Taxation in Europe 2012

Taxation in Europe 2012 (Crédits IREF, tous droits réservés)

Comment ont réagi les États européens touchés par la crise économique ? Ont-ils augmenté ou baissé les impôts ? Quels sont les meilleurs élèves de la classe ? Vous trouverez la réponse à ces questions (et bien d’autres) dans le yearbook 2012.

Comment ont réagi les États européens touchés par la crise économique ? Ont-ils augmenté ou baissé les impôts ? Quels sont les meilleurs élèves de la classe ? Vous trouverez la réponse à ces questions (et bien d’autres) dans le yearbook 2012.

Par Bogdan Calinescu.
Publié en collaboration avec l’aleps.

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) vient de publier le Rapport 2012 sur la fiscalité en Europe. Depuis une dizaine d’années, grâce à son réseau de collaborateurs, l’Institut se penche sur les changements fiscaux qui ont eu lieu les 12 derniers mois dans la plupart des pays européens. Et les conclusions sont souvent les mêmes : la fiscalité reste très instable surtout en période de crise et le meilleur de la classe est toujours la Suisse. Mais plusieurs faits notables ont marqué l’année écoulée.

Plus proche que jamais de la faillite, le Portugal a adopté un programme d’austérité extrêmement douloureux à la mi-juin 2011. L’effort porte sur les dépenses et les revenus, et de nombreuses réformes structurelles ont été faites, ce qui laisse augurer de bonnes perspectives pour le pays à plus long terme. La liste des secteurs réformés comprend : les politiques du logement, de la justice, les marchés publics. Le déficit public a été ramené à 4,2% du PIB.

L’Irlande aussi a fait des efforts spectaculaires. En 2011, ce pays a adopté le budget le plus austère de son histoire. Les deux tiers des économies ont été réalisés grâce aux coupes budgétaires. L’impôt sur les sociétés a été maintenu à 12,5 % malgré les pressions européennes et les taux de l’impôt sur le revenu ont été baissés.

D’autres pays se portent bien parce qu’ils ont connu une croissance importante et n’ont pas touché à leur fiscalité, comme l’Autriche et la Suède. La Belgique, souvent considérée comme un des paradis fiscaux européens (de nombreux français s’y réfugient), a préféré s’en prendre aux riches en abolissant le secret bancaire.

D’autres pays s’appuient sur la « flat tax » afin d’échapper à la crise : la Roumanie, la Bulgarie ou la Lituanie n’ont pas touché à leurs taux d’imposition unique. En Allemagne et en Grande-Bretagne, on protège les entreprises car on a compris que la création de richesses et d’emplois découle de la bonne santé du secteur privé.

A contrario, au Danemark et en France, on mise sur l’oppression fiscale. Chez les Danois, on instaure un impôt sur les produits alimentaires qui font grossir et en France on s’en prend aux riches.

Il reste le Luxembourg et la Suisse comme des havres de tranquillité fiscale. La concurrence fiscale est très vive entre les cantons suisses et elle fait beaucoup de bien à l’économie de ce pays. Puisse un jour l’Europe entière s’en inspirer.

Ceci n’est qu’un aperçu de ce que contient le dernier Rapport de l’IREF. Si vous voulez tout savoir sur l’année fiscale 2011 en Europe, lisez-le sur le site de l’IREF.

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