Devoir de vote contre droit de résistance à l’oppression

Des parlementaires ont proposé de rendre le vote obligatoire sous peine d’amendes.

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Devoir de vote contre droit de résistance à l’oppression

Publié le 16 février 2013
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Des parlementaires ont proposé de rendre le vote obligatoire sous peine d’amendes. Obliger les gens à voter pour lutter contre l’abstention, c’est chercher à traiter les symptômes plutôt que les causes du problème.

« Élection après élection, les acteurs politiques déplorent la persistance de l’abstention à chaque scrutin, en dépit de tous les appels civiques qui invitent nos concitoyens à se rendre aux urnes. » Comme ils le disent eux-mêmes, ce sont les acteurs politiques qui déplorent l’abstention ; elle rend les représentants du peuple moins représentatifs du peuple, ce qui s’illustre notamment par la surreprésentation des fonctionnaires au parlement, unique en Europe et source d’un étatisme croissant.

Si, malgré les appels civiques et les avantages théoriques qu’il y a à voter plutôt qu’à ne pas voter, les citoyens ne le font pas, ils ont sans doute de bonnes raisons de le faire. La rhétorique démocratique, mise en évidence par Herbert Spencer dans Social Statics, veut que, quoi que fasse le citoyen, il subisse le résultat du scrutin. S’il vote pour le gagnant, il cautionne, d’une certaine façon, les décisions prises en son nom. S’il vote pour un autre candidat, il donne son accord implicite à respecter le choix de la majorité. Et s’il ne vote pas, comment pourrait-il se plaindre alors qu’il n’a pas émis d’avis ?

Les abstentionnistes peuvent toutefois faire valoir qu’ils n’ont pas donné leur accord pour subir la tyrannie de la majorité, pas plus qu’ils n’ont signé le contrat social que les hommes politiques aiment à interpréter à leur façon, faisant des droits accordés à des citoyens qui n’ont rien demandé une créance à vie. Ainsi, en bénéficiant – sans en avoir le choix – d’une éducation et d’une santé « gratuites » financées par la collectivité des contribuables, les Français auraient une créance à vie justifiant qu’ils soient spoliés d’une partie croissante des fruits de leur travail – et ce, bientôt, où qu’ils soient dans le monde. Ils peuvent le faire valoir pour manifester leur désaccord avec le système en place, mais la coercition étatique ne s’appliquera pas moins à eux.

Si l’abstention ne vaut pas sécession et ne permet pas de se soustraire à la tyrannie de la majorité, les abstentionnistes ont sans doute d’autres raisons de ne pas voter. Outre l’impact très marginal qu’aurait leur vote sur le scrutin, le résultat sera proche quel que soit le parti désigné par les urnes. Les partis français sont étatistes, protectionnistes, constructivistes et partagent une vision de la légitimité démocratique qui dépasse les droits naturels et imprescriptibles de l’homme ; ils se revendiquent plus de la tradition et de l’histoire que de principes rationnels, qu’ils énoncent uniquement pour mieux les dévoyer et les vider de leur sens.

Quand des propositions de loi veulent légitimer le recours à la force physique, quand le gouvernement entend détruire ce qu’il reste de propriété privée en France, quand la délation devient un moyen admissible de parvenir à ses fins – et qu’une ministre rend admissibles tous les moyens pour parvenir à une impossible égalité matérielle et sanctifie l’expropriation – les droit individuels n’existent plus, et la démocratie, privée des limites que la raison et le bon sens lui avaient assignées, devient au moins aussi tyrannique que les régimes qu’elle promettait de remplacer.

Si voter ou s’abstenir entraîne la même inclusion dans la chimère de la collectivité sur laquelle l’État a un pouvoir illimité et qu’aucun vote ne peut faire la différence, la question qui se pose n’est pas pourquoi les Français ne votent-ils pas, mais pourquoi votent-ils. Sans doute ont-ils ainsi l’illusion de pouvoir sanctionner ceux à qui ils ont donné le pouvoir pour un temps et qui en ont mésusé ou abusé ; mais ceux qui ne siègent plus à l’issue d’une des parties de chaises musicales régulièrement organisées trouvent rapidement une place ailleurs grâce aux faveurs de leurs amis élus.

