Absentéisme au collège et cas d’école dans le 93

Les données d’absentéisme dans l’éducation pour la Seine Saint Denis (20% !) laissent songeur.

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Absentéisme au collège et cas d’école dans le 93

Publié le 30 mai 2012
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C’est mercredi, et c’est donc la journée rêvée pour parler d’école. Ça tombe bien, elle fait partie des sujets d’actualité avec, pour changer, une n-ième réforme proposée par son ministre, Vincent Peillon. Eh oui, ma bonne dame, il faut bien laisser une trace dans l’histoire, avec une loi ou une réforme ! Et puis, tant qu’à faire, mieux vaut parler organisation du calendrier scolaire que de l’absentéisme, sujet bien plus explosif…

Parler de l’absentéisme dans les administrations, c’est oser lever un tabou sulfureux que chaque politicien s’est, jusqu’à présent, démené à ne pas évoquer, même du bout des lèvres. Et parler de l’absentéisme dans l’Éducation Nationale, c’est, pour le coup, déclarer ouvertement la guerre à tout le monde enseignant (mesurable au nombre prévisible de commentaires de ce billet).

Mais voilà, les faits sont têtus… et très étouffés.

Peut-être pourrai-je un jour évoquer l’absentéisme des profs, ce qui serait sans doute assez sulfureux (si on se rappelle de certains rapports de la Cour des Comptes de 2005 qui découvrait près de 100.000 enseignants qui n’enseignaient pas). Je pourrais aussi noter que des chiffres montrent clairement que les effectifs augmentent (et plus vite que la population), ce qui a du mal à coller avec la réalité pourtant elle aussi parfaitement tangible de classes de plus en plus bondées d’élèves tous plus calmes et obéissants les uns que les autres.

Mais cette fois-ci, je vais m’occuper d’une autre catégorie de personnel, dans les écoles et collèges, mais qui ne dépend pas de l’Éducation Nationale.

Là encore, il existe des données, mais finalement, elles sont bien difficiles à collecter, d’autant que les syndicats veillent : pas question de faire pointer, et surtout, pas question de laisser fuiter les petits calculs qui, pourtant, au niveau de chaque échelon de hiérarchie, sont faits pour mesurer, avec autant de précision que possible, si on va avoir assez de personnel aux cantines ou d’agent polyvalent ou de maintenance pour faire tourner les boutiques…

Et parfois, une personne, excédée d’entendre toujours les mêmes jérémiades sur le Manque De Moyens (seuls quelques bons et beaucoup de très mauvais subsistent, je suppose), excédée de constater les dérives mais n’y pouvant rien faire, excédée de constater le décalage croissant entre la réalité des faits objectifs et des données statistiques qui les corroborent impitoyablement et les discours politiques en carton qui s’apitoient sur un personnel décimé (par la méchante droite, le néo-ultralibéralisme, le sarkozysme, les départs à la retraite, j’en passe…), bref, excédée de l’hypocrisie ambiante, cette personne finit par envoyer les données qui circulent dans le département qu’elle connaît.

Ici, il s’agit des données en provenance du Conseil Général de Seine Saint-Denis (le fameux 93), et elles concernent les personnels qui gravitent autour des enseignants eux-mêmes, qui assurent l’intendance de l’enseignement, en quelque sorte. Je remercie la personne en question de m’avoir fourni les tableaux bruts (anonymisés, tout de même) des absences constatées, dont j’ai pu tirer les petits enseignements statistiques suivants.

Comme la personne tient à conserver l’anonymat, vous devrez me croire sur parole pour la source des données (désolé). Mais ceci dit, ces données sont si faciles à retrouver dans les épais rapports départementaux, régionaux et nationaux, du Sénat et de l’Assemblée Nationale, au sein du Ministère, que je doute qu’elles fassent débat en elles-mêmes ; d’autre part, je tiens à le préciser : ce sont les données concernant les personnels des collèges (et précisément, les ATTEE, adjoints techniques territoriaux des établissements d’enseignement) , hors corps enseignant, traité à part (peut-être aurai-je un jour ces données-là aussi, et je vous en ferai part à ce moment).

Ceci posé, les conclusions qu’on peut tirer de ces données promettent d’être un chouilla houleuses.

Tout d’abord, venant d’un département qu’on peut amplement qualifier de sinistré en matière d’éducation, on comprendra que les absences enregistrées sont certainement plus importantes que dans des départements notoirement plus calmes (ceux de la Bretagne ou du Sud-Ouest, par exemple). Mais comme il s’agit de données statistiques sur plusieurs années, les tendances globales ajoutent une idée de ce vers quoi tend la gestion des Collèges en Seine Saint-Denis.

