Traité de libre-échange Europe États-Unis : ça se précise

Avec l'Accord Transatlantique de Commerce et d'Investissement, c'est la plus grande zone de libre-échange au monde qui se profile.
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Traité de libre-échange Europe États-Unis : ça se précise

Publié le 30 mars 2013
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Avec l’Accord Transatlantique de Commerce et d’Investissement, c’est la plus grande zone de libre-échange au monde qui se profile, pour la prospérité de tous.

Par Charles Sannat.

Dés le mois de juin prochain s’initieront les négociations afin de créer la zone de libre échange la plus grande au monde. Barack Obama et José Manuel Barroso négocieront l’établissement d’un accord de libre échange entre les États-Unis et l’Union Européenne. Ce sera  « l’accord le plus important qui n’ait été signé à ce jour » selon le Président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso. Sa signature supposera la création « de la zone de libre-échange la plus importante au monde » et clairement sera le guide non seulement pour d’autres accords commerciaux bilatéraux sinon aussi pour le commerce mondial.

Les régions commenceront presque immédiatement les procédures et les changements internes nécessaires à l’avancement des négociations pour la formation de l’ »Accord Transatlantique de Commerce et d’Investissement ». « Un commerce libre et équitable transatlantique qui supportera des millions d’emplois américains bien rémunérés » déclarait le Président Obama pour justifier la proclamation de l’Accord Transatlantique du Commerce et de l’Investissement.

Selon M. Barroso, la signature d’un tel accord est « un coup de pouce à nos économies qui ne coûte pas un centime aux contribuables » et « stimulera l’économie européenne de l’ordre de 0,5% du PIB. Cela représentera des dizaines de milliards d’euros chaque année et des dizaines de milliers de nouveaux emplois ». L’Union Européenne est le principal partenaire commercial de Washington et vice versa. L’Europe achète ainsi beaucoup plus des États-Unis que de la Chine.

Les négociations s’avèrent difficiles comme l’a reconnu le Président du Conseil Européen, Herman Van Rompuy, puisque qu’il y a des secteurs particulièrement sensibles à un accord de ce type, comme celui de l’agriculture qui a été le secteur productif le plus protégé de l’extérieur par l’Union Européenne au cours de ces dernières années.  Ce secteur a été traditionnellement le principal obstacle à l’établissement du libre échange entre les États-Unis et l’Europe. Mais, tant les États-Unis que l’Union Européenne sont convaincus que compte tenu de la situation précaire de l’économie et de la finance, c’est maintenant qu’un un tel accord doit être convenu, renforcé par la « volonté politique » qui prévaut parmi les dirigeants européens et américains.

Si ces négociations, initialement longues et difficiles, s’avèrent fructueuses, cela permettra la création de la zone de libre échange la plus riche au monde. Les États-Unis et l’Union Européenne représentent à elles seules 47% du PIB mondial et le volume de commerce entre elles s’élevait à plus de 454 milliards d’euros en 2011 avec un excédent commercial de plus de 72 milliards d’euros en faveur de l’Union Européenne.

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  • Mauvaise langue.
    30 mars 2013 at 7 h 30 min

    Ce serait la fin des pièges larvés mis aux échanges, notmment par un protectionsime sournois, du genre « made in France » ou « made in Europ ».

    Le dernier en date étant, en Belgique, la subvention plantureuse au photovoltaïque « à condition qu’il soit produit en Europe » !!!

  • je ne pense pas que ce qui se prépare soit  » la propérité pour tous « ; on nous a déjà fait le coup avec l’euro , la zone euro ;l’europe qui devait endiguer le chomage , stimulé l’économie , amener la croissance….et la prospérité pour tous…..on voit le résultat…..

    • Chère Marie,
      Pensez-vous vraiment que l’Euro soit responsable des politiques d’augmentation des dettes publiques et des « aides » de tout poil mises en œuvre par ceux qui ont eu pour principe de développer le concept de « la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde » ?

      • croyez vous vraiment qu’en associant deux systèmes socialiste perclu de dettes, l’amerique et l’europe, on aillent vers la grande prospèrité ?

    • Mauvaise langue.
      30 mars 2013 at 17 h 27 min

      Marie, ce que vous ne voyez pas, c’est dans quelle situation seraient les pays européens sans cette cohésion.
      Face au Mercantour, à la nouvelle banque mondiale des Brics, au monde qui bouge, elle aurait bonne mine, la France isolée !

  • Encore des pertes de libertés à venir?

  • Stéphane Montabert
    30 mars 2013 at 14 h 26 min

    Sachant que le libre-échange implique aussi l’agriculture, j’ai du mal à croire un tel accord possible.

    J’imagine déjà les banderolles anti-boeuf aux hormones et tutti quanti.

    S’il faut quelque chose comme l’unanimité côté européen pour qu’un tel accord voie le jour, ça ne passera jamais.

  • {{..États-Unis et l’Union Européenne représentent à elles seules 47% du PIB mondial et le volume de commerce ……….}}

    SI je peux partager votre énumération de chiffres impressionnants, je n’en parierai pas autant, cher Mr Sannat, sur la perméabilité de nos mentalités respectives. Non point celles prévalant lors de la phase des négociations. Mais celle du choc mental entre deux continents de cultures restant tellement à l’opposé l’un de l’autre.
    Evidemment, le profil diplomatie-de-gauche porté par l’administration Obama incline au dialogue avec l’U.E. elle-même…assez profilée à gauche.
    Au-delà les mécanismes sous-jacents à l’ouverture visée par les ambitions US restent moins compatibles avec les nôtres. Toutefois, si UK vise à jouer la tête de pont vers le continent U.E., peut-être ceci aidera-t-il ? Encore faut-il voir les attitudes déployées côté de leurs adversaires (nombreux) sur notre pauvre continent !
    NB : je connais par pratique les deux côtés de nos économies U.E / US…

  • Vous ne croyez pas que la mondialisation vous a déjà assez massacré sur le plan économique. Les recettes des économistes de l’école des Chicagoboys finiront par tuer tout espoir de croissance. Il fut un temps où tous les avocats furent massacrés. Il faudra répéter cette action mais cette fois viser les économistes. De vrais accros à cette pseudo-science qui n’a rien de scientifique.