La justice n’est ni efficace ni tout à fait indépendante et évite de s’attaquer aux abus commis par les serviteurs de l’État et de leur intérêt général, la presse est loin d’être indépendante puisque massivement financée par l’État, le droit de résistance à l’oppression ne semble être opposable que si le pays est envahi par une puissance voisine et, même dans ces cas-là, l’État a eu tendance à se placer du côté de l’oppresseur. La seule protestation possible envers un parti – en dehors des protestations des syndicats proches du pouvoir – est de supporter l’une des équipes adverses lors du prochain affrontement électoral, ce qui ne change rien.

« Sauf à rapporter la preuve de son impossibilité par procuration ou d’un cas de force majeure, tout électeur qui s’est abstenu d’exercer son droit de vote est passible d’une amende de 15 euros. En cas de récidive dans les cinq ans, il est passible d’une amende de 45 euros. » Alors qu’ils insistent sur l’importance du vote, les députés en sont réduits à contraindre les citoyens à voter. Si ça ne suffit pas à leur faire comprendre que l’abstention n’est pas qu’une préférence pour la grasse matinée ou la pêche dominicale, c’est qu’ils sont, une fois de plus, dans le déni.

« Rappelons que dans le passé, nombre de nos compatriotes se sont sacrifiés pour que notre démocratie reste française, libre, et que chacun de nos concitoyens puisse continuer à s’exprimer, notamment en élisant ses représentants locaux et nationaux. Si le vote est un droit, il doit être également un devoir en l’honneur et en mémoire de celles et de ceux qui ont versé leur sang pour notre Patrie. » Nombre de nos compatriotes se sont sacrifiés, non pas pour que notre démocratie reste libre, mais pour le rester, eux. Le vote n’est pas le seul moyen d’expression, loin s’en faut ; une démocratie n’est pas libre et, par bien des égards, peut s’avérer liberticide ; la France en est un très bon exemple.

Laissons les morts où ils sont. Rien ne salit plus leur mémoire et leur honneur que de les invoquer à chaque proposition de loi et à chaque discours, comme si se revendiquer d’eux faisait partie d’un cérémonial démocratique permettant de justifier tout et n’importe quoi. Les vivants, en revanche, ceux qui veulent vivre en hommes libres, méritent toute votre attention. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme ; c’est pour préserver la liberté face au pouvoir que tant de sang a été versé. Ces droits sont naturels, i.e. rien, pas même la pseudo-légitimité du suffrage démocratique, ne saurait les remettre en cause. Ils sont imprescriptibles,c’est-à-dire que rien ni personne n’est au-dessus d’eux.

À partir du moment où on commence à poser des conditions, à émettre des réserves ou créer des exceptions à des droits imprescriptibles, on admet qu’il existe quelque chose ou quelqu’un au-dessus des droits de l’individu, qui peut les violer quand bon lui semble. (Ayn Rand)

Si vous estimez que vous êtes au-dessus, vous allez à l’encontre du but unique que vous imposent la déclaration des droits de l’homme et du citoyen et la constitution. Sinon, considérez mon abstention comme une forme de résistance à l’oppression, et estimez-vous heureux que j’en reste là.

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  • Superbe article.
    Ajoutons-y qu’une frange minoritaire de personnes ne votent pas par motivation religieuse, estimant que le seul véritable gouvernement apte à diriger la Terre sera celui du Royaume de Dieu ayant pour Roi notre Seigneur Jésus Christ. Elles laissent donc les choses de César à César sans le moins du monde vouloir les cautionner en quoi que ce fût.

  • Très beau texte, bien écrit argumenté, auquel j’adhère sans réserve.

  • Excellent article. J’adhère également. A fond.

  • Article qui pourrait recevoir la même critique qu’il donne, à savoir qu’il est terriblement creux. Il aurait été bon de citer les différentes études menées, comme celle de Michel Hastings, sur le sujet. De même, chose que l’article ne traite pas, c’est que les pays où le vote obligatoire est en vigueur, il a été constaté une progression vertueuse de l’instruction politique des électeurs. Soit ce point à été délibérément oblitéré, soit l’articlier n’a pas mené les recherches qu’il fallait.