En effet, brutalement, on découvre que le taux moyen d’absentéisme frôle les 20% (19,73% pour être précis). Je vais le redire autrement : ce taux de 20% veut dire, peu ou prou que chaque personne employée dans la gestion des Collèges (cuisiniers, agent de maintenance, d’accueil, polyvalent, etc.) ne travaille que 4 jours sur 5, payé 5. On comprend le bon mot de DSK, en son temps, qui avait expliqué que les 35H dans la fonction publique étaient réalisables à condition de procéder par palier, 31H, puis 32, puis 33… Ce n’était finalement pas si humoristique.

Lorsqu’on découpe les congés en fonction de leur type, on se rend compte que ce personnel est de plus en plus malade, alors que les autres congés (accident, maternité) sont soit stables soit en décroissance…

Absentéisme - évolution par type de congé

Pour rire, on peut assez facilement regarder la répartition des congés en fonction des sexes. On obtient le petit graphique suivant :

Absentéisme - évolution par sexe

Évidemment, on comprendra ici que le différentiel est en grande partie expliqué par la plus grande présence de femmes que d’hommes dans l’administration concernée (en l’occurrence, il y a – eh oui – 75% de femmes dans cette administration). La parité, ce n’est pas encore pour maintenant. Mais même en tenant compte de ce biais, on constate tout de même que les femmes posent 13% d’arrêts en plus que les hommes. Le sexe faible l’est semble-t-il vraiment, d’autant plus qu’on est ici dans une administration publique…

Toujours dans les comparaisons, si l’on regarde les données brutes des congés posés en fonction des types de contrats (titulaire de la fonction publique, stagiaire, c’est-à-dire en attente de titularisation, et enfin contractuel), on obtient le graphique suivant :

Absentéisme - évolution par contrat

Là encore, il ne faudrait pas en conclure trop vite que les titulaires posent beaucoup plus de jours que les autres. Pour cela, il faut regarder la proportion de ces titulaires dans les stagiaires et les contractuels. En revanche, la tendance générale, c’est-à-dire l’augmentation galopante des congés divers et variés, elle, est indépendante des rapports de masse entre les différents types de contrat. Le constat est sans appel : si les contractuels et les stagiaires gardent la pression-congé constante, les fonctionnaire, eux, ont clairement décidé de l’augmenter. Sachant que dans les années concernées, l’effectif global est à peu près constant (oui, constant, pas en diminution), on en déduit qu’il s’agit bien d’une augmentation nette du nombre d’absences constatées.

Et si l’on rapporte aux 200 jours moyens que travaillent ces individus dans l’année, on obtient la répartition suivante :

Absentéisme - évolution par contrat, en %

Elle confirme assez douloureusement et l’augmentation d’années en années, et le fait que les titulaires posent tout de même plus de congés que les autres.

Bref.

Pour camper le tableau, l’Administration de la Direction des Collèges, dans le 93, réunit donc, avec toute la souplesse qu’on peut imaginer, 1500 agents qui travaillent, en moyenne, à 80% du temps qu’ils sont payés (le taux global d’absentéisme s’établissant, comme dit précédemment, autour de 20%). Bien sûr, le moutontribuable n’en sait rien, et c’est tant mieux, ça ferait faire des boucles en trop à sa laine soyeuse.

En outre, ce qu’il faut savoir, c’est que cette direction dépense chaque année 38 millions d’euros pour assurer le fonctionnement des 116 collèges dont elle a la charge. On trouve aussi entre 50 et 70 millions d’euros au titre de l’ « investissement ». Dans tous ces montants, on trouve bien sûr l’inévitable distribution gratuite de bisous dont les nombreux agents de la direction doivent assurer la répartition équitable selon des critères issus de « réunion de concertation » et suivis par des « comités de pilotage » (eh oui : les fonctionnaires aiment se réunir, se concerter, se comiter et se piloter comme des compulsifs).

Bartolone, scotché à son téléphoneVous voulez quelques exemples de ce que Bartolone finance avec vos sous ? Eh bien par exemple, il y a l' »accueil des collégiens temporairement exclus » ou un « conseil général des collégiens » (pour leur apprendre les saines bases du clientélisme, je suppose). On trouve aussi une « aide à l’orientation » sans oublier l' »éducation au développement durable », comme on peut s’y attendre en ces temps de catastrophisme réchauffiste.

