Les déprimantes leçons de Chypre

Le vol qui se passe actuellement à Chypre nous rappelle trois choses fondamentales …

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Les déprimantes leçons de Chypre

Publié le 17 mars 2013
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Samedi, Chypre découvrait avec consternation que l’Union Européenne et le FMI ont demandé au gouvernement chypriote de lever une taxe (exceptionnelle, bien sûr) de 6 à 10% sur l’ensemble des avoirs bancaires, après un blocage des comptes en banque, pour sauver le système financier de l’île dont la situation économique devient préoccupante. Heureusement, en France, le week-end se passe sans aucun problème.

Et c’est ainsi que nous découvrons que Cahuzac, finalement, aurait bien eu un compte en Suisse (Saperlipopette quelle découverte ! Un politicien qui a un compte en Suisse, voilà qui est tout nouveau). Dans les gros titres de la presse, on apprend aussi que la part des CDD dans l’emploi en France augmente drastiquement. Montebourg déclare avoir sauvé 60.000 emplois et le veau sous la mère ; certains y croient. Pour rire, sans doute. Délit d’initié aux États-Unis. Un soldat français tué au Mali. Un viol collectif en Inde. Tristesse à Caracas : Chavez, claboté en réalité depuis bien trop longtemps, ne pourra pas être embaumé à la Staline.

Mais de Chypre, point.

Les captures d’écran de GoogleNews ce matin (10:30) ôtent tout doute : tant du côté de l’international que du côté de l’économie, les atermoiements chypriotes n’excitent pas franchement la curiosité.

gnews - international

gnews - eco

Il faut aller fouiller dans les pages « éco » des grands journaux pour découvrir quelques articles sur ce qui se déroule dans l’île. Ou alors, le lecteur, résigné mais lucide, laisse enfin tomber les pignouferies d’une presse française obstinément centrée sur son nombril, et se rend sur Contrepoints où l’on trouvera l’article scandalisé du président belge du Parti Libertarien, et un témoignage complet, in vivo, d’une habitante qui explique en détail ce qui est en train de se passer actuellement dans ce pays membre de l’Union Européenne et de la Zone Euro. Bref : ce qui se passe actuellement à Chypre n’intéresse personne, et la presse française sombre une nouvelle fois dans la facilité de n’y consacrer que le minimum syndical pour pouvoir dire « on a traité le sujet », sans cependant pousser le vice à le mettre en concurrence avec les gaudrioles d’un Cahuzac dont, il faut bien le dire, tout le monde se fiche et que personne ne peut décemment croire blanc comme neige (et en plus, il est socialiste).

Pignouferies de presse

Et justement, ce qui ne laisse pas de me surprendre est cette absence de réaction, ou, pour être plus précis, cette réaction particulièrement dosée d’une presse qui n’a pourtant jamais hésité à cogner sur les banques (ultra-néolibérales), les financiers (suppôt du capitalisme démoniaque), le FMI (inféodé à la fois aux politiques turbolibérales de l’Europe et des États-Unis, à Goldman Sachs et au Bilderberg, au moins) ou le reste. Ici, tout semble se passer sur du velours : quelques centaines de milliers d’habitants d’un pays membre de l’Union vont peut-être subir un vol, parfaitement anti-démocratique, en toute décontraction de la part de tous, et personne ne semble vouloir analyser ce qui se passe.

Certes, à mesure que la grogne des habitants de l’île méditerranéenne monte (et alors que tous les ingrédients d’un bank-run se mettent en place), que l’opposition au projet de loi scélérate s’organise, quelques articles apparaissent pour camoufler, peut-être, l’indigence des réactions initiales des médias : il y a protestations, et éventuellement matière à relater les bouillonnements populistes d’une foule mécontente devant son élite gouvernementale (et ça, ça fait vendre, coco !) …

Mais quand bien même : trois points ne sont toujours pas développés. Pourtant, ils sont essentiels dans ce qui se passe à Chypre et éclairent notre avenir d’une lumière bien triste.

