Nouvelle année : ouvrons les yeux sur la vraie situation de la France

Il est temps de cesser de se mentir et de regarder dans les yeux la situation française, telle qu'elle est, pour enfin réformer.

En cette nouvelle année, il est temps de cesser de se mentir et de regarder dans les yeux la situation de la France, telle qu’elle est, pour enfin réformer.

Par Philippe Robert.

Je n’ai jamais vu circuler autant de désinformation, et ce dans tous les domaines, sur l’état de santé véritable de la France. Au point que je finis par me demander si ce n’est pas moi qui, victime d’une sorte de délire de la persécution, m’invente un monde fictif dont la présence des plus virtuelles n’aurait de fait aucune réalité.

Finalement, peut-être vaudrait-il mieux que je sois seul à constater, en France, la montée inexorable d’un chômage de masse, la perte tragique et continue de compétitivité de notre économie, le déluge d’impôts et charges divers propres à étouffer toute velléité de croissance, le refus idéologique de réformer en profondeur…

Et que dire du niveau de la dette publique qui, dit-on, aurait miraculeusement baissé de quelques milliards riquiqui alors que l’État, depuis bientôt quarante ans, ne cherche visiblement même plus à combler un déficit budgétaire qui, année après année, ne cesse d’alimenter ladite dette publique aujourd’hui évaluée à 90% du PIB ?

L’objectif des 3% de déficit du PIB autorisés par Maastricht qui devait être atteint en 2013 ne sera certainement pas tenu; en effet, comment espérer gagner un tel pari en l’absence de toute croissance et, plus grave encore, en s’abstenant de lancer les réformes structurelles visant à assurer et consolider notre avenir sur le long terme ?

Car si des réformes soi-disant de structure sont actuellement concoctées, il ne s’agit en aucun cas de réformer le pays pour lui permettre de figurer enfin en bonne place parmi ses pairs mais, en toute priorité, de s’attaquer aux valeurs millénaires qui le fondent pour le désarmer dans le but de mieux l’asservir. C’est grave docteur ?

Suis-je le jouet d’hallucinations quand Standard & Poors et Moody’s (en attendant Fitch Ratings) privent la France de son AAA? Le suis-je toujours aujourd’hui quand la perfide Albion, après seulement huit mois de gestion socialiste (et, soyons justes, dix ans de fausse droite), s’empare de notre sacro-sainte cinquième place mondiale ?

Aussi, comment soigner cette affection honteuse qui fait que je serais seul à voir, dans mon isolement, des choses a priori vraies que nul autre, jusqu’au sommet de l’État, ne serait alors capable d’imaginer au motif qu’il serait, lui, sain de corps et d’esprit ? Pour guérir, peut-être faudra-t-il alors attendre que le ciel nous soit tombé sur la tête !

Un éclair de lucidité dans mon délire me permet, certes fugacement mais de bon cœur, de vous souhaiter une excellente année 2013 en promettant de tout faire pour sortir de l’impasse dans laquelle je suis enfermé. Puissent aussi (et surtout !) les dieux libéraux se pencher sur notre pays et permettre ainsi aux Français de répudier le socialisme.