Crise : le déficit pédagogique

Pour sortir de la crise, il conviendra que les gouvernements qui furent les plus intoxiqués par l’alchimie économique se convertissent à la science économique.

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Crise : le déficit pédagogique

Publié le 22 septembre 2012
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Pour sortir de la crise, il conviendra que les gouvernements qui furent les plus intoxiqués par l’alchimie économique se convertissent à la science économique.

Par Guy Sorman.

Ce dont les Européens se remettent aujourd’hui difficilement fut une hallucination politique collective : croire que les gouvernements sont le moteur de la croissance économique. Cette croyance, car ce fut une croyance et pas une science, a été répandue par des charlatans parfois bardés de titres universitaires et que les dirigeants politiques eurent tout avantage à rallier. À suivre cette alchimie, il aurait suffi d’appuyer sur les bons leviers, manettes monétaires, soupapes budgétaires, volant industriel, pour que s’en suivent, par miracle, des richesses et de l’emploi. L’opinion publique y crut aussi puisqu’il est tentant pour l’esprit d’imaginer que des causes simples – l’action de l’État – conduisent à des bénéfices collectifs, la richesse et sa redistribution. Ainsi, au nom de la prospérité et de la justice sociale, ont enflé comme une grenouille, la dimension des bureaucraties publiques, leurs interventions de plus en plus détaillées et comme conséquence inenvisagée, le déficit public : une dette à la charge désormais, non pas des coupables mais des croyants, dupes et victimes de l’alchimie économique.

Le seul bénéfice involontaire de cet effondrement de l’illusion collective, dénoncé tout de même par quelques voix isolées dans le désert (mais il ne sert à rien d’avoir raison contre la foule) sera peut-être la substitution de la connaissance économique à l’alchimie économique. Que dit la science ? L’expérience, toute science n’est qu’expérimentale, permet dorénavant de fonder la croissance sur des principes peu contestables : l’innovation, l’entrepreneur et un État de qualité. Cette vérité est si triviale qu’on n’ose à peine rappeler que seule l’innovation est le fondement de toute prospérité. De la roue à aubes aux Organismes Génétiquement Modifiés, c’est aux savants que nous devons tout gain de productivité, c’est-à-dire la réduction du temps de travail, la qualité de la vie et son allongement. L’innovation seule ne suffit pas, sinon la Chine aurait devancé l’Europe dès le Moyen Âge : il faut aussi l’entrepreneur, cet esprit ingénieux qui transforme la science en produit et service consommables à un prix accessible pour le plus grand nombre. L’entrepreneur à son tour ne prend le risque de cette transmutation, pas de plomb en or, mais de science en objet standardisé, que s’il y trouve son avantage. Cet avantage ne lui est garanti que par un État de qualité. Pas de développement donc sans des institutions stables, fiables et prévisibles : un état de droit que seul garantit un État de qualité. Pas un État de quantité.

À la faveur involontaire de la crise donc, cette théorie très ancienne de l’entrepreneur (formulée il y a deux siècles par Adam Smith et Jean-Baptiste Say) resurgit. Avec de solides raisons d’être confiant en l’avenir de notre continent européen. Il se trouve en effet que trois nations seulement, ou groupes de nations, dominent au présent le monde de l’innovation : les États-Unis, le Japon et l’Union européenne. Chacun enregistre, chaque année, environ 250 000 brevets par an, à valeur juridique universelle, suivi très loin derrière par la Corée du Sud, le seul pays véritablement émergent dans ce domaine. Tous les autres se trouvent encore dans la phase de transition de l’économie agricole vers l’économie industrielle ou dans l’économie primitive de la sous-traitance.

Ces brevets d’aujourd’hui nous donnent comme une photographie de l’économie de demain : tout brevet ne générera pas nécessairement un produit et service, mais statistiquement ce sera le cas. Des entrepreneurs capables de cette métamorphose ? Les États-Unis, le Japon et l’Europe en regorgent, en particulier parmi les générations éduquées montantes qui ne rêvent que d’entreprise et de mondialisation. Un État de qualité ? Il conviendra que les gouvernements qui furent les plus intoxiqués par l’alchimie économique se convertissent à la science économique. Ils s’y évertuent, particulièrement en Espagne. Ce qui fait défaut est la pédagogie : les peuples qui avaient aveuglement suivi les charlatans attendent à bon droit, un supplément d’explication. Cette pédagogie n’est pas encore à la hauteur du désenchantement.

—-
Sur le web.
Publié initialement sur ABC, Madrid.

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  • Excellent article, Guy! j’approuve.

  • Illustration du déficit pédagogique : je viens de recevoir cette bêtise (de Michel Santi) sur ma boite mail :

    ——————————
    Chers Amis,

    J’ai le plaisir de vous annoncer la publication chez l’Harmattan de mon livre : Splendeurs et misères du libéralisme

    Cet ouvrage est donc le fruit d’expériences professionnelles et d’un cheminement personnel à travers les méandres du métier. Je m’attache à donner des clés, avec le double objectif de rétablir la croissance et de se libérer de l’emprise des marchés financiers. La compréhension des mécanismes est effectivement cruciale afin de mettre les marchés financiers sous tutelle et de renverser l’idolâtrie néolibérale.

    Avant-propos rédigé pour Michel Santi par Patrick Artus, Professeur à Polytechnique et à la Sorbonne, membre du Conseil d’analyse économiste et du cercle des économistes, chef économiste auprès de la banque Natixis.

    « La thèse centrale de l’ouvrage de Michel Santi est le dépérissement de l’Etat : l’Etat, pour des raisons idéologiques, n’utilise pas les moyens qui sont à sa disposition pour que les économies reviennent au plein emploi : les déficits publics, la création monétaire. La création monétaire peut fournir aux agents économiques des liquidités investissables, les déficits publics permettent de lisser dans le temps les revenus du secteur privé, la demande intérieure.

    La « rigueur », contrôle de la création monétaire ; réduction des déficits publics, conduit souvent à une dynamique dépressive, déflationniste (la déflation par la dette) des économies concernées et qui rend d’ailleurs impossible l’amélioration des comptes publics. Les justifications théoriques données à la rigueur ne sont pas valables : dans une situation de fort sous-emploi, les déficits publics évitent les spirales dépressives et la création monétaire ne peut pas être inflationniste et elle évite les hausses irrationnelles de taux d’intérêt dans les crises de liquidité liées aux récessions.

    (…)

    De toute manière, on ne peut qu’être séduits par l’enthousiasme, la culture économique et financière et le volontarisme de Michel Santi. »
    ————————————————————

    Comment voulez-vous que l’économie reparte avec des gens comme ces deux là!

  • Contrepoints >> Message modéré.
    Contrepoints accepte la contradiction argumentée, et non l’insulte gratuite.

    • « Idiots », « conne », « abruti », « cupide », « égoïste », « nases » …
      Bravo, vous, maîtrisez parfaitement les adjectifs épithètes péjoratifs et injurieux.

  • Bon article, car Monsieur Sorman a produit un joli plat libéral, sans morceau d’étatisme dans la sauce ( accident arrivé dans le passé).

    Pardonnez-moi pour la fatuité et l’impudence à décerner des brevets de « libéralisme » mais en fait, mon commentaire ci-dessus n’est qu’une réaction très tardive à des articles précédents où je n’avais pas eu le temps de réagir.

    • Extrait de l’article :
      « Cet avantage ne lui est garanti que par un État de qualité. Pas de développement donc sans des institutions stables, fiables et prévisibles : un état de droit que seul garantit un État de qualité. Pas un État de quantité »

      Dans tous les cas un état quand même !