Ainsi, je n’ai pas encore vu, à cette heure, d’article expliquant pourquoi ce qui se passe là-bas, et qui ne concerne qu’un gros million de personnes, pourrait fort bien se passer en France dans quelques mois, ou, a contrario, pourquoi la France pourrait éviter ces affres financières. Je n’ai pas entendu de comparaison de l’état économique catastrophique de l’île avec celui de la France, de la Belgique, de l’Italie ou de l’Espagne, alors qu’il y aurait matière à faire le rapprochement, d’autant que les banques françaises, espagnoles, belges ou italiennes ont plusieurs fois défrayé la chronique et pas pour leurs résultats sains et équilibrés… La presse semble marcher sur la pointe des pieds autour de ce sujet-là, pourtant si évident : rien n’interdit qu’un petit samedi matin, dans les mois, les semaines qui viennent, les Français se retrouvent devant des comptes bloqués, des distributeurs automatiques qui ne leur distribuent que des excuses et que tous doivent attendre le mardi suivant pour récupérer leur compte en banque, délesté de 4, 6, 10% …

Non, décidément, le nombre de personnes concernées, la taille des comptes et la puissance des banques ne sont pas des garanties que ce qui arrive à Chypre n’arrivera pas en France.

L’autre point évident, c’est qu’encore une fois, on assiste à une socialisation parfaitement scandaleuse des pertes de certains. Un gouvernement, une brochette de politiciens, quelques banquiers véreux, approximatifs ou incompétents, ont placé le pays dans une situation inextricable. Ils ne seront pas inquiétés. Ils ne seront pas poursuivis. Ils ne seront pas tenus pour responsables. Ils ne seront pas ruinés, leurs comptes saisis et leur capacité de nuisance réduite à zéro. Grâce à la socialisation des pertes, si typique d’un capitalisme de connivence qui ne marche que dans des démocraties sociales et socialistes indubitablement corrompues, tous les petits problèmes de ces aigrefins seront résolus sans douleur (pour eux).

Et surtout, ce ne seront pas les impécunieux, les dilettantes, les endettés et les voleurs qui sont le plus punis de ce genre de pratiques. Ce seront encore ceux qui ont été prévoyants, qui ont précautionneusement épargné, mis de côté, qui paieront les pots cassés. Au passage, on admirera l’énorme gain de confiance joyeux dans le système bancaire qui va résulter de ce genre d’opérations. De ce point de vue, ce qui se passe à Chypre est une excellente piqûre de rappel pour tous les Européens : en matière de monnaie, les États ont tous les droits et les particuliers, aucun.

Un dernier point me semble évident : la situation économique française me semble suffisamment mauvaise pour ne pas écarter, comme à Chypre, l’éventualité d’une ponction généralisée sur les comptes ; elle se met d’ailleurs en place, avec discrétion, sur le livret A et sur les assurances-vie. Au vu de la façon dont cela s’est passé là-bas, et de la façon dont c’est relaté ici, ne comptez pas sur la presse pour vous prévenir. Ne comptez pas sur ces individus qui prétendent vous informer. Quand ils vous en parleront, il sera déjà trop tard.

—-
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  • Et ben voilà c’est pourtant simple de solder la dette, il suffit de prendre l’argent là où il est.

    Et la conclusion que feront les politiques et les médias français est toute trouvée : on a encore de la marge sur l’explosion de la dette puisqu’on peut ponctionner à loisir dans l’épargne des ménages (qui représente +de 2 fois la dette).

  • Fuite massive des capitaux de Chypre (et d’autres pays européens) dans 3, 2, 1…

    • C’est clair qu’un tel vol va faire boule de neige et avalanche. Si on ne peut pas avoir confiance dans les banques à qui on a confié notre épargne, parce que l’autorité du pays dans lequel se trouvent ses banques peut à loisir s’en emparer en deux temps trois mouvements, tout le monde va retirer son argent. Et précipiter la chute du système ce qui ajoutera un challenge rigolo à nos gouvernements pour s’en aller chercher cette épargne.

  • [..] So for those who really want to know who is next – look to the left side of the chart above: that’s where the loan-to-deposit ratio among European banks is highest, and thus most unsustainable. [..]
    http://goo.gl/KngRR

    Source: http://www.zerohedge.com/news/2013-03-16/after-cyprus-who-next

  • tiens d’ailleurs question simple et qui pourrait servir sais t on jamais : demain je souhaite ouvrir un compte en Allemagne ou Angleterre et transférer ce qu’il y a sur mes livrets là bas .. à mon petit niveau , cela est il possible , cela a t il un coût , le fisc en est il informé et peut il l’interdire ?

    merci à ceux qui voudront bien me répondre ..

