La gauche contre le réel

La gauche française n’est pas seulement dangereuse à cause de ses propositions économiques, elle l’est aussi sur le plan des idées. Elle exerce une dictature intellectuelle et ses oukases visent tous ceux qui ne pensent pas comme elle.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
imgscan contrepoints 307 la gauche contre le réel

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

La gauche contre le réel

Publié le 25 juin 2012
- A +

La gauche française n’est pas seulement dangereuse à cause de ses propositions économiques, elle l’est aussi sur le plan des idées. Elle exerce une dictature intellectuelle et ses oukases visent tous ceux qui ne pensent pas comme elle.

Par Bogdan Calinescu.
Publié en collaboration avec l’aleps.

La gauche est progressiste et la droite est conservatrice (dans le « mauvais » sens du terme), n’est-ce pas ? Mais lorsqu’il s’agit de chercher des traces du progressisme de gauche, la mission s’annonce très ardue. On tombe plutôt sur des exemples contraires. Lors du discours d’investiture à l’Élysée, François Hollande n’a même pas mentionné son prédécesseur alors que n’importe quel autre politique l’aurait fait. On se souvient de l’hommage – excessif – de Jacques Chirac à Mitterrand. La droite « conservatrice » dirigée par Sarkozy a pratiqué l’ouverture en 2007, la gauche « progressiste » rejettent tous ses adversaires et fonctionne de manière clanique. Le nouveau président s’est entouré de tous les courants de la gauche, même les plus rétrogrades. Les nominations (directeurs de cabinet, conseillers…) reflètent très bien l’envie de changement de la gauche : des énarques en majorité et des individus issus presque exclusivement de la fonction publique. Pour couronner le tout, un ministère du redressement productif inspiré de la belle période soviétique a été créé. C’est ce qu’on appelle le progrès selon la gauche. Plus encore, le nouveau président a voulu être un président « normal » (par rapport à l’« anormalité » de Sarkozy). Quand on voit le ridicule et le grotesque des derniers événements concernant le couple Hollande-Trierweiller avec Ségolène Royal entre les deux, on s’interroge sur le terme « normal » chez les socialistes.

Ceux qui dénoncent toutes ces turpitudes de la gauche sont des « réactionnaires ». Élisabeth Lévy en fait partie et pourtant elle est de gauche. Éric Zemmour, Robert Ménard, Ivan Rioufol, Éric Brunet sont eux aussi membres de la bande. Pourquoi les traite-t-on comme des pestiférés ? Ils ne pensent pas correctement. Ils considèrent qu’à l’école on doit enseigner et non pas « être à l’écoute des élèves » ; ils ne voient pas les délinquants comme des victimes de la société et l’immigration uniquement comme une chance pour la France. Pour eux, les étrangers doivent s’intégrer et la famille reste le socle de la société. N’ayant pas les mêmes raisonnements que la gauche, ils deviennent la cible de « la machine à débusquer les déviants, racistes, archaïques, homophobes ou machos ». Ce sont les aveugles qui se déchaînent contre les borgnes. Et sous la présidence de Sarkozy, la fameuse machine a fonctionné à plein régime.

Le comble c’est que, n’en déplaise à la gauche et aux spécialistes de service, les Français ont voté à droite lors du premier tour des élections présidentielles et le score a été pratiquement le même entre le droite et la gauche au premier tour des législatives. L’addition des votes en faveur de Sarkozy, de Marine Le Pen et d’une partie des voix accordées à François Bayrou a montré clairement le choix des Français pour une politique de droite. Et la radiographie de ses électeurs confirme ce qu’on savait : ce sont bien les bobos de gauche et les fonctionnaires qui ont voté pour la gauche et nullement la classe ouvrière. En réalité, les protégés et les privilégiés du système étatique forment l’électorat mélenchoniste. Comme par le passé, les ouvriers votent pour le Front National et pour Marine Le Pen. Les résultats du vote ont aussi confirmé le mécontentement de l’électorat face à l’inaction du président Sarkozy. D’où le score impressionnant de Marine Le Pen, deux fois plus que son père en 2007 lorsque Sarkozy faisait campagne pour la rupture ! Finalement, les Français veulent beaucoup moins de la gauche qu’on pouvait le croire. Alors, pourquoi continuer avec les faux-semblants et imposer au peuple l’idéologiquement correct ?

