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Vers un accord de libre-échange UE-USA ?

Publié le 6 mars 2013
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La France, isolée en Europe, ne veut pas cet accord. Nos ministres ne comprennent pas que produire français ne signifie plus rien, tant l’interpénétration des économies est grande.

Par Jean-Yves Naudet.
Un article de l’aleps.

Au moment où il est politiquement correct de critiquer « la mondialisation ultra-libérale » et où nos ministres préconisent les « circuits courts » pour « produire et consommer au pays », la volonté de la Commission européenne et du gouvernement américain d’engager des négociations pour un accord de libre-échange entre les États-Unis et l’union Européenne vient nous rappeler qu’il reste encore beaucoup à faire avant de transformer la planète en un « marché unique ». Les obstacles aux échanges n’ont pas totalement disparu et, une nouvelle fois, Paris et Berlin sont en désaccord : comme le titre Le Monde, « Berlin enthousiaste, Paris réservé » : tout est dit !

Le libre-échange, moteur de la croissance

On a tellement parlé de la mondialisation que beaucoup ont dû être surpris d’apprendre que l’Union Européenne et les États-Unis allaient entamer des négociations pour parvenir à un accord de libre-échange. C’est donc que les échanges ne sont pas si libres que cela ! Certes, depuis la création en 1947 du GATT (Accords généraux sur le commerce et les tarifs douaniers), puis de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) qui l’a remplacé en 1995, bien des négociations ont eu lieu. Les fameux « rounds » ont largement supprimé les obstacles non tarifaires aux échanges (comme les contingentements, limitant l’entrée de produits étrangers) et fait presque disparaître les obstacles tarifaires sur les produits industriels (les droits de douane sont passés en moyenne de plus de 40% à moins de 3%).

Le libre-échange a donc progressé et il a été un moteur de la croissance mondiale depuis cinquante ans : chaque année, sauf les années de récession, la croissance des échanges mondiaux a été supérieure à celle de la production, signe d’une interpénétration incessante des économies : en moyenne, les pays exportent ou importent le tiers de ce qu’ils produisent et de ce qu’ils consomment. Pour les pays de taille moyenne, comme ceux du nord de l’Europe, le taux d’ouverture est supérieur à 50%, il est de 44% en Allemagne et de 25% en France, pays moins ouvert aux échanges.

Mais le protectionnisme n’est pas mort

Pourtant, le libre-échange est loin d’être total. Il existe des formes subtiles de protectionnisme, allant de l’adoption de normes techniques (de sécurité ou de protection de l’environnement) dont le but réel est de freiner l’entrée de produits étrangers, jusqu’à des formes de concurrence déloyale (aides des États à certaines entreprises, affaiblissement artificiel du taux de change…). Il existe surtout des secteurs très protectionnistes : l’agriculture des pays riches (aussi bien l’Union européenne et sa Politique agricole commune, que les États-Unis ou le Japon) et le secteur culturel (la France s’est faite la championne de l’exception culturelle, et de ses quotas de films français ou de musique francophone).

Le cycle de Doha est en panne depuis une dizaine d’années : les pays riches ne veulent pas lever leur protectionnisme agricole, ce qui contrarie les pays émergents, comme le Brésil, qui seraient prêts à faire des concessions en matière industrielle si les pays développés ouvraient plus leur secteur agricole. Face à ce blocage, la tendance a été de multiplier les accords ponctuels de libre-échange entre deux pays ou groupes de pays. Au-delà du marché unique de l’Union européenne, c’est le cas de l’ALENA entre le Mexique, les USA et le Canada, mais aussi de pays d’Amérique latine (par exemple avec le Mercosur) ou encore d’Asie du Sud-Est. C’est surtout le cas autour du Pacifique, avec le projet de l’APEC (Coopération économique Asie-Pacifique) de création d’une immense zone de libre-échange des pays du pourtour du Pacifique, des Usa à la Chine, du Japon au Chili, de l’Australie à la Russie, du Vietnam au Mexique.

Un « accord historique » USA/UE ?

Certes, ces accords sont moins porteurs que les accords mondiaux, ils peuvent cloisonner le marché mondial, mais ils constituent un progrès. C’est dans cette logique qu’il faut lire le projet de négociation entre l’Europe et les États-Unis.