  • Ce qui est assez drôle, avec les libéraux, c’est qu’ils refusent de concevoir que la crise actuelle est liée à un libéralisme débridé, qui condamne à mort la majorité de la population de cette planète. En effet, n’est-ce pas la dérégulation financière qui est à l’origine du surendettement des Etats occidentaux en ce moment ? Il me semble que si. Mais manifestement, ceci est trop intelligent pour les libéraux, qui ne savent pas réfléchir et utilisent uniquement les syllogismes et le sophisme.

    • « En effet, n’est-ce pas la dérégulation financière qui est à l’origine du surendettement des Etats occidentaux en ce moment ? Il me semble que si »

      Donc si vous n’êtes pas en mesure d’équilibrer votre budget c’est de la faute de votre banquier ?

      Si vous avez de la fièvre je parie que vous devez accuser votre thermomètre…

    • « La dérégulation financière » c’est quoi pour vous ? vous étes contre la libre circulation des biens et des personnes si je comprend bien ?

  • L’article de Mr Sorman nous cadre une fois de plus quelques vérités relatives aux vrais catalyseurs de croissance. Donc aux générateurs d’emplois productifs et de la richesse induite, soit ce qui contribue vraiment à un mieux-être global.

    L’immense défi à relever reste : «Quelle recette effective imaginer afin de convertir une armada de charlatans et d’idéologues – ces êtres bornés – en des incitateurs positifs, acceptant l’humilité de leur rôle dans une société ouverte ? »
    A lire la réaction immédiate de l’un d’eux – borné – (l’alias « Vive le communisme »), nous visualisons bien de ce qui tue l’espoir d’un renouveau assez rapide.

    L’Europe entière est peuplée de ces clonés mentaux : parmi les institutions (à tous niveaux), chez notre pléthore de fonctionnaires, chez ces syndicats qui les « encadrent et agitent », enfin chez beaucoup de politiciens de bas étage maintenus en place de par leurs appuis (pire : menaces) parmi les précédents nommés.
    De la sorte, leurs schémas figés et leur capacité de résistance à toute forme de changement sont ancrés comme dans une vase nauséabonde. Faudra t-il recourir au génie génétique pour les en détacher et enfin naviguer plus proprement ?

    En dépit de vivre en démocratie, ces malfaisants (je pèse mes mots) réussissent à museler la masse des autres gens désireux d’accéder à un monde meilleur : celui de la dynamique de vie ! Normal : la caractéristique première des charlatans est l’auto-complaisance et leur immobilisme ringard, masqué sous des discours creux. Leur capacité de nuisance reste donc immense.

  • Je ne partage pas l’optimisme de M. Sorman.
    La leçon est loin d’avoir été comprise.
    Les Français sont acquis à l’idéologie de la justice sociale, autrement dit l’État est propriétaire de toute chose et nous ne sommes qu’usufruitiers de nos biens, accordés à nous par la distribution étatique.

    Le rejet du libéralisme est de l’ordre de l’anthropologie, donc de la religion. Nous avons cessé d’adhérer à une vision de l’homme qui laisse place à la liberté – cela se constate à plusieurs niveaux, le rejet du libéralisme rejoint le mariage homosexuel.

    Bref, je ne crois pas à une prise de conscience; on peut espérer au mieux du pragmatisme de la part de nos dirigeants, mais c’est pure spéculation – j’ai appris à être pessimiste.

    À mon avis seule la démocratie directe permettrait de nous en sortir, grâce au contrôle populaire sur l’oligarchie et à son effet formateur, les bonimenteurs étant court-circuités.

    • « À mon avis seule la démocratie directe permettrait de nous en sortir, grâce au contrôle populaire sur l’oligarchie et à son effet formateur, les bonimenteurs étant court-circuités. »

      Oulà malheureux ! Quel bénéfice attendre de la démocratie directe quand une majorité de votants bénéficient des largesses de l’Etat ?
      C’est le cas actuellement en France : 16 millions de salariés du privé sur une pop de votant d’environ 45 millions d’individus…

  • Cet article est une bonne synthese de notre situation, je ne comprends pas l’ennervement des Marxistes en réaction à cet article. Si le communisme était si bon pour le peuple l’on aurait des cuba de partout…même la Russie à fuie ce systeme. Et on en voudrait en France !? La liberté est plus importante que l’enrichissement de la classe politique dirigeante et l’asservissement du peuple. Est ce cela que réclament nos compatriotes Français en votant pour des mémé et des flamby ?! C’est à ne rien comprendre, j’ai pourtant l’impression que ces gens qui souffrent et n’ont pas assez d’argent pour vivre auraient tout à gagner au libéralisme.