« Si Voltaire visitait le siècle commençant, il serait estomaqué d’entendre ses héritiers en première ligne réclamer sans relâche que leurs adversaires soient réduits au silence, comme s’ils voulaient inverser sa célèbre formule », écrit justement Élisabeth Lévy. Dans un pays soumis au socialisme économique, il ne nous reste que la liberté de parole.

—-
Sur le web.

Voir les commentaires (7)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (7)
  • vous devriez insister sur le rôle « criminel » des merdias

    tous acquis au socialisme, à la mondialisation sauvage et à l’immigration invasion.
    ajoutons que tous ces merdias sont généreusement subventionnés pour mieux nous enfumer !!

    Aucun merdia n’est neutre ni ne respecte le principe même de la démocratie : le pluralisme !

    ré information sur sectedesbisounours.e-monsite.com

  • Ca rejoint ce que je disais, sous un angle sociologique, sur mon blog récemment.

    http://lobservatoireducoeur.over-blog.fr/article-quelques-mots-de-platon-104596778.html

    L’idéologie socialiste va de pair avec un abaissement de la valeur accordée à la dignité de la vie et est d’une incroyable intolérance envers toute différence qui ne lui est pas acceptable idéologiquement. Dictature silencieuse et sournoise… le meilleur des mondes ou 1984 en route ?

  • Ce qui m’étonne le plus, c’est leur idée selon laquelle le peuple serait manipulé par le grand Capital (neuromarketing, médias, etc..). Idée tellement rependue qu’il est aujourd’hui, pour beaucoup, inimaginable que les médias soient presque tous acquis au socialisme…

  • Voila où internet doit prendre le relais. Je ne lis plus ni le monde ni libé ni le figaro – racheté par les démocrates quataristes – et ai bazardé ma télé depuis plus de 8 mois. Du coup je perds moins de temps à râler après tout ce totalitarisme gauchiste qui nazifie ceux qui osent ne pas penser comme eux…

    Longue vie à contrepoints !!!!!! ;-D

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
2
Sauvegarder cet article

Depuis la parution de mon analyse prospective de la trajectoire politique wallonne « Du fédéralisme au communisme », on ne cesse de m’interroger : s’agit-il d’un pronostic ? L’arrivée du communisme en Wallonie est-elle pensable ? N’y a-t-il pas là une sorte d’exagération, de la licence pamphlétaire, comme on parle de licence littéraire ?

Ces questions, bien légitimes, me font sourire. La gauche wallonne occupe l’intégralité du spectre politique parlementaire — à l’exception d’un parti, le MR, qui représente 20 % des électeurs. ... Poursuivre la lecture

Eric Zemmour
0
Sauvegarder cet article

La spirale de l’échec continue pour Reconquête!, le parti nationaliste d’Éric Zemmour : après un score médiocre à la présidentielle, le premier tour des élections législatives de dimanche a confirmé son décrochage avec 4,2 % des suffrages exprimés.

🔴🎥 La réaction des militants d’Éric #Zemmour - éliminé au premier tour - lorsque Jean-Luc #Mélenchon a pris la parole hier soir.@QOfficiel pic.twitter.com/T56ZFpexHO

— Élections 2022 🗳 | #JeVote (@2022Elections) June 13, 2022

Porté par des sondages ... Poursuivre la lecture

La gauche vient de se fédérer pour affronter les élections législatives des 12 et 19 juin 2022. La Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES) regroupe La France insoumise, le Parti socialiste, le Parti communiste, Europe Écologie Les Verts et onze autres petites formations.

De nombreuses dissidences socialistes sont apparues car la NUPES est à dominante d’extrême gauche ou de gauche radicale, peu importe le vocabulaire. Manuel Valls, Carole Delga, Bernard Cazeneuve et bien d’autres n’en sont pas et ont désavoué la participa... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles