Pourquoi ne pas le dire ?

Pourquoi ne pas le dire, par Fred Aftalion (Crédits : éditions du Trident, tous droits réservés)

C’est la question (qui est aussi le titre) que se pose Fred Aftalion dans un recueil d’essais paru aux Editions du Trident. Un petit livre qui traite de gros sujets. Pour notre plus grand bonheur

C’est la question (qui est aussi le titre) que se pose Fred Aftalion dans un recueil d’essais paru aux Editions du Trident. Un petit livre qui traite de gros sujets. Pour notre plus grand bonheur.

Par Bogdan Calinescu.
Publié en collaboration avec l’aleps.

Fred Aftalion est vice-président de l’aleps et un pilier des émissions libérales sur Radio Courtoisie animées par Jacques Garello. Il écrit dans tous les numéros du Bulletin de l’aleps et a décidé de regrouper ses textes dans ce volume. Fred Aftalion est ingénieur mais il s’intéresse aux problèmes politiques et sociétaux. Il rappelle les limites de la démocratie et les relations ambigües de l’élu avec les électeurs. Les promesses sont néfastes et peuvent faire basculer les élections (on vient d’ailleurs de le constater en France). Pourtant, l’élection de Reagan et de Thatcher au début des années 1980 a énormément changé la donne économique. Cela a été le début de la révolution libérale. Mais il faudrait s’approprier la formule de Benjamin Constant : « Que l’État se borne à être juste, nous nous chargerons d’être heureux ». Ne pas oublier non plus qu’en France les élus sont souvent… parachutés et donc leur enracinement électoral est nul. Comment réformer dans ces conditions ?

En tant que bon connaisseur de l’entreprise, Fred Aftalion fait un panorama de ce monde en France. Mais il rappelle la création en 1802 aux États-Unis de la firme chimique Du Pont de Nemours par un Français, qui est encore une des plus prospères dans son domaine. Nous avons de grandes entreprises qui ont réussi dans le monde comme l’Oréal, Total, Michelin ou Air Liquide. Mais la plupart de nos entreprises sont dirigées par des patrons issus du même moule : de l’ENA ou des grandes écoles de commerce. Il existe aussi une trop grande connivence avec les politiques, le pantouflage étant une tradition française… L’État est trop présent dans l’univers des entreprises : « Pourvu seulement que l’État se contente de punir les fraudeurs et ne se mêle pas de régenter un ensemble… », écrit avec justesse Fred Aftalion.

Très intéressantes aussi les pages consacrées à la place des femmes dans la société politique et pas seulement. Avec humour, l’auteur rappelle que la seule prolétaire que Marx ait jamais fréquentée a été sa servante devenue sa maîtresse… Au-delà du politiquement correct, la femme devrait jouer un rôle plus important.

Enfin, l’auteur consacre un chapitre, intitulé « Ces verts qui nous font broyer du noir » aux ayatollahs de l’écologie. Et l’auteur sait de quoi il parle. OGM, nucléaire, ressources naturelles, les écologistes nous racontent des bobards et les font avaler à la population avec la complicité des médias. À leur égard, on devrait appliquer le… principe de précaution !

Fred Aftalion nous incite à nous battre pour les libertés individuelles et pour une économie ouverte : « Puissent tous ceux qui furent mal gouvernés réapprendre à se gouverner eux-mêmes et pour cela, exiger de l’État qu’il leur restitue les sommes qu’il prélève sur eux. » Puisse-t-il être entendu !

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