Le garrot fiscal se resserre avec le financement de la Sécu

Après les 20 milliards d’impôts créés par le budget 2013, voici 5 milliards supplémentaires pour le financement de la Sécu.

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Le garrot fiscal se resserre avec le financement de la Sécu

Publié le 4 octobre 2012
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Après les 20 milliards d’impôts créés par le projet de loi de finances 2013, au tour de celui portant sur la Sécurité Sociale qui fait monter l’ardoise de 5 milliards supplémentaires.

Un article du cri du contribuable.

Trois jours après le projet de loi de finances pour 2013, le ministre du budget Jérôme Cahuzac propose un autre matraquage fiscal, cette fois-ci pour réduire le trou de la Sécu.

Retraités, couples d’actifs avec enfants, auto-entrepreneurs, consommateurs, tout le monde se mettra au régime pour ramener le déficit de la Sécu vers 11 milliards d’euros en 2013. Tout le monde, sauf l’État.

Véritable vide-gousset du gouvernement, Jérôme Cahuzac, Ministre du Budget, a promis que les nouvelles ponctions fiscales s’arrêteront en 2014. De toute manière, on peut se demander s’il restera encore quelque chose à gratter au-delà de cette date tant les taxes pleuvent.

Après les 20 milliards d’impôts créés par le projet de loi de finances 2013, au tour de celui portant sur la Sécurité Sociale. Il fait monter l’ardoise de 5 milliards supplémentaires alors que l’État réduit à peine son train de vie et se remet à embaucher des fonctionnaires.

Comme de coutume, ce sont les particuliers qui vont payer le tribut le plus lourd à cet effort budgétaire visant à réduire le déficit de la Sécu à 11,4 milliards l’an prochain (13,9 milliards avec les autres régimes) contre 13,3 milliards en 2012.

Les couples actifs matraqués

Les couples employant une nounou ou une femme de ménage seront les premiers à pâtir de ce nouveau tour de vis. C’est la fin du forfait imposé. Les cotisations seront calculées au salaire réel. Cette modification va faire sortir 475 millions des poches des contribuables, essentiellement des couples actifs avec enfants.

Des couples déjà concernés par les hausses d’impôt sur le revenu, la fin des niches fiscales, la modification de la fiscalité du patrimoine, la baisse du quotient familial, etc.

Les retraités mis à contribution

Les retraités devront régler une contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie de 0,15% sur leurs pensions, s’ils sont imposables. L’État attend 350 millions de recettes de ce nouvel impôt lorsqu’il aura atteint sa vitesse de croisière. La taxe sera doublée à 0,30% en 2014.

Les auto-entrepreneurs au pilori

Les auto-entrepreneurs sont aussi placés au pilori fiscal. Le niveau de leurs cotisations sociales va être aligné sur celui des entrepreneurs individuels bien que leur régime d’assurance maladie ne soit pas déficitaire.

C’est une mesure stupide qui va fragiliser des travailleurs pauvres. Selon les derniers chiffres de l’INSEE, 9 auto-entrepreneurs sur 10 dégagent en effet un revenu inférieur au SMIC. La hausse de leurs cotisations occasionnera des cessations d’activité et des retours à la case «Pôle emploi». Cet hallali fiscal devrait rapporter 150 millions d’euros à l’État.

Pour leur part, les collectivités locales et les hôpitaux, auront à renflouer le régime de leurs agents, ce qui aboutira au versement de 800 millions de cotisations supplémentaires qu’elles pourraient être tentées de récupérer auprès de leurs administrés.

Taxes sur le tabac et la bière

Pour faire bonne mesure, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013 tape aussi sur les consommateurs avec des taxes revues à la hausse sur le tabac et la bière.

Pour Marisol Touraine, Ministre de la Santé, il s’agit d’un budget de « justice sociale », alibi que le gouvernement Ayrault dégaine à chaque fois qu’il s’agit d’enterrer la classe moyenne.