Au budget primitif 2012, sont inscrits dans la section « fonctionnement » 1.260.330 euros (soit 35 années de SMIC chargé, pour donner une idée) au titre des Aides à la Réussite Éducative, 3.579.000 pour l’aide à la gratuité (achats de manuels scolaires, bouquins et autres cahiers, et ça fait 100 années SMIC chargé), 111.000€ au titre de l’Aide à l’Orientation, ou encore 246.000 euros pour les relations avec la communauté éducative (parce que sinon, cette communauté éducative pète les plombs et casse tout au Conseil Général, je suppose, vu le montant). En fouillant, on trouvera aussi des fonds alloués pour, je cite, de l’ « écologie urbaine » et de l' »éducation au développement durable » (avec par exemple l’installation de… ruches dans des collèges). Sachons vivre.

Eh oui : parce que l’école doit être totalement gratuite, intégralement gratuite, gratuite à fond à fond à fond, je dirais même « gratuite à mort », on ne se refusera rien pour les aspects festifs, citoyens, éco-conscients et participatifs, surtout quand c’est de l’argent gratuit des autres.

Bien sûr, à côté de cela, les gros travaux dans les collèges publics du Département (116 collèges + 4 cités mixtes collège-lycée cogérées avec la Région) subissent une baisse cette année de 5 millions d’euros pour atteindre le chiffre pharaonique de 15 millions d’euros, ce qui ne permet même pas de maintenir les équipements à niveau.

Je vous encourage à visiter, à titre documentaire, certains des établissements concernés comme le collège Lenain de Tillemont à Montreuil, le collège Pablo Neruda de Stains ou le collège Rosa Luxembourg à Aubervilliers. Ces établissements sont dans un état de dégradation indigne, ce qui s’explique largement par la déresponsabilisation totale des chefs d’établissements, convaincus que la collectivité paiera de toute façon, ce qu’elle ne peut pas faire par manque de moyens. Eh oui. Quand il faut intégralement refaire des sanitaires dégradés au bout de 6 mois parce que non surveillés pendant les récréations, c’est 10.000 euros à chaque fois. Mais baste, passons : des ruches permettront d’occuper la marmaille pendant la pause méridienne, et c’est ça qui compte.

Un taux d’absentéisme de 20%, des millions d’euros dirigés dans des activités froufroutantes de débilité pendant que l’essentiel n’est pas assuré, une déresponsabilisation des chefs d’établissement, un abandon pur et simple des problèmes au profit d’un replâtrage cosmétique et citoyen, c’est donc ça, l’Éducation Nationale Dans Le 93.

Et c’est vous qui payez. Heureux ?

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  • un collège Rosa luxembourg …

    et pourquoi un collège adolphe hitler ou Pol Pot ??

    • Comparer la rosa à Hitler ou Pol Pot est encore plus stupide que donner son nom à un collège. Peut-être que si elle avait pris (et garder !) le pouvoir elle aurait été terrible mais elle n’a jamais pu le démontrer.

      • donc, si je vous suis, je peux être le pire des racistes, appeler à la haine et à l’éradication des juifs, des handicapés, des autres, etc etc … tant que je n’arrive pas au pouvoir pour tout détruire, on peut donner mon nom à un collège ?
        Vivement les collèges Mephistopheles, Belzebuth, etc etc …

        et si Hitler n’était pas arrivé au pouvoir, vous auriez trouvé tout à fait normal de nommer des collèges adolphe hitler …

        la stupidité n’est peut-être pas là où vous la voyez …

        • et la Marmotte ?
          On appelle ce raisonnement foireux un « homme de paille ». Bravo, vous avez bien défoncé le moulin, don Quichotte.
          Tous les communistes ne sont pas des monstres du calibre de Pol Pot et Hitler, même quand il mériterait plus de baptiser une décharge publique qu’un collège

          Ça le demeure encore plus de

          • expliquez moi en quoi j’ai utilisé la technique de l’épouvantail ?

            Je cite vos paroles : si Hitler (Rosa) n’était pas arrivé au pouvoir, alors il n’aurait commis aucun crime, et donc on peut nommer un collège dans une démocratie à son nom malgré l’horreur de ses idées.

            Vous le dites vous même, Rosa n’a pu être un monstre car elle n’est pas arrivée au pouvoir, mais au pouvoir, elle aurait été un monstre, c’est ineluctable, comme tout communiste ou nazi arrivé au pouvoir est devenu un monstre.

