous avez réussi sur le plan financier ? Il en existe un en fait : la "règle des 4 %".

La règle des 4 % est une règle empirique utilisée par la plupart des conseillers financiers selon laquelle le fait de retirer un maximum de 4 % de votre portefeuille par an vous permettra de vivre indéfiniment sur vos économies. La règle est basée sur 75 ans d'histoire des marchés boursiers et, bien que le pourcenta... Poursuivre la lecture

inflation immobilier
3
Sauvegarder cet article

Une crise ne devait jamais se produire. Pas après la Grande Modération des 30 dernières années. Mais la plupart des actifs sont sur le point de chuter.

Depuis plus de 100 ans, l’immobilier a baissé lors des périodes comme celles-ci, où l’inflation surpasse les taux d’intérêts et les force à grimper.

Le graphique ci-dessous (source) donne l’indice des prix de l’immobilier en France, en fonction du revenu des ménages.

 

 

Vous pouvez observer trois périodes de chute des prix pour l’immobilier... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles