Lettre ouverte à Bernard Arnault : Je comprends tout à fait votre désir d’exil…

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Auteur de l’essai économique « Salauds de riches », Frédéric Georges-Tudo tient à adresser une lettre ouverte au président de LVMH à propos de sa demande de nationalité belge.

Auteur de l’essai économique « Salauds de riches », Frédéric Georges-Tudo tient à adresser une lettre ouverte au président de LVMH à propos de sa demande de nationalité belge. Comme tout le monde, il est convaincu de la motivation fiscale de cette requête. Seule différence avec la plupart des Français,  il trouve cela… tout à fait légitime.  

Extrait. Article intégral en ligne sur le Plus Nouvel Obs.

Oui, Monsieur Arnault, puisque votre patrie traite les entrepreneurs prospères comme des parias, et que vous occupez la position du plus prospère d’entre eux, il n’y aurait rien d’illogique à vous voir vous exiler

Vous qui vous êtes enrichi grâce à votre talent, votre intelligence et votre énergie, rien ne vous oblige à accepter de rendre (avec le sourire, en plus) la quasi totalité de vos gains.

Vous qui vivez dans un pays assoiffé de revanche vis-à-vis de votre classe sociale, un pays qui vous promet l’enfer fiscal, vous êtes tout à fait en droit de rechercher ailleurs votre coin de paradis.

De même, vous qui comptez parmi les principaux contributeurs de la croissance française (la vraie, pas celle qui inclut les dépenses publiques) vous êtes autorisé à envoyer un signal fort à un État qui veut aujourd’hui vous faire payer la facture des décennies de sa propre gabegie. Surtout, personne ne peut vous forcer à vous lever le matin, afin de permettre à votre pays de continuer dans cette voie sans issue.

Enfin, vous qui avez créé des dizaines de milliers d’emplois en France, vous avez le droit de refuser les leçons de morale de cette cohorte de supposés patriotes qui n’a jamais rien fait d’autre pour son pays que de réclamer plus de générosité avec l’argent des autres. Quoiqu’il en soit, en tant que membre d’une minorité – si privilégiée soit-elle – rejetée par sa patrie, rien ne vous oblige à accepter l’inacceptable au nom du patriotisme.

Extrait. Article intégral en ligne sur le Plus Nouvel Obs.