            Pour vous, un monstre n’est donc que quelqu’un qui arrive au pouvoir, et donc son idéologie, tant qu’elle n’est pas appliquée, est forcément un angélisme que l’on ne doit pas combattre, et même que l’on peut encenser (nommer un collège du nom d’une idéologue à potentiel monstrueux)…

          • raisonnement parfaitement spéciaux, et comme tout bon communiste en puissance, vous remplacer le raisonnement par des insultes ab hominem, c’est tellement habituel comme technique que cela en devient lassant …

        • @stephane.
          « donc, si je vous suis, je peux être le pire des racistes, appeler à la haine et à l’éradication des juifs, des handicapés, des autres, etc etc … tant que je n’arrive pas au pouvoir pour tout détruire, on peut donner mon nom à un collège ? »

          En France, si vous appelez à la haine et à l’éradication des juifs, vous pouvez avoir un boulevard, une rue , une place à votre nom, mais seulement si vous êtes COMMUNISTE ou socialiste. Il y a des places et boulevard Stalingrad, ou des collèges, lycée et Place Salvador Allende.

  • Personnellement je suis surpris qu’il y ait encore des profs qui veuillent bien travailler dans le territoire occupé qu’est devenue la Seine-Saint-Denis.

    • je voulais dire des personnels de l’EN y compris les profs. Quand on voit comment se font insulter les profs, je n’imagine pas le respect que doit obtenir la petite dame qui ramasse les plateaux à la fin du repas.

  • C’est énorme ce truc. Cependant, il est difficile de savoir si le 93 est représentatif, vu certaines particularités. Ce serait encore mieux si on avait les chiffres d’autres départements.

  • Un capitaine sans pouvoir, devant gérer des matelots « invirables » et dont la rémunération ne dépends pas des résultats.
    Il est normal que les collèges soient en plein naufrage.
    Imaginer un chef d’entreprise qui ne puissent ni récompenser ses bons collaborateurs, ni sanctionner les glandeurs, ni virer les bons à rien : son entreprise serait ingérable.
    Le proviseur de collège doit vraiment déprimer s’il est consciencieux.

  • Mais ne vous inquiétez pas, notre nouveau premier ministre normal jean marc heros a un budget de la culture superieur à celui de l’éducation à nantes, alors ça promet

  • Cela n’empêche pas Nantes d’être une des villes les plus attractive de France

  • Je ne comprends pas le rapport entre le titre de l’article, qui parle d’absentéisme, et les données utilisées, qui concernent des jours de congé.
    Je veux bien que des jours de congé maladie soient un bon moyen de se faire un week-end prolongé (quoique j’aurais plutôt tendance à penser qu’il s’agit de d’épisodes dépressifs vu la zone concernée et le respect légendaire des élèves du 93 pour le personnel)… mais des congés pour accident de travail ou surtout pour maternité (tu m’étonnes que cela concerne plus les femmes)?
    En bref, je trouve cet article :
    soit très peu argumenté et supposant implicitement une corrélation congé/absentéisme qui m’aurait échappé.
    soit choquant pour ses raccourcis et son profond mépris pour le quotidien de ces gens. Dieu sait que je suis la première à me plaindre des gaspillages de la fonction publique, mais jusqu’à nouvel ordre des jours de congé maladie sont payés par la sécurité sociale (comme ceux de n’importe qui d’autre) et justifiés par un médecin.
    Avec d’autres raccourcis de pensée et d’autres sous-entendus, mais en utilisant les mêmes chiffres, j’aurais pu « démontré » que le personnel en question était sous-payé et sous-« protégé » (mot très la mode pour les socialistes).

    • L’absentéisme, c’est le fait d’être absent du boulot en dehors des congés standards (congés payés, vacance), hein.
      C’est tout. Et c’est exactement de ce dont il s’agit ici.
      Les congés non patho (maternité) comprennent AUSSI les congés paternité et congés adoption, donc pas seulement les femmes. Et le graphique par sexe montre *toutes* les absences, y compris pathos, pas seulement maternité. Bref : je trouve ce commentaire un peu à côté de la plaque et mal documenté.

