La Lire de retour… pour un week-end

Pontida

La Ligue du Nord a décidé d’offrir à ses sympathisants une fête rétro pour se remémorer le temps où l’Italie utilisait la lire comme monnaie.

La Ligue du Nord a décidé d’offrir à ses sympathisants une fête rétro pour se remémorer le temps où l’Italie utilisait la lire comme monnaie.

Par Open Europe.

La Ligue du Nord a décidé d’offrir à ses sympathisants une fête rétro pour se remémorer le temps où l’Italie utilisait la lire comme monnaie. Le parti a organisé un rassemblement à Avio (dans le nord de l’Italie, sinon où ?) le week-end passé, pendant lequel la lire était la seule monnaie utilisée. Il est intéressant de noter que les deux députés de la Ligue du Nord qui ont promu le rassemblement – Maurizio Fugatti et Sergio Divina – avaient décidé officiellement d’inviter le Premier Ministre italien, Mario Monti.

Les deux ont fait une déclaration commune :

C’est l’occasion de montrer aux technocrates et bureaucrates illuminés qui ont construit cette Europe, comme le Premier Ministre Mario Monti, les dommages causés par l’euro qu’ils ont décidé d’introduire assis autour d’une table sans l’approbation du peuple – conséquences que les citoyens payent maintenant tous les jours en termes de train de vie. La nécessité d’un référendum populaire est maintenant évidente, ceux qui travaillent et paient leurs impôts ont leur mot à dire sur l’Europe et l’euro.

C’est la deuxième fois en l’espace de quelques jours que les politiciens italiens utilisent le mot euro et référendum dans la même phrase. À l’opposé de l’échiquier politique, le comique italien Beppe Grillo – dont le mouvement 5 étoiles rassemble plus de 20% des voix dans les sondages ces derniers temps – écrivait récemment sur son blog :

Un référendum sur l’euro et la restructuration de la dette [publique de l’Italie] est plus que jamais nécessaire. À plus au parlement… j’ai hâte d’y être.

Aucun de ces partis ne risquent d’être au gouvernement après les élections l’année prochaine, et les récents sondages d’opinions suggèrent qu’un référendum sur l’euro verrait le « conserver l’euro » l’emporter. Cependant, comme nous l’avons noté plusieurs fois déjà (voir ici, ici et ici), un tel changement de discours et le fait que le soutien à la monnaie unique par des partis opposés ne puisse plus être considéré comme acquis en Italie sont en soit révélateur.

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Sur le web.
Traduction : Xelectro/Contrepoints.