Enfin un Haut Conseil des Finances Publiques !

Un vrai défi à la logique économique et à la démocratie.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Haut Conseil des Finances (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Enfin un Haut Conseil des Finances Publiques !

Publié le 27 septembre 2012
- A +

Un vrai défi à la logique économique et à la démocratie.

Un article de l’aleps.

Les socialistes n’hésitent pas à employer les grands moyens. La prochaine loi de Finances instaurera un Haut Conseil des Finances Publiques.

Haut par l’éminence de ses membres : sous l’autorité du Président de la Cour des Comptes, quatre magistrats de ladite Cour, renforcés par quatre personnalités nommées par le Sénat et l’Assemblée Nationale, donnent à la composition de ce Conseil fière allure.

Mais surtout Haut par ses attributions : d’abord vérifier que les hypothèses économiques sur lesquelles sont bâtis les budgets sont correctes, ensuite mesurer l’écart des résultats aux prévisions et s’assurer que la tendance est bien à la réduction des déficits, enfin alerter le Parlement en cas de dérive. Voilà sans doute de quoi rassurer les marchés financiers, ainsi que les Européens attachés à la règle d’or.

Le problème c’est que la prévision conjoncturelle est un art difficile, et pour tout dire prétentieux, car les prévisions sont faites à partir de modèles macro-économiques qui n’ont aucune réalité. Les vices fondamentaux de la planification s’y retrouvent : nul expert n’a d’information sur des événements dont il ne connaît même pas l’existence. Le Haut Conseil va-t-il dès sa naissance demander au Parlement de corriger le budget 2013 bâti sur une hypothèse de croissance de 0,8% alors même que les prévisionnistes (qui peuvent se tromper, comme on l’a dit) pensent à une croissance nulle voire à une récession ?

D’autre part, que signifie le vote de l’impôt et des dépenses publiques par le peuple, dès lors qu’il est mis sous bonne garde d’un Conseil, si éminent soit-il ? Nous ne bénéficions pas en France de démocratie directe comme en Suisse ni de referendum fiscal (comme aux États-Unis). La seule expression populaire est celle du Parlement, dont la représentativité est déjà très approximative. Si on met à son tour le Parlement sous tutelle, il ne restera rien de la démocratie, dont l’origine a été précisément le vote de l’impôt par les contribuables.

Fort heureusement, ce Haut Conseil sera une façade, comme la Cour des Comptes d’ailleurs. Mais une façade fâcheuse et coûteuse. Le Conseil tombera de Haut.

—-
Sur le web.

Voir les commentaires (4)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (4)
  • Votre Marianne ressemble à une péripathéticienne…

    • Tant que l’état se comporte comme un proxénéte de la république, Marianne effectivement ressemblera aux péripathéticiennes. Le jour où l’état sera au service des contribuables de la France (ce qui demande un refonte totale du systeme politique francais et évidemment un changement de personnel qui va avec) alors je serais le premier á demander au dessinateur Honzec de dessiner une femme fiére et confiante en l’avenir.

  • Et un « Conseil » de plus pour placer les copains et enfants de copains de l’ENA avec des revenus et avantages très intéressants et qui comme les autres ne servira à rien.
    Combien de fils « de » vivent aux crochets de nos impôts et de la dette ?

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Il y a quelques mois, dans un article appelant les nouveaux députés à mettre fin[1. Ce qui fut chose faite au 31 juillet 2022, quelques dispositions de veille sanitaire restant néanmoins en vigueur jusqu’au 30 juin 2023 et la réintégration des soignants non-vaccinés étant soumise au feu vert de la Haute Autorité de Santé, laquelle est pour l’instant bloquée sur rouge.] à l’état d’urgence sanitaire, je soulignais en conclusion combien il était nécessaire que les citoyens montrent la plus grande vigilance, non seulement à court terme à propos d... Poursuivre la lecture

Par François Turenne. Un article de l'IREF Europe

La France fait bande à part parmi les pays de l’UE, elle est l’un des derniers à résister encore et toujours à la libéralisation du marché de l’électricité. À plusieurs reprises l’Iref a pointé les limites du modèle régulé dans lequel évoluent nos énergéticiens.

La Cour des comptes a rendu mardi 5 juillet un rapport très critique sur l’organisation du marché de l’électricité sans néanmoins proposer d’aller plus loin dans sa libéralisation. Pourtant, plus de dix ans après la loi ... Poursuivre la lecture

L’examen du projet de loi du gouvernement sur le pouvoir d’achat, soit un paquet de nouvelles dépenses publiques à 20 milliards d’euros, débute ce lundi 18 juillet à l’Assemblée nationale. D’après les échos des discussions préalables en commission des finances, on devine que les débats seront animés, mais pas vraiment dans le sens d’un retour à une certaine sobriété budgétaire, bien au contraire. À tel point que le gouvernement, qui pourtant s’y connaît en « quoi qu’il en coûte », accuse maintenant les oppositions de vouloir faire « sauter la... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles