À quoi sert le Medef ?

Non, décidément le Medef ne sert pas à grand chose, si ce n’est à dévaloriser l’image des vrais entrepreneurs et des vrais libéraux.

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À quoi sert le Medef ?

Publié le 29 octobre 2012
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Non, décidément le Medef ne sert pas à grand chose, si ce n’est à dévaloriser l’image des vrais entrepreneurs et des vrais libéraux.

Par Alain Cohen-Dumouchel.

La plus médiatique des organisations patronales a récemment dû céder le devant de la scène à un mouvement spontané, les pigeons, supposé émaner de jeunes entrepreneurs. Sans qu’elles soient parfaitement exprimées dans leur dimension philosophique, les motivations des pigeons sont claires : il s’agit de revendiquer pour soi-même un principe de créativité et de risque, il s’agit de refuser les mesures visant à brider l’innovation, l’inventivité, l’intrépidité, l’audace, la témérité. Le meilleur moyen de tuer ces valeurs déjà officiellement bannies de notre pays par le « principe de précaution » c’est d’empêcher leur juste rémunération. Le mouvement des pigeons est donc une réaction spontanée face à des mesures législatives qui, bien au-delà des entrepreneurs, ont été ressenties par un large public comme des menaces pour l’accomplissement personnel et la liberté individuelle.

Face à cette fronde, la réaction tardive du Medef et des organisations patronales traditionnelles pose la question de leur rôle dans notre société. Les patrons, avec leur communiqué « état d’urgence entrepreneurial » et l’UMP en embuscade, sont-ils sur la même longueur d’onde que les pigeons ? Sur quels fondements repose l’action du Medef et plus généralement des organisations patronales ?

Un syndicat de salariés, c’est libéral par nature

Avant d’analyser le fonctionnement des « syndicats de patrons », remettons les choses à leur place en ce qui concerne ceux de salariés. Un syndicat de salariés, on comprend facilement comment ça fonctionne ; les employés et ouvriers s’associent pour obtenir des hausses de salaire ou une amélioration de leurs conditions de travail sous la menace d’un arrêt de travail, ou bien ils s’engagent à se soutenir mutuellement si l’un d’eux venait à subir des mesures discriminatoires ou simplement injustes. Les libéraux ont toujours été profondément favorables à ce type d’association qui est un des mécanismes régulateurs du capitalisme. Après les jacobins, ce sont d’ailleurs les marxistes qui se sont le plus opposés à la création et au fonctionnement des syndicats ouvriers. Normal, les marxistes ne voulaient pas du capitalisme, donc surtout pas des processus qui permettaient sa normalisation et sa régulation.

C’est le compromis entre gaullistes et communistes qui a transformé les syndicats en ce qu’ils sont devenus aujourd’hui, à savoir des organes financés par l’État et chargés de lui transmettre les supposées revendications d’une « base » qui n’existe pas. Le mouvement syndical, par essence libéral, puisque basé sur l’accord contractuel entre salariés et patrons, a été transformé en groupes de pression à travers lesquels les plus influents, les plus nombreux ou les plus violents, tentent d’obtenir des avantages par la voie de la contrainte étatique.

Un « syndicat » de patrons c’est étatiste par nature

Il en va tout autrement des mouvements patronaux qui sont, eux, par définition, corporatistes et clientélistes. Si l’on fait remonter l’origine des organisations patronales aux corporations, maitrises et jurandes du moyen-âge on est bien obligé de constater que le souci des « patrons » et artisans de l’époque n’était pas l’ouverture et assez peu l’esprit d’entreprise, mais l’obtention de privilèges royaux et des moyens juridiques de les conserver. C’est la révolution dans sa composante libérale qui allait durant la nuit du 4 août rétablir la liberté d’entreprendre contre les anciens bénéficiaires de privilèges.

Dans sa forme plus moderne, le mouvement patronal trouve ses fondements à partir des années 1840, dans l’opposition au libre échange prôné par… l’État. Eh oui, cela parait assez incroyable de nos jours mais à l’époque, c’était bien le gouvernement, influencé par les économistes et philosophes libéraux de l’école de Paris qui poussait au libre échangisme contre les industriels. C’est d’ailleurs pour réclamer des taxes à l’importation des produits étrangers que sont créés de 1835 à 1840 le Comité des industriels de l’Est, le Comité des intérêts métallurgiques, l’Union des constructeurs de machine et le Comité des houillères françaises. En 1849, l’Association pour la défense du travail national, première association interprofessionnelle créée en 1846, obtient l’exclusion des produits étrangers lors de l’Exposition industrielle de Paris !