    • « j’ai pourtant l’impression que ces gens qui souffrent et n’ont pas assez d’argent pour vivre auraient tout à gagner au libéralisme »

      C’est justement là, que les libéraux sont trop courts dans leurs argumentaires !

      • En attendant, l’assassinat du pouvoir d’achat frappe le plus durement les pauvres : http://www.contrepoints.org/2011/01/16/11282-lassassinat-du-pouvoir-dachat

        • C’est bien ce que je disait…

          • Tout faux. Les impôts, taxes et charges, et les prix artificiellement gonflés par l’action des autorités (même -et surtout- sur des biens et services de première nécessité) sont de terribles problèmes pour les pauvres. Avec tout le respect que je vous dois, comment ne pas douter de votre capacité de compréhension la plus élémentaire, si vous ne saisissez même pas ça ?

        • Réduisez ces impôts taxes et charges, et les pauvres auront plus de revenu. Supprimez ce qui maintient les prix exagérément et artificiellement élevés, et le pouvoir d’achat des pauvres sera augmenté d’autant.

          Des façons on ne peut plus concrètes de rendre les pauvres moins pauvre. Vous avez mieux ? Dites moi quoi.

          Aidez moi à vous aider : dites moi ce que vous ne « comprenait » pas.

          • @Nick
            Les problèmes d’impôts, taxes et même de libertés individuelles telles que vous l’entendez, ce sont surtout des problèmes de privilégiés et de riches.
            Les problèmes des défavorisés et des pauvres ce sont des problèmes de rapports de forces, d’impossibilité de négocier, de capacité à inverser le mouvement du cercle vicieux.
            Vous n’avez à priori pas idée à quel point ni avec quelle empressement l’argent va à l’argent et comment la logique économique enfonce celui ou ceux qui en sont dépourvus.

          • PS: ça, que vous êtes enfoncé par la logique économique dont vous êtes dépourvu, ça se voit, pas de problème.

          • @ CITOYEN

            Vous êtes réellement trop bête pour comprendre que les pauvres paient également des taxes, directement, ou vous le faites exprès?
            Vous êtes réellement trop bête pour comprendre que les pauvres paient également des impôts et des taxes, indirectement (le prix de tout produit inclut les taxes et impôts ayant servi à le produire, le transporter, le vendre etc.) ou vous le faites exprès?
            Vous êtes réellement trop bête pour comprendre que lorsque les prix sont maintenus artificiellement élevés, ils le sont pour tout le monde (on n’en est pas encore arrivé au moment où le prix sera fonction de vos revenus, mais j’ai la triste impression qu’on en prend le chemin) ou vous le faites exprès?
            Vous pensez réellement que lorsque l’État enlève des libertés individuelles il ne les enlève qu’aux riches?

            PS: êtes-vous sûr de savoir ce que le mot « privilégié » veut dire? Je n’ai pas l’impression car le libéralisme constitue, par définition, une lutte contre les privilèges, puisque le libéralisme repose sur les droits naturels et l’égalité en droit (ce qui constitue donc l’opposé des privilèges)

  • Messieurs,

    Être bête et ignare, permet quand même de faire un simple constat sur du vécu.

    Libre à vous Mateo d’être insultant et méprisant (c’est rarement un signe d’intelligence) mais sachez que la liberté se mesure à ce qu’on peut faire avec ses moyens; les libertés inaccessibles, pour celui qui vit avec le minimum, ne font pas partis de ses préoccupations quotidiennes.
    Personnellement, qu’on m’interdise de construire une villa à moins de 50m du littoral ou sur la lune ne me gène en rien, bien au contraire; Alors que pour cela, d’autres évoqueraient une certaine liberté parce que l’argent pourrait leurs donner la possibilité (le privilège) de contempler la belle bleue depuis leur salon.
    Une caricature à l’avantage de clarifier le fond du propos.