—-
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  • Tous ces hausses de prélèvements massifs vont nécessairement peser sur la consommation et sur l’investissement … On va donc avoir un effet récessif important et il sera impossible de tenir l’objectif de 0.8% de croissance du PIB. Je ne parle même du fait que nos partenaires italiens, espagnols voir même allemands réforment plus vite que nous leurs économies en taillant dans les dépenses structurels inutiles … Il faut bien noter qu’un échec fera surement aussi remonté nos taux d’intérêt donc une double peine immédiate.

    Donc courant 2013, il y aura 2 possibilités. Soit le gouvernement se tient à son objectif de déficit de 3% et après avoir assommé les français à coup de taxes il poursuit logiquement sur la mise à mort. Soit il part dans un chantage européen pour récupérer de l’argent extérieur (MES, FESF, BCE, …) et ne pas tenir les 3% de déficit. dans tous les cas, ce ne sera qu’une cavalerie supplémentaire en espérant une reprise venant de l’extérieur l’année suivante … Personnellement, je ne crois pas aux miracles …

  • Cahuzac est dangereux : non seulement ce type n’a aucun sens de l’économie, mais ment éhontément sur les finances publiques.

    Dans l’interview d’aujourd’hui : il ose dire que réduire la dépense publique de 20 milliards reviendrait à diminuer de moitié le budget de l’EN ou supprimer 500 000 fonctionnaires.
    Le budget de l’EN c’est 70 milliards bravo M. le ministre du budget.

    Le plus beau c’est quand même quand il prétend qu’augmenter les impôts est moins nocif pour la croissance que baisser la dépense publique.

  • Il y a certaines mesures qui pourront être facilement contournées, en particulier celles en lien avec la consommation.

    Il n’est pas certain que les revenus attendus par le gouvernement soient au rendez-vous.

    • « Il n’est pas certain que les revenus attendus par le gouvernement soient au rendez-vous. »

      + 1. Ce sera vraisemblablement une des surprises de l’année 2013 pour tous nos socialistes chéris qui ne voient décidément rien venir. Laffer inside

  • C’est un individu qui n’a jamais entendu parlé de la courbe de Laffer (que l’on devrait appelée F. Bastiat) plus ils mettront d’impôts moins ils vont en récolter. C’est navrant de voir ça, car un gamin de cinq ans le comprendrait !

  • Ce que j’adore avec les libéraux, c’est que si on les écoutait, seuls les plus riches pourraient se soigner. Heureusement, l’actuel gouvernement les fait payer davantage pour qu’ils aident les plus démunis à se soigner. Et j’imagine les cris d’orfraie que les mêmes pseudos-libéraux (en fait des riches qui cherchent à garder leur privilèges immoraux) alors même qu’ils bénéficient de ce généreux système qu’ils dénoncent tant. En même temps, la devise des fameux libéraux ne devait-elle pas être « Marche ou crève » ? Quel égoïsme !

    • Des assurances santé privées en libre concurrence coûteraient moins cher, surtout aux pauvres, tout en leur founissant de bien meilleures prestations, que la sécu, super onéreuse et piètre soignante. Vous êtes juste calcifié dans un carcan aussi étriqué qu’erroné.

    • Pas le temps de développer ici, mais la seule chose qui empêche de faire baisser le coût marginal de la santé, c’est la coercition d’état…et au total l’absence de concurrence libre dans ce secteur.

    • Encore un socialiste naïf et borné (pléonasme). Quand vous êtes riche vous ne regardé pas à la dépense pour votre santé. Comme pour le reste d’ailleurs. C’est comme imaginé un milliardaire rouler en Renault même offerte par l’état! Non les riches vont se faire soigné là ou ils pensent avoir le meilleur service (USA, japon, suisse…) pas là ou il sont (faiblement) remboursés. Ils ne bénéficient donc pas de la sécu

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sécurité sociale
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Par Géraud Lebas[1. De formation initiale en gestion, Géraud Lebas possède une décennie d'expériences en tant que comptable et acheteur. Attiré par l'énergie et l'industrie, il s'est depuis reconverti en électrotechnique dans le secteur aéronautique.].

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