Ils se sont engagés à ouvrir avant l’été des négociations portant sur ce que Le Figaro appelle « un accord historique » : la plus vaste zone de libre-échange de la planète (en attendant l’APEC), soit le tiers des échanges mondiaux et la moitié du PIB mondial. Contrairement à ce qu’on aurait pu craindre, Obama a poussé ce projet, dont il a parlé dans son discours sur l’état de l’Union, souhaitant qu’un « commerce libre et équitable vienne soutenir des millions d’emplois bien payés ». Selon les estimations de Bruxelles, un tel accord boosterait la croissance de 0,5% la première année et de 1% ensuite : une bénédiction face à la croissance zéro actuelle.

L’accord ne sera pas aisé à négocier car le plus facile (la baisse des droits de douane) a déjà été fait et on s’attaque au noyau dur, celui des réglementations et normes. Selon le commissaire européen au commerce, le poids de ces réglementations équivaut à 10 ou 20% de droits de douane et freine les échanges. Les choses seront aussi difficiles pour l’agriculture, secteur protectionniste, maintenu à coup de subventions et de règles paralysantes (à propos des OGM par exemple) ou pour la culture. François Hollande n’a pas manqué de rappeler qu’il se faisait le défenseur de « l’identité culturelle » de l’Europe. De même, la France a peur que l’accord permette les échanges d’OGM.

La France seule ?

Si la France freine, David Cameron, qui préside le G8, considère cet accord de libre-échange comme une priorité. M. Barroso affirme que l’accord serait « le moyen le plus économique de promouvoir la croissance ». Le ministre allemand de l’économie, Philipp Rösler, souhaite un accord global, n’excluant aucun secteur, ni l’agriculture, ni la culture. « Il serait dommage d’imposer des restrictions préalables au contenu des discussions et d’exclure certains secteurs ».

L’objectif est de conclure d’ici deux ans. La France veut un calendrier plus long et une négociation plus limitée dans son objet. En clair, elle ne veut pas de l’accord. La ministre du commerce extérieur a affirmé qu’elle « défendrait un accord respectueux de nos valeurs, de la vision européenne de la culture, de notre modèle agricole et favorisant la transition écologique et énergétique ». Bref, tous les poncifs du politiquement correct à la française, qui explique le déclin français. Nos partenaires se souviennent qu’en 2000, c’est le gouvernement Jospin qui avait fait échouer le précédent projet d‘accord UE/USA. Nous allons être bien isolés.

Ce que nos ministres ne comprennent pas, c’est que produire français ne signifie plus rien, tant l’interpénétration des économies est grande ; ce qu’ils ne voient pas, c’est que l’air du grand large oblige nos entreprises à s’adapter ; c’est que le libre-échange apporte la paix, grâce au « doux commerce » cher à Montesquieu ; il permet de faire face à l’éclatement des connaissances, cher à Hayek, en bénéficiant du savoir-faire des autres ; c’est que l’économie, comme Bastiat l’avait compris, doit être regardée du point de vue des intérêts des consommateurs. En revanche, nos ministres en sont restés aux privilèges étatiques et aux nationalisations ; ils signeraient volontiers une nouvelle « pétition des marchands de chandelles ». Mais l’accord se fera, avec ou sans nous !


Sur le web.

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  • La France est tellement déclassée aux yeux des autres Européens qu’elle finira par céder sous la pression des gouvernements raisonnables, afin de quémander encore un autre shoot de dettes aux marchés (10 milliards tous les 7 jours), en attendant le sevrage qui ne va plus tarder.

  • Merci pour ces explications , j’avoue que je ne savais même pas qu’il y avait des barrières aussi importantes au point de créer une zone de libre échange entre les US et l’europe … ? décidément on reste un ignorant toute sa vie ..

  • Il y a peut être des normes techniques ou sanitaire qui sont justifiés quand même.

    • Peut-être celles qui sont partagées par tout le monde. Mais quand un pays prétend détenir LA norme alors que son voisin, aussi développé, s’en passe, voire impose carrément autre chose d’incompatible, comme le foutoir électrique mondial l’illustre : http://en.wikipedia.org/wiki/AC_power_plugs_and_sockets#Types_in_present_use

      • Oui nous sommes d’accord il y a des normes excessives et hétéroclites. Une harmonisation dans les normes et les règles sanitaires internationales permettrait une sécurisation juridique des échanges entre les divers acteurs économiques.