    Les démunis savent qu’ils paient des taxes, mais ils savent aussi, par exemple, qu’ils ont la possibilité de mettre leurs enfants à l’école gratuitement ou presque, et même accéder à de grandes écoles renommées avec le fruit de la redistribution de ces mêmes taxes.

    Les libéraux ont-ils une solution pour donner le droit (la liberté) aux études supérieures de qualité ? pour les plus démunis mais aussi pour la classe moyenne basse ?

    • Sortez des salades qu’on vous a raconté à l’école, dans les médias et en famille. Je sais, c’est un vrai lavage de cerveau, mais vous restez libre de lire et de réfléchir.

      Donc.

      Des pauvres bien plus pauvres que tous les plus pauvres de France, préfèrent, et choisissent, l’école privée.

      http://www.contrepoints.org/2011/09/18/46618-des-ecoles-privees-pour-les-pauvres

      Voilà la vérité en dehors de la sphère du lavage de cerveaux.

      • @Nick

        Vous ètes sur quelle planète Nick ?, la réalité ne se vit pas avec des livres et des sites internet.

        • C’est vous qui ne vivez pas dans la réalité. C’est comme si les graves problèmes économiques dont souffrent la France étaient dû à une déréglementation excessive. Vous avez vu l’état de nos facs publiques. Vous avez vu les déficits des hôpitaux, les gabegies des CT, le chômage de masse depuis 30 ans, les problèmes de logement, le tout avec des prélèvements parmis les plus élevés au monde…. Et les gens comme vous ont le culot de reprocher aux libéraux les problèmes qu’ils ont causé…

    • « Libre à vous Mateo d’être insultant et méprisant (c’est rarement un signe d’intelligence) »

      Si tu trollais pas à chaque commentaire, guignol, personne ne t’insulterait…

      « la liberté se mesure à ce qu’on peut faire avec ses moyens; les libertés inaccessibles, pour celui qui vit avec le minimum, ne font pas partis de ses préoccupations quotidiennes. »

      Non vous confondez « liberté » et « capacité à/de ». Par exemple je n’ai, personnellement, pas les moyens de m’acheter une Ferrari. Ce n’est pas pour autant que je ne suis pas libre d’en acheter une.

      D’autre part bien sûr que si que les pauvres, comme tout le monde, sont attachés à leur liberté! Quand on rogne la liberté d’expression, ça concerne tout le monde.
      Quand on interdit le libre de choix de l’école pour ses enfants, ça concerne tout le monde ou presque (oui, parce-que les riches eux peuvent se permettre de payer une deuxième fois pour l’école de leurs enfants et les envoyer dans le privé, pas les pauvres; idem pour ceux qui font partie du système et qui connaissent les bonnes personnes leur permettant de choisir tout de même).
      Quand on interdit de fumer ce que l’on veut, ça concerne tout le monde.
      Quand on interdit le libre choix de son assurance maladie, ça concerne tout le monde.
      Quand on fait des lois de zonage hyper-restrictives, ça fait monter le prix du logement pour tout le monde…

      « Personnellement, qu’on m’interdise de construire une villa à moins de 50m du littoral ou sur la lune ne me gène en rien, bien au contraire; »

      Et allez, un bel homme de paille. On est habitué avec toi, tu me diras…
      Allez, où as-tu vu que les libéraux réclamaient uniquement la liberté de « construire une villa à 50m de la plage »? Hein? Où?