Ce comportement perdure de nos jours au sein des fédérations et syndicats professionnels qui constituent la base d’adhérents du Medef. Il ne s’agit plus vraiment de taxer les importations – encore que l’idée ressurgit régulièrement chez les archéo-gaullistes et autres souverainistes bornés – mais de mendier auprès de l’État ou de Bruxelles des aides, ou des « protections » qui peuvent prendre de multiples formes.

On peut donc affirmer qu’un syndicat de salariés est naturel et libéral alors qu’un syndicat de patrons est antinaturel – pour quelle raison des patrons s’associeraient-ils avec leurs concurrents ? – et antilibéral – pour quelle raison des patrons s’associeraient-ils, si ce n’est pour obtenir des avantages ou des protections auprès du gouvernement ? À ce titre il faut souligner que l’un des motifs importants de la mobilisation patronale au cours de notre histoire a précisément consisté pour les industriels à demander à l’État d’agir contre le syndicalisme. Les patrons de la fin du XIXe siècle ne se préoccupaient pas de savoir si le syndicalisme ouvrier était d’essence libérale ou socialiste, ils voulaient juste faire interdire les grèves par l’usage de la force publique – ce que nos modernes « libéraux-conservateurs » ont une fâcheuse tendance à oublier !

Le Medef libéral ?

Pourtant, depuis sa création en 1998, le Medef est perçu comme défendant des idées sensiblement plus libérales que son prédécesseur le CNPF. Comment un mouvement dont les adhérents sont une multitude de fédérations clientélistes jalouses de leurs intérêts peut-elle passer pour libérale ?

À cela deux raisons :

  • La première réside dans la mission que s’est fixée le Medef. Elle trouve son origine dans la désillusion des patrons, après le cuisant échec subi lors de la négociation sur les 35 heures. Rendus très méfiants vis-à-vis du paritarisme, les supposés « patrons des patrons » ont inventé une super agence de communication patronale, un lobby politique qui se mêle de tout : économie, emploi, développement durable, équipement, et même relations européennes et internationales. Conséquence de cette nouvelle organisation, le ton et les sujets abordés par le Medef sont moins influencés par les négociations engagées dans chaque branche par les syndicats et fédérations professionnelles. La formule a rencontré un certain succès puisque l’audience du Medef et ses apparitions dans les médias ont considérablement augmenté par rapport au poussiéreux CNPF.
  • La deuxième tient aux difficultés croissantes du modèle économique français. Embarqués dans la galère d’un dirigisme économique qu’ils ont très largement contribué à promouvoir, les dirigeants de la hiérarchie patronale, enfin libérés des négociations de terrain, réclament moins d’État maintenant que ladite galère est en train de couler. Certains industriels ont même un intérêt direct à afficher des positions libérales lorsqu’ils dirigent des entreprises qui tentent d’établir une concurrence face aux anciens monopoles publics. Le Medef peut donc afficher une façade libérale de circonstance, tandis que les fédérations et syndicats professionnels qui le composent se chargent de réclamer plus d’aides et de protections à l’État.

Bien entendu les patrons, adhérents des fédérations et associations professionnelles membres du Medef, défendent « l’esprit d’entreprise », mais les ingrédients qui le composent ne sont pas clairement définis. Car si les patrons attendent du Medef qu’il se batte pour la réduction des charges et des impôts, ils n’hésitent pourtant pas à réclamer au pouvoir des aides, subventions, concessions, missions, plans de relances, barrières non douanières, regroupements, qui seront financés par les charges et les impôts « des autres ».

Alors non, décidément le Medef ne sert pas à grand chose, si ce n’est à dévaloriser l’image des vrais entrepreneurs et des vrais libéraux. En prétendant exprimer la « voix des patrons », il entérine le vieux schéma marxiste de la « lutte des classes », cette représentation magique de la société à travers laquelle le « patronat » « pense », « agit », « s’organise ». Le fait de prêter une intelligence, une intention, une volonté, à un groupe de personnes en raison de leur fonction est une des grandes régressions, presque animiste du socialisme. On est en tout cas bien loin de l’individualisme méthodologique qui devrait seoir à une organisation prétendument libérale !

