Victorieux aux législatives, le PS doit maintenant renoncer à son programme

Grâce à une majorité sans le soutien encombrant de ses alliés, le Parti socialiste a désormais les coudées franches pour agir avec réalisme.
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Victorieux aux législatives, le PS doit maintenant renoncer à son programme

Publié le 19 juin 2012
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Grâce à une majorité absolue obtenue aux législatives sans le soutien encombrant de ses alliés, le Parti socialiste a désormais les coudées franches pour agir avec réalisme. C’est une bonne nouvelle… à condition que François Hollande soit disposé à agir ainsi. Réponse très bientôt.

Par Frédéric Georges-Tudo.

Extrait. Article intégral en ligne sur le Plus Nouvel Obs.

« Peu portée sur l’indispensable rigueur en matière de finances publiques, l’UMP vient de laisser sa place au Parti socialiste qui la refuse tout net.

Énoncé ainsi, le résultat des législatives fait quelque peu froid dans le dos. Quiconque a conscience des conséquences désastreuses de la politique du panier percé des trente dernières années se dit que l’alternance tombe au pire moment. D’autant que François Hollande dispose depuis désormais d’à peu près tous les pouvoirs. »

(…)

« Au vu de la soudaine popularité acquise par Jean-Luc Mélenchon il y a quelques mois, il est clair que la France a échappé de peu à la catastrophe. Souvenons nous en effet d’un sondage CSA du 10 avril qui plaçait le calamiteux leader du Front de gauche à 17% d’intentions de vote contre à peine dix points de plus pour François Hollande… De plus en plus fébrile, le PS s’imaginait déjà enchainé par une alliance entre quasi égaux avec son aile extrémiste.

Preuve qu’il ne faut jamais désespérer de nos concitoyens, ce véritable désastre dans le contexte économique actuel n’aura finalement été qu’un épouvantail. A tout prendre, cette majorité absolue du Parti socialiste est donc ce qui pouvait arriver de moins pire en matière d’alternance. »

(…)

« Reste néanmoins à découvrir comment le président de la République va surfer sur sa vague rose. Maintenant qu’il a les coudées franches pour agir, deux scénarios bien distincts ne demandent qu’à s’écrire : celui du réalisme ou celui de la démagogie.

Le second scénario peut hélas résumer ainsi : le respect de son programme électoral. Celui dans lequel François Hollande cède aux sirènes keynésiennes de la relance par la dépense, au moment même où les marchés s’apprêtent à sanctionner toute dérive de la sorte.

Celui où il choisit de faire porter l’essentiel de l’effort aux principaux contributeurs de la croissance que sont les entrepreneurs. Celui enfin où il s’enferme dans son rôle de chef de fil des cigales de l’Europe du Sud, prêt à en découdre avec la fourmi Merkel. »

Extrait. Article intégral en ligne sur le Plus Nouvel Obs.

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  • En quoi ce plié au marché pourrait nous sauver de la crise?? J’espère qu’il aura les couilles d’aller jusqu’au bout, au moins pour voir si les autres alternatives sont bonnes ou pas comme en Islande. Et puis si ça foire, c’est pas la crise qui nous tuera, c’est autre chose que tout le monde semble avoir oublié, la crise environnementale par exemple et que ce sacro-saint marché contribue à accélérer… J’ai juste une question comment fait on pour vivre dans un monde dévasté? Comment fait-on pour croître indéfiniment dans un monde fini?

    • On colonise l’espace, ou plus pragmatique : on optimise nos pratiques, comme on le fait depuis toujours. Aussi notera-on que la croissance est en grande partie faite du développement de nos connaissances, infini jusqu’à preuve du contraire, ainsi que de notre capacité à capter de l’énergie qui, pour l’instant, n’est limitée que par la durée de vie du soleil.
      Qui sait ce qu’on découvrira ? Les fonds marins sont à peine explorés, les techniques s’améliorent plus vite que jamais, des ressources abondantes trouvent tous les jours de nouvelles utilités et remplace parfois des plus rares, l’espace commence à peine à être habité quand on songe à construire des fermes-building en centre-ville (éco-compatibles tout ça), etc..
      Cela fait 2000 ans au moins qu’on nous annonce l’apocalypse pour demain ; on peut donc facilement comprendre que les sceptiques ne renonce pas à toute activité en raison d’un principe de précaution plus liberticide que pertinent.

  • S’il se résout à libérer l’économie, il compensera en contraignant ailleurs : lois mémorielles, discrimination positive dans l’éducation, quota pour les femmes, les nains, les trisomiques et les hommes blancs qui finirons bien par réclamer leur part de privilèges, criminalisation d’opinions diverses et variées, etc..
    Reste le mariage des homosexuels ou un relâchement sur l’immigration mais ces points ne font pas consensus chez les libéraux.
    Le changement, c’est maintenant mais c’est pas réjouissant…

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