      • Je veux bien que l’absentéisme soit le nombre de jours non travaillés, mais c’est aussi un mot très souvent utilisé de façon péjoratif pour accuser un tire-au-flanc, et il suffit de lire deux lignes de l’article pour savoir que c’est le cas ici. Mais tu remarqueras également que la revue des causes dans notre ami wikipedia (citons nos sources, aussi peu crédibles soient-elles) mentionne « de nombreux facteurs, comme la maladie, l’insatisfaction vis-à-vis du travail et de ses conditions ».
        Que je me contente d’un commentaire amusé sur le manque d’analyse du graphique homme/femme (les conditions de vie dans le 93 sont-elles plus difficiles pour une femme, quand est-t-il de la part des grossesses?) sans citer d’autres sources ou d’autres calculs n’efface pas le manque de profondeur dans l’analyse des différents chiffres. Et me reprendre sur la définition des mots n’effacera pas non plus la partialité de l’auteur, le peu de justifications de ses positions pourtant très tranchées, et l’escamotage total des particularités du département considéré.
        C’est pourquoi je trouve cet article à côté de la plaque, mal documenté, et tendancieux.

        • Et bien quand on constate que l’absentéisme est bien plus fort dans le secteur publique que dans le secteur privé, on peut soit se dire que les pauvres fonctionnaires n’ont pas de bol et tombent plus souvent malades, soit se dire qu’ils tirent avantage de leur statut….

          Après, les raisons sont peut-être l’insatisfaction au travail, les conditions, blabla. N’empêche que les faits sont là.

          Personnellement, je ne crois pas vraiment aux coïncidences.

        • Oui oui on peut pinailler sur l’article….
          mais enfin 27.98% d’absentéisme pour les titulaires c’est… énorme!!

        • Bien, reprenons calmement, pour voir.
          Qu’est ce qui est, exactement, partial dans le billet ?
          En quoi le fait d’être dans le 93 justifie-t-il des congés maternité plus long ? Les femmes du 93 mettent 10 ou 11 mois plutôt que 9 à accoucher ?

          Pour le moment, je constate que tu n’es pas du tout contente de voir simplement ces chiffres (issus de données brutes, factuelles) qui démontrent clairement
          – que les femmes sont un peu plus absentes que les hommes
          – que les titulaires sont plus absents que les autres
          – que les congés maladie génériques sont plus nombreux que les autres
          – que les taux d’absentéisme constatés sont très supérieurs à la moyenne départementale et nationale dans le privé.

          Serais-tu une femme, titulaire, dans le 93 ?

          • Les femmes plus absentes que les hommes, on le retrouve aussi dans le privé. (Principalement à cause des congés maladies enfants.)

            20% de la masse salariale en arrêt maladie c’est plus qu’énorme, c’est pantagruélique. En comptant une année de travail à 220 jours, ça fait 44 jours de congés maladie en moyenne par agent.
            44 jours de congés maladie en moyenne par agent ça veut dire 2 mois plein.
            Par agent, en moyenne.
            Sachant qu’une moyenne aussi élevé implique des congés monstres chez certains agents, qui n’ont pas dû travailler de l’année.

            Ce serait amusant de faire une typologie des agents selon leurs absences en passant.
            (Pour voir ceux qui bossent, ceux qui prennent des jours ici et là quand ça les arrangent, ceux qui sont malades un coup de temps en temps, ceux qui sont en maladie toute l’année.)
            Tiens j’ai envi de m’amuser : H16, si vous voulez bien faire tourner votre excel, ça m’intéresserait de m’y coller. Pensez juste à anonymiser le bouzin.

        • article tendancieux ? Justement, je trouve qu’h16 en l’occurrence est assez prudent, dans la mesure où pour chaque tableau qu’il publie, il fait une critique plutôt sérieuse, en évoquant notamment les limites des chiffres bruts.
          En revanche, oui, les faits sont là et je les trouve éloquents.

  • Aucun métier n’est facile. Il faut arrêter de penser que les profs ont un métier plus dur que les autres, 93 ou pas.
    Il vaut mieux être professeur que bosser sur une chaine à l’usine. Je n’ai pas de chiffres mais je suis prêt à parier que les secteurs privés les plus pénibles (physiquement / psychologiquement) n’explosent pas la moyenne nationale, bizarrement.
    C’est certainement à mettre sur le compte des patrons esclavagistes, c’en est même la preuve!

    Moi je suis dans l’info, et l’info, c’est bien plus dur que simplement coller son cul sur une chaise et surfer sur facebook. Pourtant je me lève le matin et je vais bosser, même si j’ai « pas le moral » ou « pas envie » ou si je suis « frustré ».
    Et je suis loin d’être le seul! Dans le privé en tout cas!

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