    • Raphaël Marfaux
      31 mars 2013 at 15 h 25 min

      Je ne sais pas si vous êtes au courant mais la crise économique que l’on connait aujourd’hui est une crise de la dette publique et une crise de l’euro. Deux maux qui sont dénoncés depuis belle lurette par les « Chicagoboys ».

      On aurait davantage écouté ces économistes qu’on en serait pas là.

  • L’importation de la dette sans limite … quel programme !

  • Ce serait plus intelligent d’y associer la libre circulation des citoyens…
    Sans cela, ….

    PS: pourquoi ne pas discuter de l’adhésion des états européens à ceux des USA ?

  • On va se faire briser en deux avec la faiblesse de nos microéconomies!! Idem que pour la création de l’Europe ou la création de l’euro: c’est beaucoup trop rapide et fait par des personnes complètement déconnectées des réalités quotidiennes. Bien sur que les grandes entreprises y trouverons leur compte! Mais tous les autres?! Il y a milles réformes à faire avant de pouvoir supporter ce type d’ouverture de marché. Raaa, encore un bon gros caca plein de vernis qui brille.

  • www.crisemajeure.fr
    3 mai 2013 at 17 h 08 min

    La fondation Bertelsmann – un leurre pour l’Union européenne

    C’est un groupe de médias allemand dont l’origine remonte à 1835. En 2004, il se lie étroitement à l’OTAN, une organisation sous influence du CFR, lui-même placé sous la coupe du Bilderberg group. Son ambition est semblable à celle de l’ERT1, la construction d’un grand marché transatlantique, un bloc économique sorte de G2 euro-américain d’ici 2015. Après les multiples accords commerciaux NTA – NTMA – TAD – TED – TAFTA, un nouveau programme de libre-échange transatlantique s’annonce en 2013, au détriment de secteurs commerciaux clés de l’UE. http://www.liberation.fr/monde/2013/02/13/vers-une-zone-de-libre-echange-entre-les-etats-unis-et-l-ue_881483

    Du fait de la récession, il s’agit une tentative de renforcement du bloc occidental face au bloc asiatique (Chine pays voisins – ASEAN et pays latino-américains et Caraïbe – CELAC http://french.peopledaily.com.cn/Chine/8129175.html ) en plein essor économique et décidés à créer la plus grande place financière au monde devant Wall Street. Toutefois, ce partenariat de circonstance ne reléguera pas à l’arrière-plan les accords ALENA de libre-échange nord-américain USA – Canada – Mexique – qualifiés de pierre angulaire du nouvel Ordre du monde par Henry KISSINGER,

    L’Europe est commercialement le partenaire le plus important du monde nord-américain des affaires. Ce partenariat représente plus d’un million d’emplois pour le seul État de Californie. Inversement, les investissements européens au Texas dépassent l’ensemble des investissements américains au Japon. Au total, plus de 12,5 millions de salariés dépendent des liens économiques transatlantiques. Ceci semblerait être le moyen d’assurer la stabilité économique mondiale au travers de la sécurité économique de 800 millions d’individus. D’autant plus que la Réserve fédérale US (FED) et la Banque centrale européenne (BCE) ont la latitude nécessaire pour créer ce lien sur la base des deux principales monnaies du monde.

    Pourquoi un leurre pour l’UE ? Parce que ce rapprochement USA – UE déjà actif s’articule sur l’impérieuse nécessité de l’équilibre économique et monétaire. Le parlement européen ayant adopté une résolution en ce sens le 26 mars 2009. Pour ce faire, il a appelé à renforcer la coordination entre les institutions monétaires européennes et américaines. Les instances du N.O.M laissent croire que ce leitmotiv est l’essentiel de l’essentiel. Alors que parallèlement elles enserrent les États-nation pros ou anti fédéralisme européen, dans une crise monumentale de la dette budgétaire. Le moyen de soumettre plus que jamais les pays européens aux contraintes et aléas du milieu financier. Les obligeant à une dépendance financière étouffante et constante, s’il le faut en provoquant l’écroulement du marché monétaire. Si le dollar était fortement dévalué, cela provoquerait immédiatement une ultime dépression paritaire Euro / Dollar.

    Cela impacterait jusqu’à l’ingérable 1) les échanges commerciaux mondiaux en Euro, 2) le budget intérieur des États-nation européens considérablement affaibli par les répercussions économiques de la crise majeure. Un deuxième boulet, celui de la lourde dette des pays d’Europe centralepourrait s’ajouter. C’est à ce stade d’immenses difficultés, qu’une seule solution s’offrira aux chefs de gouvernement, via – la Banque Mondiale – le FMI. Au cours des derniers sommets internationaux, ce dernier, fort de l’aide qu’il a accordée à plusieurs pays de l’UE, ne cesse de les sensibiliser à revoir leurs positions et leurs objectifs de solution à la crise. Il insiste pour qu’ils acceptent unanimement et rapidement l’idée de la nécessaire refonte totale du système financier mondial, incluant l’abandon des monnaies existantes, dont l’euro, pour adopter à la place en occident une monnaie mondiale unique adossable à l’or. En 2012, les pays de l’UE refoulent à nouveau le projet formulé par le FMI.

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