Lettre ouverte à Bernard Arnault : Je comprends tout à fait votre désir d’exil…

Auteur de l’essai économique « Salauds de riches », Frédéric Georges-Tudo tient à adresser une lettre ouverte au président de LVMH à propos de sa demande de nationalité belge.

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Lettre ouverte à Bernard Arnault : Je comprends tout à fait votre désir d’exil…

Publié le 12 septembre 2012
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Auteur de l’essai économique « Salauds de riches », Frédéric Georges-Tudo tient à adresser une lettre ouverte au président de LVMH à propos de sa demande de nationalité belge. Comme tout le monde, il est convaincu de la motivation fiscale de cette requête. Seule différence avec la plupart des Français,  il trouve cela… tout à fait légitime.  

Extrait. Article intégral en ligne sur le Plus Nouvel Obs.

Oui, Monsieur Arnault, puisque votre patrie traite les entrepreneurs prospères comme des parias, et que vous occupez la position du plus prospère d’entre eux, il n’y aurait rien d’illogique à vous voir vous exiler

Vous qui vous êtes enrichi grâce à votre talent, votre intelligence et votre énergie, rien ne vous oblige à accepter de rendre (avec le sourire, en plus) la quasi totalité de vos gains.

Vous qui vivez dans un pays assoiffé de revanche vis-à-vis de votre classe sociale, un pays qui vous promet l’enfer fiscal, vous êtes tout à fait en droit de rechercher ailleurs votre coin de paradis.

De même, vous qui comptez parmi les principaux contributeurs de la croissance française (la vraie, pas celle qui inclut les dépenses publiques) vous êtes autorisé à envoyer un signal fort à un État qui veut aujourd’hui vous faire payer la facture des décennies de sa propre gabegie. Surtout, personne ne peut vous forcer à vous lever le matin, afin de permettre à votre pays de continuer dans cette voie sans issue.

Enfin, vous qui avez créé des dizaines de milliers d’emplois en France, vous avez le droit de refuser les leçons de morale de cette cohorte de supposés patriotes qui n’a jamais rien fait d’autre pour son pays que de réclamer plus de générosité avec l’argent des autres. Quoiqu’il en soit, en tant que membre d’une minorité – si privilégiée soit-elle – rejetée par sa patrie, rien ne vous oblige à accepter l’inacceptable au nom du patriotisme.

Extrait. Article intégral en ligne sur le Plus Nouvel Obs.

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  • Dans cette affaire, j’ai été frappé par le nombre d’exhortations au patriotisme qu’a reçu Arnault; un député socialiste le qualifie de traitre; c’est grave d’être un traitre.
    Mais qu’on fait les politiques socialistes qui leur donnent le droit de donner des leçons de patriotisme ? Ont-ils jamais risqué leur vie pour la patrie ? Ont-ils même jamais risqué un seul sou de leur poche pour créer des entreprises et des emplois ?
    Les batailles qu’ils ont menées, leurs faits d’anciens combattants, c’est la bataille du congrès national de X où les différentes tendances du parti se sont battues férocement, sans pitié à coups de magouilles, de manoeuvres de couloir, de motions et contre-motions. Ce peut être aussi une bataille électorale pour un siège de député; on tire à bout portant sur l’adversaire à coups de promesses démagogiques et de prébendes pour sa clientèle.Ou encore une séance de questions orales particulièrement musclée au Palais-Bourbon.
    Voilà qui permet d’arborer fièrement des médailles de patriotisme, de bomber le torse comme un héros de Verdun ou de la résistance.
    Je pense que si, ce qu’à Dieu ne plaise, on se trouvait dans la même situation qu’en juin 1940, ces patriotes auraient le même comportement que leurs prédécesseurs de l’époque: la trouille, la panique qui vous fait courir au fond du couloir à droite (pardon, à gauche) et l’envie de se planquer jusqu’à des jours meilleurs.

  • Bonjour M. GEORGES-TUDO,

    J’ai lu votre article ainsi que certaines réactions sur le site du nouvelobs. L’aspect schizophrène des réactions « classiques » des gens de gauche me laissera toujours perplexe : traiter les libéraux de défenseurs de l’oligarchie (alors que justement cette oligarchie survit uniquement grâce à la complicité d’un Etat fort, si possible « socialiste ») est proprement hallucinant. Y’a du boulot…

  • Frederic Georges-Tudo
    12 septembre 2012 at 16 h 43 min

    Bonjour AlainLib : comme vous le dites, y’a du boulot ! Je m’y attèle en publiant le plus souvent possible sur Le Plus Nouvel Obs, tel Don Quichotte…

  • Tous ces parasites qui n’ont jamais travaillé de leur vie, profité du fruit du travail des autres et qui se permettent de délivrer des brevets de patriotisme devraient balayer les montagnes de merde qui trainent devant chez eux. Les cons, ça ose vraiment tout.

  • Goûtons le comique de voir les socialistes parler de patriotisme, eux qui se bouchent le nez lorsqu’il est question d’identité nationale…

    Ont-ils jamais tancé les syndicats qui exploitent leur force politique pour spolier les Français ?

    Arnault aussi peut faire grève en quittant la France – c’est même le plus grand service qu’il puisse lui rendre.

  • Dans cette affaire (comme dans tant d’autres), les socialistes feraient mieux de balayer devant leur porte avant de tenter de donner des leçons de morale.
    (Ont-ils déjà oublié les tableaux d’un certain ex-premier ministre ? exemple parmi tant d’autres…)

  • « Comme tout le monde, les grands noms cherchent en effet à réduire leurs coûts. Prenez Kenzo, l’une des rares filiales de LVMH à connaître des difficultés (selon nos informations, Bernard Arnault a tenté de revendre l’activité de prêt-à-porter l’an dernier). En 2007, ses complets cintrés à 930 euros étaient fabriqués par le fournisseur ECCE à Prouvy, dans le Nord. Aujour­d’hui, ils sont aussi chers. Mais l’essentiel provient de la banlieue de Cracovie, en Pologne. Tout comme ceux de Givenchy, autre marque de LMVH. Salaire moyen des ouvrières polonaises : 200 euros par mois…. » (Capital.fr)

    Ça doit être ça le « talent », l’ « intelligence » et l’ « énergie » pour s’enrichir…

    • Salauds de pauvres polonais ! Ils n’ont pas le droit d’avoir un travail, enfin, tout le monde sait que ce sont des étrangers !

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