    • Sous réserve de la confirmation de personnes plus qualifiées, il me semble que transférer des fonds dans une banque à l’étranger est parfaitement légal. Ce qui ne l’est pas c’est de le dissimuler au fisc; si le revenu est français il sera imposé à l’IRPP en France. De plus on applique à l’ISF le principe de mondialité: imposition de l’ensemble du patrimoine, même à l’étranger.

    • Si tu ne déclare pas les sommes que tu transferts, ainsi que les comptes que tu possèdes à l’étranger, ta banque le fera pour toi …

      Les banques sont des GROSSES balances !

      La législation impose qu’un membre du personnel soit responsable de contrôler les opérations faites par les clients, et cette personne est dans l’obligation de signaler au FISC ou à TRACFIN toute opération qualifiée de suspecte (non conforme à l’éthique, si ma mémoire est bonne).

    • Bonsoir,
      Oui vous avez tout à fait le droit d’ouvrir un compte bancaire hors de France…dès lors que vous en avertissez le Fisc!!!

    • Bonsoir,
      Oui vous pouvez ouvrir un compte bancaire dans un Etat de l’Union Européenne. Oui vous devez le signaler au Fisc.
      Ou vous devenez non résident fiscal français. C’est encore une possibilité.

  • Je ne connais pas du tout la loi Chypriote; en France, ce prélèvement ayant le caractère d’une imposition, il faudrait une loi de finance pour le mettre en place. Est-ce que cela a été le cas à Chypre?
    J’ose espérer que nos députés ne voteront jamais une telle mesure, mais cela ne me surprendrait pas tant que ça…

  • Il sera intéressant d’observer si cette décision, qui punit indistinctement les déposants, va avoir un effet boule de neige à travers l’Europe, l’édification des populations, éclairées par le pouvoir de nuisance hors de contrôle des Etats socialistes obèses, risquant de provoquer un phénomène de BANK RUN massif chez les PIIGS, et pourquoi pas larvé dans les autres pays européens, France en tête.

    Quoi qu’il en soit, cela confirme que les clients des banques sont des sous-actionnaires, tandis que les votants de nos démocraties sont des sous-citoyens, tous supportant implicitement le risque financier ou étatique (il s’agit en réalité du même risque), sans disposer en pratique du moindre pouvoir de décision ni sur la gestion des banques ni sur celle des Etats.

    Sous-actionnaires spoliés, sous-citoyens méprisés, hyperendettement généralisé : trois conséquences logiques de l’absence de concurrence monétaire. Comme le rappelle fort justement h16, précisément parce qu’il y a monopole monétaire, « en matière de monnaie, les états ont tous les droits et les particuliers, aucun. » Parce qu’il n’y a pas concurrence monétaire, parce qu’on veut nous faire croire que la monnaie est un bien public alors qu’il s’agit d’un bien strictement privé, la démocratie dérive inexorablement vers la dictature, l’appauvrissement économique provoqué par les Etats étant le premier degré de la violence faite aux individus.

    Encore une hésitation ? A votre avis, sans le monopole monétaire imposé par la force, comment les Etats socialistes obèses feraient-ils pour s’endetter ? Sans monopole monétaire, qui serait assez fou pour prêter aux Etats ? Qui ferait confiance à leurs monnaies de singe ? On se le demande !

    Autre « morale » de cette affaire, ne doutez pas que ceux qui proposent la nationalisation des banques, le retour aux monnaies nationales (retour au franc) ou la possibilité pour les banques centrales de financer directement les déficits publics sont au mieux des faibles d’esprit mais plus sûrement d’ignobles criminels quand il s’agit des politiciens, sans autre but que de vous délester de votre argent.

