Le libre-échange, c’est la paix

Dans une vidéo sous-titrée par l’Institut Coppet, le professeur Pavel Yakovlev explique en quoi le libre-échange est un élément décisif pour le maintien de la paix entre les nations

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Le libre-échange, c’est la paix

Publié le 27 mai 2012
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Dans une vidéo sous-titrée par l’Institut Coppet, le professeur Pavel Yakovlev explique en quoi le libre-échange est un élément décisif pour le maintien de la paix entre les nations.

Un article de l’Institut Coppet.

Les arguments souvent mis en avant pour abolir les obstacles marchands entre les pays sont des arguments économiques, en termes de niveau de vie, de revenu, etc. Et effectivement ces derniers sont vrais, mais on oublie une dimension politique beaucoup plus importante : dans la vidéo ci-dessous, le professeur Pavel Yakovlev montre que le libre-échange apporte la paix entre les pays.

Le libre-échange rend interdépendants les pays pour répondre à leurs besoins, via le commerce. Ces avantages obtenus par le commerce tendent à augmenter ce que les économistes appellent le coût d’opportunité d’une guerre (ce à quoi on renonce) et donc à en diminuer la rentabilité. Les guerres deviennent comparativement moins rentables par rapport à la négociation ou au libre-échange pour augmenter les ressources disponibles au sein d’un pays.

Le libre-échange agit d’une autre manière encore sur la paix. Le libre-échange des biens, des services, des capitaux, incorporent quelque chose d’essentielle : des idées et des cultures. Fukuyama avait avancé que deux démocraties libérales ne se font pas la guerre. En quoi le libre-échange contribue à cela ? En transmettant des idées, des cultures, de la technologie qui se manifestent par des aspirations chez les citoyens d’autres pays à accéder à plus de droits, plus de liberté. Comme le soulignait Johan Norberg dans Plaidoyer pour la mondialisation capitaliste : « de jeunes femmes indiennes qui voient à la télévision que les occidentales ne sont pas confinées au rôle de ménagère envisagent elles-mêmes des carrières en droit ou en médecine », et devenant les mères de demain, elles participent à la modernisation des mœurs et engagent leur pays sur la voie de la démocratie. Le nombre de pays démocratiques n’a cessé d’augmenter depuis les années 50, et le commerce n’y est sans doute pas pour rien. Les pays les plus despotiques sont aussi les pays les moins concernés par le commerce international.

Le professeur Pavel Yakovlev revient aussi sur la veille de la première guerre mondiale, caractérisée par une hausse des flux commerciaux, qui doivent selon lui être corrélés avec la baisse des coûts de transport (« les navires sont devenus plus rapides et plus gros »). Et pourtant la France, l’Allemagne et la Russie ont augmenté leurs barrières commerciales, diminuant leurs indépendances vis-à-vis de l’extérieur (diminuant le coût d’opportunité de la guerre).

Tout ceci se mesure de façon empirique, les pays les plus paisibles (Irlande, Nouvelle Zélande, les Pays-Bas par exemple) sont aussi les plus commerçants.

« Si les marchandises ne peuvent traverser les frontières, les armées le feront » prévenait Frédéric Bastiat.

Montesquieu lui aussi avait bien senti tout cela, concluons avec trois de ses citations :

« L’histoire du commerce est celle de la communication des peuples. »

« Le commerce guérit des préjugés destructeurs ; et c’est presque une règle générale, que partout où il y a des mœurs douces, il y a du commerce ; et que partout où il y a du commerce, il y a des mœurs douces. »

« L’effet naturel du commerce est de porter à la paix. »

Sur le web.

Consultez la chaîne YouTube de l’Institut Coppet.

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