L’Europe est en train de refaire les mêmes bêtises que le Japon il y a 20 ans

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L’Europe est en train de refaire les mêmes bêtises que le Japon il y a 20 ans

Publié le 6 juillet 2012
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Comgest est une société de gestion indépendante qui gère 14 Md€ pour ses clients qui ne sont français qu’à hauteur de 25% et sont en majorité des fonds de pension, qui gèrent de l’épargne longue. Elle dispose d’une présence internationale à Paris, Singapour, Hong Kong, Tokyo, Mumbai. La sélection de valeur des gérants porte surtout sur les valeurs de croissance offrant une bonne visibilité et valorisées de façon attractive. Vincent Strauss Président de Comgest a répondu à nos questions.

Interview de Jean-Jacques Netter.
Publié en collaboration avec l’Institut des libertés.

Jean-Jacques Netter : Que pensez vous de l’évolution de la situation en Europe ?

Vincent Strauss : Nous sommes en Europe en train de commettre exactement les mêmes erreurs que le Japon dans les années 90. Ils n’ont pas voulu trancher dans le vif et ont ainsi gardé pendant des années des « banques zombies » portant des créances irrécouvrables. Cela les a conduit à maintenir des taux d’intérêts extrêmement bas pendant trop longtemps, ce qui a déclenché une très mauvaise allocation d’actif de la part des agents économiques. On est en train de faire exactement les mêmes bêtises en Europe.

Que pensez vous de la situation des banques européennes ?

VS : Je pense que le sauvetage systématique des banques est une mauvaise idée, d’autant plus qu’il ne s’accompagne jamais d’aucune sanction pour les dirigeants qui ont très mal géré les établissements dont ils avaient la charge. Si on prend simplement le cas des banques espagnoles, quand on voyait dans le rapport de Lafarge que le pays consommait 1200 kg de ciment par habitant et par an contre 400 kg en France, ce n’était pas très difficile pour les banquiers et les régulateurs de détecter que l’on était en train de fabriquer une bulle immobilière. Pour certaines banques, il faudrait avoir maintenant le courage de  reconnaître qu’elles sont en faillite, les nationaliser, pour éviter de déstabiliser l’économie et changer complètement les dirigeants qui ont failli. Un chef d’entreprise qui a fait faillite a énormément de mal à rebondir, tel ou tel banquier qui ont pris des décisions totalement stupides retrouvent assez facilement un poste très bien rémunéré. Ce n’est ni normal ni moral…

Dans votre fonds Comgest Monde quelle est votre allocation d’actif actuelle ?

VS : Sur les marchés émergents nous sommes actuellement à 15% contre 18% il y a un an et 30% il y a 3 ans. En revanche notre exposition Chine a été légèrement augmentée, car le ralentissement auquel nous assistons est d’origine monétaire. Les autorités chinoises voulaient ramener l’inflation sur un rythme annuel de 3%, ce qui a été fait. En Europe les investisseurs sont prêts à payer des primes importantes sur des valeurs de qualité pour dormir tranquillement la nuit. Dans un certain nombre de cas, les cours sont devenus excessifs notamment sur Essilor. C’est la raison pour laquelle nous préférons acheter de la croissance  de qualité sur d’autres marchés comme les États-Unis (Microsoft, Google) ou le Japon (Softbank).

Est-ce que vous trouvez  les valeurs de luxe surévaluées ?

VS : C’est un secteur où il y a beaucoup de monde. Nous essayons autant que faire se peut d’éviter les effets de mode. La Chine absorbe un tiers des ventes mondiales de produits de luxe et il se passe un phénomène intéressant : une grande partie de la croissance des produits de luxe était due au développement endémique de la corruption pour acheter l’intervention de fonctionnaires à tous les niveaux. Or la corruption est en train de diminuer sensiblement ce qui dans la durée risque de ralentir la croissance.

Quelle est votre exposition devise ?

VS : Notre exposition Euro est de 10% mais nous ne croyons pas à l’effondrement de l’Euro. Nous devons simplement être prudents dans une situation très incertaine. Notre exposition au Yen est de 30% et celle vis-à-vis du Dollar de 55%.

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Sur le web.

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