    • Les clients des banques sont des créanciers chirographaires, tandis que l’Etat bénéficie du privilège du trésor, et se retrouve toujours automatiquement en haut de la liste des créanciers…

      Et si tout cela était une technique socialiste pour inciter à la consommation en taxant l’épargne? : )

    • Tout à fait, c’est pour ça que je ne crois pas en la solution de sortie de l’euro défendue par certains libéraux : en réalité ce serait servir sur un plateau les clés de l’imprimerie au politiciens français…

  • Le dossier publié par les éditions Agora (dont la publicité figure au haut de cette page) sur la faillite des états européens a fort bien décrit par anticipation ce qui est en train désormais de se produire sous nos yeux.
    Enfumés par l’andouille qui prétend nous gouverner, le même sort nous attend probablement, alors il est plus que temps de prendre les devants…

  • Et la taxe à 75%, c’était quoi?
    Du vol pur et simple.
    En France on a, au niveau impôt, une imagination débordante. A coté, Chypre, c’est du pipi de sansonnet.

    • Sauf que la ils arrivent à prendre à tous, c’est quand meme bien plus fort et les 75% c’est pas appliqué

      • Le gouvernement chypriote montre un génie fiscal sans précédent, qui défonce les records de l’administration française qu’on imaginait inégalables.

        Il a en effet inventé l’ISF POUR LES PAUVRES.

        Notez que ça devrait faire réfléchir les veaux franchouillards toujours prompts à se satisfaire d’impôts qu’ils croyaient ne jamais devoir payer.

  • Le chypriotes découvrent donc ce que signifie « prendre l’argent là où il se trouve… »

    • Le risque de chaos bancaire levé ainsi me semble aussi impressionnant qu’il aurait été évitable. C’est un ISF sur les pauvres tout simplement comme dit très bien Cavaignac, mais ce qui frappe pourtant c’est cette procédure Europeo-Chypriote. Songez plutôt: il aurait suffit de faire en sorte que les avoirs de chaque épargnant soient notés au jour J, puis d’envoyer un avis d’imposition en bonne et due forme!?
      A moins que… la mesure radicale qui n’hésite pas à appauvrir davantage une population locale naturellement aussi peu fortunée que celle des pêcheurs aux Bahamas sans doute – semble être vraiment surtout destinée aux non-résidents, dépourvus pour le coup de recours légal car… divertissant leur revenus de leur propre administration : on a dû penser, les copains à Poutine ! C’est cousu de fil blanc ce machin. Pas très ragoutant car de fait, de nombreuses sociétés ont été s’installer là-bas avec tout l’aval des lois européennes, comme en Irlande etc…
      Ce que cela annonce à moyen terme: une interdiction complète de faire circuler de l’argent dans les pays dont la fiscalité est plus avantageuse qu’a demeure. C’est une conséquence inévitable de la transparence informatique. Repli nationaliste. Moins de commerce égale plus de richesse : la phrase que Sarko n’a pas osé dire.

      • Sauf qu’apparemment, les copains de Poutine ont été mis au courant de l’opération dès vendredi, pour prendre leurs dispositions.

  • ben dans le cas d’une dévaluation de la monnaie…il y a des similitudes..
    moi j’aime bien , je trouve que ça a le mérite de la clarté, voire de la simplicité.

    Que fait le gouvernement quand il joue à la marge des taux du livret A…

    De toutes façons les dettes se payent .

    • C’est plus insidieux, la planche à billet. Mais en général au bout de la planche à billets on a la même chose, quand arrive le moment où la monnaie de singe ne suffit plus : blocage des avoirs, saisie des biens de valeurs pour payer les dettes.

  • J’ai une petite question qui est peut-être bête: le compte européens ne sont pas garantis jusqu’à 100000 € ?

    J’aimerais bien le savoir, parce que le cas Chypre démontre que cette garantie ne vaut strictement rien.

  • Je crains qu’on ne mélange des poires et des pommes.
    Chypre : un pays où personne ne paie d’impôts, « à la grecque ». Donc, on ne touche pas aux pauvres, ni aux épargnants de moins de 100.000 euros, on pique 6 % au-delà pour les résidents, et 10 % dans la grande machine d’argent sale internationale.
    France : avec 87 % d’imposition sur les grosses fortunes, aucune raison de se ruer sur l’épargne, elle est tondue en amont.
    Belgique : redressement sans toucher aux prélèvements, uniquement par économies/restructuration du mammouth public, les banques assainies (même Dexia dégage de beaux bénéfices cette année), et 3 % d déficit pour la fin 2013). Un pays qui a encore une dette considérable, mais qui a résolument opté pour le redressement.

