Dans populisme, il y a bien peuple !

Démocratie Vote Elections (Crédits : Theresa Thompson, licence Creative Commons)

Le succès du populisme en Europe, par exemple récemment en Italie avec Beppe Grillo, souligne la maladie qui affecte nos démocraties.

Le succès du populisme en Europe, par exemple récemment en Italie avec Beppe Grillo, souligne la maladie qui affecte nos démocraties.

Par Jacques Gautron.

Il est un fait que les partis dit populistes font une percée significative dans plusieurs pays européens.

Le succès de Beppe Grillo en Italie démontre assez bien que beaucoup d’électeurs de toutes origines culturelles, sociales, économiques, générationnelles et régionales ont donné leur voix à un homme et un parti qui n’a pour programme que la ferme intention de faire table rase de la classe politique au pouvoir depuis plusieurs dizaines d’années.

Il est bien évident que ces partis politiques ne réussissent des scores importants que sur le mécontentement des électeurs. En France cela est démontré, élections après élections, le Front National rassemble des électeurs aussi bien de droite, plus ou moins extrême, de gauche, elle aussi souvent à la marge des mouvements socialo-radicaux traditionnels. En fait un seul point commun rapproche ces partis velléitaires, redonner la parole aux électeurs.

C’est la démocratie qui est malade, les partis de gouvernement depuis plus de 50 ans dans les pays d’Europe des 27 (donc hors la Suisse) ont confisqué le pouvoir au bénéfice des classes dirigeantes et de leurs amis planqués dans la fonction publique. Lorsque  comme en Italie ce mouvement transcende toutes les régions du pays le score peut atteindre un quart de l’électorat. Dans d’autres pays comme en Espagne, en Angleterre et en Belgique, la protestation se cristallise sur des mécontentements spécifiques régionaux et débouche sur des demandes d’indépendance par rapport au pouvoir central. En France cela en prend le chemin, quand on voit où le Front National fait ses meilleurs scores.

Certains spécialistes des commentaires politiques, prennent peur. Sur quoi cela peut-il déboucher ? N’a-t-on pas déjà vu des régimes totalitaires déboucher de tels bouleversements. Oui, ils ont peur, et seule cette peur peut empêcher une fois de plus le peuple de prendre le pouvoir.

Un exemple flagrant vient d’illustrer le raz le bol des Français. Lorsque plus de 700.000 personnes prennent la peine d’envoyer un courrier postal au C.E.S.E pour réclamer un référendum, que le Président et son pouvoir socialiste balaient d’un revers de main, il est bien évident que cela gonfle le camp des contestataires. Ils seront plus nombreux en 2014 et sans doute en 2017.

La démocratie est en danger, le pouvoir ne peut pas changer de peuple, ce sera donc au peuple de changer le pouvoir. S’il peut le faire en passant par des partis dits populistes, osons-le ! N’ayons pas peur de l’avenir, prenons nos responsabilités. Les libéraux français peuvent aussi prendre la tête d’un tel mouvement : « Changeons de logiciel ».

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