Le développement durable, qu’on le veuille ou non

Pascal Canfin ministre délégué au développement

Pour les écologistes comme Pascal Canfin, ministre délégué au développement, peu importe la méthode : ce qui compte, c’est que nos comportements correspondent à sa vision.

Pour les écologistes comme Pascal Canfin, ministre délégué au développement, peu importe la méthode : ce qui compte, c’est que nos comportements correspondent à sa vision.

Par Baptiste Créteur.

Pascal Canfin, ministre délégué au développement.

Le rêve écologiste de faire de la vie en harmonie avec la nature la priorité de tous les individus peut se faire de deux façons : on peut les sensibiliser et tenter de déclencher une prise de conscience et un changement consenti des comportements, et on peut procéder autrement. Pour les écologistes comme Pascal Canfin, ministre délégué au développement, peu importe la méthode : ce qui compte, c’est que nos comportements correspondent à sa vision.

Par exemple, si les individus ne veulent pas financer les ONG, il faut leur prendre leur argent pour le faire à leur place. Ainsi déclare-t-il dans les colonnes du Monde :

Le montant dont [les ONG] recevront la responsabilité augmentera dès 2013 et passera de 45 millions à 90 millions d’euros d’ici à la fin du quinquennat.

Il faut également aider les habitants de tous les pays à trouver leur voie. Ce n’est « pas la priorité » pour les uns, les autres « ne veulent pas se faire imposer de modèle » et les mieux lotis ont jusque là « le plus grand mal à s’engager dans la voie d’une transition écologique et à financer celle-ci ». En clair, personne n’a l’air d’adhérer à la vision écologiste, mais quand on est écologiste, on n’a pas vraiment à s’en soucier : c’est bon pour la planète, c’est bon pour les gens, on ne va quand même pas les laisser décider de ce qui est bon pour eux et de comment ils veulent vivre leur vie.

Pour les pays pauvres, [l’économie verte] n’est pas la priorité. Les pays émergents ne veulent pas se faire imposer de modèle. Quant aux pays riches, ils éprouvent le plus grand mal à s’engager dans la voie d’une transition écologique et à financer celle-ci.

Faisons ce grand bon en avant vers la transition écologique pour protéger « le bien public mondial qu’est le climat ». C’est sur le fondement d’une nature appartenant à tous que les écologistes souhaitent façonner le monde à l’image qu’ils s’en font, en créant de toute pièce une nature intacte.

Pourquoi n’y aurait-il pas d’autres biens publics mondiaux, comme la richesse, la culture et la recette de la pâte à crêpes ? Pascal a tranché : c’est le climat qu’il faut protéger contre tous ceux qui auraient d’autres priorités, comme de manger à leur faim ou habiter une maison confortable.

Et il veut aller plus loin :

Autrefois, développement économique et développement durable étaient deux notions distinctes. Il faut les fusionner.

Jusque-là, on mesurait le développement sur la base de critères comme le niveau de vie, l’espérance de vie et le nombre d’enfants qui vivent assez longtemps pour apprendre à lire. Bientôt, il faudra y ajouter la croissance harmonieuse des arbres et le volume sonore des oiseaux au petit matin…

Plutôt que prôner des solutions simples comme la propriété privée, les écologistes préfèrent se faire peur et faire peur aux enfants pour mieux décider à la place des autres.

Vous constaterez que dans toute la propagande écologiste, à part leurs appels à la nature et leurs plaidoyer en faveur de l' »harmonie avec la nature », il n’y a aucune mention des besoins de l’homme et des conditions nécessaires à sa survie. L’homme est traité comme s’il était un phénomène non naturel. L’homme ne peut pas survivre dans le genre d’état de nature que les écologistes envisagent, c’est-à-dire au niveau des oursins ou des ours polaires…

Pour survivre, l’homme doit découvrir et produire tout ce dont il a besoin, ce qui signifie qu’il doit transformer son environnement et l’adapter à ses besoins. La nature ne l’a pas équipé pour s’adapter à son environnement comme les animaux. Des cultures les plus primitives aux civilisations les plus avancées, l’homme a dû fabriquer des choses ; son bien-être dépend de sa capacité à produire. Même la tribu la moins avancée ne peut pas survivre sans cette soi-disant source de pollution : le feu. Ce n’est pas seulement un symbole que le feu ait été la propriété des dieux que Prométhée a apporté à l’homme. Les écologistes sont les nouveaux vautours qui s’agglutinent pour éteindre ce feu. (Ayn Rand,  » Return of the Primitive: The Anti-Industrial Revolution »)

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