  • C’est le « libre » échange qui permet d’imposer les OGM par ex. C’est le « libre » échange qui permet les délocalisation par ex. (la libre circulation des capitaux). Le « libre » échange est un nivellement par le bas des nations au le profit d’une minorité. Les barrières douanières ont longtemps été un mode de financement important pour les états, un moyen de protéger l’industrie et l’agriculture sans avoir a emprunter pour les subventionner.

  • Mauvaise langue.
    6 mars 2013 at 16 h 36 min

    Super ! Le schtroumph bleu va encore paniquer, et mettre ses « cerveaux » au boulot pour inventer des règles protectionnistes débiles. Et Marine Le Pen trouvera qu’il n’en fait pas assez 🙂

    Le monde bouge, et la France se transforme en hospice.

    • l’histoire nous montre, que malheureusement, ce n’est pas si simple:
      les accords de libre echange signés en 1786 entre la france et l’angleterre sont une cause importante du declenchement de la revolution francaise. resultat, une guerre inexpiable entre les deux nation pendant 23 ans et plusieurs million de morts sur le continent.

      • Ce traité n’explique pas l’opposition entre les deux nations puisqu’elle le précédait. Il n’aura été qu’une parenthèse temporaire refermée à cause de la révolution. Le million de morts de la révolution puis de l’empire n’a rien à envier au million de morts de la guerre de 7 ans (la « première » première guerre mondiale). En réalité, ces deux périodes forment un même conflit à cheval sur deux siècles. Les guerres post révolutionnaires, malgré leur spécificité du fait des idéaux révolutionnaires, s’inscrivent dans la continuité de l’affrontement entre les nations européennes.

        Laisser entendre que ces accords de libre échange auraient provoqué plusieurs millions de morts est un contresens grave (bien qu’assez commun dans l’idéologie socialiste), alors qu’il s’agissait d’une première tentative, assez timide, de mettre un terme à la guerre. Sans discussion possible, les millions de morts sont la conséquence logique de la montée en puissance des Etats-nations modernes, hors de tout contrôle moral et spirituel, qui trouvera son expression ultime dans les guerres du XXe siècle. Le mercantilisme anarchique pratiqué par des Etats omnipotents n’a évidemment rien à voir avec le libre échange.

      • @ph11

        Voici quelques une des sources les plus édifiantes
        (même si pas directement liées au sujet):

        « Tragedy and Hope » C. Quigley
        « The Secrets of the Federal Reserve » E. Mullins
        « Wall Street and FDR » A Sutton
        « Confessions of an Economic Hit Man » J. Perkins

        @Mauvaise langue

        « la base historique sur lequel se sont édifiées toutes les civilisations »

        Ah bon? Parce qu’il n’y avaient pas de taxes d’importations chez les romains?
        Pas de douanes au Moyen Age?

        Les douanes dans l’Antiquité (http://www.douane.gouv.fr/)
        Dès la plus haute antiquité, les Etats ont prélevé des impôts sur les marchandises franchissant les frontières. Ces impôts, surtout perçus à l’importation, répondent pour l’essentiel à une préoccupation fiscale: celle de remplir les caisses publiques. La prohibition est également pratiquée. Elle vise, à l’exportation, à protéger la collectivité contre les risques de pénurie des denrées at autres produits indispensables.

        Et non, nous ne sommes pas tous des consommateurs.
        Je suis un père, un fils, un frère, je suis un ami, un collègue, un voisins, un citoyen …
        Percevoir son prochain comme consommateur est une vision que veut nous imposer ceux qui ne voient dans la nature que du profit, qui ne considèrent l’autre que comme un client et n’appréhendent l’économie qu’en termes de PIB plutôt que de relations humaines.

        « Tu fais partie des gens qui auraient interdit l’imprimerie, pour protéger les copistes de manuscrits »

        Excellent. Typique (même si totalement hors sujet).
        Le débat « libre » échange/ protection est toujours présenté comme tout ou rien.
        Il n’est pas question d’interdire la circulations de biens (bien que l’on puisse comprendre l’intérêt de le faire pour certains produits comme….. l’héroïne) mais de contrôler et moduler le flot ainsi que de facturer le prix de l’utilisation des infrastructures.
        Sans me connaitre et à partir de quelques lignes tu me juges et me ranges bien gentillement dans tes petites cases.