      En tout cas c’est un bel exemple de mentalité abjecte qui illustre parfaitement les sages paroles de Niemöller:
      « Quand ils sont venus chercher les communistes,
      Je n’ai rien dit,
      Je n’étais pas communiste.
      Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
      Je n’ai rien dit,
      Je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.
      Quand ils sont venus chercher les juifs,
      Je n’ai pas protesté,
      Je n’étais pas juif.
      Quand ils sont venus chercher les catholiques,
      Je n’ai pas protesté,
      Je n’étais pas catholique.
      Puis ils sont venus me chercher
      Et il ne restait personne pour protester. »

      « Alors que pour cela, d’autres évoqueraient une certaine liberté parce que l’argent pourrait leurs donner la possibilité (le privilège) de contempler la belle bleue depuis leur salon. »

      Possibilité = privilège? Espèce d’inculte, va donc ouvrir un dictionnaire! Et où as-tu vu que ceux qui défendaient la liberté foncière faisaient ça pour « donner la possibilité de contempler la belle bleue depuis leur salon »? Hein? Où?
      La figure libérale française la plus connu de ce combat pour la liberté foncière, c’est Vincent Bénard, et je crois pas qu’il roule sur l’or (au passage, c’est un ancien syndicaliste de chez FO)… Mais peut-être as-tu des preuves de ce que tu avances?

      « Les démunis savent qu’ils paient des taxes, mais ils savent aussi, par exemple, qu’ils ont la possibilité de mettre leurs enfants à l’école gratuitement ou presque, »

      Encore un naïf qui croit à la gratuité de l’éducation… Espèce d’ignare, l’éducation publique coûte plus cher que le privé!

      « Les libéraux ont-ils une solution pour donner le droit (la liberté) aux études supérieures de qualité ? pour les plus démunis mais aussi pour la classe moyenne basse ? »

      « Droit aux études supérieures » = droits créance = faux droit. Par contre c’est une liberté.

      Sinon, oui, les libéraux ont une « solution »: le chèque éducation. Ils en parlent tout le temps… Mais ce n’est pas ça qui t’intéresse.

      • @Mateo

        Le mot Liberté et le sentiment de liberté, sont un très bon sujet de réflexion philosophique, loin de la simpliste définition de votre dictionnaire.
        Vous êtes d’ailleurs, comme beaucoup de vos « camarades idéologiques », très scolaire dans votre non compréhension de la réalité qui vous échappe tant.

        Le chèque éducation est une bonne suggestion, mais vous semblez ignorer, ou ne pas admettre, que les plus prestigieux établissements en France et les plus courus par nos jeunes élites, sont publics.

        Dans tous les cas, la force de persuasion ne vient ni de l’excès ni du mépris.

        • Henri IV et Louis le Grand n’ont de public que le nom. En attendant, ils bénéficient de moyens bien supérieurs sans coûts pour les bénéficiaires alors que l’élite qui les fréquente en a largement les moyens.

          • @MIA

            C’est très vrai pour ces deux là, ce l’est moins pour les autres Lycées à prépa.
            Néanmoins, un jeune, brillant, originaire de la classe moyenne basse, bien conseillé en amont, peu tout à fait intégrer un grande école à l’aide de bourses et d’APL même si cela reste de plus en plus difficile.

            Dans tous les cas, le coût des études pour la famille et l’étudiant, n’a rien à voir avec celui des pays Anglo-saxons et heureusement !

          • Les coûts sont les mêmes, voir pire, mais ils sont cachés. Et une fois de plus, mais je sais que vous ne ferez jamais le calcul, pourtant simple, pour le voir par vous même, les parents de votre étudiant pauvre méritant, au cours de ses 25 premières années, ils auront perdu bien plus d’argent que ça à cause de ce système que vous défendez quels que soient ses dérives et ses inconvénients.

            Et ce n’est pas tout : le coût d’une éducation de qualité s’effondre (alors que celle « médiocre moins » de l’EdNat, voit son coût augmenter et sa qualité baisser constamment).

            Exemple de choses infiniment meilleures et ne coûtant presque rien :

            http://www.ted.com/talks/sugata_mitra_the_child_driven_education.html

            http://www.khanacademy.org/

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