Par comparaison les pigeons ont adopté une organisation nettement plus libérale-compatible. Ils ne prétendent pas être une association d’entrepreneurs mais un mouvement qui les défend. Rien n’empêche un fonctionnaire, un chômeur ou un salarié de « liker » la page des pigeons. C’est toute la différence entre un mouvement corporatiste et un autre qui nait de la résistance à l’oppression, quatrième des droits naturels et imprescriptibles de l’homme.

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  • « Les patrons voulaient juste faire interdire les grèves par l’usage de la force publique ».

    La grève n’est pas un mode d’action syndical acceptable à partir du moment où la démission est possible. La démission collective, le boycott, le lobbying par exemple sont des actions normales.

    La grève est depuis toujours une atteinte insupportable à la propriété privée. C’est un mode d’action qui doit être interdit et réprimé par des sanctions financières à hauteur des pertes provoquées.

    • La grève, c’est s’arrêter de travailler. En quoi est-ce insupportable, du moment que le gréviste n’exerce pas la force pour empêcher les autres de travailler?

      • La grève à la sauce étatiste, c’est le fait de ne pas vouloir travailler (sorte de démission provisoire), tout en empêchant l’entrepreneur de prendre acte de cet état de fait, notamment en l’empêchant de virer les grévistes et d’embaucher à la place d’autres personnes.

        En résumé les grévistes n’assument pas intégralement la responsabilité de leurs actes, puisqu’ils n’auront, au pire, qu’une perte de salaire et non un licenciement.

        • Oui, oui, je comprends bien la nuance.
          Je dis juste qu’en tant que libéraux nous ne devons pas nous opposer au principe de la grève (que dirait Ayn Rand ! :)) mais à son utilisation actuelle.

          • Lorsqu’on parle de droit de grève, on parle d’une situation où l’employeur se trouve légalement empêché de rompre le contrat de travail. Au fond, le droit de grève est une sorte d’esclavagisme en négatif (impossibilité de rompre le lien).

            Contrairement à la grève, la démission est la véritable expression de la liberté. Démissionner, au sens littéral, est bien ce que font les personnages d’Ayn Rand lorsqu’ils disparaissent, provoquant la panique chez leurs geôliers.

  • + 1000

    Medef = UMPS = Le Pen = Mélenchon = ultra-corporatisme !

  • Article très intéressant.

    D’une manière générale, la défense du libéralisme sera d’autant plus aisée qu’elle sera cohérente. En distinguant très clairement le libéralisme d’une défense d’une classe ou pire d’intérêts particuliers puissants, beaucoup de nos compatriotes se retrouveront dans cette doctrine. Personne, puissant ou faible, n’a à faire usage de la force publique pour piller son voisin…

    L’assimilation subie ou voulue du libéralisme a des intérêts économiques particuliers a été une catastrophe.

    • Presque tous les gens sont favorables à la défense d’intérêts particuliers par la force publique, même si c’est inavoué.

  • Un petit rappel : le droit de Grève et le droit syndical, ont été demandés pour la première fois à la tribune de l’assemblée nationale par Frédéric Bastiat en 1849. Le droit de grève a été promulgué par Napoléon III en 1864 sous la pression de son premier ministre et ministre de la justice libéral Alain Ollivier, puis le droit syndical après une première loi en 1876, loi lockroy, combattu pendant 8 ans par les socialistes de l’époque, a été votée aux forceps par Valdeck Rousseau, ministre de l’intérieur libéral.

    • Merci pour ces rappels tout à fait édifiants.

    • Mon pauvre charentais libéral, évitez les petits rappels : autant d’erreurs et d’approximations en si peu de lignes c’est affligeant. Alain Ollivier n’existe pas, c’est Emile Ollivier qui n’était pas alors au gouvernement mais a été rapporteur de la loi. Ce n’est pas le droit de grève d’ailleurs mais l’abolition du caractère illégal de la « coalition ». Les « socialistes » n’avaient aucune représentation parlementaire susceptible de s’opposer à une loi dans les années 70/80. J’en ai marre de cette invocation « magique » de « socialistes » à toutes les sauces, surtout pour désigner des « conservateurs ». Et c’est Waldeck pas Valdeck.