        Enfin notons que la Chine impose des tarifs douaniers d’une moyenne de 15% (jusqu’à plus de 50% pour certains produits) et n’est pas vraiment isolée pour autant.
        Ce « libre » échange place nos entreprises en concurrence directe avec celles des pays émergents.
        Croire qu’il est « avantageux » simplement parce que les biens de consommation sont moins couteux c’est ignorer que le prix réel inclus la destruction d’innombrable pme et la hausse vertigineuse de prélèvements de toute sortes.

        • Baptiste Créteur
          7 mars 2013 at 13 h 29 min

          « Et non, nous ne sommes pas tous des consommateurs.
          Je suis un père, un fils, un frère, je suis un ami, un collègue, un voisins, un citoyen …
          Percevoir son prochain comme consommateur est une vision que veut nous imposer ceux qui ne voient dans la nature que du profit, qui ne considèrent l’autre que comme un client et n’appréhendent l’économie qu’en termes de PIB plutôt que de relations humaines. »

          Le libéralisme est avant tout une philosophie politique qui fonde les relations humaines sur le libre consentement. Plutôt que laisser tous les pères, fils, amis, collègues, voisins et citoyens décider pour les autres comme vous le faites (vous voulez interdire l’héroïne, votre voisin veut interdire l’alcool et la cigarette et votre collègue veut interdire la pâte à crêpes, la viande rouge et la voiture), pourquoi ne pas laisser chacun le faire pour soi ?

          Pourquoi ne pas laisser chacun choisir s’il préfère un produit importé bon marché ou un produit français cher, par exemple ? Ce que vous demandez, ce n’est pas qu’on vous laisse faire vos choix librement (ce que font les libéraux), mais que vous puissiez (vous ou un autre, cela ne change rien) choisir pour les autres.

          Si le débat libre-échange/protection – et bien souvent les autres débats ayant trait à la liberté – sont présentés comme « tout ou rien », c’est parce que la liberté et les droits naturels laissent peu de place au compromis : quel est le sens d’une demi-liberté, d’une propriété privée imprescriptible sauf si un ministre en décide autrement, d’une sureté inaliénable sauf si on passe trop près d’un cortège syndical ?
          Dès lors qu’on accepte un compromis sur ces principes, on y renonce tout à fait.

          • Si vous me lisiez avec attention vous remarqueriez que je n’ai pas écris qu’il fallait interdire l’héroïne mais que « on peut en comprendre l’intérêt » De plus j’étais pourtant très clair: « Il n’est pas question d’interdire ».
            Le fait de droits de douane n’entrave en rien la liberté de choisir.
            Le « libre » échange n’a absolument rien à voir avec la liberté car il s’agit en fait que d’un ensemble d’accords qui réglementent les échanges.

          • « Le fait de droits de douane n’entrave en rien la liberté de choisir. » Ouh le vilain menteur qui feint d’ignorer la réalité, comme si les droits de douane n’étaient pas toujours manipulés dans ce but par les gouvernants. Ce qui est communément présenté comme une protection est en fait une atteinte volontaire à la liberté des peuples, par une hausse artificielle des prix.

            « Nous ne sommes pas tous des consommateurs » : sentence stupide du fils à papa qui a toujours eu le ventre plein et nous joue la partition du révolté donneur de leçon. Mon petit bonhomme, la liberté est d’abord économique. Cette liberté-là conditionne toutes les autres. Sans liberté économique, il n’y a plus aucune liberté qui tienne.

  • Pourl’échange de sub-prime ca promet un remake

  • Je crains qu’il s’agisse surtout d’un probleme de normes que le bloc anglo-saxon va tenter d’imposer a l’europe.

    Il semble que dans certains domaines les anglos sont moins regardant et acceptent plus facilement des differences de classe, il n’y a qu’a voir l’accés aux soins.
    La qualité des soins et de la nourriture aux USA est tres bonne pour les tres riches mais pour les autres c’est moins accessible; c’est ce que l’on risque en france une baisse des niveaux pour l’ensemble de la population, ce qui ne changera rien pour les riches.

    souvenez-vous du chocolat, par exemple, dont certains pays au nord de la france on pu imposer l’adjonction de differentes graisses.
    qui s’en soucie maintenant ?

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