    Ensuite, le raisonnement ne prend aucunement en compte un fondement constitutionnel posé par la Révolution Française, l’électorat-fonction. La France étant un système politique représentatif, il faut que la majorité choisisse ses représentants afin qu’il soit viable. Or, l’abstention le perverti en ce que les représentants de la nation sont non plus choisi par la majorité du peuple, mais par une minorité, transformant ainsi notre démocratie en oligarchie. Là encore, ce point n’a pas été abordé.
    Reste enfin le vote blanc. Il faut savoir que le vote obligatoire consacre pleinement le vote blanc, lequel modifierait considérablement les calculs de scrutin, mettant fin au bipartisme dans laquelle la France s’est plongée depuis les années 80.

    Je passe sur la conclusion complètement risible qui affirme surtout l’amateurisme de l’auteur. Acheter un manuel de droit constitutionnel ne coûte pas si cher à côté de la décrédibilisation.

    • « De même, chose que l’article ne traite pas, c’est que les pays où le vote obligatoire est en vigueur, il a été constaté une progression vertueuse de l’instruction politique des électeurs. »
      Rololol. La bonne blague. Le gros cuistre.

      Si c’était vrai, ça se saurait.

      • Mais c’est le cas (d’où ma citation des études de Hastings), il suffit de vous informer mon cher, au lieu de râler dans votre coin en imaginant que le monde tourne autour de votre nombril 😉

        • Oui oui. C’est bien ce que je dis : vous êtes un cuistre (c’est pas tout à fait comme s’il n’y avait pas quelques contre-exemples, en plus).

          • J’habite un pays ou le vote est obligatoire, et franchement je n’ai pas constaté une « progression vertueuse de l’instruction politique… » (j’avais envie de taper « progession virtuelle… » J’habite ce pays depuis plus de 30 ans. D’autre part, il suffit d’un motif valable, absence, maladie… pour être excusé de présence, pas de contravention.
            Comme H16, je rigole :-))

        • Fabrizio, comment pouvez-vous croire et répéter des âneries pareilles ? Croyez-vous réellement qu’en Belgique, où le vote est obligatoire, l’électeur moyen est plus conscientisé, et vertueusement, qu’en France ?

  • Je crois qu’il y a un parametre qui echappe a certains : ne plus vouloir cautionner un systeme qui deçoit…
    Fabrizio, gardez la lecture des manuels de droit constitutionnel pour « l’agrement » de vos passages quotidiens(que j’espere nombreux et genereux) dans votre « lieu d’aisance » favori et laissez aux autres le droit de croire au semblant de liberté qu’il reste encore.

    • Si vous croyez que démocratie rime avec liberté, ma foi je ne peux que vous plaindre… Et si le droit constitutionnel n’est pour vous qu’onanisme intellectuel alors qu’il a justement une perception critique de notre histoire (je remarque d’ailleurs vos formidables contre-arguments que vous m’opposez), c’est soit que vous êtes un inculte doublé d’un complexe d’infériorité, soit que vous vous complaisez dans votre déficience, à vous de choisir.

      • « démocratie rime avec liberté », loin de moi cette idée !!
        Mais, il reste 2 ou 3 stigmates qui permettent encore de l’esperer.
        Le refus de voter en est un.
        Votre reference au « manuel » du parfait citoyen est touchante, mais elle demontre juste que vous n’admettez aucune autre possibilité.
        « inculte doublé d’un complexe d’infériorité, soit vous vous complaisez dans votre déficience »
        J’aime beaucoup le passage « complexe d’inferiorité », quand c’est ecrit par un type qui ne s’exprime qu’avec condescendance, arrogance et suffisance.
        On sait instantanement qu’on a affaire a un personnage epanoui, equilibré et ouvert… Hein ?