      • Émile Ollivier , réélu en 1863 avec la vague républicaine, il accepta d’être le rapporteur de la loi du 25 mai 1864, qui abolit le délit de coalition créé par la loi Le Chapelier de 1791 et instaure le droit de grève.
        wiki.

  • Sinon excellent article…

  • « Un « syndicat » de patrons c’est étatiste par nature…pour quelle raison des patrons s’associeraient-ils, si ce n’est pour obtenir des avantages ou des protections auprès du gouvernement ? »
    –> pour faire baisser les salaires, ce qui est parfaitement légitime. Je ne comprends pas pourquoi vous traitez de manière asymétrique syndicats de patrons et syndicats de salariés. Dans les deux cas, il y a syndicalisme libéralement acceptable et un qui ne l’est pas. Les syndicats libéralement non-acceptables sont ceux (de salariés ou de patron) qui cherchent à obtenir des privilèges auprès de l’Etat; ceux qui sont acceptables sont ceux qui cherchent à peser de façon non-coercitive sur les contrats de travail, les salaires, les conditions de travail etc. Ce n’est pas PAR NATURE que les syndicats de patrons sont inacceptables pour le libéral, mais pour des raisons aussi contingentes que celles qui ont fait des syndicats de salariés des syndicats étatistes.

    • Si des patrons s’entendent pour faire baisser les salaires il y en aura toujours un qui sera tenté d’être légèrement mieux disant pour essayer d’attirer les meilleurs salariés sur un marché donné. Une entente entre patrons ne résiste pas à la concurrence.
      Les seuls cas valides et naturels d’entente entre patrons/entreprises sont les joint-venture, les GIE ou les centrales d’achat. Il s’agit généralement de fédérer des moyens pour pouvoir concurrencer des entreprises plus grosses ou pénétrer un marché mal connu. On est loin du modèle Medef.

      • « Si des patrons s’entendent pour faire baisser les salaires il y en aura toujours un qui sera tenté d’être légèrement mieux disant pour essayer d’attirer les meilleurs salariés sur un marché donné. Une entente entre patrons ne résiste pas à la concurrence. »
        –> mais c’est exactement pareil pour les salariés, il y en aura toujours un qui sera tenté d’accepter p. ex. un salaire plus bas pour avoir un emploi. Je suis d’accord avec vous sur le Medef, mais si vous admettez que des bons syndicats de salariés sont possibles, par parité de raisonnement vous devez admettre que des bons syndicats de patrons le sont aussi.

        • Sauf qu’il y a toujours une limite basse, ce qui n’est pas le cas pour le haut (i.e. les salaires ne peuvent pas baisser jusqu’à 0, alors qu’ils peuvent théoriquement monter jusqu’au ciel).

          • peut-être, mais si cela est vrai cela vaut également pour la quantité de travail que le salarié échange contre son salaire : le travail fourni ne peut pas baisser jusqu’à 0 et peut théoriquement monter jusqu’au ciel.

        • « il y en aura toujours un qui sera tenté d’accepter p. ex. un salaire plus bas pour avoir un emploi. »

          Et quid des salariés qui rompent sans état d’âme leur contrat de travail pour se faire embaucher ailleurs à un niveau de salaire supérieur?

          Il y a concurrence entre les entreprises mais également entre les salariés et ce sur le prix, la quantité et la qualité des biens et services comme du travail!

          • oui bien sûr, je n’ai jamais dit le contraire, mais cela n’a rien à voir avec le problème qui nous occupe. Le salarié qui accepte un salaire plus élevé que le salaire minimal accepté par son syndicat de salariés ne fait pas faux bond à son syndicat (pas plus que le patron qui paie ses salariés moins cher que le salaire maximal accepté par son syndicat de patrons ne renie son syndicat).

  • Moi je veux bien qu’on tape sur les « gaullistes bornés » qui veulent un peu de protectionnisme. Mais comment leurs en vouloir en voyant nos usines fermer et en sachant que les traités de libre-échange autorisent l’importation de produits des pays émergeants alors que ces mêmes pays nous taxent à leurs frontières et qu’ils subventionnent souvent leurs entreprises. Il y a la constatation de la réalité + la « non-connaissance » du libéralisme j’ai envie de dire, pas de quoi leur tomber dessus comme s’ils étaient des diables, ils sont justes basiques et rationnelles dans leur schéma de penser.