    Toute comparaison entre ces trois pays serait purement fortuite 🙂

    • Heu. Qu’à Chypre, les impôts soient plus faibles, ok. Mais en quoi cela justifie-t-il qu’on vole 6 à 10% sur les comptes (tous les comptes, pauvres inclus) ?

      • Exacte. Paradoxalement si cette argent n’était pas stocké dans un compte bancaire mais dans un coffre chez moi je subirai pas ce vol.

        Chypre, en plus, fait partie de l’Union Européenne.
        Qu’est-ce qui empêche de voir la même procédure en France, en Belgique ou en Italie lorsque le risque d’insolvabilité augmente?

        Doit-on commencer a disposer de notre argent autrement par crainte de prélèvements forcés?

        Et de quel droit l’état octroie le libre arbitre sur les biens qui constitue mon patrimoine personnel, en tant que résultat d’activités légales et de mon travail?

        Franchement, je reste abasourdie et je commence à questionner mes formules d’épargne.

        • Je vous demande d’excuser les fautes d’orthographes, par faute de temps, je ne relis pas mes commentaires avant de les soumettre 🙂

      • Il est dit que seuls les comptes au-dessus de 100 000 seront taxés. Avez-vous une telle somme sur votre compte personnel? La question est de savoir si les comptes taxés concernent aussi les entreprises et là ça peut faire très mal.
        Cette mesure ( justifiée ou pas) va certainement avoir des effets négatifs et le désir de Cantonna de retirer le fric des banques se réaliser.

  • Cela s’apparente tout à fait aux Bandits de Grands Chemins du Moyen Age. C’est illégal, indécent et méprisant pour le peuple grec. D’autant que si l’on réfléchit bien , le capitalisme nous oblige à utiliser les banques et à déposer tous nos revenus dans ces banques. Elles s’engraissent sur notre dos et ne nous restituent JAMAIS ce que nous leur avons confié grâce à leurs « frais bancaires ». Nous ne sommes même plus maîtres de notre argent. Et en plus, il faudrait encore être taxé sur ce qui nous appartient de droit. Il y a quelques mois, Eric Cantonna avait proposé sur Facebook que tout le monde vide ses comptes bancaires. Pourquoi pas ? Il suffirait de trouver le moyen de remplacer nos prélèvements et virements par d’autres moyen de paiement……Je parle des petits comptes. Etant donné le peu d’argent qui doit rester à la majorité des Français, je ne pense pas qu’il serait difficile de le cacher. Par contre, les banques le sentirait passer.
    Même si l’on ne faisait cela que pour un mois ? Imaginez le TROU énorme que cela laisserait dans les banques ????? Un REGAl

    • Mina SLANDER: « le capitalisme nous oblige à utiliser les banques et à déposer tous nos revenus dans ces banques. »

      C’est dans quel livre juridique du capitalisme ?

      La dernière fois que j’ai regardé c’est bien l’état qui régente tout, limite les échanges et finalement se sert comme le dernier des bandits sur les comptes des gens parce qu’ils ont géré les finances de l’état comme des merdes.

      En France ça fait 38 ans que l’état dépense en moyenne 20% de plus que les recettes. Pas une seule année positive en presque un demi siècle !

      Chapeau !

      • « En France ça fait 38 ans que l’état dépense en moyenne 20% de plus que les recettes »
        Et alors ? vous en avez bénéficié comme tout le monde .Vous auriez préféré que les impots et taxes soient 20% plus élevés ?

        • harrisburg: « Et alors ? vous en avez bénéficié comme tout le monde. »

          Non, d’une part parce que mon pays à des comptes équilibré, d’autre part sur ces 20% seul une infime partie revient aux payeurs (cf: rapport de la cours des comptes, dépenses comparative avec les pays à l’équilibres etc. etc.)

          harrisburg: « Vous auriez préféré que les impôts et taxes soient 20% plus élevés ? »

          D’autres pays font bien mieux avec bien moins et ne sont pas dans cette impasse budgétaire en plus. On doit pouvoir vous vendre n’importe quel merde hyper cher du moment qu’il y a marqué saint état dessus, vous êtes le bonheur des escrocs.

  • Un petit avant gout pour les Belges:

    Une banque de données pour « tracer » les livrets d’épargne
    http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_une-banque-de-donnees-pour-tracer-les-livrets-d-epargne?id=7949905

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