  • le vote blanc est un vote qui veut bien dire ce que pense l’électeur de ceux qui se prétendent au dessus des autres pour diriger un pays ; en gros , voter blanc , c’est dire  » va te faire mettre  » à tout ceux qui se présentent ;

  • Et si, ce n’etait pas le peuple qui avait besoin d’etre « responsabilisé » ?
    Le coup de la maitresse d’ecole : « si tu fais pas ce que je te dis, t’auras une tapette », ca commence a bien faire.
    Je pense au contraire que l’abstention massive peut contribuer a une responsabilisation des politiques.
    Et, c’est bien pour eviter ça qu’ils en sont a vouloir une fois de plus a vouloir jouer a la maitresse d’ecole avec la population.
    Je ne trouverai pas scandaleux que les « elus » de tous poils cessent de nous prendrent pour des cons.

    • « Je ne trouverais pas scandaleux que les « élus » de tous poils cessent de nous prendre pour des cons. »

      EXCELLENTISSIME :-))

  • Le deuxième devoir électoral le plus important est de convaincre les idiots de ne pas voter.

  • Pour faire réagir, il faudrait peut être ranger les « vrais » abstentionnistes comme des votes blancs, et comptabiliser ces derniers aux cotés des votes « exprimés ».

    On arriverait au final (en prenant en exemple les dernières élections) : Hollande 39%, Sarkozy 37% et 24% de blancs/abstentions.
    (Et là on ne parle que pour les inscrits, soit seulement 3/4 des français).

    De ce point de vue là, il y a peut être moyen de faire réagir. L’obligation de voter, plutôt que d’éveiller la conscience politique, et contestataire (aujourd’hui la contestation est plus dans l’abstention que dans le vote blanc), ça va surtout étouffer et pousser les gens à voter pour un candidat réel, anéantissant les perspectives de changements.

    • Les abstentionnistes compteront toujours pour du beurre.
      Ce n’est pas en s’abstenant que les choses evolueront et c’est se leurrer que de faire croire qu’il y a un vaste ras-le-bol qui s’exprime par l’abstention.
      Ceux qui pronent l’abstention resteront toujours des rigolos ou des je menfoutistes au yeux de l’opinion.
      Le seul moyen de contester la représentativité est de bloquer par la force l’accès à l’assemblée nationale.Il n’y a aucun autre moyen.

      • « Ceux qui pronent l’abstention resteront toujours des rigolos ou des je menfoutistes au yeux de l’opinion. »

        C’est qui « l’opinion » il a un nom ?

        Parce que continuer à voter pour des pourris représentant un système pourri jusqu’à la moelle est un acte citoyen selon vous ? Vous ne voyez pas la situation de la France après 60ans de ces théories fumeuses ?

        Par ailleurs si vos oppresseurs tentent de vous obliger à voter….un signal qq part au fond de votre cerveau dois retentir.

  • Choisir un « représentant » parmi une brochette de menteurs professionnel = démocratie pour eux ? TROLOLOL !

    Faut passer à la participative et là les gens vont se bousculer pour donner leurs avis.

    Mais c’est pas vraiment pas demain la veille
    « Voulez vous interdire le cumul des mandats [oui/non] »,
    « Voulez vous aligner les retraites de la fonction publique [oui/non]

  • Parfaitement d’accord
    je n ai pas à légitimer un régime qui pille mon travail, et piétine mes libertés.
    J’ai bien peur qu’avec 64 millions d’imb…… La voie de galt soit la seule possible…

  • Lamentable.
    Nous avons le droit imprescriptible de ne pas penser comme le troupeau. Totalitariste.

  • Excellent texte.

    « Sinon, considérez mon abstention comme une forme de résistance à l’oppression, et estimez-vous heureux que j’en reste là. »

    Effectivement les politiques peuvent être heureux de cette position : « Qui ne dit mot consent » au système actuel.

    Pour faire entendre ta voix tu peux participer à faire connaître la révolution froide ou/et te révolter froidement. Avec ce que j’explique dans mon dernier texte il y a de quoi mobiliser de nombreux acteurs sur Internet. Voir : « Crime de F. Hollande et pouvoir d’achat »
    http://www.orvinfait.fr/crime_de_f_hollande_et_pouvoir_d_achat.html

    En fait il s’agit, selon moi, d’une tentative d’une maffia (certains grands patrons plus patrons de presse plus politiques) pour contrôler Internet. ( J’expliquerai plus en détail si personne ne le fait.)