    Juste un exemple, dans une émission (« Free to choose » je crois, de Milton Friedman) dans les années 80, un américain lui a posé cette question :

    « Vous parlez de libre-échange avec les pays émergeants et vous dites que oui nous allons perdre des emplois à cause de ce libre échange mais qu’il y aura un rééquilibrage, de nouveaux job seront créés dans d’autres secteurs et de plus nous pourrons à notre tour leur vendre des produits puisqu’ils se seront développés, mais combien de temps prendra ce rééquilibrage ? Pendant combien de temps allons nous subir de massive pertes d’emplois à cause de ce libre-échange avant de recréer ? »

    Réponse de Milton Friedman : « Le rééquilibrage se fera en 5 ans selon moi, durant c’est 5 ans on peut avoir des mesures protectionnismes décroissantes, des taxes qui diminuent au fil des 5 ans, au bout des 5 ans le rééquilibrage sera effectué. »

    Or nous avons vu que le rééquilibrage ne prend pas 5 ans ! ça fait des années, nous sommes toujours en train de perdre des emplois. (d’accord notre pays socialistes n’aide pas, mais regardez les USA qui sont un peu mieux, et autres, ils subissent aussi).

    Donc non, je ne suis pas de ceux qui pourrissent franchement les « gaullistes » et « républicains de gauche » (communistes non, l’extrême gauche ne veut pas de protectionnisme, bizarrement, ils ont adhéré au sans-frontièrisme dans un esprit d’internationalisme).

    Pour ma part je pense qu’il ne faut pas éliminer trop vite le protectionnisme minimal et ciblé, comme dans l’esprit de Friedman, décroissant et avant tout pour lancer un message à ces pays afin qu’ils ne subventionnent plus leurs entreprises et qu’ils ne nous taxent plus. Et ça permettrait d’effectuer le rééquilibrage en douceur à la place de cette désindustrialisation folle.

    Je prend l’exemple des panneaux solaires, on faisait des panneaux chers mais de qualité. Les chinois en on fait aussi, on les a laisser rentrer sans taxes, ils ont tué nos panneaux solaires (technologie du futur, écologique). Est-ce qu’on ne pouvait pas protéger un minimum ce secteur ? On ne parle pas de chaussettes fait à la chaine dans une usine là, ce sont des panneaux solaires. Au moins que leurs produits soient aux normes et que leurs entreprises ne soient pas massivement subventionné par l’Etat chinois (et qu’ils ne taxent pas nos produits chez eux). Pareil sur l’électronique, l’Europe a signé des traités, l’exportation d’électronique dans les pays émergeants est passé de 35% à 75%, dans le même temps nos entreprises fermées.(pareil on ne parle pas d’usine de chaussettes mais d’électronique) et ces pays là nous taxent chez eux (ça n’a aucun sens!).

    Je crois qu’il y a un équilibre entre libre-échange total et protectionnisme. Déjà regardez quel pays fait du protectionnisme sur nos produits et regardez si nous on laisse les leurs rentrer gratuitement. Ensuite voir ceux qui subventionnent leurs entreprises et si leurs produits sont au normes. Rester dans cette situation c’est tout simplement rester le dindon de la farce de la mondialisation. Les grands principes c’est beau, moi aussi je veux un monde de libre-échange, mais il y a des constats qu’il ne faut pas zapper trop vite. Faisons les réformes pour être compétitif, pour faire maigrir l’Etat, faisons une monnaie compétitive, mais ne zappons pas trop vite les conditions de l’échange.

    • prends de l’arsenic… made in france si tu veux.

    • « Or nous avons vu que le rééquilibrage ne prend pas 5 ans ! ça fait des années, nous sommes toujours en train de perdre des emplois. »

      Euh, ça fait 38 ans qu’on plonge dans l’étatisme et le socialisme de plus en plus forcené. Effectivement le « rééquilibrage » ce fait comme prévu: l’argent des autres manque, il y a de plus en plus de pauvres, de moins en moins d’entreprises, le chômage n’arrête pas de monter et ce n’est que le début.