    Aujourd’hui j’ai assisté à l’enterrement de ma femme. Bien que l’annonce de son décès ne soit pas parue dans un journal beaucoup de monde a assisté à son enterrement. Réflexion d’une passante à la sortie de la bénédiction : « Que de monde c’est une personnalité que l’on a enterré? ». Selon les critères étatiques actuel ma femme était handicapée physique et mentale. Je l’ai connue en 1978 et épousée en 1981. Je lui consacrais du temps. Les derniers jours de sa vie, je lui consacrais tout mon temps au lieu de m’occuper de mon portail Internet et de la révolution froide que j’ai lancée. Maintenant je vais consacrer tout mon temps à mon portail et à la révolution froide. Jusqu’à maintenant je n’ai pas utilisé Internet pour faire connaître le décès de ma femme. Donc avis aux politiques il auront beau essayer de censurer la révolution froide, elle finira par réduire leurs pouvoirs.

    Je t’invite à utiliser ton droit à résister à l’oppression de manière concrète. Réfléchis à ce que tu pourrais faire.

  • Excellent article.
    Le vote démocratique permet une alternance politique (même si en France les politiques défendent les mêmes idées) sans déclencher de guerre, ce qui permet d’éviter les morts.
    La proposition du vote obligatoire revient à chaque élection et elle permet à leur auteur de se faire de la publicité mais elle sera vite oubliée.

  • Voter blanc c’est pourtant simple, cela veut dire : « aucun des gugusse en lisse ne correspond a ce que je pense, qu’ils aillent se faire elire par les autres mais pas par moi ». Par exemple, j’estime beaucoup les millions d’electeurs de MLP, qui se sont abstenus au 2eme tour de la presidentielle, pour dire : Ni sarkozy, ni hollande ne me conviennent.
    Si les bulletins blanc étaient comptabilisés comme tels, sans doute d’avantage encore d’electeurs l’aurait choisi. Le risque pour les elites, c’est evidemment que le vote blanc devienne le gagnant d’une election, et que l’on puisse dire qu’aucun des elus ne le mérite réellement.
    C’est pour cette raison, qu’à mon avis, on n’est pas pret de voir le vote blanc comptabilisé en tant que tel.

  • Encore une fois BRAVO !
    Ne voudriez-vous pas créer quelque chose (une association, un groupe de parole) de sérieux pour fédérer bon nombre de gens qui ne peuvent s’exprimer et se faire entendre ? Vous avez une logique, une culture et une intégrité tellement attachante. Je suis aussi une fan de Ayn Rand, mais je n’ai pas votre style… J’adhère à quoi que vous créerez !!!

  • « election, piege a con: » ( conbendit )

    dans mon village, lors des municipales, il n’y a plus qu’une liste, celle du maire. les opposants ont jetés l’eponge depuis 20 ans, car quand on vote, les gens se deplacent pour montrer leurs dernière voitures et voire comme les autres sont habillés, il mettent systematiquement la liste du maire dans l’enveloppe sans rayer aucun noms,  » on va pas se faire chier avec ca  »
    jusque dans les années 80, ils en profitaient pour aller au bistro. depuis, il n’y a plus de bistro, s’etait des sales patrons, le socialisme n’aime pas ca.
    dans le pays qui a la plus forte croissance economique depuis 20 ans, la chine, il n’y a pas d’elections, pauvre chinois !!
    en france, les premières elections au sufrage universel on peuplées la convention des hommes qui vont mettre en place la terreur: 100.000 morts en une années.
    la democratie fonctionne bien uniquement chez les peuples verteux: allemands, suedois, japonais … chez les arabes, elle favorisera toujours les religieux, chez les francais, elle menera au pouvoir eternellement des enarques redistributeurs ou bonapartiste suivant les aleas de l’alternance.

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