      Avant de dire qu’un médicament ne marche pas il faudrait l’administrer, là on prend des doses de poison socialiste de plus en plus forte. (Et l’UMP est aussi férocement étatiste-de-copinage que le PS)

      « Je crois qu’il y a un équilibre entre libre-échange total et protectionnisme. »

      Coté protectionnisme ne vous inquiétez pas la France est aussi bien pourvue.

      Mais elle ne fait aussi que transformer des matières de base et réexporter les produits fini. Fermez les frontières à coup de taxes protectionnistes et non seulement vous pouvez dire adieux à toute l’électronique, l’habillement et une tapée de produit qui ne coutent quasi rien mais en retour on va vous taxer aussi les matériaux de base.

      Devinez qui va perdre cette guerre là ?

      Sans compter que c’est très logique de ne pas vouloir commercer avec les pays pauvre pour que leurs niveau de vie monte et de leur DONNER des milliards d’euro en aides de notre argent. (ce qui ne fait monter que la corruption)

    • Si les autres pays subventionnent leurs exportations vers la France, tant mieux pour le consommateur français… vivement qu’ils subventionnent le pétrole!

      Le fait que nos produits soient taxés quand on les exporte vers ses pays ne rend pas pour autant le protectionsime justifiable chez nous. Ce n’est pas parce que les autres sont assez stupides pour empêcher de laisser rentrer des produits par chers chez eux, que nous devons faire pareil.

      Quant aux soit disant pertes d’emploi, les USA (et de nombreux autres pays développés) étaient en situation de plein emploi en 2007, donc de quoi vous parlez? Les emplois de bureaux vous trouvez ça moins bien que de travailler dans les mines? La principale barrière à l’emploi, c’est le salaire minimum. Pourquoi un français serait-il obligé de consommer ce qu’un autre français produit, pour un prix plus élevé que ce qu’un étranger aurait pu faire: elle est ou la liberté de chacun d’acheter ce qu’il veut, à qui il veut? Elle est ou la plus value pour le consommateur?

    • « Je prend l’exemple des panneaux solaires, on faisait des panneaux chers mais de qualité. Les chinois en on fait aussi, on les a laisser rentrer sans taxes, ils ont tué nos panneaux solaires (technologie du futur, écologique). »

      L’exemple pourri par excellence, un produit qui coute très cher est qui ne produit rien. Les chinois ont bien fait de tuer cette industrie.

      La tva c’est quoi si ce n’est du protectionnisme, on ne produit plus rien , les produits importés sont taxés à 20%.

  • La première fois que j’ai entendu ce mot ‘MEDEF’ j’ai cru que c’était un syndicat du ‘Merd* en France’ mais avec le temps je suis convaincu que mon intution d’enfant n’était pas loin de la vérité.

    Comme quoi la vérité sort de a bouche des enfants….

    Et les adultes sont prèsque tous des menteurs…

  • Je suis entièrement d’accord avec vous ,et comme vous je me demande bien à quoi sert le MEDEF? Nous avons besoin d’entreprendre,de créer,d’inventer,et permettre à tout homme ,même salarié de pouvoir évoluer ,créer ,mais aussi réguler le chomage .Et que les patrons du MEDEF ne font que défendre leurs privilèges ce constate tous les jours,ils demandent de plus en plus des aides ,mais ne font rien pour réellements entreprendre,et réguler le chomage ,seul compte obtenir ,obtenir et encore obtenir ,et l’autre allègements des charges ,payés moins d’impôts,de taxes ,et là,il y a une véritable contradiction.Donc,c’est vrai ,Le MEDEF a t’il une utilité réelle dans notre pays,pour l’esprit d’entreprendre,de créer,d’inover ,et participer à la régulation du chomage et depuis 14 ans j’en doute.

  • D’accord mais pas d’accord la on parle du medef on parle pas des patrons faut pas tous confondre, j’aimerai quand même une précision qu’elle est la proportion des patrons du medef qui ne sont pas salarié et j’espère que mon intuition est fausse.

    Si mon intuition est bonne c’est un syndicat de salarié pas de patron.

    • La plupart des « patrons » de grosses entreprises ne sont que des employés surpayés, provenant souvent de la fonction publique et nommés par copinage. Le « patronnat » n’est qu’une classe imaginée par les marxistes, une classe censée posséder des fonds illimités, provenant de l’exploitation des classes laborieuses. L’entrepreneur n’entre évidemment pas dans ce shéma simpliste que la gauche anti-capitaliste tient à conserver.

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